À ceux qui, sur la foi d'un odieux calomniateur, ont accueilli et accrédité le bruit absurde et mensonger qu'il a fait le voyage de Gand, dans la criminel intention de trahir son roi et sa patrie

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impr. de Mme Vve Jeunehomme ((Paris,)). 1816. In-8° , 8 p..
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Publié le : lundi 1 janvier 1816
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VIEILH DE VARENNE
A ceux qui, sur la foi d'un odieux calomniateur,
ont accueilli et accrédité le bruit absurde et
mensonger qu'il a fait le voyage de Gand, dans
la criminelle intention de trahir son Roi et sa
patrie.
Donec eris felix, multos mimerabis amicos,
Tempora si fuerint nubila, solus eris.
LACHEMENT calomnié par de vils intrigans; dé-
noncé au ministre de la maison du Roi; accusé
d'avoir fait le voyage de Gand avec une mission
secrète de l'ex-ministre Fouché; destitué par le
Roi ; compromis dans l'opinion publique ; exposé
à perdre l'estime et l'amitié de mes concitoyens,
je me vois forcé de publier ma justification et de
prouver que, non seulement je ne suis point allé
à Gand, comme des perfides l'ont osé avancer;
mais encore que je n'ai jamais eu avec M. Fouché
d'autres relations que celles qui existent entre
l'habile peintre et l'amateur qui achète ses ta-
bleaux f que je n'ai pris part directement ni indi-
rectement aux extravagances des fédérés, que je
n'ai fabriqué ni fait fabriquer des armes pour Buo-
naparte, en un mot que je suis resté fidèle au Roi,
et que si j'ai été un instaut disgracié à la Cour,
je suis toujours digne d'y être admis. Ma fortune
ne me permettant pas de faire des dépenses ex-
traordinaires , je me bornerai à donner un aperçu
de ma conduite politique pendant les vingt-cinq
années de notre malheureuse l'évolution, et à
rendre un compte exact de celle que j'ai tenue
pendant le second interrègne. Je n'avancerai pas
un fait, je ne dirai pas un mot qui ne soient
appuyés sur des certificats authentiques dont
on pourra prendre lecture chez Me Edon, no-
taire, rue Saint-Antoine, n° 110. Le seul que je
puisse insérer dans ce Mémoire, est un acte de
notoriété publique qui constate que je n'ai point
quitté Paris, qu'on n'a point cessé de m'y voir
et qu'il m'eût été impossible de faire une absence
de quelques jours sans qu'on s'en fût aperçu..
Lors de la prise de la Bastille, au mois de
juillet 1789, je demeurais rue Saint-Antoine,
n° 68. Trois mois après je fus choisi pour des-
siner les plans d'un canal décrété par l'assem-
blée nationale , et l'on me donna , sous la
voûte de l'Arsenal, un petit logement que j'ai
occupé pendant plusieurs années. En 1792, je fus
promu, par le général Beurnonville, au grade de
lieutenant-colonel d'artillerie, sur la présentation
du général Baune-Winter. C'est là que je retrouvai
M. le comte Armand de Béthune Sully, qui ser-
vait également dans cette arme. Un peu plus tard,
en 1793, j'eus le bonheur de l'arracher à ses
bourreaux et de lui sauver la vie. Moi-même je

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