A Louis-Napoléon, remercîment, par Bathild Bouniol

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impr. de Lacour (Paris). 1852. In-8° , 16 p., front. gravé.
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Publié le : jeudi 1 janvier 1852
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A
LOUIS NAPOLÉON
REMERCIMENT
PAR
BATHILD BOUNIOL.
Aaiè levés ergo pastentur in nitiere eem,
yiiam nostro illius labatur pectore YUHHS.
(VinGM.tts, Bucotica, i.]
PARIS
IMPRIMERIE LACOUR ET COMP.,
Kue Souffiot, 16.
1852
A
LOUIS NAPOLÉON
REMERCIMENT
PAR
BATHILD BOUNIOL.
Antè levés ergo pascentur in astliere cervî,
Quim nostro iUius labatur pectore vultu*.
(VIRGILIUS, Bucolica, i.)
PARIS
IMPRIMERIE LACOUR ET COMP.,
Rue Soufflot, 16.
1852
Ces quelques pages sont l'acquit d'une dette; je me
trompe, il est des dettes qu'on n'acquitte jamais. Ces vers
ne sont que l'humble témoignage d'une reconnaissance
profondément sentie bien que le respect en contienne
l'expression trop vive.
Malade depuis longtemps et ne pouvant espérer d'un
travail régulier les ressources que ma plume à demi brisée
ne me donnait plus, je devais tout craindre quand une
main providentielle s'est tendue vers moi. Il tardait à mon
coeur d'offrir ce remercîment; le désir de le rendre moins
indigne du bienfait a pu seul maîtriser mon impatience.
A LOUIS NAPOLÉON.
Au monde entier, Prince, on voudrait le dire !
Tout à l'effroi d'un morne lendemain,
Je murmurais : « Il faut briser sa lyre ! »
Quant tout-à-coup tu m'as tendu la main.
Sur l'horizon couvert d'un sombre voile,
Et dont, pensif, je détournais les yeux,
J'ai vu soudain resplendir mon étoile,
Et l'avenir rit à mon coeur joyeux.
Jours fortunés, doux après la souffrance,
Vous avez lui pour nous et pour la France.,
— 6 —
Qu'importe donc, poète solitaire,
Si j'ai souffert pendant dix ou quinze ans,
Si, m'obstinant dans une voie austère,
J'ai dévoré tant de soucis cuisants !
Jusqu'à la fin Dieu me donna courage,
En lui j'eus foi quand tout semblait perdu,
Il m'ouvre un port au milieu du naufrage ;
On goûte mieux le bonheur attendu !
Jours fortunés, doux après la souffrance,
Vous avez lui pour nous et pour la France.
Pauvre Gilbert, souvent ton ombre errante,
Durant les nuits devant moi se levait,
Et, bien des fois, j'entendis murmurante
Ta voix, hélas! pleurer à mon chevet.
Triste et miné par la souffrance intime,
Et n'ayant plus ma place au grand festin,
Sans mon sauveur, peut-être aussi victime,
Pauvre Gilbert, j'aurais eu ton destin.
Jours fortunés, doux après la souffrance,
Vous avez lui pour nous et pour la France.

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