A messieurs les défenseurs des actionnaires et des administrateurs de la Compagnie des Indes ([Reprod.])

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[P.-F. Didot jeune] (Paris). 1790. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : vendredi 1 janvier 1790
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A
LES DÉFENSEURS
D E S À C T I O N U'À I R E S
ET DES ADMINISTRATEURS
'̃̃ DELA*
COMPAGNIE DES INDES.
Quuusque tandem
Quand unirez-vous donc Messieurs, de fatiguer les
lecteurs même des petites Affiches de Paris par des ré-
pétitions qu'une bonne cause vous eut épargnées ? V ous
espérez égarer par elles la multitude, et vous vous trompez.
Le Commerce oubliant dans son Adresse à l'Assemblée
Nationale; une Colonie
ce reproche ) se taît il se repose sur son bon droit
mais vos allégations trop souvent imprimées, distribuées
aiTpublic et l'amour de la vérité ne permettent pas à
de
garder le silence.
une

Aij
que lorsqu'il a vu l'établissement de la nouvelle Compa-
gnie plus traitable que nos Ministres qui refusèrent
ses propo'sitions avilissantes pour nous. Cette Compagnie
est la votre, Messieurs due à la perversité du Ministre
qui la créa en Elle obtint un privilège de sept
ans, avec vingt millions dont il prêta une partie du
trésor rojal tandis que, l'ancienne Compagnie avec
cinquante-six millions, et ses ateliers montés, n'a voit
pu continuer son commerce. Ce disparate révoltant
l'appât (l'un agiotage destructeur, firent porter à qua-
rante millions le capital 'le la nouvelle association
avec une prolongation de privilège pour huit années due
paix. Pourquoi me forcez-vous à rappeler tous ces laits ?
Que ne laissiez-vous tout bonnement juger votre procès ?
vos Rapporteurs eussent assez fait cormoître ce que tout
le monde sait.
Qu'il n'est pas vrai que la plupart des maisons qui
avoient entrepris ce commerce y aient succombé, et que
ce n'a été que celles qui, à l'instar de la Compagnie, l'ont
fait en grand et avec des Administrateurs etc.; vous les
avez citées*.
Qu'il l'est tout aussi peu que le commerce particulier
n'ait pas pourvu à nos besoins, et qu'il en soit résulté
une fraude que vous seuls avez tolérée en la faisant; ou
pis encore, en allant vous approvisionner aux marchés de
Quoi que 'vous en disiez,
on a des preuves que vous traitiez* encore en Europe
même, il n' y pas long-temps (1)
(y) Lettre de M. Barthélémy dç Londres, du to décembre 1787 produire
'̃:C 4 ̃•-)
Que la n'a .servi qu'à ruiner
Jes agioteurs qui les a voient -portées au-delà du doubjo
de ce qu'elles ont
•pas aujourd'hui leur première valeur*
*Que c'est parce que les au (Tes Nations font ce commerce-
par des Compagnies, que la I i IjcmM < f j u"cl les ct;j i..>;iui:i ( devoir
que'préjudiciable aux intérêlsde ces(;onipagni(\s Despotes.
Votre rien, fait: de ce quelle, annonce.-
Consultons les maniî(;ic( lires du Languedoc et (anul'au-
1.1'(' qui lui reprochent de n'avoir jamais employé de;
leurs draps tandis que le commerce* par(icu!K>r leur en
pmioit pour des soinmes ïrès-considéj-ables (i).
Pourquoi/le commerçanï: particulier n'auroi(-il pas le
même soin qu'elle de ses capitaux de ses vaisseaux et
de leurs Et quels sont c:mj\ de la Compagnie?
Dix ù douze en tout, dont elle n'a fait construire aucun
dont; la moitié est hors de service la plupart mauvais
vaisseaux qu'elle. ;i achetés çà et là nullement en étal de
porter une artillerie respectable. Et pourquoi le commerce
particulier ne seroit-il pas surveillé comme la Compagnie
par le Gouvernement? A-t'-elle donc la science infuse? et
croît-elle que les négocians, qui ont. plus d'usTTge de leur
état que des capitalistes sans expérience en ce genre ne
elle leurs achats ou par leurs
commissionnaires aux Indes, ou par leur.v capitaines ac-
cargaisons? On a fait
sans Compagnie.
deman-
de

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