Adresse aux habitans du faubourg Saint-Antoine, sur la défense de Paris

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impr. de J. Moronval (Paris). 1815. France -- 1815 (Cent-Jours). 8 p. ; in-8.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1815
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ADRESSE
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1
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sur la défense de Paris.
MES chers Concitoyens , philosophes comme
vous pouvez l'être, je goule d'avance le plaisir
que doit me procurer ce court entretien , dans
lequel vous pouvez reconnaître la vérité.
Je dois vous dire, mes chers Conci toyens,
que la constitution que nous venons de recevoir
doit être regardée par tout bon Français conlro
me étant l'ouvrage de Dieu , qui veille sur nous ,
qui veut que nous soyons tous unis de cœur et
d'ame pour la cause la plus juste et la plus sainte,
le maintien de notre constitution, afin que nous
soyons invincibles , s'il permet que les puis-
sances étrangères persistent dans le projet im-
pie d'allenter à notre indépendance et à nôtrç
honneur.
Puisqu'il est vrai que notre constitutionnou^
laisse la liberté d'écrire nos pensées, nos opi-
( a )
nions, et de les publier pour eu faire part à nos
Concitoyens, nos frères et nos amis, je dois vous
dire que ma philosophie (qui peut être la voire)
m'oblige et me fait un devoir même de croire
fermement que tout ce qu nous arrive ici bas,
soit en bien, soit en nlaf, n'arrive jamais sans
la permission du Tout-Puissant ; et ce qui peut
mettre hors de doute cette vérité, qui est au
nombre des plus marquantes, ce sont les choses
les mieux combinées qui manquent très-sou-
vent dans leurs opérations. Dit-on que c'est Dieu
qui l'a permis ? non : on se contente de dire
que si telle ou telle chose n'a point réussi dans
ses résultats, c'est toujours la faute de ceux
qui devaient opérer : et moi, en sui vant les
principes de ma philosophie, j'ose dire que si
tous les projets des méchans ont réussi, je crois
que tout cela devait être ; car, je le répète
encore et je le dirai toujours , et vous pouvez
le dire également, mes chers concitoyens, que
rien n'arrive ici bas sans la permission du
Très-Haut.
Ap rès tout ce qui s'est passé dans ce monde,
depuis le premier homme jusqu'à l'époque de
cet exil volontaire que Napoléon crut devoir
au salut de la patrie, et de cette époque à celle

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