Affaire de l'Orient . Faits

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impr. de Guérin (Paris). 1792. Révolution française -- Lorient, Morbihan -- 1792 (Factums FN). Lorient (Morbihan) -- 1792 (Factums FN). 8 p. ; in-8.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1792
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Source : BnF/Gallica
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^I^ÂTR.E DE L'ORIENT.
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LE 14 Septembre, le citoyen Lacour, mon
mari, s'apperçut que l'on embarquait, à bord
du vaisseau la Bel/one , deux caisses qui lui
parurent être des armes ; elles étoient mar-
quées mouchettes et grosses clineailleries. Il
les arrêta ; les fit conduire à la municipalité.
La visite faite , il se trouva que c'était des
beaux fusils , armés de leurs ba yonnettes et
pierres. Cette fraude fait du bruit. Le peuple
s'ameute. On crie à la trahison. Plusieurs
voix dirent qu'il fallait punir celui qui trahis-
sait la patrie dans un moment où elle avait le
plus grand besoin d'armes , où l'assemblée
nationale avait décrété que tous les métauk
seraient transformés en armes ; où un de nos
généraux écrivait qu'il avait fait cantonner
96 bataillons près Reims faute d'armes. Dans
un tel moment, le peuple voit qu'on em bar-
que des fusils sous fausse déclaration , et il
croit sa patrie trahie. Il sait que les hommes
chargés de faire exécuter les loix n'ont point
puni les conspirateurs. Il sait que le peuple
1
de Paris , celui d'Orléans , de Versailles, ik
Lyon, de Reims , etc. etc., n'a sauvé la patrie
qu'en se faisant justice lui-même ; et sitôt il
crie qu'il faut la tête du traître. Ce cri épou-
yante. La municipalité conseille à Gérard
( c'est lui qui faisait embarquer les fusils ) , de
«' évader : cette évasion ne fait que confirmcr
dans l'idée qu'il y a un coupable; et dès-lors
on accuse la municipalité. On veut que Gérard
soit puni. Elle promet qu'il sera mis en état
d'arrestation , et l'on met les scellés sur ses
effets. On permet à la multitude de nommer
des commissaires pour être à la levée des
scellés- : il était nuit alors , et chacun s'est re-
tiré. Tout était tranquille le lendemain matin,
lorsque le trompette publia , par ordre de la
municipalité, que toutes les compagnies ùe,
la garde nationale s'assemblassent pour nom-
mer des commissaires afin de faire des visites
domiciliaires. Cette proclamation mit tout le
monde en mouvement. (Mais il le fallait; car
la loi qui dit que les conseils généraux des
communes feront ses visites , était promul-
guée huit jours auparavant , et n'avait point
reçu d'exécution).
L'ordre fut donné pour que Gérard fût ar-
rêté. Il le fut en effet ; et au lieu de le con-
duire dans un endroit sûr, dans la citadelle dw

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