Affaire du 27 juin 1815, poursuivie à la requête de M. le procureur du roi près la cour prévôtale du département de l'Hérault, dans laquelle on trouve l'arrêt qui est intervenu contre les nommés Avinens, Aldebert dit Buonaparte, Boyer, Combes dit Condamine, Demoulin, David, Lautaud, Jean-Jacques Pau, Pascal, Reboul, Richard, Marc-Louis-Gabriel Roussac père, Roussac fils, et Séran, accusés présents

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Fontanel fils ((Montpellier,)). 1815. France (1814-1824, Louis XVIII). In-8 °. Pièce.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1815
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AFFAIRE
Du 27 Juin 1815,
Poursuivie à la requête de M. le Procureur du
Roi près la Cour prevôtale du Départernent
de l'Hérault, dans laquelle on trouve l'arrêt
qui est intervenu contre les nommés Avinens,
Aldebert dit Buonaparte, Boyer, Combes dit
Condaminey Demoulin, David, Lautaud ,
Jean-Jacques Pau, Pascal, Reboul, Richard,
Marc-Louis-Gabriel Roussac père, Roussac fils,
et Séran, accusés présens.
Un crime horrible a été commis dans la ville
de Montpellier, le 27 Juin 1815.
Des citoyens honnêtes, hommes paisibles et
tranquilles , sans aucun dessein , sans aucun
moyen de défense, ont été cruellement assassinés,
de la main même de leurs concitoyens ; des»
femmes » êtres faibles et timides, ont également
été leurs victimes. Eh pourquoi ? pour avoir fait
retentir les airs du cri chéri de tout bon Français,
de ce cri qu'on nous rendait la joie et l'espérance,
que la terreur avait long-temps retenu sur nos
livres, et qu'on s'empressa de faire éclater, dès
qu'on crut le pouvoir faire sans danger. Oui,
ce cri: Vive le Roi ! fut le signal du meurtre
et du carnage des royalistes.
Des citoyens s'étaient rendus, selon l'usage
au-devant du.bureau de la poste aux lettres,
pour y apprendre les nouvelles de la capitale,
dont on devenait tous les jours plus avide , sur-
tout depuis que l'on connaissait la défaite du
tyran corse à Waterloo.
Un homme se présente à bidet venant par la
route de Toulouse, portant à son chapeau une
cocarde blanche et un brin d'olivier ; il descend
au bureau de la poste, en criant: Vive le Roi!
et au même instant, le peuple, qui ne pouvait
être instruit des nouvelles que portoit cet indi-
vidu , répète ce cri : Vive le Roi ! et se répand
dans les rues de la ville, en faisant des faran-
doles et des danses , faisant effacer les signes de
l'usurpation qui se trouvaient au-devant des
boutiques, des cafés, etc.
Une foule de citoyens se porte sur la placé
de l'Hôtel de ville, dite de la Canourgue ; ils y
aperçoivent un drapeau tricolor : on crie de
l'enlever ; cet ordre n'est pas écouté : les cris
redoublent, la foule augmente; mais alors, des
hommes (auxquels je donnerais plus volontiers
le nom de tigres ) qui avaient blanchi dans la
révolution ; qui, depuis 1792, avaient constam-
ment figuré à la tête de toutes les factions, et

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