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Alexandre

De
125 pages
Trois ans se sont écoulés. Trois ans pendant lesquels Alexandre de Thierry s’est affairé à régler les derniers détails de la catastrophe déclenchée par Lord Lanctot. Malgré cette accalmie, il ressent que quelque chose se trame du côté de son grand rival, le Grand Lord Maldubh. Cerner de quoi il s’agit est une tout autre affaire!
Alexandre ressent bien qu’il va devoir livrer de nouvelles batailles. Ce n’est qu’une question de temps, Maldubh ayant juré qu’il obtiendrait la chevalière. Le dilemme est complexe. Advenant une attaque, Gaïa se retrouverait dans l’impossibilité de se défendre, ses plus vaillants défenseurs étant tombés au combat dans la forêt de Rannoch. Est-ce
qu’une alliance pourrait sauver Gaïa? Et si c’était le cas, avec qui? Comme si tout cela n’était pas suffisant pour l’inquiéter, l’amitié
qui l’unit à son meilleur ami, Patrick Chamboux, est à son point le plus bas, alors que les disputes se succèdent. Gaïa est un bien lourd fardeau à porter.
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Copyright © 2012 Alain E. Parpal Copyright © 2012 Éditions AdA Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Révision linguistique : Daniel Picard Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe Conception de la couverture : Paulo Salgueiro Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Paulo Salgueiro ISBN papier 978-2-89667-735-1 ISBN PDF numérique 978-2-89683-753-3 ISBN ePub 978-2-89683-754-0 Première impression : 2012 Dépôt légal : 2012 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Sébastien, A. E. Alexandre et les fantômes de Carnoustie (Alexandre ; 2) Pour les jeunes de 13 ans et plus. ISBN 978-2-89667-735-1 I. Titre. PS8637.E235A832 2012 jC843'.6 C2012-941891-9 PS9637.E235A832 2012
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À tous ceux qui m’ont encouragé en lisant le tome 1,Alexandre et Gaia. L’aventure se poursuit avec le tome 2, Alexandre et les fantômes de Carnoustie. J’espère que vous aurez autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire, selon les paroles immortelles de Lyudmila Parnell, la collaboratrice spéciale du journalLe Pinson de Càrn Fheusda :« … composé une lettre à la fois. »
Prologue
Lyudmila Parnell Collaboratrice spéciale. 1 Le journalLePinson de Càrn Fheusda Bonjour mes fidèles lecteurs et lectrices duPinson de Càrn Fheusda. J’ai le plaisir de vous retrouver ici une fois de plus. Je sais que certains d’entre vous ne savent pas qui je suis, ou n’ont pas lu mes rubriques, ou pire encore, n’ont jamais entendu parler de moi (mon cœur pleure à chaudes larmes !). Enfin, comme introduction de ma personne, j’écris des articles pour le journal ci-dessus mentionné, et vous aurez l’honneur de savourer ma prose dans l’un de mes articles, dont je suis extrêmement fière, soit dit en passant, alors que vous lirez ce volume. Si vous me le permettez, avant que je m’abandonne à un court résumé du tome un, laissez-moi vous dire jusqu’à quel point je suis ravie et honorée que l’auteurA.E. Sébastienm’ait choisie pour écrire une rétrospective de son premier roman fantastique,Alexandre et Gaia. Donc, sans perdre une autre minute, voici ce qui fut révélé. Nous faisons la connaissance d’un garçon de treize ans, les yeux couleur de la mer des Caraïbes et aux cheveux ébouriffés châtain clair, Alexandre de Thierry. Vous l’avez deviné, il s’agit de notre héros. Nous rencontrons également son merveilleux et adorable chat magique, Godefroy, qui, comme nous l’apprenons tôt dans l’histoire, peut se transformer en un sage et vieux sorcier. Son ancêtre fantôme Lutgard lui a légué une — croyez-moi sur parole — très, très puissante chevalière. Avec cet objet, il peut sauver le monde, le détruire (ainsi que lui-même), s’il ne formule pas ses demandes de la bonne façon. Pression ? Qui a parlé de pression ici ? Après tout, il n’y a même pas deux minutes qu’il l’a passée à son doigt ! La puissance incroyable de la chevalière émane de son île — oui, vous avez bien deviné —, Gaia, dont les habitants sont des créatures magiques. Toutefois, tout ne tourne pas rond sur l’île, ni dans notre monde, d’ailleurs. Puisque — je suis certaine que vous l’avez déjà remarqué un objet possédant une telle force attire plus qu’un regard furtif de personnes qui aimeraient bien posséder ledit objet, et ce, pour mettre en branle leur programme malfaisant. Pour ne nommer que deux de mémoire – Lord Lanctot et le Grand Lord, Maldubh —, tous deux de fourbes, puissants et extrêmement dangereux sorciers. La chevalière, cependant, vient avec une mise en garde. Son porteur doit obligatoirement aider qui que ce soit dans le besoin, même si cela veut dire qu’il doit se mettre en situation périlleuse lui-même. Heureusement, nos méchants ignorent qui a la chevalière, bien qu’ils soupçonnent Alexandre de l’avoir en sa possession. Gwendoline McTavish (qui est de mèche avec le Grand Lord) est envoyée à Avely et se fait engager comme gouvernante d’Alexandre au château des comtes de Thierry. Sa mission est simple : enquêter, trouver la bague et la ramener au Grand Lord. Enfin, c’est ce qu’elle nous laisse croire au début du roman. Mais avant ce rebondissement, afin de débusquer la personne qui a la bague, tous les trois élaborent un plan machiavélique. Ainsi, ils détruisent Avely, le village d’Alexandre, par une inondation monstre et, comme mesure supplémentaire — pour s’assurer que la personne qui a la chevalière s’acquittera de la tâche de sauvetage —, ils enlèvent les meilleurs amis d’Alexandre, Patrick Chamboux et Isabelle Bonnemie. Bien, ai-je besoin de vous dire ce qui va arriver ? Oui, je le dois ? D’accord. Bon, vos soupçons étaient justes, mes petits Sherlock Holmes en herbe ; il ne va pas les laisser pourrir dans une cellule quelque part. Il élabore donc, à son tour, un plan pour à la fois
les secourir et arrêter Lord Lanctot. Il réussit à convaincre les habitants de Gaia, Émméfa, son frère et les autres membres de sa famille, les ptérosaures, Calernon l’Immortel et ses compagnons elfes de l’aider à libérer un Innocent et, en même temps, pour faire d’une pierre deux coups, se débarrasser de son grand rival, le Grand Lord Maldubh. Donc, les voici partis pour leur quête, non sans tomber victimes de quelques pièges en chemin. Les batailles épiques contre « les créatures qui puent » — comme Yoann (le petit frère de Patrick) les appelle — se succèdent ; les victimes et les morts s’accumulent de toutes parts. Mais soyez rassurés, chers lecteurs, Alexandre parvient à sauver les amis, mais il lui reste un gros dilemme à résoudre concernant Lord Lanctot. Il doit le faire prisonnier pour sa participation dans les enlèvements, ainsi que dans les catastrophes qu’il a orchestrées, et a besoin de le conduire en justice pour répondre de ses crimes, devant le Conseil Suprême de la Magie. Toutefois, cela ne se produira pas, à son grand désespoir et avec frustration. Il aurait tellement voulu lui faire payer ses méfaits ! Malheureusement, Lord Lanctot s’est échappé, une fraction de seconde avant que le sort de pétrification ne l’atteigne, laissant Alexandre supposer qu’il s’était fait disparaître pour mieux se réorganiser et lancer une nouvelle attaque. La vérité est tout autre ! Ce n’était effectivement pas le cas, puisque le Grand Lord Maldubh l’avait transporté, juste à temps, à son château. Évidemment — comme nous avions été avertis par notre auteur préféré , le Grand Lord Maldubh avait bien spécifié qu’il y avait un prix à payer en cas d’échec de la mission et pour l’avoir si amèrement déçu, et ce prix était la mort, une mort lente et agonisante. Le Grand Lord claque des doigts, et Lord Lanctot disparaît dans ses oubliettes, se joignant ainsi aux autres sorciers qui, eux non plus, n’avaient su combler les désirs du Grand Lord Maldubh. Sur cette note se termine la première partie de la saga, alors que le Grand Lord Maldubh jure tout haut : « C’est la dernière fois ! » J’espère de tout cœur que vous avez trouvé ce synopsis utile pour vous remémorer les évènements et rebondissements qui vous ont conduit au livre que vous tenez entre vos mains, Alexandre et les fantômes de Carnoustie. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter beaucoup de plaisir en lisant ce deuxième volume. Nous attendons avec impatience, M. Sébastien, le troisième tome. Dans l’intervalle, mes chers, très chers lecteurs, relaxez et savourez. Si le premier tome était « l’aventure ne fait que commencer… », dans celui-ci, « l’aventure se continue… », de manière encore plus intense. Au plaisir, Lyudmila. 1. Carnoustie, Écosse.
I
Le procès
L es dernières journées douces du mois d’août tiraient à leur fin. Réticent, l’été essayait de retarder son inévitable disparition. De la baie, chaque soir amenait, aussi régulier que le balancier d’une horloge, un refroidissement croissant de l’air salin. Cette fraîche parcourait l’étendue d’arbres bicentenaires du parc de Hilda tandis que la mer, bouche grande ouverte, se gavait du soleil s’éclatant en morceaux de plus en plus petits alors qu’il sombrait dans les eaux de l’horizon. Un feu crépitait joyeusement dans la cheminée, prodiguant généreusement sa chaleur à la pièce. Je ne suis pas d’accord, Gwendoline! Je crois que tu vois des choses qui ne sont pas là; de plus… — Mais tous les signes sont là, Godefroy ! dit-elle. Elle l’interrompit et le regarda fixement par-dessus la monture en argent de ses lunettes rondes de lecture. Elle replaça nerveusement une mèche imaginaire de cheveux dans son chignon perché sur sa tête. De peur d’être entendue, elle baissa le ton jusqu’à ce qu’il devienne un chuchotement. — Toutes ces étranges manifestations ! Je t’assure qu’elles ne sont pas confinées qu’àCàrn 2 Fheusda. Elle fit une pause. — Non ! Les hameaux environnants rapportent les mêmes bizarreries. Balivernes! Quoi? Des habitants chuchotant d’étranges phrases? Dans une langue incompréhensible, je suppose! — Précisément ! Comment… Elle s’arrêta, stupéfaite. — Comment le sais-tu ? demanda-t-elle perplexe. Je n’en savais rien! Toutefois, toi plus que tout autre, tu devrais savoir que ces endroits sont renommés pour leurs étrangetés et, quant aux habitants, bien… Il gloussa. — Ne te moque pas des gens. C’est vrai qu’ils peuvent être un peu bizarres parfois, je l’admets, mais je n’invente rien ! Elle lui donna l’exemplaire du journalLePinson de Càrn Fheusda. — Tiens, regarde ! Il prit le journal à contrecœur et le déposa sur ses genoux. Se penchant en avant dans son fauteuil, il prit la tasse sur la table basse ovale marquetée devant lui, but une gorgée de thé et la déposa avec une lenteur délibérée. Se raclant la gorge, il tourna finalement son attention vers la première page. Au-dessus de la photo d’un champ vide couvrant la moitié de la page, il lit la manchette suivante :
LES VOYEZ-VOUS?… DES MOUTONS EN PÂTURAGE DISPARAISSENT MYSTÉRIEUSEMENT! Lyudmila Parnell, collaboratrice spéciale. D’après certains témoins, des troupeaux de Borerays et de Moorit Shetlands se volatilisent. Après avoir reçu un appel téléphonique pour le moins énigmatique, très intriguée, nous nous sommes mise en route et avons pénétré profondément dans la campagne tout spécialement pour vous, nos fidèles lecteurs, afin d’enquêter. Voici le fruit de nos recherches. Un mot d’avertissement : ne vous attendez pas à de grandes énigmes ni à des surprises à vous chambouler l’esprit. Ce que nous pouvons affirmer, toutefois, est que les éleveurs locaux sont de plus en plus inquiets. Et après, vous entends-je dire ? Bien, soyons équitables et prenons un instant pour réfléchir avant d’écarter catégoriquement ces allégations de disparitions. De nos jours, qui d’entre nous ne serait pas inquiet de ces faits, je vous le demande. Donc, afin d’élucider la question à fond, nous avons abordé un des éleveurs (qui a insisté pour garder l’anonymat ; dans quel but, nous ne le savons pas, car être interviewé parLePinson de Càrn Fheusdanous-mêmes, et bien, n’importe qui aurait pensé que son moment de gloire était arrivé. Enfin, noblesse oblige, et tout ce qui s’ensuit, nous avons convenu de ne pas révéler son identité en échange de son témoignage). Voici la question que nous lui avons posée : qu’y a-t-il de si anormal dans la disparition d’animaux ? Certains ne disparaissent-ils pas de temps à autre ? « Oui certains, tués surtout par des bêtes sauvages, mais il reste toujours quelques ossements. Ce qui est anormal, c’est qu’il ne reste rien. Et ce n’est pas qu’un seul mouton. On met le troupeau à paître au matin et, quand c’est le temps de les rentrer, il n’en reste que la moitié ! Dùghlas McGreevy, mon voisin, son troupeau a presque complètement disparu ! Volatilisé ! La bonne femme et moi, on a dû prendre ses enfants pour qu’ils ne meurent pas de faim. On vit des temps difficiles ! Écrivez bien ce que je vous dis : on se dirige tout droit vers la plus grande catastrophe depuis la guerre ! La situation doit être réglée rapidement ou on peut dire adieu à notre industrie de la laine et de l’élevage des moutons. C’est tout ce que j’ai à dire ! » Vous voici donc maintenant renseignés, mes fervents lecteurs, en direct de la bouche du mouton, si je puis m’exprimer ainsi. Bien ! Ceci soulevait plus de questions que de réponses. Premièrement, serait-ce un complot d’une multinationale étrangère voulant annihiler notre industrie du mouton ? Et si c’était le cas, dans quel but ? Puis, tout à coup, nous avons eu un éclair de génie (nous en avons parfois, vous savez !). Qu’en était-il de la gendarmerie ? Était-elle au courant de l’histoire ? Immédiatement, nous nous sommes dirigée vers leur quartier général et avons interrogé le sergent de garde Artaban MacRoth. Était-il au courant des évènements et, si tel était le cas, que faisait-il pour retrouver le coupable ? Ne vous étonnez pas, chers lecteurs, mais nous avons heurté un mur de pierres (au figuré, évidemment). Il a refusé de répondre. « Ceci est une enquête en cours, madame. Nous n’avons aucun commentaire pour l’instant ! » S’il pensait nous décourager, il ne s’était pas levé d’assez bonne heure, ou bien il connaissait mal Lyudmila Parnell ! Enhardie par le manque d’explications et déterminée à avoir des réponses claires pour vous, nous sommes allée à côté, à l’Hôtel de Ville, et avons parlé à mademoiselle Hermance Nolween, assistante personnelle du maire Donald Hutcheon. Nous avons demandé à notre chère Hermance si monsieur Hutcheon était au courant que les moyens de subsistance de nos éleveurs étaient décimés petit à petit. « Oh oui ! Monsieur le maire est très au courant. Il a mis sur pied un comité pour examiner la situation qui publiera ses constatations aussitôt qu’elles seront disponibles et, évidemment, vous serez la première à le savoir, Mademoiselle Parnell. Je vous appellerai personnellement. » Comment se faire envoyer balader, nous avons pensé ; mais mine de rien nous avons approfondi un peu plus et avons demandé, dans l’éventualité où la