Allocution adressée à M. Léon Renault,... et à Mlle Léonie Dorsan-Aubry, le jour de leur mariage, dans la chapelle du couvent des Dames de l'Espérance, à Paris, le mardi 8 mars 1864 . (Signé : A. Castaing.)

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impr. de Claye (Paris). 1864. Renault. In-8°, 15 p..
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Publié le : vendredi 1 janvier 1864
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ALLOCUTION
ADRESSÉE A
MONSIEUR LÉON RENAULT
ET A
MADEMOISELLE LÉONIE DORSAN-AUBRY
ALLOCUTION
ADRESSEE A
MONSIEUR LEON RENAULT
Avocat à la Cour impériale de Paris
ET A
MADEMOISELLE LEONIE DORSAN-AUBRY
LE JOUR DE LEUR MARIAGE
DANS LA CHAPELLE DU COUVENT DES DAMES DE L'ESPÉRANCE
A PARIS LE MARDI 8 MARS 1864
PARIS
IMPRIMERIE DE J. CLAYE, RUE SAINT-BENOIT, 7
M DCCC LXIV
« C'est de vous seul que je veux recevoir
« les graves et austères leçons qui se placent
« si bien, au seuil de la vie sérieuse, dans
« la bouche du prêtre qui vous en ouvre
« l'accès.
« 12 janvier 1864.
« LÉON RENAULT. »
MES CHERS AMIS,
C'est avec une sollicitude toute maternelle que
la Religion suit ses enfants à travers la vie. Dès leur
apparition dans le monde, elle les prend dans ses
bras, et, les présentant à Dieu, elle demande et
obtient pour eux l'honneur de l'adoption divine.
Puis vient l'heure où l'âme se réveille, l'heure
où l'esprit et le coeur qui s'ouvrent, hésitent et s'in-
quiètent. Comme elle se hâte aussitôt de l'initier
aux saines doctrines qui l'éclairent et guident ses
pas! Les pages d'or de son code de morale sont
déroulées sous ses yeux, tandis que, par la révéla-
tion, des mystères de la foi, elle fixe ses croyances
et dissipe ses incertitudes naissantes.
— 6 —
Mais l'enfant devient homme. Bientôt tourmenté
par le présent qui le captive, préoccupé de l'avenir
qui le sollicite, il cherche un point d'appui. Sa vie
isolée ne suffisant plus à ses désirs, il lui faut désor-
mais les douceurs d'une vie échangée, donnée et
reçue : Jacob a besoin de Rachel. S'il sait interroger
alors la religion de son enfance, que de joies pures,
que de garanties heureuses il peut se ménager et
pour le présent et pour l'avenir.
Écoutez, en effet, ce que la Religion dit aux
jeunes époux chrétiens qui viennent au pied de ses
autels demander, pour leurs engagements réci-
proques, sa sanction divine, et solliciter, en échange
de leurs serments, les bénédictions de son amour.
Élevant leurs pensées et leurs sentiments au-
dessus des basses régions des sens et des étroits
calculs d'intérêts matériels, « le mariage, leur dit-
« elle, est un grand sacrement, dont l'Église est la
« dispensatrice, au nom de Jésus-Christ. » Il est
grand dans son institution, puisque Dieu lui-même
en est l'auteur; grand clans son but, puisque, dans
la sage économie de là Providence, il est destiné à
continuer, à travers les générations et les siècles,
l'oeuvre par excellence du Créateur; il est grand
enfin dans les devoirs qu'il implique, puisque de la
fidélité a les remplir dépend le bonheur des époux
et dans ce monde et dans l'autre.
Considéré à ce point de vue, le mariage ne s'im-

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