Almanach des Républicains, pour servir à l'instruction publique ([Reprod.]) / réd. par P. Sylvain Maréchal,...

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chez les directeurs de l'impr. du Cercle social (Paris). 1793. 2 microfiches ; 105*148 mm.
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Publié le : mardi 1 janvier 1793
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ALMANACH
DES
RÉPUBLICAINS.
PAR SYLVAIN MARÉCHAL
Auteur de l'Alimanach des Honnit«.
Gens.
Chez les Directeurs de l'Imprimerie
du Cercle Social, rue du Théâtre»
François n°. 4*
( m$* )
L 7 Fénélon.
M 8 Galiiei martyr.
J, 1(0 Duranti, ,martyr.
V n Spartacus.
S |à Cincinnatus.. H
\M i5 La France en 83 départent.
16 Porcia, fe, Bru tus, fille Caton,
J J. Hachette. 1
V 18 Montesquieu.
S. îçPérielès.
D 20 Pythagore et sa fille.
ar Esope et Pylpay.
M Bacon..
M %3 Eptcure.
J a4 Rollin.
y s5 Ab. de Tinf. attachée aux pein.
S 26 Helvétiua.
D
L 28 Burrîms.
mère
I 3 1 Fête de la loi. a
M
V JBHiiek-
M i3Solon.
j4 Caok#
V 22 Rabelais.
S aSCatinat.
V i Moï«e.
S a Publicola.
M 5 Kleist» poète allemand*
M 6 Anactorsis.
J 7 Çharondas.
V 8 La mère de Pausanias-
S 9 Vaniiière.
D io Varrôn.. ^?
h ii Le Tas».;
M i3 'Chancelier
J i4 Thémistocle. f,
V i5 Brutus tue Césa.r.
S 16 J. Henmiyer.
D 17
L; *8.liiitfgf>tî.
M 19 Phocion.
> ̃
J si Toland.
V 2a*Curltti Dentatus.
S aâ Aristote^
D 24 Pyioxène martyiu
L
M a6 Lyoîirge.
J
D 3i Fête des pères. a
V
S 6 Socrate martyr»
f) 7 Platon.
L 8 Longin.
<
J Manlius Torquatus.
V
L i5 Pindare.
M 16 Juvénal.
M 17 Biblie femme romaine.
J îo Néponiney dame romaine.
V sçËckine..
S M. Cervantes.
D Si Numa.
L aa
M 23 Publ. Maenius.
J
V a6 foucain.
S
D
M 3q Fête des époux,
6
M
M O chassé Ses tyrans.
S 1
L
M 1,4 Et? sa femme.
J 6 Ml. Fabért.
V 17 Hé^oïse.
S 18
D 9 Yves.
L ao Albert Durer.
Mai Côrdilio, Stoïdén.
M i'2> Coiiimelie.
,t Linné,
V a4 Timoléon.
S 25 Cinon
D s6 Le
L Dante.
|^f 38 Papimen martyr.
M I9 Boindin.
J So Gluck.
V 3iPope. «3
M 5 Tournefort, •
S 8 déclare! fête de la Rosière.
^néral
'̃]
J *i 3 Âgrïçola.
'Si
D 16 Oxenstiera,
L 17 Le Tiers-état Asa*
M' 18 Vanswieteni
M 19 Pascal..
̃ J 20 Serment du jeu de pautne.
V ai Gollins.
S 22 Leibnitz.
D a3 Séance royale.
M aSjptiîleiirs ««.musée.
J peintre.
V a8J.J. Kmjssc, au.
L i RicKardson. ̃̃;•••
M z Pithéas, ph*. de Marseille.
M *S Arioste.
J 4 Vâd4.
V 5 Jérôme de Prague, martyr.
S 6 Thomas Morio et sa fille,
D 7 Arria femme de Fœtus,
L 8 La Fontaine;. •
M
M îo'Mézerai.
J 1 1 Isocrate.
V
S i3 Les G. Fr. du parti du peup.
D 14 FÊTE DE la. Mévocvî-ïon*
L i5 Azpilcueta.
M 16 J. Hus, martyr.
M 1 7 Pernard ,dit le pauvre prêtre.
J 18 BergÎMÉa peintre de la ikiEtt
V 19 J. et A. Bath peintr. flam.
S 2or
1> ïm Asclépiade.
L 22 Cornu tus martyr.
M 23 Ninon l'Enclos.
M 24 Bouchardon.
J 2.5 Chappej martyr des scienCtït.
V/a6 Tyrtée.
S Afranius nÉÉtyr.
D 2Î5 Althusius.
JL 39 Gfièsner.
M 3o Cocarde fr. portée à Eotidrefr.
M 3i Guillaume Peau.
J 8 Homère.
v 9 Dryden,
S 10 Siège et prise tîu ch. des tuile
Du Doria génois.
• M » giîaéral. romaiii.
J i5 Ant. Urc«us.
V 16 J. Bernouilli.
S 17 Mp«. Dacier,
D t8
L Zoroastre.
M s^i Déclaration des dr. de l'home
Mai L.Vega.
J 22 Aboiifpla i*r poète des Ar.
V »3 Liberté des opinions.
S Liberté de la Presse.
L ad^Fairfax.
M 27 Thom|tsoi|g:
J ao Timonle misantrope.
SEPTEMBRE, ies é©ahïx:
D 1 Odon Régulus français.
L a Oubli de pavu
M 3 Oubli de la Ici. )
M 4Ôaylus.
J 5 Beaurepaire à Verdun.
V 6 La ville de Lille,.
S 7 Loustàiot.
D 8 Pirrhon"
L o OubUdeWoi.Dew"à.Ve^
M i © Marulïe tr. du ple. à Eomc,
Mu Turenne.
J ia Ludliu» poète Jat.
V îSFannius, con*«lrom.
S 4 Comtatd' Avigncmdev.fr.
D 15 Fabius.
L 16 Boulanger. •
S 311 Roy. Rép? «V:
D 22 Virgile.
L 23 "1
M 25 LamoteleVayer. »»
îet. de J. Br,
V ̃ ̃ -I
S Hom. dé coul.
D ag
L 3o H.
V
S
D éV&ale.
Fallope.
M 8 J. Doiiza holl.
M 9 Pr. Jeaiinin.
J P. Gïomitti!©.
Vu Ziska.
S 2 a Ductos,
D i3 Déntberffe,
M
M i6»Fiscarari.
J 17 T. L. Lau philosophe.
V j8 Reaiiratir. v
S
M 22 Régnier, poète.
M s3 TicfioBrahé.
J. ;< • ̃
V
S-
D 27 Vincent de Paule..
J aï la Raison.
V i P. Pitou.
S a Suppr.4es biens du clergé.
D 3 Pline l'ancien,
L 4 Déroarate lac.
M 5 Plessis-Mornai,
M 6 Jottrnéede Gemappe.
J 7 Diderot.
V 8 Charron.
D i o Trebonius, conjuré c. César»
L ii Conclu.
M tq. De Cordes cons. au châtJL
M i3 Le Corrége.
J 14 Paul Emile.
V 15 Phèdre.
S Epicharis femme romaine.
D 17 Walter Furst suisse.
L ïfa Condaœins, mart. de l'ir oz.
M 19 Cecrops fonde l'aréopage.
M 20 Chaulieu.
J 21 Vaucanson.
V 22 Le, cure Meslier.
S a3 Perse.
D 24 Carneades.
L 25 Bolingbrocke*
M 26 Las Casas.
M 27 Etnpedocle-
J 28 Pàdiile.
V MelctaU
S 3o La Corse dev. franc.
Fête du bon voisinage.
•M 4Bbunt.
V 6 Dùfcourg martyr.
S 7 Alg. Sidney.
D 8 Alestfaée.
L 9 BucÈlC cordonnier.
|W[ 10 GaÉémis rom.
JT 12 Calisthène* martyr.
V i3 Clievïllfr.
S i4.La fille de Cimon.
t) i.5 Grothis.
3L
M 17 Vood.
M Abaucas, héros d'amitié»
J içOay.
V 2o Abauzit.
S 2 Berthelitr.
D 2a Cassiws.
L a3 Sénéque martyr
M 24 Et Pauline, sa $. martyr*.
M 25 Apollonius de Thiane.
V 37 Buffbn.
L 3o Galon ceneeur.
d^U tique oy k ir art^
A
JANVIER, hjtào*.
i.-£poque de la liberté des Suisses.
_.La calendrier de la Fran-
Çaise le martyrologe de la liberté ne
doivent pas ressembler a «ix aWanadta
de cabinet de l'éllise apostolique et
romaine»
Aujourd'hui à Rome, et encore ail-
leurs mais ce ne sera plus pour long»
tenM ou fête la cérémonie dé la cir-
^'est-à-dîre i jour
aana Jérusalem on côiipoit le petit bout
du prépuce de Jésus
aussi, Guillaume Tell, eii Suisse iou-
bien antre chose à un faquin d'a-
que cène
avoit envoyé miix brave»
montagnards de
pour leur faire porter le joug sous le-
gouverneur valet digne de ses mai-
très, ne s'était -il pas avisé de com-
mander tous les Suisses de fléchir le
genou en passant devant son cha-
peau élevé au bout d'une perche dans
la place publique. Guillaume Tetf passa
et, -ne point. GMtoit \îufikâ>
bile archer. L© ^juverneur, p^or^
punir lui ordonna ahwe wè
javelot, une pomme placée
de son propre fils. il fallut
Guillaume Tell abattit la '^otœaw %ur
la tête de sô^eTrfant. Po®*«f»# csé
autre javelot, lui demanda' le viccNtf-*
raa ombreux? CéfcoAfc pour toif d&*
toit poiau percer ta vilaine ame et «né
cœur de tigre lui répondit Guia»@itt#
avec el j'avois eu le malheur
Guillaume fut garrotté et j«té--dfta|*
JAHVUSIU:
A 2
J#t jitœ mêmes au gûMVêttopur 9 «an»
les cachots de la mai«©» d'Autriche»
Mais il falloit traverser le lac. La
bonne nature conspira avec i«s
gens contre les vils despotes et lentp
«gens plus vils encore. Une bourrasque
la barque qui chavire;.
I,es ώcbftris sont poltrons. Le gcwaveri-
peur etses satellites ne ,avent¡\; quel
4i©tt iîê recommander. Le danger croit,
Déja plusieurs lames d'eau menacent
de -1- '1'.équipage.
La liberté est de bon conseil elî»
liés dans le fond de la chaloupe, mé*
dîtoit quelqu'heureux stratagème» Si
srous wmàez me rendre l'usage de meji
membres, dit-il au gouverneur féroce m
couard je me flatte de vous tirer d'af-
faire. Je connois le lac comme je con-
noîs ma cabane je vous promets de^
-vous conduire au port. La peur rend
crédule. Voilà GutUaume mis en li-
berté. Il manœuvre avec Accès. La
barque est près à% rivage. Mais lui,
ila'jéiaskçe sur un rocher à fieur d'eau
JANVIER.
et alun pied agile et vigoureux
pousse la nacelle, pour se ménager le
teins de prendra le large. Tout lui
réussit, et tandis que l'équipage arrive
péniblement abord il C&t déja sur
les hauteurs d'un défilé par où devait
passer la bande infâme de ses ennemies.
Il n'avoiteu garde d'ou blier son arc et
»n javelot qui étoient déposés à ses
pieds dans la barque. Il attend le gou-
verneur. Celui-ci paroit à la tête de sa
troupe, et court à la poursuite du captif
échappé à sa coaine. Guillaume Tell
il ajuste et le javelot va droit au coeur
du misérable qui tombe expirait dans
les bras de ses esclaves. Ce que voyant
Guillaume Tell, il pousse un cri qui
fut répète par tous les échos des mon-
tagnes. Le tyran est mort Le tyran est
mort! vire la liberté! Ses compatriote®
accourent autour de lui. Mes amis, leur
dit Guillaume. vous voyez bien ce
bonnet qui couvre un tyrannicide. Des-
cendons sur'}.' route, pour le teindre
dans le sang de notre ennemi frappé à
jnort) et promenons-le dans tous. nos eau*
JANVI'SR;, B
JU
tonSjaniîaâut d'une pique, en criant que
tous ceux qui veulent s'affranchir de
sang d'un traître et «Pun despote. Suivez
Guillaume Tell qui ne veut d'autre
récompense que de mériter le titre de
premier fondateur de la liberté des
Suisses.
Il fut applaudi et secondé. Un mois
après cet événement pas plus tard
toute la Suisse fut indépendante et en
prit solemneliement le titre le premier
jour de l'au i3o8.
Citoyèns Français!
Voilà l'histoire de la liberté suisse
et l'origine du bonnet rouge que nous
portons avec orgueil en foulant aux
pieds le diadème des rois.
Citoyens chômez tous la fête de la
fondation de la liberté en Suisse et
faites des voeux pour que les Suisses,
nos contemporains ne dégénèrent
point de leurs généreux "ancêtres.
#
Aujourd'hui, citoyens, ne manquez
pas de célébrer l'invention de
tuerie est te nom de son inventeur Gtit-
temberg. Il étoit de Mayence. Sans
.doute que nos frères-dWmes ? en prenant
cette ville ont salué) en y entrant)
k la maison de Gutteraberg s'il* ont pu
la découvrir.
Citoyens qu'un rameau de chêne
soit promené aujourd'hui par toute la
France et attaché à la porte de toutes
le$ Imprimeries qui ont été fidelles à
leur serment
liberté de la presse ? ou la mory*
3. CicimoN, martyr»
Ce sénateur étoit peut-être un peu
mou de caractère il n'ayoit point la
trempe d'ante de Battus et dek Caâgiu&j
JANV1B».
pu* il liberté, t •*•••»*̃ Ç*
mais plus ékwmtiit qw* quand *l par-la
CéAégus et Jw* P*-
II étoit pîiilowphi», et eut btête
coupée par des geiw» qui ne l'étoiejiè
pas, et qurcraignoient son amour pour
l'ordre et pour l'indépendance de sa
patrie. Son »ai>g wrsé pour elle doit
kver quelques foiblesse* de sa vie.
Citoyens donnons une larme à sa
mémoire.
4. A. DE H4RLÂY
Si tous nos magistrats de hu le
lemeiit de Paris aboient ressemblé 1 ces
deux sénateurs, nous aurions du' moins
honoré de nos regrets la destruction de
ce corps parasite qui tout.
des restes tombés de k table
du monarque et des sueurs du peuple,
à Pégard duquelil se de§ ^m1»
de protecteur.
malus»
S TAtiVîZIL.
M. Mole .ne lui cède point la palme»
Au milieu des barricades de Paris il
falloit le vôir sur le seuil de son hôtel,
se découvrir la poitrine et braver tous
ses ennemis ensemble.
5. Démon ax$ philosophe.
Pour celui-là c'étoit un philosophe
de la bonne roche, quoique né en Crète s
il ne bâtit point de systèmes et ne fut
d'aucunes sectes mais il fit un choix
de ce qu'il y avôit de plus sage datt*
chacune et s'en composa une morale
qui le rendit heureux et bon citoyen.
Demonax mérite d'dtrn le patron des
bons esprits.
$. «– Michei-AnoEj a
sculpteur et
C'4toit un artiste de génie et un
homme de bien qui méritoit d'avoir
non pas un pape et tous
JANVIER*
mais un peuple libre. Que n'avons-nous
un pour nous peindre la
Hbetté sous lei traits qui lui convien-
nent Mais il en naîtra il s'en est bien
trouvé sous le despotisme de Louis, dit
le grand sous la république, les arts
enfans de l'indépendance 7 feront éclore
des chefs-d'œuvre. N'en doutez pas
citoyens
7. –»– F i. »r à x. o h.
Oublions qu'il étoit prêtre et qui
pis est, archevêque. Son! élém&que n'est
plus à la hauteur où nous nous sommes
subitement placés' depuis. Mais il avoit
de si belles moeurs une ame si douce
Si tous ses écrits ne sont pas dans nos
principes, toits font aimer la vertu.
Quand donc nous donnera- 1- on un
choix des pages de ses livres qui méri-
tent d'être lues en tous tems et sous
toutes sortes de gouvernemens. Mais
ne permettons pas À un ci-devant prêtre
d'y porter sa main profane.
iito
8. Galuei, martyr*
Cet astronome ne crut pas devoir
mentir à sa conscience et à la vérité
pour consacrer une erreur de la bible
et faire sa cour aux prêtres qui la li-
f oient qui l'expUquoieiit aux autres t
sans la comprendre eux-mêmes.
Galilei tint.hon. Il fut jeté dans les
galbanum de la sacro sainte inquisi-
tion. Il (.Un' pourtant bien lui rendre
la liberté. Il sortit de prison en disant s
je ne conviendrai jamais que le soleil
tourne autour de la terre.
9< • Howakd anglais héros dp
il consuma sa vie entière à visiter
les prisons de l'Europe et à faire Sslk
plans pour les rendre plus saines et
moins tristes il pénétra dans les ca-
chots de la bastille.
Citoyens vou* .nve« mieux fait en-
J'ANVIfiftt fî
lui s vou» ave» ce
séjour, de géhenne et 4© grincemens de
dents.
Mai* nous n'en devons pas
tribut de citoyen au
monde.
Président du de Toulouse
et bienfaiteur de sa fut aasas-»
sine et en expirant il jmrdonna à ses»,
assassin» les fu-
iwré de" la ligue!
'Vengez ses màn«s en donnant quel-
ques larmes à sa mémoire. Jaques à
quand l'histoire écrira- t-eîle ses leçons
avec, te sang du juste'
Les Romains qui voulaient être M-»
brea exitlusiTanent tous les autre»
lomiae» ̃
êhm révolté,
m JANVIER;
cela
gageons sa mémoire du despotisme
ment son nom dans le martyrologe de.
dignes d'être libres, puisqu'il
courageux provocateur d'un©
sainte insurrection.
12. ««CtNCiNNATUS,
Nous avons des généraux braves
habiles et même patriotes nous n'a-
encore de Cincinnatus.
Allons, défenseurs de la liberté qui
d'entre vous veut prendre Cincinnattii
pour patron? mais qu'il réfléchisse,
Avant d'oser se baptiser ainsi à toutes
les vertus publiques et privées que ce
beau nom entraîne après lui j le désjii*
téressement la simplicité de moeurs
et la force de tète. Ce Romain aussi
grand derrière sa charrue qu'à la tête
des armées, ou dans le sénat, Ciucin-
matus poBsédoit un champ pas plus grand
qu'il ne lui falloit pour invre, en ciihi-
JAMkt lui-même son petit domaine. Si
JANVIER. i3
B
tel*, ressemble encore à une fable tant
put pour noua.
i3. Fabricici.
Idem que ci-dessus. Au surplus,
lisez tous les ans ? ce jour-ci la bail©
page que J. J. Rousseau a consacrée à
ee grand homme dans son disconra sur
les sciences et les arts. Fabrïcius et
3. J. Rousseau s'entendoient.
i'4.– Tite-Livej historien laborieux;
Il nous faut de ces hommes-là 9 moins
eréduies, cependant.
jS, Décret qui divise la France
en
C'est peut-être ce que l'assemblée
constituante a. fait de mieux. Heureuse
idée, qui a beaucoup influé sur le suc-
de la révolutioa mesure toute sio"1
f4( JANVIER.
Cette loi consacra devance l'unité de Sa
République.
a6. Porcia fille de Caton ̃ #
femme de Bru tus.
Citoyennes quelle femme c'étoit^
que Porcia digne de son père et dé
son mari Nous ne dirons pas qu'elle
étoit au-dessus de son sexe mais nous
dirons que peu dé femmes lui font au-
tant d'honneur. Les phts grands seerett
de la République ne pesoient point à
«oft cœur.
Lisez le Jules- César de Shakesftéàr'
vous apprendriez à eoimoltre Porcia
vous l'imiterez, quand vous pourrez.
17. J. Hachjette héroïne de la
ville de mais sans tirer 4
conséquence.
assiégée, comme
été Verdun et les habitai» de ce»«
JAHYIEJt.
Ba
minière 'Ville ae se montraient lui.
Déjà l'ctiuienù esqilftdoit les murailles
J. Hachette prend une hache et cent
voque les femmes s suivez-moi, et ré.
parons le déshonneur de nos maris de
»o$ frères, de nos enfens. Elle dit, et
vole *wp remparts les cîtoyennes élec-
trisè># Jn swve»t s'arHiei|t à son exem*
pie, et combattent sous ses ordres.
Beau vais est sauvée.
Aujourd'hui l'auteur de l'esprit de,
leroit bien des ratures à son livre
pou» être lu mais laissons là son génie.
C'est Montesquieu Marseille, c'est
/« bienfaiteur anonyme qui mérite une
pige® Mm ce répertoire où nous don%»
Dons le pas au cœur sur le génie.
sommes pris deux
iï JANVIER.
pour écrire dans
JPériclès, qui n'est point sans tache.
Ami lecteur) substituez-en un autre,
si vous en trouves. Hélas depuis <jue
le monde existe peine rencontre-t-on.
dans l'histoire assez d'hommes vraiment
purs pour chaque jour de l'année qui
n'en a pourtant que 366 y compris
les époques et les fêtes nationales.
ao. Pythàgorb et sa Fnx««
Les législateurs civils et religieux
ont fait plus de fortune que ce philo-
8ophe. Ils firent secte Pytbagore ne
fonda qu'une école. C'est que le fana-
tisme frappe davantage la cerveau des
hommes que la raison.
Daino ,'fille de Pythagore prit un
soin religieux des écrits de son père.
ai. -Esope et Pylpa y fabulistes.
Nous les plaçons ici pour avoir f k
leurs risques et périls fait entrer la
JANVIER. %y
1 à
dans le palais
du ,despotes de l'Asie. Patience, le
tour de cette première partie du monde
viendra aussi $ alors on n'aura pas
besoin de mettre sur le- visage de la
raison le masque de l'apologue.
fta. –» Le chancelier B A c o sr.
Il fit faire un pas à la science de la
nature dont le premier il dressa
Inventaire. En faveur des services qu'il
Tendit à l'esprit ntfm&ui pardonnons»
lui les péccadilles deTliOinrae d'état.
-E pfcu Jk.
Honorez la mémoire de ce sage, non
pas cause de ses atomes crochus
mais pour sa morale aussi pure que le»
tnal-intenkonni4* la disoient relâché
et. pour avoir défini la vertu le plus
grand de tous les plaisirs.
,la jà'ot»*/
a4« B.OX& i k 9 instituteur*
^Jeunes citoyens, rassemblez-vous au
Muséum national autour de 1* statut
du bon Roilin et brûlez en son
neur un grain d'encens. Puissent nos
écoles primaires avoir pour maîtres des
Rollin Il ne faut point de génie pour
enseigner la raison il ne faut que du
?èle et des mœurs simples.
Décret qui abolit le préjugé
des peines infamantes* >
Que l'esnèce humaine offriroit un
tableau ravissant si tous les individu*
la ^composent avoient les lumière8 et
les Tértus d'Helvétius. Il soulagea se#
contemporains, il éclaira la
Peu de vies sont aussi pleines.
7AJfftS%
#
Les Journalistes de la révolutïoirtïei
une leçon
àe dans les œuvres de ce
pulosophe, digne de ce nom, puisqu'il
*$. ^Bubehvs, gouverneur de
un honnête homme. Mais
mnrqpoi se chargea- t-il d'un tel élève?
«e 4evqit-il pa» s'attendre à tous les
Séhôires qu'il éprouva? L'éducation
d'un prince est peine perdue. Npus
nous sommes affranchis de cette cor-
fée en nous constituant républicains.
39.– Corn£i.ib., mère des Gracches.
Patroiie des mprw sages c'est elle
qui n'avoit d'autres joyaux précieux à
montrer que ses enfans. Voilà ma seule
parure, disoit-elle.
fils .de CornëUe.
Côtoient deux chauds ami* du peu';
le ik firent un ijîgrat. Loin £e fc
République française quiconque se
laisseroit décourager par Pe*empîè des
Gracches ̃
3 1 JR?ite cfe la loi.
Sa statue sera traînée par le peuple,
sur la tête duquel elle imposera soi
joug, façonné des mains du peuple
et sur ce joug on lira
La volonté générale
fa it
la suprême loi.
FÉVRIER. Lb Pevplb.
ï# ÉpiCTiiE.
\3m bâti des temples on a dressé
des autels on a décerné les honneurs
divins à des hommes qui n'étoient point
dignes de nétoyer la lampe d'Épi etète
mais il faut lire son manuel comme on
1188 des liqueurs fortes.
a, R a m u s martyr.
Le premier il apprit à ne rien croire
sur parole. Il fit révolution dans les
études et, comme il que trop
souvent il fut la victime de son repu-
felicaBisœe d'idées, et scella de _on sang
sa doctrine indépendante. Donnons.
àm regrets à sa mémoire.
*a .ISVfttfHU-
3. et 4« Michel MontAïunï
et son ami LA Bo£tie.
Qui n'a point entendu parler de
M. Montaigne ? Qui n1a point lu jr
tout le moins un chapitre de «e« Es-
sais ? Qui ne s'est pas laissé aller au"
branle de sa philosophie?
Mais on ne connoît pas assez son
ami la Boëtie. Les patriotes ont lu son-
discours de la servitude volgntaim ©W
le contre-un ouvrage d'un homme
iybre. La Boëtie pourroit passer, à bon
droit, pour le. précurseur de la révolu-
tion.
5. LES AGE.
Nous lui devons ce tribut de reeon-
ïioissance, pour le plaisir et l'utilité
qu'on retire de la lecture de ses roçnans,
où il se trouve autant de philosophie
peut-être que d'imagination.
fÉVftlËfc. îé$
x C'étoit un bon Hérétique qui sout«~
Boit, en dépit de Saint- Augustin et
de Saint-Jérôme qu'une vierge n'est
i lien sur la terre y qti'il nous
de fiimilk? et que c'elt
là le voeu de la nature, qiaoi qu'en cti^i
y. -»– PeIÏSSOS.
Il avoit un coeur excellent, à l'é~
de la bonne et mauvaise for-
tune c'étoit un modèle d'amitié,
nous faut de ces vertus-là pour tem-
fétti Faustérité du régime républicain»
8.– .Hïïi*;
C'étoit un évêque } Msàs il «t'en pof*
toit que la croix et les couleurs. Son
traité d« h
M -.wtrnnjL
Il. Féra-
humain n'est pas l'œuvre d'un prêtrt,
encore moins d'un pontife.
de la vérité.
Encore une victim» honorable de la
très sainte inquisition. Jordanus me
vouloit point reconnoitre d'autre auto-
rité que la raison il eût été un franc
républicain 5 il vécut trop tôt.
10. S pi f a Ma»
Ce bon citoyen las de voir que la
roi sous lequel il vivoit ne faisoit pas
son devoir, s'avisa de composer déa or-
âonnanjces sages qu'il publioit sous lm
nom du prince. Plusieurs des. réformes
qu'il proposa ont eu lieu. Spifame a
pressenti la, révolution dans son livre,
devenu rare, intitulé*. Dicearchiaz Hem-
rici régis. etc.
FÉVRIER; »*'
C
Il «–Dkscaivte*.
de cet homme
de génie à cause de ses tour-
billons } mais si vous désirez acquérir
de la rectitude dans vos idées lisez
son excellent traité de la méthode. Ce
petit ouvrage, seul, lui méritéroit une
place au panthéon français.
ia._ C» a tes.
Que celui qui se sent hé pour l'îndé-
péndance non seulement des per-
sonnes, mais .encore 4ts. choses prenne
Cratès pour son patron. Il étoit un
peu cyn/^ue comme son maître Uio-
gène; Énais un philosophe peut-il ne
pas Pêtre tant qu'il y aura des
rois sur la terre t
!$. «– Solon.
Ce législateur fit une loi portans
FÉVRÏEË.
peine de mort contre les citoyens qui
neutres.
Noua aurions grand besoin
▼ellèr ce règlement sage.
14. Le .Capitaine Cook.
C'est peut-être le plus 'sage des voya-
geurs, et il ne 1% pas encore été assez.
Sa mort n'est pas'le crime des sauvages,
mais le dNftiinèst 'Agoareiar de $OU ia-
ffaction du droit des gens.
15. Fà-.Jè'â;3feTJ
Hons lai Il
loit comnteacer des
avant ,d'en venir à
oriser celui du despo^aϨ.
16. «p» martyr.
On $Hs
F.é¥ii|«a.
C2
la République romaine quand on a
lu la mort de Ré|ulus.
Aujourd'hui ïe Théâtre français en
célëbrera l'anniversaire et donnera la
représentation d'une tragédie sur ce
sujet voilà les spectacles qui convien-
nent a des hommes qui ont une patrie.
17. *mmm Moil à B. E.
Aujourd'hui on jouera aonlTartuffe^
quand on aura changé le plat dé-
de ce chef-d'œuvre drama-
tique.
18. » Ta ase a martyr.
C'étoit un philosophe stoïcien non-
seulement de ï?aroîefi (ceu^-ià ne sont
pasr&res) mais d'actions. Il reçut avec
sang froid la mort que lui envoya
FÉVRIER.
19,
Eudamidas était un philosophe par
Conséquent pauvre. Au lit de mort,
entouré de sa femme de sa fille et de
deux amis il fit Tenir un notaire et
lui dicta son testament en ces termes
Je lègue ma femme à l'un de mes deux
amis présens pour qu'il en prenne
soin et la nourrisse le reste de ses jours.
Je lègue ma fille à mon autre ami, et
je le charge de loi faire une dot, quand
elle prendra un mari.
Citoyens si ce trait ne Voua touche
pas vous n'êtes point dignes d'être
républicains,
ao. VoiTAim,
Il goguenarda les rois il pinca les
prêtres il turlupina les nobles; il
émancipa le peuple, et lui inocula la
raison. Ce sont là des services qui mé-
ritent de la reconnoissance.
1ÉVRÎEB.. si
C3
4L .• SriNOJA.
C'étoit un hérétique un: impie, un
athée même si l'on veut mais c'éroit
un sa vaut paisible et de bonnes moeurs.
De son teins on ne pouvoir pas ap-
peler un chat un chat. On ne pouvoit
pas s'expliquer francnen;eht comme au.
jourd'lmi sur le compte des rois et
dire que le meilleur n'en vaut rien. Ra-
belais prit le parti d'en rire et de s'a-
muser à leurs dépens dans son Gar-
ganjtua. Rabelais avoit le sentiment de
l'indépendance.
ft3. Catinat.
La République envie ce grand hom-
me au despotisme.
Aujourd'hui, fête dans la commun©
de St-Gratien vallée de Montmorency,
:fir: s.
H cultiva la philosophie .sans la-
fi n'y a que le sage qui puisse se dira
indépendant.
Il obéit le prunier
Avis à
Peintre de
fÉlfitïEE. Sa
28. TACITE«-
Cet historien étoit peintre aussi. Oh
ne peut le lira 8ft»i avoir les rois en
horreur.
MARS.
i Moïse.
CE grand homme possédoit à fondis la
théorie des insurrections et il sut la
mettre en pratique en délivrant les
Hébreux, qui ne le mérkoient guère
de l'aristocratie égyptienne.
Citoyens nous recommandons en-
core à votre bon souvenir un écrivain
anglois de ce nom. Gauthier Mois« fut
un des défenseurs ardens de la liberté.
2. VALiRIUS-POBXlCOlA.
Ce bon citoyen e'appelloit Valériw»
tout court. On l'honora du surnom de
Publicola qui vaut autant à dire ( se-
lon l'expression d'un vieil auteur )
comme honorant et aimant le peuple.
Et voilà ce qu'il fit pour mériter ce
glorieux titre il contribua beaucoup à
MARS.
chasser Tarquin de Rome, et empêcha
Porsenna d'y entrer.
de mieux encore: par une rai 'qui porte
son nom ( la loi valeria ) il contra.
l'appel au peuple, ce que nous appelons
aujourd'hui la sanction du peuple. Il
proposa et fit passer une, autre loi, par
laquelle il etoit permis à tout citoyen
de tuer un tyran sahs l'appeler en jus-
tice, et même de frapper mort qui-
conque fer,oit mine d'aspirer à la souve..
raineté, qui n'appartient qu'au peuple.
3J V 1 R g 1 H 1 v s.
il poignarda lui-même sa fille plutôt
que de souffrir qu'elle cessât d'être libre
et vierge.
4. Saabi et LoitMANir^
avec Esop-e et Ptlpatt»
Voyez au Janvier.
Il. MAm*
K^eîst poète allemand.
Il peignit la nature, et chanta la
liberté.
Cher les Scnytes comme presque
par-tout lès loix
tes grands i&t les richet § elles ne frap-
point que petits et les pauvres
Anacharsis prêpha à ses compatriotes
l'égalité des droits 5 mais, son frère qui
n'y trouvoiï pas son compte puisqu'il
7. »« Cmarondas martyr volon-
taire de la loi.
avec Vpy. le a5 février.
8. La mère de P a tt s A A ».
Pausanias déclaré-traître à la patrie,
fS
et, poursuivi comme tel se réfugié daiis
le temple de Minerve, Sa mère tf «faillit
elle-même à murer la porte de ce tem-
ple pour y faire périr son fils de be-
soin;
et • VA&iuhK'
Pour s'être consacrés à chanter et à
décrire les travaux de la campagne.
11. L e T as s s.
Pour son beau poème que tout |p
monde a lu, et pour son dialôguéi a«
l'amitié qui .n'est pas assez lu.
Il fonda, non paè un empire, mai»
une école, celle des Stoïciens. Il diisoit
qu'lit n'y a rien de plus cher que )«
tems. Nous prosternas de la leçon pouf
é'en pas dire davantage sur ce plîî^r
£$̃/ MAJtS.
lais
j3 CK. LI H 6 f; x t a t.
Homme de moeurs antiques. >Fêt»
dans l'endroit où il est né.
X^. T HiMISTOCl E.
Le mot de ce gtand capitaine athé-
nien frappe; mais 1, vaut mieux
que tout ce qu'on a dit et tout ceq^ott
dira contre le duel.
i5. B n. U T v 8 tue C à a A r.'
a6. ^.J.Henkuyeï,
Charles IX envoie l'ordre de
les Eugnenotis du diocèse dp
leur outre son pa-

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