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Annexe aux Contes érotico-philosophiques de Beaufort d'Auberval

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35 pages

C’EST à vous, mes souliers, que je prétends parler,
A vous, qui tant de fois m’avez su consoler
De l’orgueil insolent des Midas à voiture,
Dont la fortune immense au pauvre fait injure.
A ce mot de souliers, je vois plus d’un censeur
Froncer les deux sourcils et s’armer de rigueur :
Permis à ces messieurs, et que de leur satire
Le fouet vif et sanglant éclate et me déchire ;
Je subirai leurs coups, si tel est leur désir.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Alphonse-Aimé Beaufort d'Auberval

Annexe aux Contes érotico-philosophiques de Beaufort d'Auberval

Contenant ses Épitres libérales en vers ou Satires à mes souliers, aux arts, à rien

Epître à mes souliers

Illustration

C’EST à vous, mes souliers, que je prétends parler,
A vous, qui tant de fois m’avez su consoler
De l’orgueil insolent des Midas à voiture,
Dont la fortune immense au pauvre fait injure.
A ce mot de souliers, je vois plus d’un censeur
Froncer les deux sourcils et s’armer de rigueur :
Permis à ces messieurs, et que de leur satire
Le fouet vif et sanglant éclate et me déchire ;
Je subirai leurs coups, si tel est leur désir.
Chers souliers, il me plait de vous entretenir :
Je vous aime bien mieux que les sots de nos villes ;
Ils seront toujours nuls et vous toujours utiles.

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