Anniversaire biséculaire de la fondation de la ville et du port de Cette (27 août 1866) : discours prononcé par M. Rieunier,...

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impr. de Gras (Montpellier). 1866. 11 p. ; 21 cm.
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Publié le : lundi 1 janvier 1866
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ANNIVERSAIRE BISÉCULAIRE
DE LA
FONDATION DE LA VILLE ET DU POUT DE CETTE
(27 août 1860)
DISCOURS
PRONONCÉ Mil
M. RIEUNIER
MAIRE DE CETTE
MEMBRE DU CONSEIL GÉXÊHAI. DR L'HÉRAULT
OFFICIER D'ACADÉMIE
CHEVALIER DP LA LÉQIOX D'HONNEUR
MONTPELLIER
IMPRIMERIE TYPOGRAPHIQUE DE GRAS
1806
i
MESSIEURS ET CHERS CONCITOYENS,
Il y a deux siècles, le jour que nous rappellent
nos fêtes d'aujourd'hui a été grand pour la France,
grand surtout pour notre chère cité.
Le soleil (pour me servir des figures de l'époque)
qui illuminait des splendeurs de sa gloire la marche
de notre belle patrie dans les voies du progrès et
de l'avenir, daigna projeter ses rayons sur nos
plages alors désertes et y appeler, par la bienfai-
sante influence de sa chaleur créatrice, le mouve-
ment et la vie.
L'Europe coalisée était vaincue. LaFrance triom-
phante et fière de sa gloire allait s'occuper des
travaux de la paix ; la guerre avait eu ses Turenne
et ses Condé, la littérature ses Racine, ses Molière
et ses Bossuet : c'étaient là les héros des batailles
ou les jouteurs infatigables de la pensée ; il fallait à
toutes ces gloires des rivaux dignes d'elles pour
lutter avec les éléments et pour les vaincre.
Le roi eut recours à ses ingénieurs, hommes mo-
destes dont les noms ne survivent pas toujours,
mais dont les oeuvres restent comme l'immortel
témoignage de leur mérite et l'affirmation écla-
tante de la grandeur d'une époque.
Le chevalier de Clerville fut choisi ; mission lui
fut donnée d'explorer notre littoral et d'indiquer
l'endroit le plus favorable à la fondation d'un
port.
Le Languedoc, cette belle province que les sol-
dats de César avaient appelée une véritable Italie,
voyait chaque jour son commerce déchoir, sa
prospérité s'évanouir ; le trafic y devenait sinon
impossible, du moins difficile ; les peuples étran-
gers, quoique séduits par la richesse et la fertilité
de ce sol privilégié, n'osaient confier leur fortune
aux hasards d'une mer qui ne leur offrait aucun
refuge.et où ils trouvaient trop souvent les orages
et la mort.
Le golfe que forme sur nos côtes la Méditer-
ranée paraissait si dangereux aux navigateurs,
qu'ils l'avaient appelé le golfe du Lion, comme s'il
était toujours prêta saisir sa proie pour l'absorber
et l'engloutir : du jour où notre port y a été créé,
ce golfe, comme autrefois le cap doublé par Vasco

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