Aperçu sur les finances de la république française

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Potey (Paris). 1799. France (1795-1799, Directoire). In-8 °. Pièce.
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Publié le : mardi 1 janvier 1799
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APERÇU -
b
SUR
LES FINANCES
DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.
A PARIS,
Chez POT E-Y, libraire, quai Voltaire, au coin de la
rue du Bacq, vis-à-vis le pont des Tuileries,
LE 16 ÏRAIRIAl AN VII.
APERÇU
SUR
LES FINANCES
DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.
D TI U x amis (1) dont la pensée et les médi-
tations ont été dans tous les temps dirigées
vers le bien public, ont, dans leurs entretiens -
Particuliers, sérieusement examiné les causes
actuelles du discrédit public et particulier, les
besoins urgens du Gouvernement, del'Agricul-
ture, de l'Industrie et du Commerce, ainsi que
les moyens adoptés par le Corps Législatif pour
mettre le niveau entre les recettes et les dé-
penses de l'an 7. Ils ont reconnu, avec tous
les bons citoyens, qu'au moment où une coali-
tion perfide ose s'armer de nouveau, le Corps
(1) Le représentant du peuple Lacoudraye et le ci-
toyen GnLtin.
( 4 )
Législatif peut avec confiance augmenter les
contributions, parce que tout Français, digne
de ce nom , a le desir de les acquitter, et est
disposé à tout sacrifier pour faire triompher
la cause de la liberté. Mais s'il faut que les
contributions dans un État soient réglées par
les besoins de cet État, il n'est pas moins vrai,
ainsi que Font établi tous les écrivains poli-
tiques , qu'il est indispensable qu'elles aient
aussi pour règle les facultés des contribuables.
Dans la position ,où l'absence de la confiance
et du numéraire place en France les pro-
priétaires , les négocians , les artisans et les *
créanciers de l'État,n'a-t on pas lieu de craindre
que la perception des impôts ne devienne très-
difficile , peut-être même impossible, et que,
par suite, tous les ressorts du corps social ne
soient paraiysés ?
Il serait bien consolant, pour le Corps Lé-
gislatif, en augmentant les contributions, de
pouvoir offrir aux contribuables les moyens
de les acquitter. Des citoyens ont pensé que
ces moyens se trouveraient dans l'établissement
d'une ou plusieurs Banques, et ont soumis leurs
projets à l'examen du Corps Législatif; mais
outre que l'exécution de ces projets exigeait
des avances qui n'ont pu être accordées , il
( 5 )
a été facile de leconnaître que ces sortes d'é-
t-iblissemens ne pouvant prospérer que par la.*
confiance, il fallait nécessairement y renoncer
dans un temps où, d'une part, le Gouverne-
ment est dans la douloureuse impuissance de
remplir avec exactitude ses engagemens, et où,,
d'autre psrt, de méprisables agioteurs ont sub-
stitué dans toutes les transactions Pégoïsme,
la frayeur et la cupidité, au civisme, à la con-
ilance et à la probité. Cette fâcheuse position ,
qui peut être suivie des plus horribles cala-
mités, affecte douloureusement les amis de la.
République et du Gouvernement, et est vive-
ment sentie par tout ce que la France ren-
ferme d'hommes un peu éclairés et jaloux der
conserver et d'améliorer leurs propriétés. Tous
reconnaissent que cet état des personnes et
des choses a pour cause l'excessive pénurie
du numéraire. On se dit : si la détresse du
Gouvernement, si la difficulté d'acquitter les
contributions s'accroissent chaque jour en pro- -
portion de la rareté de l'argent et du taux
exhorbitant auquel les agioteurs en élèvent
l'intérêt , pourquoi attendre que notre posi-
tion soit désespérée pour reconnaître que le
numéraire ne se trouve plus aujourd'hui en
Fnlllce dans une mesuie égale aux besoins pu.- (

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