Apperçu d'un plan d'éducation publique, avec quelques idées sur l'homme, considéré sous les deux aspects, d'homme naturel et d'homme social ([Reprod.]) / [Quénard]

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[s.n.] (Paris). 1792. Éducation -- Planification -- France -- Ouvrages avant 1800. 2 microfiches ; 105*148 mm.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1792
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P É p U C A T X 0 N
A t P E R Ç O
D'UN PI A M
D'ÉDUCATION PUBLIQUE,
Avec quelques idées sur THoMME
considéré sous les deux aspects fc,
â'iiomme naturel
PART .S
t'M QUATÏUÊM£| I>£
• IL M.
JMoiïSlIW»R>
I' assemblée nationale va pèriier T
Je me fuis oc*
ciîpé de cet objet et je désirerais lui
faire liommagc de mon travaU»
Ce. sont Jcs réflexions d*un jeune
solitaire qui
Juiion qui n'a plus que s an zélé y
Je donc la liberté de vous
t£ de
r.vin'Jinn-r le jou-r où je pourrais me
J'ai riionneut et<?»
.'JD I SC 0 ..si
IXtNsun âge peu avancé, j'ai
ccunu èous les malheurs et
par conséquent presque toutes h$
mais f& pju$
routes vous m'avsz
l'hommage d*\in travail que
!'on pouvoir lui être utile.
Un .peu tard,, pour vous
dont vous avez entendu et
la lecture. Je n'ai pas l'or-
contre
son auteur; mais" j'ose
vous me pardonnerez, Messieurs,
Celui de vous prouver mpa xcle»
QUE t SODÉES
CONSIDÉRÉ $0X18 ÏM8- -.DEUX.
LA nature ne connaît que deu£
loix la production et la destruction»
Tant ce qui tore de ses
(O
CA sorti, L'enfant qui vteflf da
et l'homme qui meuft semblent
h* être qtie de la f enfant n'a?
pas encof t le vieillard n'en a
plus. L'un a oublié da 'sentir v 1" autre
fte l'a pas encore
donc la matière, avant de lui .donner
tin ârae y puisque Celle-ci n'est; que
k miHkit àvs facultés de lfhomm«jy
ct qu'il doit; Hoir comme il a corn*
£n player e2-vous d<s
son moral si vous ne savez pas,
il peut et;
̃ne le <8«ipr«î!' jamais si vous-
id'oû il résulte et comment II. se-
Prenez la nature sur le feltf
mais que là OÙ, elle finit
peuvent"
s'étendre ses facultés 'physiques
connaîtrez bientôt toute
ses facultés morales
Descendez donc dans vous
et vous y trouverez
savoir car
,±8 moyens ? et de même
(4)
physionomie et les mêmes organes
de même aussi elle a imposé à voit
organes, à tous la- nécessité du
trôwics sensations. tL
Tout ce qui vît
observateur et despote: Fins.
tîncK général de tous les êtres. la
curiosité est l'effet du jeu des organes,
l'observation en est le résultat et
le despotisme naiît de,-la nécessaire
yolonti* qu'à chaque individu de
satisfaire ses besoins. £*amour de sot
tst dont la première vertu de l'état
Le nzmt s et te pretnia: vies dc l*érat
bodaL
la s'étend
pas nous
tout ce qui frappe tos *e»s*; le
pomme sux tout ce qui «s«
Daos-rétatde -natu'cey
connaissons .pat- r et ¡1\01_5
social .nous
avf9C4.f9f
notre curiosité s'étend
nous mêmes. Dans la nature noi
sensations sont bornées, à deux effets,
le plaisir et la doukur physiiques;
l'habitude et la mémoire en font
distinguer les accidens. Daus la société
au conteraire f l'habitude ot la mémoire
ont. fait donné
l'expérience d*une pfîrt et
voyance de l'autre et dès-lors là
crainte et l'espérance, les désirs et les
regrets, en augmentant nos dangers,
ou besoins ont étendu îa néces-
sité de nos observatione. Dans Y et A
naturel nous ne sommes despotes
que sur ce, besoins
physiques paxee
Ilott» n'en
Hivilisé nous en ayons bien;
t Ics passions qui en soni !e jfésult»i«#
Rous iiHpirenr le désir de jrégfier sur la
Kolonté des autres et qu«lqUeft)ifl
Kiême » suif celles que la .na(u*e iio:i»i:.
L'hoMme ne porte àtm€ dlfits» la
&1 j« puis
Ku« ces trois la
liassions et ram-but de &oi qui est
en Unique niotcur.
j ta nnîxnt ne .connaît
jéucj; | de même qu'elle îi« eosinatc
(O
̃que' deux' fin?, Ces trois états souJ
terme la naissance la vie et la
hier j aujourd'hui demain «
Il lui ^JaUaie des intermédiaires!
t\U- a créé les. deux sexes. te
est plus fort plus couiràgeit* et plus
actif; la femelle est plus douce plus
usntihU- et plus patente elle «i
tomme îc mîlHeit entre, l'indivicu
pârfaif?, et celuï qui
se rapprochant
des faiblesses de l'un et des passions
âe l'autre, elle est toujours aimablf
comme ]'Infant et quelquefois au.81
faisoBii^bk que
•j| t agis J
four
aussi de

avec
(. Il)
|un
ique .des betoins
les
[ïiommcia'faciiïré de la
('O
V est doubi ée. S'usant
d'autres ils l'ont l'infini.
îéûf langage s'est étendu » leurs .idéal
.se sont aggrandies leurs besoins te|
sont augmentés leur cÉriosité s'est!
accrue et fixée leurs
connu les bases iiivariablèt du -cercKl
Vie: ifc ont ciîculê jtisqifal
kazard «et a la volonté poaiîble dj
aquefi IndWWuf liront prévu craist]
Ils. ottt tel
^b
faibles pour Vhén&xw nmê
(•*)
lus chacun son intérêt
^-rsonncl plus il sent qu'il a besoin
ik se rapprocher 4es plus nombreux
• r|î <îés plus
de son
que de soi
&e eomlhtta avec tout ce ,qiii a vk
icèu| ont le»
r'
Ainsi Mnstinet ,actuel.
fcNis lfcs de sol*
f 1«? «feu»
(•*}
et hommes
Car iï ^y
do la destruction
que'
'«les SI
l'homme porte sa
sur tous les règnes 4de la nature sur
les ce
qu'il'
Dans Teint de
lui suffit: il en
sera, ni bon, ni mauvais, malt ce qu'il
doit être.
Dans l'état de sodété » 11 lui «a
faut une pour' gWàn'eir
(«O
W<29 f qu'il
finit faire 4e l'amour de *ôi.
Qu« et u® &ûk en
4s f$i besoins
i>ttiU\ t*îî î'àmqUt de soi;
volonté
Aui âûttù§ If libre.
SI vous ait l'amour cg
If Ebâffé fle k p;:l& ^vouloir
0u§ îibfc*
n'a brisé
( n )
̃ rai vu qui® les
dc voir ce jmqu'i la profesffoa.de>
lleus peros parce que ceux-ci étaient
trop injusies pour wufftîr qpêih
f tussent une v.o!oAté«
j Je veux: cela,» parce que
| perc Je sais cela mLux que vous
parce quej*ai
[vous êtes trop jeune encore pour
aurez' des efl'fâô» imn
m'oUhî tic. Vota ce 'que 'h6biî
•ait t
(ftf.)
et
en ée bien de
on t»e vetji pat se'
<:rc par
et ne
eu
dure
C*9)
quttont. grandit, chêai eur* é$tm |f
proportion»
̃A*
de la parfaire raison îl n*'ciiiécji^ pg$
ne lui donntcfone que '-de Hféjntjaiîi a dé»-'
vous que
(-le )
si l'ennui <* Te degoftt échauffer*
assez notre sang, pou» que notre
imagination
entendement s'ouvre Alors sous de bien
de renmiî est «oujouirs
lies
tous roppasé de ce qui nous déplaît,
Si donc vowis
avan t qu*il
les cQii'eevptr. Imitez la progression
nature,; Abréger, les siècles,
Mais Ofdre, Qlie le genne
t '.IL,' )
Iakse* lui
1 vdopper ses présente?
I î'occ*Lsi«J'« d'agir
1 act'on favorise'l -l'habitude e ta me-
J moire
votre élevé se. portera
*ur os? que, qu*J1
lui nlors k
server eiswîte Vjout pAi de
le
sur que, vobiï toi
ainsi %it acquerrir.,
si vous le voulez, vous
fourrex sans craindre de J*cmpol-
tonner de préjugés et de
lui présenter'des Idées
et les Jlui fera bien, adopter,
Tant
nature, paJU d<* luij
donner Idijc»,
la natura il
%r 'sa
If est uti âge
mais' où
même. Si vous
ld perdre,
î'éclueafcîon de cet enfant; il né votn
dans
doppcralî
̃
(•̃̃̃̃) 1
manière "A, vous ftst
|^e Iwî aucun 5uneimcn«tî«
cor tMif sent
oifi le
l^ons^ n.aUrez pas
déjÀ
d'e la
S pus mu- k- jptei;
i M)
Ttêêtntet lui ïc$
droits. Maïs commet deux
se touchent choisissez les
lots de la n«iCur^, cCks promi ci es de' la
encore son iiutiocf »
en fnênw tems voua
raison ce que c'est
que rameur de soi en tant qu'indi-
vidu jsoîé il S'en est peut-être défi
du
motos il en a le sentimenr.
Faites-lui envisager ensuite ce que
c*est que ce mêma amour de soi Cà
une que membre, de ta société il veffa
d abord qu'il a droit ^exiger beaucoup;
'mais » par un retour $m
( M }
et, sa icntimtût nmrêtie
il ««tira qu'il lui far moins êwigèè
des antres » âïfti que les 1Wm exigeai
î&oias «le lui.' 1
SI! iras fois formé ce
simple, voilà vojtxt àoinnie s^kçîal
achevé, son
avec celui des attiras et
farticiiîïfjr qîsi rient t«t
«soir le pxa»kr nmg a $ém.
au malntiett de .fiotéfêf
iien cft Vêt .$u&$
la. société est confine une chaîna
Composée
y, a
centre du sicn
les objets de scî affections. De là cet
leur donn,,
« 1rs
«ou* sâcflrtccs
K-s totis avec usure»
ion
§ut Â
gêne lç mouvement
l'use
f*7 1
OuBIFonj; r, si nous pouvons* l*^
ducufon que nous a von 5
ces hommes tioor. nous.
vicn.r tout au des
t;iixcs, ou des nioin^s gui
vœf cousît
de 13 société ^piir fa
ks droits^
P.ans ¡Ci
«culs & qilJ le moyea$
C>* )
étalant rndiffextns pas de»
«.iigné reniée des sciences et <ie«
bdks lettres. Nous leurs devons de
ne pas être tombés sans raour dans
1. s Ténèbres étcmcltè.*
mais leurs tl*éaucatioii
étaient aussi monstretiscs que ï était
fcutT bizarre assemblage,,
Cela n'est pas étonnant, tes moines
s'épient isolés du reste des hommes,
Ils s'isolaient ensuite entre eux .ils
voulaient dans leur sein du peuple,
pour f brille*. Cette subordination
av«ugïe à leur chef, cette abnégation
éternelle d'eux-mêmes, en faveur de
leur ordre, ne pouvaient exister qu e4
accoutumane ds Ironnehtujre leurs 4 te»
r i9 >
I vts, les uns à faire la ]^
la recevoir. Ils .formaient d« suit*,
pour eux, et selon «h», ptfll ÏCUf9
peinc dégrossis ,'pottrv«.q,Ie
quart biïlât. Ils apellaient énu.îuttenV
ce -quï n*est que faïoitfle tt en ^la
c'était bien rinatinct l'ordre qJ
tIs avaient institué des
des Placcs et des prix i ils avaient établi
jet exerces !«. plus leurs
livres moraux étaient des rapsodies âe
platitudes qui balisaient les faibles',
empoisonnaient les forts, et ne ft|!
ïmbécilks tartufe
Airs! les çoPégcs étaient, comme
pépinière où \h
M leurs visâmes.
<3os armés
eut
qu'il ét.jt possible c'a voir
«iriéi^tc dx qtfe
î.s «jfioipt^s
I-.nr renfle a tomber -*$
t .<« )
«, -on
il.ne révolfftion
Que

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