Astolphe et Joconde, ou les Coureurs d'aventures, ballet-pantomime en 2 actes, par M. Aumer,... musique... par M. F. Hérold. (Paris, Académie royale de musique, 29 janvier 1827.)

De
Publié par

Barba (Paris). 1827. In-8° . Pièce.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Publié le : lundi 1 janvier 1827
Lecture(s) : 16
Source : BnF/Gallica
Nombre de pages : 31
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

ASTOLPHE
El 1WW1I,
, " ■- ou
LES COUREURS D'AVENTURES,
BALLE T-PAIfTO MIME ES DEUX ACTES,
PAR M. AUMER ,
MAÎTRlî DKS BALLETS DE L'ACADEUIS ROYALE DK SIUSIQL'K ;
J'epiésenté,pourla première fois,sur le Théâtre Royal de l'Àcadémitf
Royale de Musique, le 29 Janvier 1837 ;
MCSIQUE ARRANGEE ET COMPOSEE PAR M. F. HEROLD;
DÉCORS PAR M. CICÉR1 J
LES COSTt'MES D'APRES LES DESS1SS DE M. H. A.ECOMTK.
{/Og^ A PARIS 5
CHEZ BA11BA, ÉDITEUR,
COUR DES FONTVIMES, K° y;
ET AU MAGASIN DE PIÈCES DE THÉÂTRE ,
DKRBIÈKE LE THEATRE FRANÇAIS, W° Si.
1827.
IMPRIMERIE DE DATID ,
IHJULLVABl fOlSiSAflli&I, J" 6.
PLUSIEURS auteurs ont mis en scène le conte de
La Fontaine; ces essais n'ont pas été heureux. Un
seul, nouvelle preuve du talent dramatique de
M. Etienne, a réuni tous les suffrages.
C'est dans cette source que j'ai puisé; et, si mon
ballet obtient quelque succès, le public rendra
un nouvel hommage au talent de M. Etienne.
A.
%exiouiw.a,qe6. *J\s>ck&wa>.
Le Prince ASTOLPHE MM. ALBERT.
JOCONDE PAUL.
LE BAILLI Atwn.
Maître LEROND, Greffier...'.' SÈURIOT.
LUCAS, Amant de Jeannette FERDINAND.
La Comtesse MATHILDE Mm' ANATOLE.
ÉDILE, son Amie et Maîtresse de Joconde. M"* NOBLET.
JEANNETTE.:::.[.'....'...: ..... M'™' MONTESSÙ.
Maître des Cérémonies M. ROMAIN.
PAGES.
M"M Bertrand a% Ropiquet, Proche, Chavigny, Guichard,
Larcher, Repper ae, Celina.
NOTABLES.
MM. Chatillon, Alerme, Gallois, Gosselin.
Seigneurs et Dames, Villageois et Villageoises, Bohémiens
et Bohémiennes, Ecuyers, Gardes,Valets, Musiciens.
La scène se passe en Provence.
DIVERTISSEMENT DU PREMIER ACTE.
Pas de trois.
M. Coulon.
Mesd. Legallois, Julia.
Pas de quatre.
MM. Albert, Paul.
Mad. Anatole, M"e. Noblet i»e.
Pas de six et finale.
MM. Barrez, Lefebvre.
Mesd. Launer, Bertrand, Lecomte,Noblet v.
Corps de Ballet.
MM. Petit, Elie, Ropiquet, L. Petit, Rivière, Isambert,
Olivier , Desplaces, Lenfant 2% Faucher, Banse ,
Lenfant 1er, Frémole, Gracier, Provost, Bégrand.
Mesd. Naderkor, Gosselin, Beaupré, Lacroix, Ferdinand,
Genevaux, Seuriot 2e, Darmancourt, Campan, Dela-
quil, Aline 2*, Lecomte, Fitzjames, Keppler, Leclerc,
Saulnier.
JEUNES FILLES PRÉTENDANTES A LA ROSE.
Mesd. Joli, Seuriot ire,Kaniel, Bassompierre, Lemonier,
Baudesson, Tomson, Péan, Pueche, Picot, Rouge,
Croiset.
DIVERTISSEMENT DU DEUXIEME ACTE.
Pas de Bohémiens.
M. Simon.
Mad. Elie.
Corps de Ballet.
MM. Petit, Elie, Ropiquet, L. Petit, Rivière, Fauchen
Isambert, Olivier, Desplaces, Lenfant 2e, Banse, Len-
fant i».
VILLAGEOIS.
MM. Guiffard, Grosman, Petjueux, Martin, Cornet, Vin-
cent, Gondouin, Chatillon 2e, Frémole, Callau, Carrez,
Adual.
BOHÉMIENNES.
Mesd. Naderkor, Gosselin, Beaupré,Lacroix, Ferdinand,
Genevaux, Seuriot 2e, Darmancourt, Campan, Dela-
cjuil, Lecomte, Aline 2e.
I VILLAGEOISES.
Mesd. Joli, Seuriot ire, Bassompierre,Kaniel, Lemonnier,
Baudesson, Tomson, Péan, Pueche, Picot, Rouge ,
Croisette.
Pas de six.
MM. Albert, Paul, Ferdinand.
Mesd. Anatole , Noblet ire, Montessu.
&3&<D&&UB 11 JDIM>YÎ:D3.
ou
LES COUREURS D'AVENTURES,
ACTE PREMIER.
DÉCORATION.
Le théâtre représente un un très-riche salon, d'où l'on
voit les jardins du palais.
MATHILDE et Édile, entourées de leur suite,
sont occupées, l'une à distribuer des écharpes
pour les chevaliers, l'autre à terminer le chiffre
d'un médaillon.
Toutes deux expriment le plaisir qu'elles auront
à présenter ces gages de leur amour au prince et
à Joconde.
Un bruit de fanfares se fait entendre, et annonce
l'arrivée du prince.
Des chevaliers, portant des bannières, le de-
vancent et viennent recevoir, des mains de leurs
dames, le prix de la valeur.
Astolphe, suivi de Joconde, se présente aux re-
gards de sa bien-aimée; il la prie, avec grâce, de
vouloir bien accepter, comme un gage de son
8
amour, un riche diadème; Mathilde reçoit son
hommage avec reconnaissance. Cependant, les
charmes et la vivacité d'Edile semblent l'intéresser,
et, en s'approchant d'elle, il demande à Joconde
ia permission de lui offrir un bracelet; sans at-
tendre sa réponse, il le place au bras de la jolie
et coquette Edile.
Joconde éprouve un sentiment de jalousie ;
mais Edile, qui s'en aperçoit, le rassure bientôt,
et lui accorde, pour gage de sa foi et de son amour,
un tendre baiser.
Mathilde, qui craint l'inconstance d'Astolphe,
paraît absorbée dans de tristes réflexions.
Le prince revient auprès de ia comtesse, afin
de ne pas lui donner de soupçons; mais Mathilde
a pénétré le coeur dAstolphe.
Cep<aidant, certaine de la fidélité de son amie,
elle ne fait aucun reproche à son amant, persua-
dée que ce n'est qu'un vain caprice.
Les jeunes filles du village, vêtues de blanc,
viennent apporter le bouquet de fleurs d'orange
et le chapeau de la mariée : elles les présentent à
la comtesse, comme un hommage de leur amour
et de leur reconnaissance; Mathilde, sensible à
leur offrande, reçoit de leurs mains les signes de
son prochain bonheur : le prince invite les che-
valiers et les dames à prendre part à la fête qu'il
desiine à Mathilde.
Les chevaliers et les dames témoignent leurs
félicitations à la comtesse, et un diversissement
s'exécute en son honneur.
9
Joconde, qui a' remarqué, pendant la danse,
les attentions du prince auprès d'Edile, lui fait
des reproches sur sa coquetterie : ne pouvant plys
dissimuler ni modérer sa jalousie, il lui déclare
qu'il faut quitter la cour.
Le pr'nce, voulant entretenir Edile en parti-
culier, congédie les seigneurs et les dames; les
chevaliers donnent la main à chacune de leur
dame , et passent devant le prince et la comtesse,
en les saluant.
Joconde vient prendre congé de Son Alte'sse; et,
saisissant la main d'Edile, il veut l'emmener.
. Astolphe , étonné de la résolution de Joconde ,
s'oppose à son départ, et lui demande la cause de
ce nouveau caprice. Edile lui explique, arec ma-
lice, que Joconde est jaloux, et qu'il veut l'em-
mener loin de la cour. Le prince intercède, et
demande à Joconde de ne point l'abandonner.
Celui-ci, obligé de céder aux instances de *on Al-
tesse , se rend à ses sollicitations.
Edile, au comble de ses voeux, en remercie le
prince, et témoigne à Mathilde combien elle est
heureuse de n'être point obligée de la quitter.
Toutes deux se retirent en faisant mille protes-
tations d'amour à leurs amans.
Joconde ne peut s'empêcher de manifester son
courroux.
Edile, en se retirant, lance des traits malins à
son jaloux.
Lorsqu'elles sont parties, Astolphe félicite Jo-
conde sur son bonheur : celui-ci, étonné des féli-
IO
citations du prince, lui répond qu'il n'est pas plus
heureux que lui, puisqu'il est aimé de Mathilde.
Le prince exprime qu'il craint de ne devoir
l'amour de Mathilde qu'à son obéissance.
Un roi qui soupire est toujours un maître qui
commande. Joconde, reniez le repos et le calme
à mon coeur.
Comment, seigneur?
Vous avez mille moyens de plaire, de séduire;
mettez-les en usage : tout ce que l'amour a de
charme, tout ce que l'amour a de puissance, em«
ployez-les pour vous faire aimer de Mathilde.
Ah! monseigneur, que me proposez-vous ? je
n'oserai jamais.
Le prince le prie, avec instance, d'adhérer à sa
demande. Joconde refuse dans la crainte d'offenser
Mathilde. Le prince le rassure et obtient de lui
qu'il emploiera tous ses moyens pour se faire
aimer.
Joconde accepte; mais c'est à une condition :
Astolphe paraît surpris, et lui demande quelle est
la condition qu'il veut lui imposer.
Edile m'a choisi parmi vingt rivaux, j'en con-
viens; mais monseigneur, j'étais son égal... Si,
dans le monde, il se fût trouvé un souverain,
peut-être..
Quoi ! vous pensez... ?
J'aime assez Edile pour vouloir qu'elle me pré-
fère au premier monarque du monde, et cepen-
dant je tremble qu'elle ne résiste pas à l'éclat
d'une couronne. Astolphe rit des craintes de Jo-
II
conde, et accepte, avec plaisir, la commission
dont il veut bien le charger, se promettant de
profiter de la permission pour se faire aimer
d'Edile et tromper le pauvre Joconde.
Mathilde et Edile, qui ont été témoins de l'en-
tretien et du complot des deux jaloux, se pro-
mettent de faire tourner à leur avantage l'épreuve
de leurs deux inconstans. ( Scène double. )
Après s'être fait des signes d'intelligence, Ma-
thilde dit à Edile d'entrer, et se retire.
Edile paraît au moment où Joconde et le prince
s'embrassent.
Elle les félicite sur leur tendre amitié. Astolphe
s'avance vers elle et lui dit qu'il vient de décider
Joconde à rester à la cour. Edile paraît enchan-
tée, et veut se précipiter dans les bras de son
amant ; mais celui-ci la reçoit avec froideur,
et la quitte avec ironie...
Edile paraît surprise, et tandis qu'Astolphe et
Joconde se font des signes d'intelligence, elle se
promet bien de voir venir le prince.
Astolphe, aussitôt que Joconde s'est éloigné,
s'avance vers Edile qui feint de pleurer; le prince
cherche à la consoler et à essuyer ses larmes. 11
lui demande la cause de son chagrin.
Edile, que l'on a. vu sourire pendant les ques-
tions du prince, se retourne vers lui, se plaint de
la jalousie de Joconde, et, affectant un dépit mar-
qué, jure qu'elle se vengera de ses mauvais trai-
temens. ,
Astolphe est enchanté des dispositions d'Edile,
12
et, pour en profiter, feint de vouloir calmer son
courroux.
Cependant, il semble lui dire ; Vous aimez Jo-
conde , et vous avez reçu ses hommages?
Il est vrai, monseigneur, que j'en étais flattée,
mais mon coeur eàt si peu engagé, qu'il n'a pres-
que jamais cessé d'être libre. •
Serait-il vrai ? quoi vous n'aimez pas Joconde !
Ah ! quelle espérance vous me donnez ! El se pré-
cipitant à ses genoux .-Vous voyez celui qui brûle
d'amour pour vous, celui qui vous préfère à
toutes celles qu'il a rencontrées, qui veut vous
placer au-dessus de toutes vos rivales , vous faire
partager sa fortune ; et qui croit trop peu vous
offrir en mettant une couronne à vos pieds.
Edile ne peut s'empêcher de rire. Cependant
elle affecte d'être surprise de la déclaration du
prince, et lui reproche son .manque de foi pour
Mathilde.
Ah ! ne me parlez pas d'elle; je croyais l'aimer,
je vous ai vue, et vous m'avez subjugué.
Edile semble vouloir cacher un trouble qu'elle
n'éprouve pas. Le prince croit déjà triompher de
la coquette, et plaint le pauvre Joconde. Plus le
prince devient pressant, moins Edile paraît faire
de résistance. Astolphe désire obtenir un aveu ;
Edile s'y refuse d'abord. Il demande une main
qu'il désire presser. Edile paraît vouloir s'éloi-
gner ; le prince l'arrête et la supplie de lui accor-
der sa main : elle ne résiste plus que faiblement

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.