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Au-delà des convenances - La princesse Zoé

De
134 pages

Sur les flots émeraude de la mer de Chine vogue un immense voilier de la marine américaine. Jay Wesolek, son capitaine, voit sa cargaison attaquée par un escadron de la piraterie chinoise. Le bruit des canons résonne. La lutte féroce conduit fatalement au naufrage des deux navires. Seuls survivants, Jay et une jeune Chinoise.


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Willy Christian Ampion

Titre

2014

www.editions-pantheon.fr

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Du même auteur

  • Chronique d’une greffe cardiaque et Phase II d’une greffe cardiaque.
  • La guerre des Fath Tome I : le fléau contre le grand chaman.
  • La guerre des Fath Tome II : l’ultime bataille.

Bienvenue dans l’antre du mal : l’empire du démon Willo

Les Éditions du Panthéon, Paris, 2014

 

Chapitre 1 - le naufrage

Il était un couple d’agriculteurs Xyan Meiling et son mari Huang Jianguo habitant le modeste village de pêcheurs de Weihai, qui mit au monde une jolie petite fille qu’ils prénommèrent Huang Xiaoyu, mais tout le monde finit par l’appeler par Carrie et nul ne sait plus pourquoi.

Quoi qu’il en soit, Carrie était une ravissante jeune fille, qui eut une très belle enfance en compagnie de ses deux amies Tsunade et Ming Shi, amies qui grandirent à ses côtés.

Jusqu’au jour où elle avait comme de coutume parcouru le long quai, où se trouvait amarré le plus grand nombre de navires qui se trouvaient dans les parages, afin de trouver un navire qui s’apprêterait à partir pour la pêche au grand large, et qui accepterait de la prendre à son bord, comme elle le faisait assez fréquemment, étant donné qu’elle était vendeuse de poissons, aussi à chaque fois que le besoin s’en faisait sentir elle s’en allait en mer, afin de pouvoir se ravitailler en poissons frais.

Il y avait bien entendu les habitués, mais parfois quand elle ne pouvait faire autrement, elle embarquait sur des navires dont elle ne connaissait personne.

Elle finit par trouver un navire dont elle connaissait le capitaine et qui avait sous ses ordres un bon nombre de marins.

– Carrie : alors nous sommes bien d’accord sur le prix ?

– Huan Ziao : oui Carrie, nous ferons comme d’habitude.

– Carrie : merci, je savais que je pouvais compter sur toi.

Elle prit place sur le navire, et le bateau mit le cap sur les eaux profondes du large, la pêche se déroulait sans problèmes, jusqu’au jour où ils virent arriver au loin un navire.

– Cong : une voile au loin !

À ces mots le capitaine du navire sortit rapidement de la cale.

– Huan Ziao : où ça ?

– Cong : à bâbord capitaine.

Il sortit alors sa longue-vue, et après avoir mûrement scruté le prétendu navire, étant donné que le pauvre avait quelques problèmes de vue, il s’écria :

– Huan Ziao : c’est un navire de commerce américain !

– Les pêcheurs : ouais !

Ils se mirent tous à bondir sur leurs armes comme s’ils étaient sur le sentier de la guerre, il faut dire que de tout temps les Chinois et les Américains ne s’aimaient pas vraiment d’amour tendre, contrairement à leurs dirigeants qui s’efforçaient d’entretenir des relations cordiales, c’est pourquoi dès qu’ils en avaient l’occasion, l’un ou l’autre camp qui se sentait en position de force par rapport à l’autre, n’hésitait pas à attaquer ce dernier.

– Qiao : enfin un peu de sport !

– Ping : à qui le dis-tu, on commençait à rouiller.

– Huan Ziao : OK les gars on va montrer à ces Américains de quel bois on se chauffe, et surtout pas de quartier !

– Les pêcheurs : ouais !

Il est également important de préciser qu’en ce temps la frontière entre pêcheurs et pirates, pour ne pas dire écumeurs des mers était si mince, qu’il n’était pas rare de voir de paisibles et inoffensifs pêcheurs se faire parfois attaquer à tort en guise de prévention, car comme on dit (il vaut mieux prévenir que guérir).

Mais revenons d’abord quelques années en arrière et voyons cette fois-ci du côté américain, ce qui s’était déroulé dans une période antérieure.

Sur le territoire américain, il vint au monde un charmant petit bébé de sexe masculin, et c’est bien entendu par convenance que je dis ça, car nous savons tous qu’on n’insulte pas les bébés, étant donné qu’ils sont tous beaux, même s’ils louchent, ont un menton trop pointu, ou qu’ils ont le visage entièrement mouillé par leur propre bave dont ils sont si fiers, en vous regardant avec des yeux lubriques, de sales lèvres baveuses tout en prononçant un grand rire, un peu comme s’ils espéraient que cela pourrait les rendre plus attachant à nos yeux.

Bref cet enfant fut nommé Jay, je ne dirai pas qu’il fit le bonheur de ses parents, mais il fit des études dans lesquelles il se montra extrêmement brillant, et sortit avec un diplôme de capitaine à la marine marchande.

Aussitôt son diplôme en poche, et étant le premier de sa promotion, il fut convoqué par le secrétaire aux Finances et au commerce.

– Geoffrey Jones : bonjour jeune homme, il semblerait que vous ayez fait forte impression parmi vos instructeurs, aussi ils m’ont tous conseillé de faire appel à vos services bien que vous ne soyez encore que novice, mais étant désigné par tous comme étant le meilleur pour remplir cette mission, je passerai donc outre votre manque d’expérience, afin de vous confier une mission des plus importante pour notre nation, et j’espère que vous ne me décevrez pas en vous montrant à la hauteur de la réputation dont vos formateurs vous prêtent.

– Jay : vous pourrez toujours compter sur moi, Monsieur, et j’espère que je ne vous décevrai pas.

– Geoffrey Jones : à la bonne heure ! Voilà ce que j’aime entendre, et surtout l’aventure ne doit pas faire peur à un jeune homme vaillant comme vous ?

– Jay : non Monsieur.

– Geoffrey Jones : pour votre premier commandement je compte vous confier le commandement d’un navire, qui aura pour but de livrer à l’empereur de Chine une cargaison d’épices, ainsi que d’un nouvel armement mis au point par nos ingénieurs, vous devez parfaitement comprendre à quel point ce commerce est primordial pour la survie de notre nation, car nos caisses étant presque vides faute d’entrées suffisantes d’argent pour financer nos différentes guerres, nous opposant aussi bien aux Espagnols qu’aux Français, qui n’ont de cesse de nous disputer le contrôle du continent américain, c’est pourquoi nous n’avons d’autre solution que la revente de notre meilleure technologie à notre voisin l’empire de Chine, qui s’avère être l’un de nos voisins avec lequel nous ne sommes pas en guerre, et dont le commerce avec cette nation va largement contribuer à remplir nos coffres, qui sont encore une fois de jour en jour de plus en plus vides, car n’oublions pas qu’il faut payer la solde des soldats, la construction ainsi que les réparations des navires, l’achat à nos industries de canons, poudre à canon et toutes autres choses faisant partie de l’arsenal militaire dont toute armée moderne a besoin.

– Jay : oui je vois que la situation de notre nation est bien plus critique que je le pensais, il serait en effet vain, voire totalement illogique que d’espérer rechercher une solution commerciale auprès de nos ennemis déclarés telles la France et l’Espagne, mais cependant permettez-moi avec tout le respect que je vous dois, de vous signifier que l’empire de Chine n’a jamais été un grand fan de notre nation, aussi qu’est-ce qui dit qu’ils ne se retourneront pas un jour contre nous, et qui plus est avec nos propres armes ?

– Geoffrey Jones : il est vrai que cela constitue un véritable risque, mais nous nous trouvons actuellement dans une situation qui ne nous permet pas de nous passer d’eux, car comme vous l’avez si bien souligné par vous-même, nous ne pouvons commercer avec nos ennemis, et par la grâce de Dieu les États Confédérés d’Amérique finiront tôt ou tard par obtenir une victoire totale sur ses ennemis.

– Jay : Dieu m’est témoin que je ferai tout ce qui m’est possible, afin de mener cette mission à bien.

– Geoffrey Jones : parfait !, tenez voici votre ordre de mission, et bonne chance.

– Jay : merci Monsieur.

Et Jay sortit du bureau du secrétaire aux Finances et au commerce, afin de se rendre à l’arsenal.

– Jay : par ordre du secrétaire aux Finances et au commerce, il me faut un navire de commerce prêt à être appareillé.

– Tony Hokinson : nous avons actuellement deux navires immobilisés faute de fret, tu as donc l’embarras du choix.

– Jay : j’aimerais avoir le plus rapide des deux et si possible j’espère qu’il sera également le plus spacieux des deux.

– Tony Hokinson : tu veux allier vitesse et rentabilité en emportant le plus de marchandises en un seul voyage, dans ce cas je pense que tu as de la chance, étant donné que l’un des deux navires est le « King of England ».

– Jay : en combien de temps pourrais-tu me l’affréter, car le temps m’est compté pour effectuer cette mission, qui est des plus impérative.

– Tony Hokinson : dans quarante-huit heures tu pourras quitter le port aux commandes de ton navire, peut-être en moins de temps, tout dépendra du volume de ta cargaison.

– Jay : OK, mais pendant que tu y es trouve-moi également un bon équipage de professionnels, qui savent tenir leur langue et surtout qui ne soient pas de la racaille.

– Tony Hokinson : tu sais bien que trouver un équipage totalement clean relève du miracle, mais je ferai tout pour te trouver un équipage constitué des moins brutes.

– Jay : OK je passerai voir là où vous en serez au niveau des préparatifs, pour l’instant je vais voir le chargé des livraisons de l’état, afin qu’il ordonne qu’on te livre au plus vite la marchandise.

– Tony Hokinson : OK on fait comme ça pendant ce temps je prépare les hommes qui vont s’en charger.

– Jay : tchao !

– Tony Hokinson : tchao !

Jay se rendit donc auprès du chargé des livraisons de l’état John Howard.

– Jay : bonjour Monsieur Howard, comment allez-vous ce matin ?

– John Howard : parfaitement bien Jay, et toi que me vaut ta visite ?

– Jay : ça va !, en fait je suis venu vous demander de procéder à la livraison de marchandises à l’arsenal par ordre du secrétaire aux Finances et au Commerce, tenez voici l’ordre de mission.

Après avoir pris connaissance du document.

– John Howard : OK ! je te prépare tout ça et j’ordonnerai à ce que tout te soit livré au plus vite.

– Jay : merci.

– John Howard : je te ferai prévenir une fois que ce sera fait de mon côté, ainsi tu n’auras plus qu’à gérer la supervision au niveau de l’arsenal.

– Jay : merci c’est extrêmement gentil de votre part.

– John Howard : mais que ne ferais-je pas pour que la première fois de mon petit préféré soit un succès qu’il ne sera pas près d’oublier ?

– Jay : oui, et je compte bien vous faire honneur Monsieur.

– John Howard : j’espère bien mon garçon, j’espère bien.

C’est ainsi que Jay faisait deux jours après route en direction de la Chine impériale, jusqu’au jour où :

– Mousse : un navire à l’horizon sur tribord Capitaine !

– Jay : quel type de navire est-ce ?

– Mousse : il semblerait que ce soit un navire de pêche chinois Capitaine !

– Jay : OK dans ce cas poursuivons notre route sans nous soucier d’eux.

– Mousse : bien Capitaine.

Quelques minutes plus tard, Mousse poussa un autre cri :

– Mousse : un navire en approche !

Jay sortit précipitamment de sa cabine.

– Jay : encore un autre navire ?

– Mousse : non Capitaine, il semblerait que ce soit toujours le même qui se dirige vers nous.

– Jay : il se dirige vers nous ?

– Mousse : oui Capitaine, comme vous pouvez le voir, non seulement il se rapproche, mais quelles que soient nos manœuvres, tout nous laisse à croire qu’il cherche à rentrer en contact avec nous.

– Jay : voyons ça.

Jay prit sa longue-vue et vit dans la lorgnette le visage d’un Chinois qui le regardait également avec sa longue-vue, tout en brandissant ainsi que tous les hommes qui se trouvaient derrière lui passablement excités leurs épées et armes de poing.

– Delnison : qu’allons-nous faire Monsieur ?

– Jay : il va falloir les distancer et si ceci s’avère ne pas être possible, notre navire n’étant pas un vaisseau de guerre, je compte plus sur le volume de notre navire par rapport à celui de nos adversaires, que sur notre seule puissance de feu pour faire la différence.

– Delnison : vous voulez dire l’éperonner ?

– Jay : uniquement en dernier recours mon ami, s’ils ne nous en laissent pas le choix.

Jay regarda de nouveau le navire de pêcheurs, qui était à présent plus proche, et quelle ne fut pas sa surprise de se rendre compte que ce dernier était également pourvu de canons en nombre suffisant pour non seulement lui tenir tête, mais également pour le couler.

Ils se livrèrent un combat sans merci, qui se solda par des dégâts si importants des deux côtés, que les deux navires finirent par couler.

Au lendemain de la bataille, sur une île au sable d’une blancheur éclatante et d’une finesse tel le sel, au milieu des débris parsemés de-ci de-là, on pouvait distinguer deux corps inertes, il s’agissait de ceux du capitaine américain, ainsi que de Carrie Huang qui se trouvait à bord du navire pirate, c’était d’ailleurs les deux seuls rescapés du naufrage.

Ils se réveillèrent dans un habitat allongé chacun sur un lit, les deux lits étant côte à côte uniquement distant d’un mètre, c’est alors qu’ils réalisèrent qu’ils n’étaient ni sur un navire faute de tangage, ni sur une plage quelconque, mais bel et bien dans un logis, et bien que dévêtus, ils étaient bien au chaud sous d’épaisses couvertures, ils se regardèrent aussi étonné l’un que l’autre de la situation dans laquelle ils se trouvaient, en se posant mille et une questions dont on pouvait deviner certaines qu’ils ne prononçaient pas, si ce n’est que par le regard.

– Carrie : mais que faisons-nous ici ?

– Jay : je n’en sais pas plus que vous.

– Carrie : vous comprenez ce que je dis ?

– Jay : oui car j’ai étudié le mandarin durant mes études.

– Carrie : ceci ne nous dit toujours pas ce que nous faisons ici, et surtout dans cet accoutrement.

– Jay : oui surtout dans cet accoutrement.

C’est alors qu’une voix se fit entendre, il s’agissait de la voix d’une femme :

– Ah Shun : vous n’avez aucune raison de céder à la panique, tout va bien car vous êtes à présent en parfaite sécurité.

– Jay : et serait-il possible de savoir où nous nous trouvons exactement ?

– Ah Shun : vous êtes sur l’île de Freetéya, mais n’ayez crainte, car comme je vous l’ai déjà dit, vous êtes ici en parfaite sécurité.

– Carrie : ah si nous sommes à Freetéya dans ce cas je n’ai rien à craindre, je suis sauvée.

– Jay : vous voulez dire que nous n’avons rien à craindre et que nous sommes sauvés ?

– Carrie : non moi, pas vous car ici nous sommes du côté chinois, et vous en tant qu’Américain, je ne vous garantis pas que vous ne risquez pas de succomber à la vindicte populaire.

– Jay : succomber à la vindicte populaire, comment ça ?

– Carrie : ben oui vous êtes américain, nous sommes chinois, jusqu’à preuve du contraire cette île est chinoise, et vous ainsi que votre navire avez fait des victimes chinoises, alors d’après vous que pensez-vous qu’il va vous arriver ?

– Jay : heu !, mais je n’y suis pour rien c’est vous qui nous avez attaqués, nous n’avons fait que nous défendre.

– Carrie : eh bien il ne fallait pas !

– Jay : (consterné devant tant de mauvaise foi), quoi ?

– Ah Shun : allons rassurez-vous, sur Freetéya nous avons pour coutume d’offrir l’hospitalité à tout le monde et ceci quelles que soient les origines de la personne...

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