Annales de l'Institut Pasteur

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ANNALES
DE L'INSTITUT PASTEUR
Sceaux.

Imprimerie Charaire.
ANNALES
DE L'INSTITUT PASTEUR
(JUUllNAL DE MICROBIOLOGIE)
FONDEES SOUS LE PATRONAGE DE
PAR
Wl.
PASTEUR
E.
DUGLAUX
DE
COMITÉ
REDACTION
:
MM.
D^
D''
CALMETTE
(A.), directeur de l'Institut Pasteur de Lille;
D' E' D'
D'-
GHANTEMESSE, professeur à la Faculté de médecine. LAVERaN, iiienibre de l'Institut de France L. MARTIN, directeur du service de Sérothérapie; METCHNIKOFF, sous-directeur de l'Institut Pasteur:
;
D'
ROUX, directeur du l'Institut Pasteur; VAILLARD, membre de l'Académie de
médecine.
TOME VINGT-QUATRIEME
1910
AVEC DIX-SEPT PLANCHES
PARIS MASSON ET Gie, ÉDITEURS
LIRUAIRES DE l'aCADÉMIE DE iMÉDEClNE
120, BOULEVARD SAIM-GERMAIN (6«)
24«e
ANNKE
.TANVIEa 1010.

i
ANNALES
DE
L'INSTITUT PASTEUR
Applications au diagnostic de la Sporotrichose et de FActinomycose. — Les coagglutinations
et cofîxations mycosiques.
Par mm.
F.
WIDAL,
P.
ABRAMI,
ET A.
E.
JOLTRAIN, ET. BRISSAUD
WEILL.
L'étude de plusieurs malades, atteints de diverses mycoses
en évolution, a permis à deux d'entre nous (1) d'établir qu'au cours de ces affections, le sérum sanguin acquiert des propriétés
analogues à
celles
que déterminent
les infections
bactériennes.
servir de base
Nous avons montré que ces propriétés pouvaient à un sérodiagnostic des maladies à champignons.
I ...
Publié le : mardi 11 janvier 2011
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ANNALES
DE L'INSTITUT PASTEURSceaux. — Imprimerie Charaire.ANNALES
PASTEURDE L'INSTITUT
(JUUllNAL DE MICROBIOLOGIE)
FONDEES LE PATRONAGE DE Wl. PASTEURSOUS
PAR
E. DUGLAUX
:COMITÉ DE REDACTION
l'Institut Pasteur de Lille;MM. D^ CALMETTE (A.), directeur de
D'' GHANTEMESSE, professeur à la Faculté de médecine.
iiienibre l'Institut FranceD' LAVERaN, de de ;
E' L. MARTIN, directeur du service de Sérothérapie;
D' METCHNIKOFF, sous-directeur de l'Institut Pasteur:
D'- ROUX, directeur du l'Institut Pasteur;
D' VAILLARD, membre de l'Académie de médecine.
TOME VINGT-QUATRIEME
1910
AVEC DIX-SEPT PLANCHES
PARIS
Gie,MASSON ET ÉDITEURS
LIRUAIRES DE l'aCADÉMIE DE iMÉDEClNE
BOULEVARD120, SAIM-GERMAIN (6«)24«e ANNKE .TANVIEa 1010. N» i
ANNALES
DE
L'INSTITUT PASTEUR
Applicationsaudiagnosticde laSporotrichose et
—de FActinomycose. Les coagglutinations
et cofîxations mycosiques.
Par mm. F. WIDAL, P. ABRAMI, E. JOLTRAIN, ET. BRISSAUD
ET A. WEILL.
L'étude de plusieurs malades, atteints de diverses mycoses
en évolution, permis à deux d'entre nous d'établir qu'aua (1)
propriétéscours de ces affections, le sérum sanguin acquiert des
bactériennes.analogues à celles que déterminent les infections
propriétés pouvaient servir de baseNous avons montré que ces
sérodiagnostic des maladies à champignons.à un
I. Sporotrichose.
Nos recherches ont porté tout d'abord sur le sérum d'un
donthomme atteint de sporotrichose gommeuse disséminée,
détails société médicale desl'observation a été rapportée en à la
hôpitaux (2).
avons pu, dans le sérum de ce malade, déceler un pou-Nous
voir agglutinant et un pouvoir anticomplémentairetrèsénergiques
Abrami, Sérodiagnostic de la sporotrichose par la sporo-(1) F. WiDAL et P.
deagglutination. La coagglutination mycosique et son application au diagnostic
l'ac{Bull. Soc. hôp., 19 juin 1908, 947.)tinomycose. La réaction de fixation. méd. p.
F. WiDAL et A. Weill, Sporotrichose gommeuse disséminée à noyaux très(2)
confluents. {Bull. Soc. méd. hôp., 19 juin 1908, p. 944.)
1L'INSTITUT PASTEURANNALES DE2
Beurmanni. Mêmes constatationsl'égard du sporotrichumà
ensuite par divers auteurs et par nous-mêmesont été faites
cettenombreux sujets atteints de mycose, dont les tra-sur de
et Gougerot ont montréMM. de Beurmann la fré-vaux de
quence.
SPOROAGGLUTINATION
le phénomène de l'agglutination n'est pas spécialOn sait que
infections microbiennes et qu'on le retrouve chez les ani-aux
certains charo.pignons.vaccinés contre M. Rogermaux (1)
déjà, que le sérum des animauxmontré, il a longtemps vacci-a y
albicans acquiert la propriété d'agglutinernés contre l'oïdium
spéciale ce parasite. Les recherches sont restéesd'une façon
limitées au sérum des animaux vaccinés et jusqu'ici on n'a pas,
procédés techniquesà notre connaissance, donné de permettant
certitude des propriétés spéciales sérumde reconnaître avec au de
atteint de mycose en évolution, ni cherché à édifierl'homme
sur leur étude une méthode de diagnostic.
— recherche de réactionTechnique. La la agglutinante
nécessite l'emploi d'une techniquesporotrichosique un peu
champignon n'a pas, en effet, la simplicité m.orpho-spéciale. Un
logique d'une bactérie. Le sporotrichum^ en particulier, présente,
aux différents stades de son évolution, et suivant la
composiculture, des aspects fort divers. iltion du milieu de Tantôt se
constitué par des filaments mycéliens, plus oumontre surtout
m,oins allongés, fragmentés ou enchevêtrés; tantôt, à ce
mycélium s'ajoutent des spores en grande abondance. Or, en
étudiant l'action exercée, in vitro., par le sérum de notre malade sur
divers élém.ents du parasite, nous avons pu nous convaincreles
cette action ne se manifeste pas sur tous également. Dansque
une éro.ulsion renfermant à la fois du mycélium et des spores, et
m,ontre effetadditionnée du sérum du malade, le microscope en
les fragm.ents, ni les réseaux mycéliens ne sont influen-que ni
Par contre, entre les mailles de ces réseaux, les spores,cés.
d'abord libres, sem.blent chercher à se réunir, se groupent, et
constituent desfinalement am.as plus ou moins volumineux.
représentent donc agglutinahlesLes spores les éléments du
parasite. Aussi, pour observer cette « sporoagglutination » en toute
Roger, Modifications du sérum chez les animaux vaccinés contre Voïdium(1)
albicans. de Biol., 4 juillet 1896.Soc.

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