Laisse-nous bâtir une Afrique debout de Benjamin Matip

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Le roman de Benjamin Matip "Laisse-nous bâtir une Afrique debout" frappe d'abord par la langue des paysans de Nko-Njock, imagée et qui suit un rythme africain. Empreinte d'oralité, elle est une défense et une illustration de la culture africaine. Benjamin Matip, auteur camerounais contemporain, fait de cette langue décapante un instrument au service d'un réalisme criard, objet de la satire virulente de l'Afrique meurtrie.
Publié le : dimanche 1 janvier 2012
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EAN13 : 9782296478220
Nombre de pages : 76
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LAISSE-NOUS BÂTIR UNE AFRIQUE DEBOUTDE BENJAMIN MATIP Une épopée populaire
© L’Harmattan, 2011 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.f ISBN : 978-2-296-55927-1 EAN : 9782296559271
Camille DAMEGO-MANDEULAISSE-NOUS BÂTIR UNE AFRIQUE DEBOUTDE BENJAMIN MATIP Une épopée populaire
Critiques Littéraires Collection dirigée par Maguy Albet Dernières parutions Bogdan GHITA,Eugène Ionesco, un chemin entre deux langues, deux littératures,2011. Debroah M. HESS,: mythe, parabole et complexitéMaryse Condé , 2011. Armelle LACAILLE-LEFEBVRE,La Poésie dansA la Recherche du Temps Perdude Marcel Proust, 2011. Vera CASTIGLIONE,Emile Verhaeren, Modernisme et identité générique dans l’œuvre poétique, 2011. Jean-Pierre FOURNIER,Charles Baudelaire. Quand le poème rit et sourit, 2011.Jean Léonard NGUEMA ONDO,Le roman initiatique gabonais, 2011. Chantal LAPEYRE-DESMAISON,Résonances du réel. De Balzac à Pascal Quignard, 2011. Saloua BEN ABDA,Figure de l’altérité. Analyse des figures de l’altérité dans des romans arabes et francophones contemporains, 2011. Sylvie FREYERMUTH,Jean Rouaud et l'écriture « les yeux clos ». De la mémoire engagée à la mémoire incarnée, 2011. François HARVEY,Alain Robbe-Grillet : le nouveau roman composite. Intergénéricité et intermédialité, 2011. e Brigitte FOULON,siècle. Voir et décrireLa Poésie andalouse du XI le paysage, 2011. Jean-Joseph HORVATH,La Famille et Dieu dans l’œuvre romanesque et théâtrale de Jean Giraudoux, 2011. Haiqing LIU,André Malraux.De l’imaginaire de l’art à l’imaginaire de l’écriture,2011. Fabrice SCHURMANS,Michel de Guelderode. Un tragique de l’identité, 2011. Connie Ho-yee KWONG,Du langage au silence, 2011.
Au terme de ce travail, je voudrais remercier chaleureusement Maître B. MATIP qui a accordé une attention appuyée à mon manuscrit et qui m’a incité vivement à le publier. Je voudrai également remercier les étudiants de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Bangui. Leurs observations judicieuses et leurs réactions critiques au cours des échanges fructueux ont contribué avec bonheur à l’élaboration de cette modeste œuvre. En dépit d’erreurs et d’imperfections, notre souci est de participer à un dévoilement aussi objectif que critique de la réalité africaine actuelle en proie à ses contradictions. Il fallait manifester une aspiration irrépressible de l’homme à la liberté, à la justice et à l’égalité, une soif inextinguible de démocratie, fût-elle utopique ou mythique. A n’en pas douter, l’ambition est belle et exaltante. Toutefois l’indulgence est sollicitée si cette modeste contribution paraît pécher par quelques insuffisances et maladresses.
INTRODUCTION Le titre de ce romanLaisse-nous bâtir une Afrique deboutrésonne à la fois comme un cri de révolte et de défi. En effet, il est symptomatique d’un ordre de fait. A la vérité, il permet un arrachement à la mort. Au fait, l’intitulé de ce roman clôt un long monologue qui se révèle être une méditation philosophique, à la manière de Bossuet ou Pascal, sur la toute-puissance de la mort face à la fragilité et à la précarité de la vie humaine. Cet hymne à la mort correspond parfaitement à son titre initial,Le jugement suprême,adapté au théâtre, joué en 1961 sous l’égide du centre culturel français. L’impératif, qui consacre le titre de ce roman, mode psychologique très fort, implique une tension particulière de l’esprit. Il manifeste tout ensemble une forme de révolte impuissante et d’angoisse. Mais aussi, il sous-entend une volonté implacable, une sorte d’effort surhumain afin de participer à une œuvre salutaire. Ce sursis que Bissek implore à sa mort lui permettra-t-il de réhabiliter cette Afrique nouvelle, forte, digne, prospère, indépendante ? En effet, seul le titre, métaphorique à souhait, suffit à imprimer au texte une orientation volontaire et dynamique. Du reste, tout se passe comme si l’Afrique, comme le révèle par antithèse, dans la perspective du futur immédiat, l’adverbedebout,était prostrée, faible, humiliée, pauvre, spoliée. Elle serait le lot de la misère et de la pauvreté. En d’autres termes, il faudrait revendiquer une Afriquedebout c’est-à-dire une Afrique puissante et prospère : vision apocalyptique s’il en fut. Comment donc tenir cette gageure dans un contexte politique, économique, social, national et international critique, particulièrement difficile et fluctuant ? En effet des conflits d’influence déchirent, embrasent le monde. La conjoncture économique est inquiétante avec la dégradation continue des termes de l’échange. La récurrence de
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