Guide de la littérature au lycée

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Le guide la littérature au lycée est un ouvrage d'enseignement et d'apprentissage conçu pour les enseignants et les élèves de lycée. Chacun des 27 chapitres de l'ouvrage comporte un ou plusieurs textes de référence avec questions, une synthèse détaillée sur le concept clé de littérature, un sujet de dissertation sous forme de plan et des citations soigneusement sélectionnées.
Publié le : lundi 1 juin 2009
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EAN13 : 9782296231764
Nombre de pages : 273
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Un Groupe de Professeurs
Conception et coordination
Roger KAFFO FOKOU
Contributions de:
Roger KAFFO FOKOU, PLEG
Robert FOTSING, Chargé de cours, Université de Dschang
Jacques Mathurin TALA TATSOP, PLEG, IPP de Français
Claude DOKAM, PLEG, IPP de Français
Jean NANHOU, PLEG
Stéphanie TIENTCHEU, PLEG
Maurice TSOTSOP, PLEG
Joséphine Chantal NGOTCHUENG, PLEG
Jean-Jacques TCHAGNA, PLEG
Migué PATIPA, PLEG
Philippe TCHINDA, PLEG
DEUTCHOUA, PLEGPREFACE
Parcourslittéraire , un guidepratique desétudes littéraires de
plus?Onpourrait se le demander.Cemanueltrouve sonorigine dans
le fait que l’enseignement de la littérature quisefaitdans des
contextespédagogiques les plus variésetles plus disparates est aussi
confrontéà des situationsderéception diverses.L’objectif est icide
doter élèvesetenseignantsd’uninstrument de travail pratique quise
propose de mettre àladisposition de la chaîne
"enseignementapprentissage" un ensemble de démarches méthodologiques appuyées
surdes exemples concrets d’application.
En effet, sa démarchesimple, ses analyses et ses éclairages sur
certaines notions-clés ainsique sestextesderéférence minutieusement
choisis visent àfamiliariser lesutilisateurs avec des textes provenant
d’horizonslittéraires divers et surtout avec différentes méthodes
d’approche destexteslittéraires toutenles entraînant dans l’univers
des différentsgenres littéraires. C’estenréalité dans la perspective
d’une stimulationetdanslesoucid’une créationdes conditions d’une
émulationnouvelleque s’inscritleprojet littéraire que ce guide
illustre.Sivaste estleprojet littéraire et diverses lesapproches
possiblesque de nouveauxchampsthéoriquesseconstruisenten
permanence.Cet ouvragen’estdoncpas un modèleformaliséou
normatif des systèmes littéraires, encore moinsuncode d’organisation
des théorieslittéraires. En tantque production de praticiens de la
littérature et de pédagogues,ilseveutavant tout pédagogique. Il l’est
de parses intentions et sesorigines.
La mise àladispositiondes enseignantsetdes élèvesd’unprojet
littérairecomme celui-cidevraits’inscriredanslecontexte de gestion
et de réalisationdes projetsque l’on définit souvent en fonctionde
l’objet àréaliser et de l’objectif àatteindre. La tâche consisteà se
laisserconquérir parcet universenivrantenprivilégiantl’interaction
avec des notions aussidifférentes et nouvellesles unes que lesautres
tout en intégrantdepar leurclairvoyancedes actions alternatives qui
consoliderontlaréussite du projet .Ainsicompris,excellent entraînement pour pédagogueset
apprenants, le Parcourslittéraire pourra deveniruninstrument
efficace d’"enseignement-apprentissage" de la littérature.Pour tout
dire,lavoie… l’itinéraire…àsuivre.
Catherine ABENA
Secrétaired’Etatauprès du Ministre
DesEnseignement Secondaires
8AVANT-PROPOS
«Qu’est-ce qui donne la vieausigne?C’est dans l’utilisation
qu’il vit. A-t-illesouffle vivantenlui?Oul’utilisationest-elle son
souffle? »,sedemande Ludwig Wittgenstein.Onconnaîtsacélèbre
réponse : «les mots n’ont pas de signification, ils n’ontque des
usages.»
Lorsque Wittgenstein parle du signe,dumot,ilfaut nécessairement
allerau-delà de l’usage du motdans la phrasepour embrasser l’usage
de la phrase dans dessituations concrètes, dessituations d’action.
D’ailleurs,un« mot» est aussi bien un énoncécomplet,delongueur
variable. Et Wittgenstein précise : «Pose-toilaquestion:à quelle
occasion,dans quelbut disons-nous cela?Quelles façons d’agir
accompagnent ces mots…Dans quellesscènes sont-ils utilisés et
pourquoi ?» .
On l’a déjà compris:unénoncé, un «mot»est un acte de parole
qui s’insère dans un contexte (situationdeparoledonc d’action
puisque parler c’estagir),contexte quisurdéterminesasignification.
Cette approche nous fait penser àl’analyse deschampslittéraires de
Pierre Bourdieu,champsdans lesquels touteproduction littéraire
devientunactedeparole, une prise de position qui tientcomptede
l’état(passé,actuel) du champ, et desvisées(ambitions) de l’acteur
(artiste)aumomentdel’énonciation. Vu sous cetangle,l’énoncé est
inséparable de l’énonciation.
Quel intérêtcerappelthéorique un peusommaire a-t-il pourl’étude
ou l’enseignementdelalittérature? Considérons l’approche avec
laquelle nous avons l’habitude d’enseignerlalittérature et d’en
évaluer la compétence dans nos lycées.
Nous avons quelquesœuvresauprogramme,engénéral deux, trois
au maximumpar niveau aujourd’hui. Et toutel’année nous nous
concentrons surl’étude de ces œuvres,avecl’ambitionlouable de les
faire comprendrelemieuxpossible parnos élèves.Hier, il nous était
permis de lesévaluer surces œuvres.Aujourd’hui,onnous demande
d’évaluerleurcompétenceenlittérature de façongénérale.Notre
approche pédagogique devientdecefaitdoublementhandicapante.
Premièrement,nousnous évertuons àamener nos élèves à
comprendredes œuvres singulièresalors qu’elles doiventserviravant
tout de corpus pour mieuxcomprendrelephénomène littéraire globaldans ses diverses manifestations (genres, écoles,courants,
tendances…).Ils’agitlàd’une inversiondeperspective.
Deuxièmement,nousévaluons la plupart du tempsceque nous
n’avons pasenseigné.Nousavons enseigné uneœuvre particulière et
nousévaluonslacompétencedel’élève surlephénomène littéraire
dans sa globalité.
Atitre d’exemple, si nous proposons ànos élèves d’apprécier
l’affirmationsuivantedeR.-M. Albères : «Ilnes’agitplusde
commenter, ni surtout d’expliquerununivers romanesque créé àcet
effet,maisdelelivrerà l’étatbrut, vu par un homme quin’a aucune
opinion ni aucunethèse politique ou sociale. »,noussommes
supposés avoirdiscuté avec euxduconceptduhéros non pasdansune
œuvreparticulièremaisdans sonévolutionhistorique.Sinon,
comment pourra-t-il apprécier ?
L’avantagequ’il ya àprocéderdelasorte,c’est que chaque mot
(énoncé)peutêtreinsérédanslecontextedeson énonciationetainsi
retrouver la force de l’actedeparolequ’il n’ajamaiscessé d’être .
Lorsque AndréBretondit que «Labeautésera convulsive ou ne sera
pas.»,ilnoussuffitdenous poserles questions de Wittgenstein: à
quelle occasion, dans quelbut a-t-il ditcela? Quelles façons d’agir
accompagnent (ouprécèdent) ces mots…Dansquellesscènes sont-ils
utilisés et pourquoi ? Il nousapparaîtra,sinouspouvons répondreà
ces questions, queBretonprend positioncontre toutelaconception
esthétique occidentale telle qu’elle existe jusqu’à sonépoque, et en
faveur d’uneconceptionnouvellequi intègre l’apport des arts
dits «primitifs»;ilaccomplit un acte de parole qui est un acte de
ruptureetdepositionnement. Bien sûrl’onpeuttoujoursessayer de
comprendrecet énoncédans l’absolu, mais il estprobablequ’alorssi
on le comprend, ce seraautrementque ce qu’ilavait signifiéà
l’énonciation. Et cettenouvelle signification, pour utile qu’elle puisse
être,seradéconnectée de l’évolutionréelle du phénomèneque l’on
cherchaità appréhender.
Le champlittéraireglobalà traverslequel nous devons guidernos
élèves estdonc avanttout un contexte quicomporte desproblèmes
variésetrécurrents:qu’est-cequ’écrire?Comment doit-on s’y
prendre? Pourquoi écrit-on? Pour qui?Etc.A cesinterrogations ,
chaque époque aproposé ses solutions;à chaque époque,chaque
écrivaina tentéd’y apporterquelquesréponses. Et cesréponses
10portent la marque de la vision du monde de ces époques.Pour les
comprendre, il n’ya rien de mieuxque de retrouverles questions qui
lesont suscitées (nedisons-nous pas problématiser le sujet?); pour les
apprécier, il suffitdeles replacerdans le contextedel’époque d’une
part, et danslecontexte global d’autre part.Ils’agitlàdetout un
parcours:« le parcourslittéraire ». Commenty guider quelqu’un si on
ne le maîtrisepas soi-même?Comment espérer quequelqu’un s’y
retrouvesionnelui en donne la carte ?
Voilà pourquoi nous avons vouluécrirecemanuel que nous
voulonsunguide pratique des études littéraires.L’onytrouvera une
démarchesimple: des textes de référence minutieusementchoisis
pour aiderchaqueutilisateur àsefaire uneopinion personnellesur les
questions examinées et ainsiéchapperaux pièges des prêts-à-penser;
une analyse succinctedes différents problèmes que pose chacune des
notions, chacune des écoles, tendances, chacundes courants
approchés ici; un ensemble de points de vue variés d’écrivains de
renom surchaque question; l’analyse sous la formed’unplande
dissertationd’undeces pointsdevue parquestion.
Ceci estàpeine une ébauche: justedequoistimulerceuxdenos
collèguesqui commenouspensent qu’onnepeutenseignerque ce que
l’onest,etqu’on n’estque ce que l’on aappris;juste de quoi susciter
et stimuler la curiosité de la poignéedenos élèves qui s’intéressent
encore au savoir et nonaux diplômes, parcequ’intuitivement sans
douteils comprennent quelesavoirest le seulvéritable pouvoir.
Pour mettreensemble le menu que nous vous proposons ici, nous
avons consulté de nombreux auteursderéférence et leur avons
beaucoup emprunté. Comment aurait-ilpuenêtre autrement?Ils’agit
icimoins d’inventer que de faciliter. Là où il nous aété possible de
citer, nous n’avons pashésitéà le faire;quand celanel’a pasété ,
nous avons résumé,reformulé.Aces vieuxmaîtres, nous devons une
fièrechandelle.C’est pourquoi nousvous renvoyons àeux pour plus
de précision.A une époque où on lit de moinsenmoins et où la toile
devientdeplusenpluslabibliothèque de proximité,nous souhaitons
que ce guide vous serve de carnetd’adresses au cas où vous vous
décidezàvousmettreenrouteundeces jours !
Roger KAFFO FOKOU
11Chapitre1
L’ART
«L’art est-il utile? Oui. Pourquoi ?Parcequ’il est l’art. »:
Baudelaire
Texte1 :Qu’est-cedoncque l’art?
Art: Qu’est-cedoncque l’art?sij’ose m’exprimer ainsi.
«Activité C’est peut-êtreledomaine de la pensée incarnée. C’est
parlaquelle peut-être le lieu d’électiondelapensée deshommeset
l’homme , de leur libertécréatrice. C’est sans doute–aufur et à
pour unefin mesure que Dieu succombe –lemoyen immémorial
désintéressée qu’ont leshommesd’entrerdansune sortedejungle
et idéale, sauvage et ordonnée, raisonnéeetirraisonnée, où la
reproduitou pensée vientsehasarderetsedébrider, se répandre,
stylisecequi s’exhausser, oser n’importe quoin’importe où, àla
est dans la recherche de sonavatarperpétuellement àrefaire, et
nature ou surlequell’homme avidedes’élargir et de
même crée s’approfondirviendrabuter ou s’épanouir. L’art, c’est
ce qui n’y peut-être un moyen de connaissancequi ne peut pas
est pas. » être forgépar le progrès.Onnevapas plus loin en art.
H. Bénac On ne va pasplushaut. […]L’art,c’est peut-être un
acte de communicationsifortqu’il élargitles**
possibilitésdelapenséehumaine,larendapteà
Expression pénétrer le ferleplusdur de la réalité,larend
d'un idéal consciente de seslabyrinthesà l’infini, luipermet àla
esthétique fois l’évasioncréatrice, et la fusion avec la réalité dans
pardes ses méandres .
œuvres HélèneParmelin , L’Artetlarose
humaines
Texte2 :L’art est-il un jeu?voulant
Nombreuxsont ceuxpour quil’art n’est qu’undonnerle
jeu, supérieur, certes, mais un jeu, un amusement ;sentiment du
nombreuxsont ceuxqui ne le révèrentque parbeau
conformisme et avec un secretméprispour son
**
«inutilité ». Certains ne sont pas loin de le considérer
commeunluxe.Ensemble
Pourtant l’art est une fonctionessentielle dedesœuvres
esthétiques l’homme,indispensable àl’individu commeaux
sociétés et quis’est imposéà euxcomme un besoin dèsreprésenta
lesoriginespréhistoriques. L’artetl’homme sonttivesd'une
indissociables. Pasd’art sans homme mais peut-êtrecivilisation,
égalementpas d’homme sans art.
13 René Huyghed'un pays , Question surles textes :
d’une
époque, d’un 1. Avotre avis, dans quelbut H. Parmelin
courantou choisit-elledepréférencelamodalité de
d’un l’incertitude dans ce texte?
créateur 1. Dans quelle mesure peut-ondire que
particuliers l’artest une fonctionessentielle de
l’homme ?
2. Quellesrelations peut-onétablir entre
l’homme et l’artd’une part (texte2),
l’homme,l’art et Dieu d’autre part
(texte1)?
I-GENERALITES SURL’ART
La notiond’art renvoied’une part à:
• un ensemble de connaissances, de techniques
nécessairespour maîtriser unepratique donnée, une
profession,une activitéhumaine ;
• une manièredefaire unechose selon certaines règles ;
• l’habilité,lesavoir-faire,letalent ;
D’autrepartà:
• l’œuvredel’homme paropposition àlanaturequi est
l’œuvredivine: l’artiste est assimilé àDieu, il est appelé
démiurge, mais seulDieucréeà partir de rien , ex-nihilo (cf.
«Aucommencement il n’yavait rien » : Genèse);
• la concrétisationdel’imaginaire de l’artiste(l’artest
donc subjectifetl’artiste égoïste) ;
• l’expressiond’unidéaldebeautédansles œuvres
humaines, la production de la beauté ;
• une perpétuellerecherche de la beauté:l’art peut ou
doittransformerlelaidenbeau, le beau en sublime;
14• l’ensemble des œuvres littérairesoralesouécrites
auxquellesonreconnaîtune finalité esthétique ;
• une vision de la réalité, un reflet du monde intérieuret
du monde extérieur, unetranscriptiondelaréalité,une relation
des faits dans un souciesthétique ;
• une re-créationdelaréalité àpartirdunéant (création
des histoiresvraisemblables)
• un organe de communication entrel’artisteetson
public àtravers le supportartistique,son œuvre(romans,
recueils de poèmes,piècesdethéâtre…tableaux, films…);
• un moyendelibérationpour l’artiste et ses
contemplateurs de leurstensions intérieures en leur permettant
de lesextérioriser ;
• touteactivité créatriceconscientequi ne satisfaitpas
une utilitéfonctionnelle ;
II. LESMOYENSDEL’ART
L’artpours’exprimer alechoixentre:
1. Divers canaux
• la littérature
• la musique,
• la danse
• l’architecture,lasculpture,lagravure,
• la peinture
• la photographie
• le cinéma (7èmeart)
ème• la télévision (8 art)
ème
• la bandedessinée (9 art)
2. Diverses matières
• Le réel,lanature;
• L’imaginaire (ilfaitaussi partie du réel) ;
15• La beauté (beautéréelle,idéaldebeautéque
porte l’artisteenlui,beautéartistiquerésultant du travail de
l’artiste surlamatière);
NB:L’artistequi recourtauréeldoitlui donnerunsens
parce qu’il est absurde (certainsont préféré le montrer dans
sonabsurdité:Sartre, Camus),leconcentrercar il est
dispersé,letransfigurer carilest souvent banal,laid…).
III. LESBUTS DE L’ART
1. L’artpour l’art
Artpour art: théorie littéraire adoptéepar l’écoleparnassienne
è(XIX siècle) dont lesprincipauxtenants sont:LecontedeLisle ,
José-Maria de Heredia,ThéodoredeBanville…
Texte: Dans la Sierra
J’aime d’un folamour lesmontsfiers et sublimes !
Lesplantes n’osentpas poserleurs piedsfrileux
Sur le linceuld’argentqui recouvreleurs cimes;
Le socs’émousseraità leurs pics anguleux.
Ni vigneaux bras lascifs,niblésdorés,niseigles ,
Rien ne rappelle l’homme et le travailmaudit.
Dans leur airlibre et purnagent des essaimsd’aigles
Et l’écho sonore du rocher sifflel’air du bandit.
Ilsnerapportentrien et ne sont pas utiles ;
Ils n’ontque leur beauté,jelesais, c’est bien peu.
Mais,moi,jeles préfèreaux champs gras et fertiles,
Quisont si loin du ciel qu’onn’y voit jamais Dieu .
Théophile Gautier , España
Questions surletexte :
1. Aquoil’auteuroppose-t-il lesmontsfiers et sublimes ?
2. Aquoirenvoientces images antithétiques?
163. Quel est le choixdel’auteur ?
Lesthéoriciens de l’artpour l’art prône :
• la recherche,leculte de la beauté et de la formesans
soucimoral,politique ou social (l’art sublime, sansaucune
finalité, utilitéque lui-même)
• la célébrationdelabeautépureetlarecherche de la
pureté de la formegrâce au travail poétique,à l’impersonnalité
et àladistance
• l’indépendancedel’art parrapport àlavérité, àl’utilité
et àlamorale.
Cette théoriesejustifie parcecique :
• L’utileetlebeau ne vontpas forcémentensemble ;
• L’utileest contingent, variableenfonctiondes
situations, alorsque l’artdoitêtre éternel;
• L’utileest liéaux besoinsconcretsd’une époque et
peut amener l’artisteà flatterlepublicaudétriment du travail
artistique quiseulassurelapérennité de l’œuvre;
2. L’utilité de l’art
L’artpeutêtreutile :
• En donnant une culture ;
• En donnant une formationmorale;
• En nous faisantprendreconsciencedenous-mêmeetdu
monde qui nous entoure,ainsi que de ses
problèmes (L’Aventureambiguë de Cheikh Amidou Kane);
• En contribuant parlacritique àréformerlasociété (Cf.
Main basse surleCameroun de Mongo Beti);
• En nous permettant de nous élever au-dessusdes
passions dansune aspirationà quelque chose de plus hautet
d’éternel(le vrai,lebeau);
• Al’écrivain àqui il donne la possibilitéd’exorciser ses
chimères (Gérard de Nerval dans Aurélia tentedesurvivreà
17un amour de jeunessedéçu),d’aller au fond de lui-mêmepour
mieuxseconnaître,secomprendre(Proust et Alarecherche
du tempsperdu);
• En nous faisantrêver (à la fois divertissement et
orientation vers la quêted’unmonde meilleur) ;
IV.LES PROBLEMES DE L’ART
L’artdoit:
• Faire face au temps: s’accorderavecson époque et en
même tempstranscendercelle-ci(«Les chefs-d’œuvredu
passé ne sont bons que pour le passé; ilsnesontpas bons
pour nous.» AntoninArtaud) ;
• Affronter lesforces du marché (l’artiste est victimede
la mode, de la piraterie, de la concurrence, et ne vitpas
toujoursdeson art) ;
• Surmonter l’incompréhension du public (son
abstraction et sa supposée futilité, soninutilité;sa
complexité:l’œuvred’art estunlangage, parfoiscodé;son
égoïsme, sa subjectivité: l’artest dans une certainemesurela
reproduction de l’artiste lui-même.) .
Quelquescitations utiles
1. «L’art embellitlavie en la civilisant»: Nietzsche
2. «L’artrecourtauréelpourl’aboliretlui substituerune
nouvelleréalité» : Jean Rousset
3. «L’artn’a paslavérité pour objet.Ilfautdemander la
vérité aux sciences parce qu’elle estleurobjet.» : Anatole
France
4. «Mêmelorsque l’artsepropose la représentationdela
laideur,ilentendlefaire par des moyensqui donnent une
impression de beauté. »: René Huyghe
5. «Les arts sont lesliens qui permettent àl’homme de
n’être pasunaccidentdans l’univers.»: CharlesBaudelaire
6. «L’art est-il utile? Oui. Pourquoi?Parce qu’il est
l’art. »: Baudelaire
187. «Une chose bien faite, une chose malfaite;voilà le
beau et le laid dans l’art.»: Victor Hugo
8. «Lesecret des arts est de corriger la nature.»:
Voltaire
9. «Chacundes chefs-d’œuvre est une purificationdu
monde, mais leur leçoncommune est celle de leur existence,et
la victoire de chaqueartiste sursaservituderejoint,dans un
immense déploiement, celle de l’art surledestin de
l’humanité.L’art estunanti-destin.» : AndréMalraux
10. «L’art esttour àtour,laréalitéextérieure, la réalité
plastiqueetlaréalité intérieure. »: René Huyghe
11. «Une véritableœuvred’art n’apas besoinde
réquisitoire. La logique de l’œuvresuffità toutes les
postulations de la morale,etc’estaulecteur àtirer les
conclusions de la conclusion.» : Baudelaire
Caspratique
Sujet : «L’art recourtauréelpourl’aboliretlui substituer une
nouvelleréalité. »
Discutez cettedéclarationdeJean Roussetà la lumièredevos
connaissanceslittéraires.
Compréhension du sujet:
1. Mots-clés:art, réel,abolir,nouvelleréalité
2. Problèmes posés:quels sontles rapports entreleréeletl’art,
entrecequi existe dans la réalité et la créationartistique?L’art
n’a-til qu’un butdesubstitution, de remplacement?
Plan possible
I. L’artrecourtauréelpourl’abolir et luisubstituer une
nouvelle réalité
A. L’artpuise dans le réel:
1. L’arts’inspire du réel intérieurà l’artiste:traduction des états
d’âme, des sentimentsdel’artiste ;
2. L’arts’inspire du réel extérieur àl’artiste:expressiondes
problèmes sociauxtelsleracisme,lacorruption;
19B. pour produire une nouvelle réalité
1. L’artsepropose de supprimer la réalité première…:ex. Mbalmayo
dans Villecruelle de EzaBoto.
2. Pourlaremplacer,lui substituer une réalité seconde, artistique
(nouvelleréalité:ex. Tanga prendlaplace de Mbalmayo dans Ville
cruelle)
II. Mais il aboutittoutjuste àletransformer(transfigurer)
1. L’artn’arrive jamaisà supprimer complètement la réalité
première: l’œuvreconservemêmemalgréelle les trace de la matière
dans laquelle l’artistea puisé (dansYonville,cadre imaginaire de
Madame Bovary de Flaubert, l’on retrouve lestraits de la bourgade de
Ry);
2. L’artn’abolit pasvraimentleréel, il le transforme
(transfigure) et le fixe pour l’éternité ;les descriptions deviennent
pérennes. Ex.Sowetodans l’œuvredeBrinkn’évolue plus alors
qu’elle ne cesse de changer dans la réalité;
3. Mêmesil’art recourtà l’imaginaire, c’estpour mieuxmettre
en évidencecertainsaspectsduréel. Ex.Ben du Toit, personnage
imaginaire,est créé pour mettreenévidencelacruauté de l’apartheid,
fait réel .
20Chapitre2
LE BEAU/LABEAUTE
«Lebeauest la splendeurduvrai. » Platon
Beau: Texte1 :Labeautéd’une œuvred’art
Caractère de La beautéd’une œuvre ne se livre pas
ce qui plaîtà d’un seulcoup, dans une extasetoujours
l’esprit, à identique àelle-même. Elle estenelle comme un
l’œil,à paysque nous n’aurons jamais finid’explorer.
l’oreille…bref Pour celui qui accepte de s’y consacreretdelui
àtous les dévouerles forcesdesasensibilité et de sa
sens; de ce conscience,l’expérience esthétique est, de toutes
qui est lesexpériences humaines, la plus fidèle et la plus
conforme féconde:alors que toutes lesautres
auxbonnes s’affaiblissentets’éteignent,nouslaissant de
mœurs,aux plus en plus séparéetdémuni,celle-là s’enrichit
bonnes et s’aviveinépuisablement[…]
habitudes Or,plusnous avançonsdans le temps,
(beauté plus lesœuvresque nous aimons nous semblent
morale). riches, proches, possédées. Elles seront là
Ce qui est demain,età l’avenir, et non pointfigéesdans
conforme à une éternité muette: renouvelées par chacune de
un idéal de nos approches.
beauté . Gaétan Picon
**
Ce quifait Texte2 :Lebeauetlesublime
éprouverun Le sentimentdélicat,que nous voulons
sentiment examinerici,comprenddeuxespèces:le
esthétique sentimentdusublimeetcelui du beau.Tousdeux
d’admiration nous émeuventagréablement, mais très
et de plaisir. diversement.
**
21Ce quirend L’aspect d’unechaîne de montagnesdont les
une œuvre sommetscouverts de neiges’élèventau-dessus
d’art desnuages, la descriptiond’unviolent orage,ou
éternelle . la peinture quenousfaitMiltonduroyaume
** infernal,excite en nous unesatisfactionmêlée
Sublime: d’horreur. Au contraire, la vuedeprairies
Qui émaillées de fleurs, de vallons où serpentent des
bouleverse ruisseaux et où paissentdes troupeaux
parune idée nombreux, la descriptiondel’Elysée, ou la
d’infini. peinture que fait Homère de la ceinturede
** Vénus,nouscausentaussi un sentimentde
Grâce : plaisir, mais qui n’arien que de joyeuxetde
Quisuppose riant.Pour être capablederecevoir la première
élégance, impression dans toutesaforce, il faut être doué
aisance, du sentimentdusublime, et,pourbienjouirdela
légèreté , seconde,dusentimentdubeau. Deschaînes
abandon , élevésetdes ombragessolitaires dans un bois
attrait et sacré sont sublimes;des lits de fleurs, de petits
sympathie. buissons et desarbres taillésenfigures sont
** beaux.Lanuitest sublime, le jour estbeau. Les
Joliesse : esprits qui ontlesentimentdusublimesont
Simple entraînésinsensiblementversles sentiments
agrément de élevésdel’amitié,duméprisdumonde,de
ce qui séduit l’éternité,par le calmeetlesilence d’une soirée
et attire. d’été, alorsque la lumièretremblantedes étoiles
** perce lesombresdelanuit, et quelalune
Beauté: solitaireparaîtà l’horizon. Le jour brillant
Satisfaction inspirel’ardeurautravail et le sentimentdela
causée par joie.Lesublimeémeut,lebeaucharme.
quelque Emmanuel Kant , Le Jugementesthétique
chose,
indépendam Questionssur le texte :
mentdela 1. Pouvons-nousdéceler toutelabeauté
réalité et de d’une œuvred’art aprèsune seule
l’utilité de lecture? Pourquoi ?
cette chose. 2. Comment faut-il procéder d’aprèsG
Picon?
3. D’aprèscetexte de Kant,qu’est-cequi
rapproche et sépare le beau et le
sublime?
22I. LESFORMESDEBEAUTE
• La beauté physique:elletient auxformesextérieuresetest
liéeàlasensibilité (les paysages suisses sont réputés très beaux;
Vénus, déesse romainenée nue de l’écume desflots,est d’unegrande
beauté) ;
• La beauté morale:qualité de ce quiest bien,bon, et suscite
l’approbation(L’oncleTom dans le livre Harriet Beecher-Stowe
suscite l’admirationpar ses qualitésmorales) ;
• La beauté artistique ou esthétique:elle estlerésultatdu
savoir-faire et du géniedel’artiste;ellepeutêtre le reflet de la beauté
réelle captéechezlemodèle (imitation/ descriptiond’unbeau
paysage),ellepeutêtredue àlaperfectionformelle de l’œuvre
(Tartuffe n’est beau ni physiquement ni moralement,mais
esthétiquement,ilincarne àlaperfectionl’hypocrisie);
• La beauté intellectuelle: qualité d’unepenséequi estd’une
clarté et d’unerigueur parfaite,qui dénoteune intelligence
supérieure ;
• La beauté naturelle:c’est cellequi estl’œuvredeDieu(le
grandArtiste), quin’a pas subi l’actiontransformatrice de l’homme
ou de quelque autre force; qui n’estpas mêléed’artifice (« Belle,sans
ornements, danslesimpleappareil/D’une beauté qu’onvient
d’arracherausommeil »,dit Néronàpropos de Juniedans
Britannicus de Racine.) ;
II. LESINDICES DU BEAUDANSUNE ŒUVRELITTERAIRE
On doit rechercher lesindicesdubeauauniveaudes œuvres de la
littérature :
• Dans la composition: harmonie, équilibre(eurythmie), clarté ,
progression etc.
• Dans le déroulement de l’action: nature,progression,qualité
(simple, compliquée, complexe, unie…);
• Dans lesidées (beauté intellectuelle, beautémorale) ;
• Dans lespersonnages(leur descriptionphysique?les qualités
moralesetspirituelles quileursont attribués ?) ;
23• Dans la vision du monde de l’artiste: universel réel ?
imaginaire?intérieur àl’artiste?Visionprofonde, saisissante,
nouvelle ?;
• Dans le style: langue(pureté, élégance, clarté, densité, magie
suggestive…),les différentes figuresdestyle,rythme;
• Dans l’accord de l’œuvreavecles lois du genrechoisi
(esthétique desgenres);
III . LES PROBLEMES POSESPAR LA NOTION DE BEAUTE
Texte2: L’artetlasociété industrielle
Lesfinsesthétiquess’élèvent contre maintes prétentions:celle des
lignesà haute tension surlepaysage,celle de l’énergie surles cours
d’eaunaturelsetles parcs nationaux, celles des autoroutessur les
vastes espaces urbains, celles des centres commerciaux surles places
vulnérables, cellesdes minesetdes carrièressur les flancs vierges des
montagnes, celles des avions ultrarapides surlapaixdelaterre. Il est
de fait que bonnombredeces prétentions àlaprioritéindustrielle ont
fait l’objet de contestations,maiscelles-ci sont tenues pour
épisodiques et accidentelles. On ne voit pasenellesunphénomène
organique et la charge de la preuve retombe lourdementsur les
défenseursdelapriorité esthétique.Sil’avantage économique -
autrement ditl’incidencesur la production, le revenuetlecoût -ne
fait pas de doute, c’estlui qui, habituellement, l’emporte.Les
considérations esthétiquesdoivent, en règle générale,administrer la
preuvequ’elles sécrètentàlalonguedes avantages économiques.
JohnKenneth Galbraith
Questions surletexte :
1. Avec quelsystèmel’œuvred’art est-elle en conflit
permanent?
2. Quiprend généralement le dessusdansledit conflit?
3. Quepropose l’auteur?
La notiondebeauoudebeauté susciteimmanquablement une série
d’interrogations :
1. La beautéest-elle dans le modèle ou dans l’image qu’on en
donne ?
24• Parceque le modèleest beau(beautéphysique/ beauté
morale)?
• Parceque l’écrivainledécrit parfaitement (beauté
esthétique)?
2. La beautéest-elle relative ou absolue?
• Beauté absolue: celle quiest liée àl’essence desêtres
et des choses, et de ce fait transcende lesépoques et les lieux.
Peutelle être codifiée?
• Beauté relative:ellel’est auxgoûtsdes individus et
des époques
Pour répondreà cettequestion, il suffitderépondreaux questions
suivantes:Ya-t-ildes règles pourdéterminerlabeauté?Est-elle liée
àunphénomène de mode?Les critères de beautésont-ilsidentiques?
Le contexte n’influence-t-il pasl’appréciationd’une œuvred’art.?
Lescritèresdebeautén’évoluent-ilspas dans l’espace et dans le
temps?
3.Lebeau est-il utileoufutile ?
• Dans une sociétématérialiste ou la productivité est la valeur
première, le beau n’estintéressantqu’autant qu’il aune valeur
marchande (lesœuvres d’artcomme valeurrefuge) ;
• Cependant le beau,parce qu’il se place au-dessusdetout intérêt,
unitles hommesetles époques, même si chaque époque asa
conceptiondubeau .
IV . VARIATIONSDUCONCEPT DE BEAU AVEC LES
EPOQUES
La conceptiondubeau n’apas étélamêmeaufil des époques :
è1. Au XVI siècle:
L’artbaroque développe la brisure, la courbure,latensionetle
nœud commeexpressions figuratives lesmieux appropriées pour
représenterleconflit permanententre l’ordre et le désordre,conflitqui
est l’expressiondelavisiondumondebaroque .
25è2. Au XVII siècle :
Lesclassiquescomme lesartistesdelarenaissance reprennent aux
anciens la conceptiondubeaucomme architectured’équilibre ,
d’harmonie, de proportion et de symétrie;labeauté poureux vientde
l’éliminationpar l’artdeceque la nature peut avoir d’accidentel
(universalité),detropbrutal(bienséance),d’immoral…
è3 . Au XVIII siècle:
La beauté dépend de la sociétéetest considérée commecequi
donne le maximumdeplaisir àdes hommes d’un pays àunmoment
donné. On voitderrièrecette conceptionlerefus de croire en
l’existence de (etsesubordonner aux) canonsdebeautétranscendants
qui auraient déjàété découvertspar lesanciens ;
è4. Au XIX siècle :
• Pour lesromantiques, l’artconfèredelabeautéà la réalité
(mêmelaplusgrossière,vulgaire,triviale) en mettant l’accent sur le
caractéristique,c’est-à-dire surletrait le plus saillant,leplus
individuel,leplusprécis.
• Pour lesréalistes, la beauté résideessentiellementdans la
recherchedelaperfectionformelle (beautéesthétique).
• Pour lessymbolistes, la beauté estmystique et ne peut se
saisir que par-delàles apparencessensibles, àtravers un verbe quasi
magique, peuaccessible au commun des mortels .
è5. Au XX siècle:
La beauté échappe auxcritères rationnels, auxconcepts
d’harmonie, et embrassemêmecequi étaitjusque-là considéré comme
soncontraire: «Labeautéseraconvulsive ou ne sera pas. », ditAndré
Breton.Cette tendanceest confortéepar la découvertedes artsdits
primitifs(arts nègre, océanien,aztèque…) .
Quelques citations utiles
1. «L’art n’estpas la représentationd’une belle chose
mais la bellereprésentationd’une chose » Kant
2. «L’art doitavant tout embellir la vie, donc nous
rendre nous-mêmes tolérables auxautres… de plus,l’art doit
26dissimuler ou réinterprétertoutcequi estlaid, ces chosespénibles,
épouvantables et dégoûtantes… » Nietzsche
3. «rien n’estbeau que le vrai» , aécrit Boileau;« Rien
n’est vrai quelebeau », luirépond Musset
4. «L’art apourseule finl’œuvreelle-même et sa beauté.
Mais pour l’homme quiopère, l’œuvre àfaire entre elle-mêmedans la
ligne de la moralité et àcetitre elle n’est qu’unmoyen.» Maritain
5. «Iln’est de serpentnidemonstreodieux/ Qui, par
l’art imité, ne puisse plaire aux yeux. » Boileau
6. «Mêmelorsquel’art se propose la représentationde
la laideur, il entend le fairepar des moyens qui donnentune
impression de beauté. » René Huyghe
7. Socrate disait, et Platon le reprendà son
compte,«qu’une cuiller de figuier est belle si elle estutile.Cette idée
si naturelleest souvent rappelée, dès qu’on traitedes Beaux-Arts;car
le mauvaisgoût n’estpeut-êtreque la passion d’ornerpour orner. »
8. «Iln’y adevraimentbeauque ce quinepeutservirà
rien;toutcequi estutile est laid,car c’estl’expressiondequelque
besoin et ceux de l’homme sont ignoblesetdégoûtants, comme sa
pauvreetinfirme nature.’’ Théophile Gautier
9. «Oui,ily alabeauté, et il ya leshumiliés. Quelles
que soientles difficultés de l’entreprise, je voudraisn’êtrejamais
infidèlenià l’une ni àl’autre.» Camus
10. «Les chefs-d’œuvredupassénesont bonsque pour le
passé;ils ne sont pas bons pour nous.» AntoninArtaud
11. «Lebeaunefleurit quesur l’utile.» Alain
Étudedecas
Sujet :‘‘[…] Unecuillerdefiguier est bellesielle estutile.Cette idée
si naturelleest souvent rappelée, dès qu’on traitedes Beaux-Arts;car
le mauvaisgoût n’estpeut-êtreque la passion d’ornerpour orner.’’
Commentez et discutez ce point de vue àlalumière de vos
connaissanceslittéraires.
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