J'ai entendu le rire des roses

De
Publié par

Après un effroyable accident de voiture, Lucile et son fils Sacha se retrouvent dans un monde inconnu peuplé de personnages divers. Guidée par Charly, vieil humaniste, accompagnée de Paco, petit garçon au regard si grave, Lucile part à la recherche de son fils, mystérieusement disparu. La découverte de mondes différents, tour à tour violents ou sereins, lui permettra-t-elle de comprendre cette Vérité refoulée depuis le début, au fond de son cœur, et d’appréhender la Vie différemment? "Moi, fait enfin Paco de sa petite voix fluette, ma maman, elle disait des poèmes aux roses. Aux roses roses, uniquement, c’étaient ses préférées. Il fallait se taire et écouter, parce que les roses, elles répondaient. Au début, je n’y croyais pas, ni ma soeur, mais c’est vrai, pourtant. Elles répondaient. Elles riaient. Moi, je peux dire que j’ai entendu rire des roses. Des roses roses. De joie. C’est grâce à maman."
Publié le : samedi 6 octobre 2012
Lecture(s) : 25
Tags :
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748354430
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748354430
Nombre de pages : 128
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Caroline Guézille
J’AI ENTENDU LE RIRE DES ROSES
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur :
http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits dauteur. Son impression sur papier est strictement réservée à lacquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits dauteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS France
IDDN.FR.010.0115098.000.R.P.2010.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2010
À Yves En mémoire de notre petite Carla.
La voix humaine ne pourra jamais couvrir la même distance que celle de la petite voix silencieuse de la conscience.
Gandhi
Promesses
Si je pars avant toi dans cette obscurité Qui nest ni noire, ni sombre, mais simplement dorée, Je tenverrais des signes, de précieux arcs-en-ciel Qui tillumineront bien plus que le soleil. Si je pars avant toi dans ce mystère sacré Que quelques-uns comprennent sans le révéler, Je fleurirais lhiver pour combler mon absence Et réchauffer ton cur malgré ce grand silence. Si je pars avant toi dans ce ciel étoilé Où les anges rieurs viendront mentraîner, Je ferais des dessins au-delà des nuages Que tu découvriras comme de doux messages. Si je pars avant toi dans cette dimension Qui toujours interroge et soulève des questions, Jallumerais des feux au milieu de la glace Pour que tu te souviennes de ce temps qui passe. Si je pars avant toi dans locéan bleuté Rejoindre les sirènes, les dauphins argentés, Je ferais courir au bord des vagues rugissantes Des guirlandes décume toutes nacrées et brillantes. Si je pars avant toi me chauffer au soleil, À la lune, à Neptune, aux planètes si belles, Je brillerais si fort en haut du firmament Que tu reconnaîtras mon éclat en riant.
7
J’AI ENTENDU LE RIRE DES ROSES
Mais jaimerais rester encore dans tes bras. Le soleil, cest bien, mais ta chaleur est là, Les dauphins, les sirènes, et les anges attendront, Et tous les autres aussi, mais ils comprendront Que si nous étions arrachés lun à lautre, La lumière séteindrait alors des deux côtés Et que ni les volcans, ni les feux, ni lapôtre, Ne pourraient parvenir pour nous à lallumer. Je serais ton étoile, ta rose en plein hiver, Ton sourire de cristal, ta plus grande lumière. Apprivoise labsence, le temps est là, fidèle. Noublie pas la puissance de lamour éternel.
8
J’AI ENTENDU LE RIRE DES ROSES
Il paraît quavec des « si », on peut mettre Paris dans une boîte dallumettes. Je ny suis pas arrivée, mais cela ne ma jamais semblé très poétique, de toute façon. Jaurais peut-être davantage considéré la question sil avait sagit de mettre tous les anges de la création dans un coquillage. Un beau co-quillage aux reflets nacrés, irisés comme les ailes de ses nouveaux habitants. Si, si, si et sil navait pas plu ce matin-là si Victor, mon mari, navait pas oublié deffectuer les quelques courses demandées la veille si Sacha ne mavait pas fait son regard de velours, le numéro 3 bis, qui me fait craquer à tous les coups Est-ce que cela aurait changé quelque chose ? Est-ce que notre destin est inscrit, gravé, inéluctablement ? Je lignore. Aujourdhui encore, je lignore. Nous sommes montés dans la voiture, Sacha et moi. Nous avons consciencieusement bouclé notre ceinture, comme toujours. Machinalement, jai enclenché le lecteur de CD. Era. Au bout de quelques minutes, je me suis engagée sur le périphéri-que. Matinée normale, trajet normal, ambiance normale. En quelques secondes, en quelques millièmes de secondes, tout senclenche, tout bascule. Pourquoi cette remorque sest-elle décrochée à ce moment précis, juste devant nous, provoquant cette escalade dévènements irréversi-bles ? Il pleuvait. Jai pilé, tenté de léviter, alors que défilaient dans ma tête toutes les conséquences possibles pour ma vie, celle de Sacha, de Lucas, de Victor. Un camion nous a happés. Un bruit de klaxon, plainte dérisoire, un grondement de tôles, Sa-cha qui hurle, je crois, ou moi, ou peut-être nous deux. Et puis la musique qui séteint, brusquement, violemment, en même temps que la lumière.  Obscurité.
9
J’AI ENTENDU LE RIRE DES ROSES
Une voix mappelle. Persistante. Mais je suis bien, je nai nulle en-vie démerger de ce brouillard protecteur. Le ton monte, aigu. Angoissé. De plus en plus strident. Sacha. Laisse-moi, Sacha. Je dors. Nous verrons tout à lheure. La brume sintensifie. Puis se délite, sévapore, comme les nuages sous leffet de la brise. Je méveille. Sacha. Il a disparu. Où sommes-nous ? Je me relève, lourdement. Je métais assoupie sur ce banc de pierre, dans ce charmant petit jardin. Aucun souvenir, cest drôle. Un jardin de curé, comme je les aime. Un rosier grimpant a escaladé le mur, saventurant timidement de lautre côté. Je souris. Cest toujours tellement patient et curieux, un rosier grimpant. Beaucoup plus audacieux que ses frères massifs. Un oiseau minterpelle, de nulle part. Je nentends que sa ritour-nelle incessante :  La route de Châteaubriant sil vous plaît citoyen ? Un bouvreuil, donc. Les seuls oiseaux à demander leur route, tou-jours, toujours, et depuis laube des temps, paraît-il mais lorsque Châteaubriant nexistait pas encore, que demandaient-ils donc ? Et à qui ? Il fait doux. Je suis tellement frileuse, jai toujours froid, mais là, cest bien. Je ne vois pas le soleil, cest comme si le ciel sourlait dun couvercle mordoré, mais la chaleur lénifiante est tout près, je la sens. Sa caresse tiédit ma peau. Une ombre troue la verdure, augmente, se dresse devant moi. Je lève les yeux. Cest un homme, un vieillard, un mélange du Bon Dieu et du Père Noël. Il sassied lentement à mes côtés puis croise ses jambes. Le curé, sans doute.  Vous avez un beau jardin. Il me regarde, amusé. Ce nest pas le mien ! Il est à tout le monde.
10
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

suivant