La Légende de Margon

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Le jeune Seigneur Comte Pierre Plantavit de la Pauze se distingue des autres chevaliers de par de nombreux aspects. Il sait manier l’épée et est fort courageux, mais il entretient en outre de très bons rapports avec le peuple qui l’apprécie. Il tombe amoureux d’une jeune femme, Aube, et tout se présente donc a priori bien pour le jeune et preux chevalier. Mais il va très vite découvrir que des malheurs accablent celle qu’il convoite. S’il n’en trouve pas très vite la cause, c’est tout le paisible village qui risque de disparaître… À mesure que son univers s’installe, Nicole Blanc fait galoper sa prose au travers des contrées luxuriantes, ricocher ses phrases telles les clapotis qui claquent contre le rocher de l’imaginaire. Des balades initiatiques et oniriques en plein cœur de l’Aude. Une invitation poétique à de nouveaux voyages.
Publié le : jeudi 1 mars 2012
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748354010
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748354010
Nombre de pages : 72
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Nicole Blanc
LA LÉGENDE DE MARGON  Suivi des Deux cheminées
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0114949.000.R.P.2010.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2010
La légende de Margon
Lhistoire et la légende veulent que la construction du châ-teau de Margon se soit faite au XIIIe siècle. La terre de Margon, ancienne Baronnie, relevait directement du Roi. En effet lancêtre de Bernard dAutignac, la reçu de sa Majesté Phi-lippe II Auguste, dernier Capétien, qui fut sacré du vivant de son Père Louis VII et qui régna dès la mort de celui-ci. Ce fut le premier hommage de sa Majesté en 1221, en re-merciements de faits de guerre à la famille dAutignac. Bernard dAutignac par héritage ancestral reçu ce Comté quil céda en 1512 au Seigneur Comte Pierre Plantavit de la Pauze qui vécut alors pendant huit ans une merveilleuse et extraordinaire histoire damour. Nouveau Seigneur du Comté de Margon, Pierre visitait sa propriété avec ses hommes de confiance afin de faire connais-sance avec les paysans qui entretenaient ses terres. Brun aux yeux verts, Pierre était un très bel homme, il avait une grande prestance et était, de plus, un cavalier émérite, épicurien et bon vivant. Il aimait aussi la compagnie des gens de la terre simples et travailleurs. Il semblait être né pour être heureux. Sa nouvelle propriété pouvait faire vivre de nombreuses familles et contrairement à de nombreux seigneurs il était compréhensif, compatissant, prenait le temps découter les doléances de chacun, dont il tenait compte, il naimait pas parler pour ne rien dire, aussi quand il
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expliquait ce quil désirait tout un chacun comprenait parfaite-ment. Très croyant, Pierre navait pas peur de grand-chose, hormis de Dieu et de sa colère, ce qui le menait à être humain. Souvent en parcourant ses terres, il remerciait Dieu dêtre né dans cette famille Plantavit de la Pauze, famille privilégiée sil en fut. Romantique il létait, le nouveau Seigneur de Margon ; il pouvait être ému par un coucher de soleil, quand le ciel bleu sembrase en fin de journée et prend cette couleur flamboyante, qui laisse présager de très beaux lendemains, dessinant nette-ment les contreforts des Cévennes avec « La femme allongée », surprenante silhouette, qui prend toute sa vérité au crépuscule. La « femme allongée » phénomène de lérosion et de la roche qui avec le temps, ont sculpté, cette statue qui ressemble étran-gement à une femme endormie. On raconte quelle fut très amoureuse dun homme se prénommant Éric, qui dut partir guerroyer, ne le voyant pas revenir, elle le crut mort, sallongea sur la montagne et pleura, pleura tellement que ses larmes firent une cascade dans la montagne que lon appela « les Gorges dÉric ». Comment ne pas sémerveiller, aussi, pendant les nuits dété très chaudes, devant la voûte céleste qui nous laisse découvrir la voie lactée et ses milliers détoiles, semblable à un passage conduisant au paradis ou qui voudrait nous en montrer le che-min, dans la musique lancinante du chant des cigales.
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Romantique, certes, mais ne voulant en aucun cas le paraître, car pour lhomme méditerranéen quil était, le romantisme éga-lait sensibilité, donc faiblesse. Et, pour rien au monde il ne voulait passer pour faible. Car seul les hommes forts pouvaient être des chefs, des meneurs dhommes et il en était un. La fragilité nétant pas de mise dans ce monde dhommes, de guerriers ou de terriens, la faiblesse, la fragilité cétait latout des femmes et encore ! Donc il ne laissait voir de lui que son côté Seigneur, aimant la terre et les hommes qui savent la travailler et lui faire donner tout ce quelle peut produire. Il avait besoin de ces hommes et de ces femmes car il était souvent appelé au service du Roi, alors François 1er. Il lui fallait aussi des hommes de confiance sur place. Car il nétait pas rare de voir des groupes de truands arriver sur les terres, voulant sen emparer : violant et tuant, tout ce qui pouvait les gêner sur leur passage et quelquefois même mettant le feu, ce qui provo-quait des dégâts considérables. Or dans cette région le soleil étant omniprésent, le feu était redoutable et redouté, et les points deau étaient lointains. Aussi, sinspirant de ce quavaient créé les romains, à lépoque où Agde était « Agathe », la Perle Noire de la Méditer-ranée et Marseille « Massilia », la grande citée phocéenne, à lépoque, aussi, où ils avaient construit la voie Appienne qui traversait la Gaule et rejoignait lEspagne. Pas très loin de Mar-gon dans la plaine que domine actuellement loppidum dEnsérune, ils avaient construit un puits artésien qui permettait dirriguer les terres, et Pierre décida den faire autant et ordonna à chaque terrien de creuser un puits afin que chacune des terres
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de Margon puisse limiter les dégâts en cas dincendie. Ce qui permettait également darroser les terres en période de séche-resse, et dalimenter en eau la population. Ces hommes avaient été choisis par Pierre lors des batailles livrées pour le Roi. Ces hommes étaient rompus au combat, et lorsquil sagissait de défendre les terres de leur bien aimé Maî-tre ils navaient plus ni foi ni loi, et encore moins de pitié. Pierre considérait ces hommes non comme des subordonnés mais comme des amis et ces derniers respectaient le grand chef de guerre quil était. Ils ne se seraient jamais permis aucune familiarité. Par contre, appréciaient les marques de sympathies que leur Seigneur leur donnait et seraient allés jusquà mourir pour lui : cétaient des hommes dhonneur. Quand ils arrivèrent sur le Comté de Margon, ces terres les séduisirent immédiatement. Il faisait beau et chaud, les hivers étaient tempérés, les habitants sympathiques, leur accent aussi, cet accent qui repeint le ciel en bleu ! La mer était à proximité, un fleuve ne passait pas très loin, les cultures ne demandaient pas un travail harassant, et sadaptaient parfaitement au climat. Dans le Comté de Margon cétait essentiellement le vignoble. Aussi pouvait-on voir à perte de vue des vignes, interrompues par un bois de pins parasols, par des champs doliviers où par la garrigue, qui permettait aux hommes de chasser le lièvre, le faisan où la bécasse parfois même le sanglier, car sur le Comté de Margon on ne chassait pas à cheval dans les vignes ou dans les champs doliviers on respectait le travail des hommes. Voilà quun beau matin, alors quil galopait, non loin du châ-teau, il aperçut, dans un bosquet, une très jeune fille parée dune chevelure noir ébène toute bouclée. Alors quil descendait de
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