La mer de mon père

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Comme des morceaux d'étoffes cousus entre eux, des tranches de vie réelles ou rêvées, ces sept histoires sont liées par le fil épais des amours filiales, des épreuves familiales et des violences intimes. Des récits sans héros ni morale pour chaque jour de la semaine.
Publié le : lundi 5 octobre 2015
Lecture(s) : 35
EAN13 : 9782336393315
Nombre de pages : 254
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CandiceMOTTELAY
La mer de mon père Récits
/ Récits
Rue des Écoles
LA MER DE MON PÈRE
Rue des Écoles Le secteur « Rue des Écoles » est dédié à l’édition de travaux personnels, venus de tous horizons : historique, philosophique, politique, etc. Il accueille également des œuvres de fiction (romans) et des textes autobiographiques. Déjà parus
Chessex-Viguet (Christiane),Penser l’école, essai, 2015. Antoni (Petru),Le petit mousse d’Aboukir, roman, 2015. Thurmel (Thierry),La distance du corbeau, roman, 2015. Isabelle Guyon,Le Grain du Temps, récit, 2015. De Beaucoudrey (Olivier),Hippo Valley, récit, 2015. Bestard (Gérard),tribulations d’un petit prof d’allemand Les , récit, 2015.
Sezionale Basilicato (Isabelle),L’égide du papillon, roman, 2015 Wasselin (Julie),Couleur sépia, récits, 2015. Bekaert (Jacques),Le Vieux Marx, roman, 2015. Favret (René),Les années d’études, récit, 2015. Valland (André),Le désir d’un bonheur inconnu, essai, 2015. Guillaume (Hélène),Une saga familiale, récit, 2015. Ces douze derniers titres de la collection sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.harmattan.fr
Candice MottelayLa mer de mon père Récits
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Pariswww.harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06860-2 EAN : 9782343068602
Sommaire
Voyage chimérique ............................................................7
La mer de mon père..........................................................61
Les naufragés....................................................................87
À ton dernier souffle ......................................................103
Un citron pour Citrus......................................................127
L’amer au foyer ..............................................................163
Au fond du restaurant .....................................................207
Pélops .............................................................................231
Voyage chimérique
2003
C’est la fin.Tout s’arrête là, devant l’immensité céleste qu’offre le paysage, un soir d’hiver. Il est debout. Son corps si chaud palpite encore et laisse imaginer la chair en dessous qui frémit dans son sang, meurtrie par l’épuisement. Ses poumons comme ses veines se gonflent, se déchaînent et les pulsations cardiaques devenues plus intenses viennent cogner ses tympans et produire un son virulent. De son front dégarni naissent des gouttelettes de sueur et de ses yeux gonflés émane une fine pellicule d’eau comme si son corps transpirait de toutes parts. Est-ce l’effort ou une quelconque émotion qui produirait en lui cette exaltation et le ferait venir ici, un soir d’hiver? De temps à autre, il tamponne son visage humide du revers sale d’un mouchoir en tissu blanc. Le vent si froid et si violent vient claquer ses joues déjà si roses, comme pour le punir d’être sortice soir. seul Quel père ! Il aime sentir cette atmosphère glaciale sur sa peau qui lui rappelle combien c’est agréable d’avoir chaud. Il a doucement fermé la grande porte en bois de l’entrée de sa maison afin de ne pas réveiller ses parents, il a tourné la clef trois fois dans le trou de la serrure, il a traversé le petit chemin dallé parsemé de quelques touffes d’herbes folles en regardant les délicates fleurs que son père a le don de préserver puis il a refermé derrière lui le grand portail en fer bleu que sa mère a le soin de repeindre souvent. Il a quitté comme ça la maison n° 18 de l’avenue Damilaville à Étretat. Il faisait jour. Les mains dans les poches de son vieux pardessus gris, il a foulé le sol de la petite ville en regardant encore une fois ces maisons à colombages avec leurs murs biscornus et leurs toits altiers, cette vieille église Notre - Dame datant du XIIème siècle dont il a aperçu le clocher au loin et ces rues si étroites qu’on s’y croirait caché. Il a senti encore une fois ces doux effluves provenant tantôt des restaurants, tantôt des
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