La Prisonnière entre les lignes

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Ayam est une petite fille comme les autres. Un jour, elle fait une rencontre étrange: une ombre. Un autre jour, elle rencontre Line. Ces deux rencontres l'amèneront à vivre des aventures qu'elle ne pouvait imaginer...

Publié le : vendredi 14 septembre 2012
Lecture(s) : 43
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748391046
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748391046
Nombre de pages : 98
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Iåneg Peiper-Hiplijren
LA PRISONNIÈRE ENTRE LES LIGNES
 
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0117912.000.R.P.2012.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2012
À ma fille, qui vit dans mes livres, et partout ailleurs et dans mon cur.
Première partie
Une journée comme les autres
«Trois secondes. Jouvrirai les yeux dans trois secondes. Lorsque jouvrirai les yeux, tout le sommeil accumulé au cours de la nuit sécoulera de moi. Encore trois secondes et jaurais retrouvé toute mon énergie pour la journée. Toute mon énergie pour courir, sourire, parler, défendre mes idées, trouver des inventions nouvelles pour jouer avec les copains, raisonner à lécole, me tromper dans les exercices ou triompher des difficultés» Dans son lit, Ayam faisait traîner le temps. Chaque matin, elle adorait laisser les secondes ségrener avant de voir la pre-mière lumière du matin. À travers ses paupières, elle tentait déjà de deviner la qualité du jour naissant. Elle savait que sa mère était déjà levée et que le petit déjeuner lui apporterait, outre des tartines de miel, la présence malicieuse de sa mère. Mais elle aimait vivre, dans son lit, ce dernier petit moment de calme avant la tempête dactivité de la journée. « Trois !» se dit Ayam après quinze secondes dattente, avec une habituelle pointe de mauvaise foi : en dépassant de douze secondes le temps quelle sétait imparti. « Je me lèveTrois ! Et je suis sûre que le temps est au beau au- ! jourdhui» Cest dailleurs ce quavait prévu hier soir, après les infos ré-gionales, Odette Schmütz du bulletin météo : «Après dissipation des brumes matinales, le soleil simposera au cours de la journée sur toute la région. Températures maximales autour de» le reste de
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linformation se perdait dans les brumes des souvenirs dAyam. Les chiffres, ce nest pas son truc, surtout les degrés Celsius ! À propos de la météo du jour, elle se trompait très rarement, surtout avec les indications dOdette Schmürtz la veille ; debout devant sa fenêtre, Ayam avait la vue dégagée sur les falaises qui dominent la ville. Le soleil colorait le ciel et donnait des teintes de feu aux arbres dautomne. Le beau temps promettait une journée dynamique ! Cest en fermant son cahier bleu (Histoire-Géo) quAyam sentit que le petit déjeuner était loin et plus loin encore était « la paresse des yeux fermés », comme elle aimait à nommer le douillet moment du réveil. Elle avait faim. Elle était fatiguée. Elle était déconcentrée ou vaguement perdue. Elle ne savait plus trop bien Le bruit, autour delle, des autres élèves qui répondaient aux questions lassommait ; cétaient des questions dont elle avait perdu la compréhension. Elle laissait sacheminer en elle des pensées étrangères, la matinée prenait fin, sa pensée vaquait ailleurs et elle sentait des effluves de foin trempé au milieu dun brouillard dautomne. Son esprit avait décroché et battait la campagne. Les pensées à la dérive, comme flottant sur un fleuve dont elle entendait presque le « floc-floc » de leau battant la berge, elle se leva machinalement comme le faisait Aurore à côté delle. Aurore était grande, plus grande quAyam. Elle dépassait celle-ci « dune demi-tête » selon Aurore ; elle la dépassait « seu-lement dune touffe de cheveux » selon Ayam. Les deux amies avaient en commun le goût de la course dans les escaliers extérieurs de lécole. Cétaient de grands escaliers larges qui montaient en faible déclivité de la partie sud vers la partie ouest du bâtiment de lécole, puis redescendaient de la partie nord vers la partie est, en bouclant ainsi le tour du bâti-ment. Souvent pendant la récréation, elles faisaient la course en
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