La réécriture de l'histoire

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L'histoire constitue depuis des siècles la toile de fond de maintes oeuvres littéraires. Toutefois, elle revêt dans le domaine littéraire une nouvelle forme, selon les objectifs de l'auteur. C'est l'objet de la réécriture de l'histoire dans les romans de Gary et Malraux qui offre une relecture des faits historiques au travers d'une écriture qui se veut double. Cette réécriture met en avant la littérarité des textes où la chronologie et l'objectivité subissent des modifications du fait de l'art de l'auteur qui lui donne vie.
Publié le : jeudi 1 juillet 2010
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EAN13 : 9782296704107
Nombre de pages : 158
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La réécriture de l’histoire dans les romans de Romain Gary et d’André Malraux

FEMMES ET SAVOIRS Collection dirigée par Alice Delphine TANG
La collection « Femmes et savoirs » intègre tous les ouvrages qui contiennent des savoirs diffusés par les femmes, des savoirs diffusés pour les femmes et des savoirs diffusés sur les femmes. Dans ces rubriques se retrouvent aussi bien les œuvres de fiction (roman, nouvelle, poésie, théâtre, épopée, conte, etc.) que les essais littéraires, philosophiques, ethnologiques, anthropologiques, sociologiques et mythologiques. La collection « Femmes et savoirs » est un espace scientifique dont le but est de donner une grande lisibilité des écrits réalisés par les femmes ou portant sur les femmes.

Sylvie Marie Berthe Ondoa Ndo

La réécriture de l’histoire dans les romans de Romain Gary et d’André Malraux

© L’Harmattan, 2010 5-7, rue de l’Ecole polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-12487-5 EAN : 9782296124875

INTRODUCTION La littérature comme toute chose naît, grandit et évolue en adoptant de nouvelles tendances fondamentales et structurales et en abandonnant d’autres. Elle se renouvelle, se construit. Cette reconstruction s’effectue au moyen de l’Histoire. Celle-ci occupe au XXe siècle une place importante dans la littérature, dans le roman. Non que ce n’était pas le cas avant. Mais au XXe siècle, la situation est si critique que l’Histoire s’impose avec toute sa violence, qu’elle devient le sujet des romanciers qui la réécrivent. Cette réécriture de l’Histoire est ainsi une écriture nouvelle de l’Histoire non conforme à la précédente, une écriture de l’Histoire vue par des hommes de lettres dont Malraux et Gary, qui ont produit des œuvres remarquables, connu la consécration. Le premier est né au début du siècle. Il vit et analyse les problèmes de sa société qui ne le laissent pas indifférent. Il a écrit des romans d’inspiration asiatique dont La Condition humaine, prix Goncourt en 1933, des romans d’inspiration européenne dont L’Espoir et des réflexions sur l’art. Le second naît en pleine crise mondiale en 1914, connaît une enfance difficile faite de fuite et de recherche de la liberté dont la France est la garantie. Ce pays sera le sien et lui permettra d’accomplir ses ambitions et ses rêves de justice. Il a écrit des romans: Education européenne couronné par le prix des critiques en 1945, Les Cerfs-volants prix Goncourt,… des essais, réalisé quelques films. Ces deux romans se situent au début et à la fin de sa carrière et soulignent un génie qui s’est révélé mais qui ne s’est pas éteint. Il réalise l’exploit d’être deux fois Goncourt grâce au pseudonyme Emile Ajar avec La Vie devant soi. Ces auteurs, bien que de milieux différents, se rencontrent bien souvent sur leurs idées, sur le regard qu’ils posent sur le monde. Ce qui a guidé le choix de notre corpus. Ainsi, notre sujet la réécriture de l’histoire repose sur les romans de Malraux et

Gary, La Condition humaine, L’Espoir, Education européenne et Les Racines du ciel. En choisissant ce sujet, nous avons pris en compte les sources des œuvres littéraires qui sont diverses et qui permettent parfois leur classification. Certaines œuvres littéraires ont des sources historiques, traitent des sujets historiques. Par conséquent, elles répondent aux critères de classification des romans historiques. Nous avons choisi d’étudier ce sujet à partir de l’existence de romans historiques, à partir de la présence de l’Histoire dans le roman, de la présence de l’Histoire dans une création imaginaire, dans une production artistique. Ceci dans le but de montrer les rapports qui existent entre le roman et l’Histoire, de montrer le passage de l’un à l’autre, de confirmer l’évolution littéraire, la forme littéraire en fonction de l’évolution et de la forme sociales. Et au-delà de ces structures, nous voulons dégager les interrogations, les problèmes fondamentaux des hommes sur le monde, sur la société, sur eux-mêmes d’où le choix de ces œuvres et de leurs auteurs. Le corpus soulève des problèmes liés à l’homme, des problèmes issus de tous les domaines de la vie sociale, des problèmes créés par lui et qui le desservent. La Condition humaine met en scène la lutte qui oppose les révolutionnaires chinois aux forces gouvernementales, le communisme aux Guomindang nationaliste. L’Espoir est une sorte de reportage sur la guerre civile espagnole entre républicains et franquistes, entre forces de gauche et droite fasciste. Education européenne présente la deuxième guerre mondiale centrée sur la résistance polonaise et Les Racines du ciel est un roman symbolique sur la résistance, la condition humaine qui s’exprime dans la lutte pour la défense de la nature face à la destruction de celle-ci. Le corpus présente une société en crise, une société malade. Il n’est donc pas question d’une 6

Histoire élogieuse, glorifieuse ou honorable, mais d’une Histoire en pleine déconstruction, d’une Histoire condamnable. Dès lors, les auteurs se chargent de dénoncer ce mal être, de prendre position dans les événements de l’Histoire et pensent l’Histoire pour eux et pour leurs semblables. Car « l’écrivain a choisi de dévoiler le monde et singulièrement l’homme aux autres hommes pour que ceux-ci prennent en face de l’objet ainsi mis à nu leur entière responsabilité. Nul n’est censé ignorer la loi parce qu’il y a un code et que la loi est chose écrite : après cela, libre à vous de l’enfreindre, mais vous savez les risques que vous courez » 1 L’Histoire devient un sujet d’étude visant à l’amélioration de la condition humaine. De plus, la part active de Malraux et Gary dans l’Histoire en train de se faire fait d’eux des porte- parole adéquats. André Malraux et Romain Gary ont en effet pris part aux événements de l’Histoire. Le premier a commandé l’aviation étrangère aux côtés des républicains pendant la guerre civile espagnole. Son séjour en Indochine lui fait connaître une Asie en proie aux conflits révolutionnaires. Plus tard, il participera à la résistance, dirigera la brigade Alsace-Lorraine connu alors sous le nom de colonel Berger. Le second participe aussi à la seconde guerre mondiale dans les Forces Françaises Libres et dans l’aviation. Ces auteurs ont été des acteurs des événements historiques, des témoins privilégiés et peuvent, mieux que de simples témoins ou spectateurs, rendre compte de la crise sociale, de la condition de l’homme. Ayant connu et subi les situations et les sentiments directement ou par le biais de leurs camarades, ils
J-P . Sartre in Textes français et histoire littéraire, Paris, Nathan, 1984, p.256.
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reproduisent ces sentiments d’angoisse, de peur, de désespoir et d’espoir, de résistance et de collaboration, d’amour et de haine. Ce qui est exempt des textes historiques et qui donne une nouvelle dimension à l’événement, une autre vision à l’événement. Si l’œuvre de Gary est peu exploitée, ce n’est pas le cas de celle de Malraux. Travailler sur cet auteur que beaucoup d’autres ont exploité n’est pas inutile. Montrer comment l’expérience personnelle peut apparaître dans un problème collectif et objectif est digne d’intérêt ; enseigner par la pratique, prêcher par l’exemple est enrichissant. Travailler sur l’œuvre de Malraux c’est travailler sur sa vie. « Les événements qui donnent à l’œuvre sa matière sont des événements vécus mais extérieurs. C’est la rencontre de Malraux et de l’histoire qui devient l’histoire de Malraux. Et il semble qu’il n’ait, qu’il ne veuille pas avoir d’autre vie que celle de son époque. »2 C’est cet homme singulier inclus dans son texte et son époque qui nous intéresse au regard de sa vie qui ne s’impose pas dans l’œuvre à la manière de l’autobiographie mais qui s’efface pour être la vie de l’humain. C’est toute cette maîtrise de l’art, cette abnégation qui nous poussent encore aujourd’hui à revisiter l’œuvre de Malraux dans le domaine de la réécriture de l’Histoire. La réécriture de l’Histoire suppose la présence de l’Histoire dans la littérature, la présence d’un texte dans un autre. Il se pose alors le problème de l’intertextualité perçue comme présence implicite ou non, allusive ou non d’un hypotexte dans un hypertexte. Quel hypotexte apparaît dans le corpus ? Comment apparaît-il ? Et pourquoi ? Tout notre travail repose sur la présence de l’Histoire dans le roman et sa manipulation. Présence qui établit une connivence entre
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G. Picon, Malraux, Paris, Seuil, 1953. p. 19.

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l’Histoire et la fiction, laquelle doit être dégagée quand on considère leurs caractéristiques. L’Histoire est objective et garantit la vérité de son propos en se fondant sur des preuves documentaires extérieures à l’art. Par contre, la fiction est subjective et relève de l’art. La métamorphose du fait social en fait littéraire est ce qui nous intéresse dans ce travail ainsi que les répercussions de ce fait social dans la littérature. Pour mener à bien notre analyse, nous opterons pour une approche à la fois sociologique et thématique. Parce que l’histoire joue un rôle déterminant dans une activité humaine et dans la littérature, nous pensons que la sociocritique, qui intègre certains éléments du positivisme en rejetant son caractère figé, nous permettra de bien lire l’historique en tenant compte de tous les domaines sociaux. Elle fera ressortir les mentalités d’un groupe et leur évolution. Grâce à elle, nous repérerons les faits du texte qui ont un lien avec le social. Le plus important sera de ressortir l’organisation et l’élaboration particulières de ces faits de manière à produire un sens propre au texte puisque « l’approche sociocritique s’attachera davantage à prendre en compte les mécanismes de déplacement où se réalise, aussi, la transitivité qu’elle reconnaît à [la]fiction. Il s’agira, en somme, non seulement d’identifier les émergences pleines et massives de l’histoire, mais aussi et surtout, d’interroger ses surgissements travestis, ses effacements et ses silences ; et, de surcroît, de prendre s’il y a lieu, la mesure du travail significatif produit par ces conjonctions d’évidences, de leurres et de manques. »3 Il arrive que le texte ne présente aucune ressemblance, aucun rapport avec la réalité ou le social parce que
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M. Delcroit et F. Hallym, Introdution aux études littéraires. Méthodes du texte, Paris, Duculot, 1987,p.p.301,302.

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l’imagination a formé des images et symboles. Aussi avonsnous recours à la thématique de Bachelard. Cette approche d’analyse de texte permettra de dégager les thèmes abordés dans le texte, de constituer à travers eux une chaîne, une sorte de champ lexical qui produirait un champ sémantique et un sens au texte et dégagerait la pensée ou la vision du monde de l’auteur. Cette méthode complètera la première dans la mesure où celle-ci pourrait ne pas percevoir le discours historique caché sous un symbole. Elles seront donc abordées ensemble dans la réécriture de l’Histoire, Histoire limitée au XXe siècle surtout la première moitié. L’analyse de la réécriture de l’Histoire s’élabore en trois parties : les savoirs historiques, la réécriture de l’Histoire et les raisons de la réécriture de l’Histoire. Dans la première partie, il est question de l’intertextualité historique qui s’étend sur deux chapitres. Le premier porte sur les conflits sociaux résumés en révolutions et guerres. Le second analyse un autre type de conflit basé sur la politique. C’est le conflit idéologique perçu sous deux angles principaux : l’idéologie au profit de l’homme et la protection de la nature. Dans la deuxième partie, nous abordons la réécriture de l’histoire avec deux chapitres également, l’un sur la modification, l’autre sur l’invention. A la fin, nous relevons les raisons de cette réécriture à travers la reconstruction du monde et la pression de l’Histoire sur la littérature. Deux chapitres au terme desquels l’influence de l’Histoire sera établie ainsi que la fonction de l’écrivain qui sait que parler c’est agir, qui dévoile dans le but de changer.

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PREMIERE PARTIE : LES SAVOIRS HISTORIQUES Tout texte se réfère aux autres textes, aux réalités du monde et même des textes qui le précèdent ou l’accompagnent. Les textes de Malraux et de Gary renvoient aux événements du XXe siècle, événements qui constituent des savoirs historiques. L’Histoire se dégage donc des textes de ces auteurs qui l’utilisent comme prétexte, comme référent, un référent à la présentation d’un idéal. Ce qui passe par la présentation de conflits dans lesquels se déploient les hommes, conflits sociaux, conflits idéologiques. Ce sont ces conflits qui sont analysés dans cette partie à travers deux chapitres. Le premier, les conflits sociaux, présente les révolutions et les guerres qui se dégagent du corpus ; le second, le conflit idéologique, a pour tâche l’analyse des idéologies. Cette analyse laisse voir des luttes pour l’homme et des luttes pour la nature.

CHAPITRE I : LES CONFLITS SOCIAUX Les conflits sociaux se dégagent des quatre romans qui constituent le corpus de notre travail. Ils ne sont pas les inventions des auteurs, mais des événements historiques réels présentés par des romanciers. Dans ce chapitre, il est question des révolutions et des guerres qui occupent une place de choix dans le corpus. Les présenter dans leur nature et leur évolution réveille le sentiment du connu chez le lecteur. Car, il s’agit bien du connu, le connu des guerres mondiale et espagnole, le connu des révolutions sociales, chinoises ou espagnoles.
1LES REVOLUTIONS

La révolution peut se définir comme une évolution, un changement important dans l’ordre social ou même moral. Elle peut aussi désigner le bouleversement d’un régime politique et social, le plus souvent consécutif à une action violente. De manière générale, elle renvoie à des événements, des actions qui aboutissent à ce bouleversement. Ainsi, des changements de plusieurs ordres se dégagent dans les œuvres de Malraux et Gary. Ceux-ci sont de différentes natures même s’ils se recoupent de temps en temps. Ils ont toujours un contexte de naissance, une évolution et une fin. Nous avons d’un côté les changements sociopolitiques de l’Espagne et de l’Europe, de l’autre, le désir de conditions de vie et de travail meilleures en Chine et un désir d’autonomie en Afrique. Ces révolutions ont des qualificatifs selon qu’elles renvoient à une idée, à un parti, à une nature. Elles peuvent être sociales, techniques, marxistes …Mais, dans le cadre de notre travail, nous en relevons principalement trois : les révolutions sociales, les révolutions libertaires et les révolutions marxistes. Les révolutions sociales sont celles qui ont un rapport avec la société en général. Et dans cette catégorie, nous

retrouvons la classe privilégiée du XXe siècle qui est la bourgeoisie. Gary nous la présente dans Education européenne comme la classe dominante, la classe dirigeante aux grands intérêts. Cette classe a développé le culte de l’argent. Il n’est donc pas étonnant que ce soit la classe qui collabore avec les nazis. Mais avant d’être la classe dominante du XXe siècle, la bourgeoisie a été une quelconque classe ne faisant partie ni de la noblesse, ni du clergé, mais de ce qu’on appelait sous l’Ancien Régime le tiers-état. Il apparaît dès lors que la bourgeoisie a connu une mutation. Il est vrai qu’elle a toujours été liée au commerce, au négoce. Seulement, elle n’était pas la classe privilégiée. Les changements opérés dans cette classe ne se notent pas dans le récit de Gary. Le texte la présente à son état final avec l’appareil moral, physique, intellectuel et matériel qui est le sien. Dans un autre texte et dans un autre espace, l’auteur des Cerfs-volants évoque les changements que connaît le continent africain. Aux lendemains de la deuxième guerre mondiale, l’Afrique rêve d’autonomie ; elle veut se défaire de la tutelle colonisatrice. Aussi naissent des mouvements de revendication. Il est question de la conférence de Bandoeng dans Les Racines du ciel. « On parlait d’une conférence à Bandoeng où seraient représentés tous les peuples coloniaux, et notamment ceux de l’Afrique noire que l’on avait quelque peu négligés jusqu’à présent. »4 Cette conférence réunit le 18 avril 1955, 29 états d’Asie et d’Afrique indépendants depuis peu. Elle est animée par Nasser d’Egypte, Sukarno d’Indonésie et Nehru de l’Inde, pays alors indépendants. Ils condamnent le colonialisme et réclament l’émancipation des peuples opprimés. La seule évocation de cette conférence souligne le désir d’autonomie
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R. Gary, Les Racines du ciel, p. 385.

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des peuples. Lequel est manifesté par la révolte des maumau. On retrouve en effet ce mot de façon récurrente dans le roman de Gary, aux pages 275, 285, 353 édition de 1990 de la collection « Biblos » par exemple. Nous savons que les mau-mau sont un mouvement indépendantiste Kikuyu animé par Jomo Kenyatta de 1952 à 1956 et dirigé contre les Européens pour reprendre leurs terres. A travers la conférence de Bandoeng et la révolte des mau- mau, Gary reconstruit une période de l’histoire africaine, la fièvre indépendantiste des peuples opprimés. Il ne présente pas tout l’itinéraire mais juste les débuts. Ces changements sociaux se retrouvent exclusivement dans les œuvres de Gary, celles de Malraux ayant un autre type de révolution, les libertaires quoiqu’ aussi sociales. Nous entendons par révolutions libertaires celles qui sont gouvernées par un désir total de liberté dans l’ordre social et politique. A ce titre, nous pensons à la révolution espagnole dont la guerre civile est l’expression et qui apparaît dans L’Espoir et à la commune de Paris qui y est évoquée. La révolution espagnole prend forme avec la victoire électorale en 1936 des forces de gauche réunies en un front populaire. Les luttes intestines de l’Espagne entre les forces du progrès économique et social et les forces traditionnelles (grands propriétaires fonciers, l’église catholique et l’armée) entraînent une agitation militaire dans le camp conservateur. Agitation qui aboutit à la prise d’armes d’un groupe d’officiers monarchistes hostiles à la République. Les républicains constituent une réaction défensive de leurs droits, de leurs libertés pour marquer leurs luttes contre toute dictature, toute forme d’oppression. C’est ce que nous vivons tout au long de L’Espoir. On y retrouve également la Commune de Paris, non décrite dans l’œuvre mais évoquée comme une équivalence de la situation qui prévaut en Espagne. La Commune de Paris est le gouvernement révolutionnaire 15

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