Le magasin d'antiquités, Tome I par Charles Dickens

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Le magasin d'antiquités, Tome I par Charles Dickens

Publié le : mercredi 8 décembre 2010
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Project Gutenberg's Le magasin d'antiquités, Tome I, by Charles Dickens This eBook is for the use of anyone anywhere at no cost and with almost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included with this eBook or online at www.gutenberg.org Title: Le magasin d'antiquités, Tome I Author: Charles Dickens Translator: A. des Essarts Release Date: February 4, 2006 [EBook #17675] Language: French *** START OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK LE MAGASIN D'ANTIQUITÉS, TOME I *** Produced by Ebooks Libres et Gratuits; this text is also available in multiple formats at www.ebooksgratuits.com Charles Dickens LE MAGASIN D'ANTIQUITÉS Tome I (1840) Traduction A. des Essarts Table des matières L'auteur anglais au public Français. Address of the english author to the french public. CHAPITRE PREMIER. CHAPITRE II. CHAPITRE III. CHAPITRE IV. CHAPITRE V. CHAPITRE VI. CHAPITRE VII. CHAPITRE VIII. CHAPITRE IX. CHAPITRE X. CHAPITRE XI. CHAPITRE XII. CHAPITRE XIII. CHAPITRE XIV. CHAPITRE XV. CHAPITRE XVI. CHAPITRE XVII. CHAPITRE XVIII. CHAPITRE XIX. CHAPITRE XX. CHAPITRE XXI. CHAPITRE XXII. CHAPITRE XXIII. CHAPITRE XXIV. CHAPITRE XXV. CHAPITRE XXVI. CHAPITRE XXVII. CHAPITRE XXVIII. CHAPITRE XXIX. CHAPITRE XXX. CHAPITRE XXXI. CHAPITRE XXXII. CHAPITRE XXXIII. CHAPITRE XXXIV. CHAPITRE XXXV. CHAPITRE XXXVI. CHAPITRE XXXVII. L'auteur anglais au public Français.[1] Il y a longtemps que je désirais voir publier en français une traduction complète et uniforme de mes oeuvres. Jusqu'ici, moins heureux en France qu'en Allemagne, je n'ai pu être connu des lecteurs français qui ne sont pas familiarisés avec la langue anglaise que par des traductions isolées et partielles, publiées sans mon autorisation et sans mon contrôle, et dont je n'ai tiré aucun avantage personnel. La présente publication m'a été proposée par MM. Hachette et Cie et par M. Ch. Lahure, dans des termes qui font honneur à leur caractère élevé, libéral et généreux. Elle a été exécutée avec le plus grand soin, et les nombreuses difficultés qu'elle présentait ont été vaincues avec une habileté, une intelligence et une persévérance peu communes. Elle a surtout été dirigée par un homme distingué, qui possède parfaitement les deux langues, et qui a réussi de la manière la plus heureuse à reproduire en français, avec une fidélité parfaite, le texte original, tout en donnant à sa traduction une forme élégante et expressive. Je suis fier d'être ainsi présenté au grand peuple français, que j'aime et que j'honore sincèrement; à ce peuple dont le jugement et le suffrage doivent être un but d'ambition pour tous ceux qui cultivent Les Lettres; à ce peuple qui a tant fait pour elles, et à qui elles ont valu un nom si glorieux dans le monde. Cette traduction de mes oeuvres est la seule qui ait ma sanction. Je la recommande en toute humilité respectueuse, mais aussi en toute confiance, à mes lecteurs français. Charles Dickens. Londres, 17 janvier 1851 Address of the english author to the french public. I have long been desirous that a complete French translation of the books I have written should be made, and should be published in an uniform series. Hitherto, less fortunate in France than in Germany, I have only been known to French readers not thoroughly acquainted with the English language, through occasional, fragmentary and unauthorized translations over which I have had no control, and from which I have derived no advantage. The present translation of my writings was proposed to me by Messrs. L. Hachette and Co. and Ch. Lahure in a manner equally spirited, liberal, and generous. It has been made with the greatest care, and its many difficulties have been combated with unusual skill, intelligence and perseverance. It has been superintended, above ail, by an accomplished gentleman, perfectly acquainted with both languages, and able, with a rare felicity, to be perfectly faithful to the English text, while rendering it in elegant and expressive French. I am proud to be so presented to the great French people, whom I sincerely love and honour, and to be known and approved by whom must be an aspiration of every labourer in the Arts, for which France has done so much, and in which she has made herself renowned through the world. This is the only edition of my writings that has my sanction. I humbly and respectfully, but with full confidence, recommend it to my French readers. Charles Dickens. Tavistock-House, London, January 17th, 1857. CHAPITRE PREMIER. Quoique je sois vieux, la nuit est généralement le temps où je me plais à me promener. Souvent, dans l'été, je quitte mon logis dès l'aube du matin, et j'erre tout le long du jour par les champs et les ruelles écartées, ou même je m'échappe durant plusieurs journées ou plusieurs semaines de suite; mais, à moins que je ne sois à la campagne, je ne sors guère qu'après le soleil couché, bien que, grâce au ciel, j'aime autant que toute autre créature vivante ses rayons et la douce gaieté dont ils animent la terre. Cette habitude, je l'ai insensiblement contractée; d'abord, parce qu'elle est favorable à mon infirmité[2], et ensuite parce qu'elle me fournit le meilleur moyen d'établir mes observations sur le caractère et les occupations des gens qui remplissent les rues. L'éblouissement de l'heure de midi, le va-et-vient confus qui règne alors, conviendraient mal à des investigations paresseuses comme les miennes: à la clarté d'un réverbère, ou par l'ouverture d'une boutique, je saisis un trait des figures qui passent devant moi, et cela sert mieux mon dessein que de les contempler en pleine lumière: pour dire vrai, la nuit est plus favorable à cet égard que le jour, qui, trop fréquemment, détruit, sans souci ni cérémonie, un château bâti en l'air, au moment où on va l'achever. N'est-ce pas un miracle que les habitants des rues étroites puissent supporter ces allées et venues continuelles, ce mouvement qui n'a jamais de halte, cet incessant frottement de pieds sur les dures pierres du pavé qui finissent par en devenir polies et luisantes! Songez à un pauvre malade, sur une place telle que Saint-Martin's Court, écoutant le bruit des pas, et, au sein de sa peine et de sa souffrance, obligé, malgré lui, comme si c'était une tâche qu'il dût remplir, de distinguer le pas d'un enfant de celui d'un homme, le mendiant en savates de l'élégant, bien botté, le flâneur de l'affairé, la démarche pesante du pauvre paria qui erre à l'aventure, de l'allure rapide de l'homme qui court à la recherche du plaisir; songez au bourdonnement, au tumulte dont les sens du malade sont constamment accablés; songez à ce courant de vie sans aucun temps d'arrêt, et qui va, va, va, tombant à travers ses rêves troublés, comme s'il était condamné à se voir couché mort, mais ayant conscience de son état, dans un cimetière bruyant, sans pouvoir espérer de repos pour les siècles à venir! Ainsi, quand la foule passe et repasse sans cesse sur les ponts, du moins sur ceux qui sont libres de tout droit de péage, dans les belles soirées, les uns s'arrêtent à regarder nonchalamment couler l'eau avec l'idée vague qu'elle coulera tout à l'heure entre de verts rivages qui s'élargiront de plus en plus, jusqu'à ce qu'ils se confondent avec la mer; les autres se soulagent du poids de leurs lourds fardeaux et pensent, en regardant par-dessus le parapet, que vivre, c'est
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