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LE VEHICULE

De
224 pages
Dans ce livre, nous essayerons de prendre plus au sérieux la croyance mentionnant la séparation du corps et de l’esprit. L’image reflétée par le miroir n’est que le véhicule. Le conducteur, le moi qui pense et agit, est à l’intérieur. La vie prend alors une route différente. L’esprit doit apprendre à conduire son véhicule, le garer et l’entretenir. Nous comprendrons pourquoi certains roulent à moto et d’autres en Ferrari. Pourquoi certaines personnes sont comparables à un conducteur robot, chauffeur du dimanche, de camions ou d’autobus ! Pourquoi d’autres ne sont que des passagers, autostoppeurs ou piétons. Nous visiterons le territoire au-delà de l’asphalte. Le pays des conducteurs sans véhicule, le pays des âmes sans corps, le pays des morts. Nous roulerons vers le paradis.
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Le Véhicule
JeanLuc Goubet ESSAI DE VULGARISATION Texte découvert sur manuscrit.com 2003 ISBN: 2748130642 (pour le livre imprimé)
À mon père, Un homme ne sachant pas se contrôler est aussi dangereux qu’un véhicule sans freins !
PROLOGUE Afin de bien saisir les différentes idées développées ici, il est nécessaire que vous, cher lecteur ou chèrelectrice, soyez disposés à laisser momentanément de côté la conception que la majorité d‟entrenous avons de notre existence et notre vie quotidienne. Essayons de prendre plus aux sérieux les croyances et les dogmes faisant mention de la séparation du corpset de l‟esprit.Admettons que le fameux « moi », celui qui nous fait penser et agir, n‟est pas seulement cette imagequi se reflète dans le miroir de notre salle de bains. Admettons que ce «moi »est bien quelque chose qui, malgré sa constante présence, passe presque totalement inaperçu dans le contexte où nous vivons. Une chose invisible, impalpable, inodore, sans poids ni masse, une chose si difficile à cerner que la majoritéd‟entrenous préfère ignorer son existence. Tout le monde sait que les apparences peuvent tromper, et tout le monde a, un jour ou l‟autre, entendu :« Personne n‟aurait soupçonné cela de sa part. Ilavait l‟airsi gentil » ou encore : «Qui aurait cru celad‟elle ? Elle cachait bien son jeu »
Tout le monde a, un jour ou l‟autre, été trompé par une personne à l‟apparence honnête. Une personnequi nous à avions donné le bon Dieu sans confession. Une personne qui, comme arme principale de trahison, outre tous lesmensonges qu‟elle avait pu inventer, aprofité de son physique agréablement innocent pour tromper et conduire sa victime à l‟erreur de jugement.Les gens peuvents‟étonnerde l‟apparence docile d‟untueur en série ou pensent d‟emblée qu‟une personnelaide n‟est pas digne d‟être intelligente. Pourtantle dicton bien connu : « l‟habit ne faitpas le moine » reflète parfaitement la dualité de l‟apparenceet de la personnalité qui anime ce corps physique que nous jugeons avec tant de facilité. Si nous avions davantage présent à l‟esprit le scénario où,le corps et l‟âme sont deux acteursabsolument distincts, ayant chacun leur propre rôle ou, si seulement nous avions assez d‟imagination pour comparer la personne intérieure au conducteur d‟une automobile,éviterions bien des erreurs nous de jugement. Il nous serait plus aisé comprendre les différences radicales de qualité ou de vertu qui peuvent exister entre l‟aspect d‟unepersonne et son véritable contenu.
Pour les besoin de cet ouvrage, nous allons donc comparer notre corps à un simple véhicule conduit par notre «moi » intérieur. Ce dernier que nous pouvons très facilement retrouver dans de diverses croyances sous le nom d‟âme ou d‟esprit. Bienqu‟absolument insaisissable, invisible et à la limite du réel, cette «chose »semble pourtant définir la plus profonde personnalité de notre être. Et pour commencer ces comparaisons, nous pourrions simplement dire que le conducteurd‟une voiture de sport n‟a pas forcement l‟aspectMonsieur Univers. Il peut être de bedonnant et court sur patte. La rage des lignes de la machine ne sera pas nécessairement reflétée par son occupant. Ce n‟est pas non plus celui qui a la plus belle voiturequi sait le mieux conduire ou qui présentera des capacités dignes de son engin ! Il n‟est pas rare detrouver des propriétaires de voitures de luxe, ayant àpeine les moyens de s‟offrir quelques litres de combustible pour faire, le dimanche, le tour du quartier afin d‟épater le voisinage !Et, au contraire, nous pouvons voir de véritables milliardaires se rendre àleur entreprise à bord d‟une simple Coccinelle, voire à bicyclette !
Ceci pour, une fois de plus,souligner que l‟apparence du corps, denotre véhicule, n‟a rien à voir avec les réelles capacités de son conducteur. A l‟armée,nous pouvons trouver un garçon bâti comme une armoire de trois portes. De part son physique, il est alors considéré comme un « malabar. » Mais… ilpeut être totalement incapable de faire plus de cinq pompes sans devenir tout rouge et crier au secours devant un effort quin‟a pourtant rien de surhumain. Malgré un physique impressionnant, autrement dit un véhicule débordant de puissance et une carrosserie presque parfaite,son chauffeur n‟a jamais fait le moindre effort pour en exploiter les capacités. Un peu comme le propriétaired‟une Ferrari qui n‟a jamais voulu passer la seconde. Ayant sous la main tout le potentield‟un moteur « surpuissant », il finira par estropier sa mécanique en la faisant tourner constamment en sous régime. Apparemment forts et indestructibles, apparemment plein d‟énergie, certains hommes ne seront cependantde frêles que créatures compensant leur fragilité intérieure par un aspect redoutable.
Tandis que d‟autres, propriétaires d‟une « caisse »qui n‟est plus cotée à « l‟Argus », apparemment débiles etsans ressources, seront capables de prouesses insoupçonnées.
La volonté de conduire leur véhicule jusqu‟au bout, leur permettra de tirer parti de chaque engrenage. Les qualités du conducteur pourront être tellesqu‟elles atténueront les défauts de la route et feront oublier le manque de confort.
L‟apparence désagréable de la personne pourradisparaître aux yeux de ses semblables grâce à soncomportement. L‟apparente fragilité sera largement compensée par la force intérieure de l‟individu.
NOTRE VÉHICULE A notre naissance, et grâce à un mystère qui estloin d‟être éclairci, nous héritons donc d‟une voituredont la marque et la couleur peuvent varier. L‟important estque : malgré les différences de qualité, de confort, de puissance et de garantie, nous avons tous la nôtre. (Cequi est loin d‟être le cas des vraies voitures.) En effet, chaque être humain reçoit un corps. Chacun de nous peut ainsi se lancer sur l‟autoroute de lavie. Chaque modèle est pratiquement unique, et fait en général la fierté de son conducteur. Bien sûr, il y a toujours des envieux préférant la carrosserie du voisin, sa couleur ou la puissance de son moteur. Ces genslà seront mal dans leur peau. Ils passeront unebonne partie de leur vie, si ce n‟est leur vie entière, stationnés au bord de la route. Ils regarderont et jalouseront les véhicules des autres, sans penser une seconde à commencer leur voyage vers le futur. Ils ne se rendront pas compte de la chance qu‟ilsde ont posséder euxmêmes leur proprevéhicule… Un corps doté
d‟une incroyable gamme de possibilités et defonctions, qui ne demandent qu‟à être développéeset exploitées.
Au départ donc, nous sommes tous des gens riches, puisque comme des « fils à papa », nous avons une voiture neuve avant même de savoir conduire! Avant même d‟être conscient de notre existence, nous avons un corps neuf que nous devrons apprendre à diriger.
Au cours de notre apprentissage et plus d‟une fois, nous irons certainement froisser les portières ou casser les phares de notre engin contre les obstacles qui décorent notre cuisine ou notre salle à manger !
Quel enfant ne s‟est jamais cogné contre les montantsd‟une porte, et quel nouveau conducteur n‟a jamaisloupé l‟entrée de son garage ?
Peu expérimenté et heureux d‟avoir un nouveaudont les jouet possibilités nous dépassent, nous seronstentés d‟utiliser le Klaxon en long, large et travers à la moindre difficulté : OUINNNN… ! OUINNNN... !Parce qu‟il a laissé tomber son hochet, le bébé pleure plutôt que de le ramasser... Et l‟apprenticonducteur s‟excite sur son Klaxon plutôt que de freiner et ralentir la marche. Pendant les premières années, nous nous perfectionnons dans le maniement des accessoires et acquérons la pratique du code
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