Neruda

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Cet ouvrage est un hommage à une voix majeure de notre temps. Neruda humanise tout ce qu'il voit, ainsi la mer, tel un personnage, entre dans l'Histoire. Dialectique de la matière qui prolonge en la transformant celle des éléments. Chantre de la nature, de lui l'on peut dire ce que Victor Hugo disait du poète archétypal : Neruda est un monde enfermé dans un homme. Désormais l'océan, en vérité, s'appelle Pablo. (Ouvrage paru en 2004, à nouveau disponible).
Publié le : jeudi 15 janvier 2015
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EAN13 : 9782336367590
Nombre de pages : 370
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e Au XX mi ses écrivains Huidobro le lo Neruda, nature, levate l’Être. Au , j’ai consacré une xtes que voici. e de notre temps. ecommencée. de la neige descendons planètes monde écrit au pluriel, et nous affirmons la diversité de l’Être dans la multiplicité des images. sonnage, entre nsformant celle des éléments. Hugo disait dans un homme. mais l’océan, en vérité, s’appelle Pablo. O. J. G.
(1984),
les années hispano-américaine avec Huidobro :du Phénix(1989). , éditions bilingues :Mandragore erséphone l’Insomnie Le García Lorca(2000),. Le 11 septembre go du Chili
ISBN : 2-914378-57-2
ORLANDOJIMENO-GRENDI -Grendi
NERUDA
N
E
RU
DA
L’Océan s’appelle Pablo El mar se llama Pablo
ÉDITIONBILINGUE
Indigo & côté-femmes Indigo & côté-femmes
La précocité dans tous ses états À la recherche de son identité
Collection « Enfance, éducation et société » Cette collection regroupe des études et essais concernant l’enfance au travers d’approches multiples. Etudes universitaires et essais issus du monde de l’éducation ou du secteur du travail social, ces travaux ont en commun la même préoccupation : apporter un éclairage diversifié sur un domaine essentiel de l’univers des sciences humaines.
Fabrice Bak
La précocité dans tous ses états À la recherche de son identité
L’Harmattan, 2012.
Ouvrage du même auteur :Maman, j’aime pas l’école,
© L'Harmattan, 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01324-4 EAN : 9782343013244
Je tiens à remercier Céline, Johanna, Vincent, Clémence, Samuel, Maximilien, Victor-Frédérique, et toutes ces personnes, enfants, adolescents, adultes qui avez un jour franchi la porte de mon cabinet et avez eu le courage de vous engager avec moi afin de faire un bout de chemin. En espérant avoir été un révélateur de votre personnalité. Merci à Laurence, ma compagne, pour sa patience, et qui s’est révélée d’un grand soutien au fil des semaines et des mois passés sur cet écrit. Une pensée pour Olivier Revol (chef du service de psychiatrie infantile de l’hôpital neurologique Pierre-Wertheimer à Lyon), nos échanges sont toujours aussi stimulants au fil des années. Merci à Philippe Sauret (inspecteur d’académie, inspecteur pédagogique régional, responsable du groupe académique concernant la scolarisation des enfants précoces en région Rhône-Alpes), et René-Pierre Rabaux (inspecteur de l’Education nationale préélémentaire, inspection académique de l’Ain) pour leur confiance. Merci à Marie Levard (directrice du collège-lycée Le Bon Sauveur au Vésinet, et présidente de l’association Prekos), et à Pierre Brat (directeur du collège La Favorite Sainte-Thérèse à Lyon) pour le soutien que vous apportez aux enfants et à leurs parents dans vos établissements respectifs. Enfin, merci à Mélanie Bourrou-Grimaud (présidente de l’AAREIP, Association d’aide à la reconnaissance des enfants intellectuellement précoces, de l’Ain) pour nos rencontres avec les enfants et les familles, toujours aussi enrichissantes, de part et d’autre, je l’espère.
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De formation cognitiviste, je suis spécialiste du développement de la pensée de l’enfant et de l’adolescent. En qualité de psychologue, j’ai suivi une formation au cours de laquelle des universitaires m’ont parlé de cette spécificité qu’est la précocité. Lors d’un cours sur l’utilisation des tests psychométriques, les fameux quotients intellectuels, on m’a expliqué, comme à d’autres, que la norme du QI chiffré se situe à 100. Entre 90 et 100 nous sommes dans la norme inférieure, entre 100 et 110, dans la norme supérieure. Au-delà de 130, se situe ce qui est caractérisé comme étant la précocité intellectuelle. Rien de plus… Si ce n’est que certains développaient des capacités au-delà de 130 afin de compenser intellectuellement des souffrances affectives ou des dysfonctionnements affectifs majeurs… Cette même personne qui tenait ce genre de discours, lorsque j’étais étudiant, continue à expliquer que « la précocité intellectuelle est un système de défense mis en place afin de compenser des failles narcissiques et familiales plaçant l’enfant dans un désir illusoire de réussite intellectuelle ».Je suis sorti de l’université en tant que psychologue spécialisé dans la prise en charge des enfants présentant des troubles des acquisitions scolaires. J’ai donc commencé à exercer ce métier passionnant et à rencontrer des enfants avec des troubles divers (dyslexie, désorganisation cognitive, troubles déficitaires de l’attention…). Petit à petit, j’ai été interpellé au sein de mes consultations par des enfants un peu « différents », qui se présentaient à moi avec une panoplie de difficultés d’acquisitions, de souffrances dans l’univers scolaires. Pourtant, ces enfants se présentaient avec des différences importantes sur le plan de l’analyse et de la compréhension de leurs difficultés, au regard de ce que l’on m’avait décrit dans ma formation universitaire. Ainsi, cette petite fille de 5 ans qui m’avait été adressée en consultation pour avoir agressé son enseignante ! Agresser une enseignante à 5 ans, voilà qui est singulier. Lorsque je la rencontre avec sa mère, celle-ci m’explique que sa petite fille faisait une sortie avec les autres enfants de sa classe. Au moment de quitter l’école, l’enseignante demande aux enfants de se tenir par la main, deux par deux, pour traverser le passage clouté au feu tricolore. Or, cette petite fille a refusé, disant qu’il suffisait de regarder le petit bonhomme : s’il est rouge j’attends, s’il est vert je passe. L’enseignante avait insisté en disant à cette enfant de prendre son copain par la main pour traverser la
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route. La petite fille de répliquer : « Maîtresse, il suffit de regarder le petit bonhomme. » Insistance de l’enseignante pour que cette enfant prenne son copain par la main, avec force de menace et de colère pour la persuader de faire ce qui était demandé. Ce qui devait arriver arriva, la petite fille a commencé à s’énerver et à donner des coups de pieds à sa maîtresse. En effet, elle venait d’agresser son enseignante !! Cet autre enfant qui vient en consultation et qui me dit, en s’asseyant : « C’est toi le psychologue ? » Effectivement c’est moi… « C’est toi qui va m’aider avec ma maîtresse parce que je pense qu’il y a des choses qu’elle ne comprend pas chez moi. » Stupeur de ma part d’entendre les propos de cet enfant. Progressivement, rencontre après rencontre, j’ai été interpellé par ces enfants « différents » qui, alors qu’ils semblaient posséder un certain potentiel susceptible de leur permettre de suivre une scolarité brillante, se retrouvaient dans des situations de plus en plus difficiles et de plus en plus complexes, en souffrance avec l’école. J’ai commencé à me questionner et à m’intéresser à cette précocité chez les enfants et les adolescents, à leur développement, aux spécificités de cette pensée, à cet atout qui semblait devenir un obstacle, que notre société transformait en handicap. 60 % d’entre eux n’atteignent pas le bac… ou avec beaucoup de difficultés. Chiffre incohérent s’il en est, au regard de ce que ces enfants devraient être en mesure de réaliser dans notre système pédagogique. De cet intérêt pour les enfants « précoces », j’ai été amené à rencontrer des parents, à discuter avec eux de leur enfant. Il n’est pas rare qu’à l’issue d’un bilan cognitif, en leur faisant la retranscription de la façon de penser de ce dernier, de la façon dont leur enfant s’était structuré sur le plan de sa pensée, de me retrouver face à un père ou une mère qui me regardait avec surprise en me renvoyant « mais c’est de moi dont vous parlez » ! Je me rappelle de ce père qui, un jour, s’effondre en larmes devant moi et, s’excusant, me dit : « Je suis désolé, mais vous êtes en train de me décrire ; c’est moi lorsque j’avais son âge, c’est exactement ce que j’ai ressenti et vécu. » Des parents ont aussi commencé à se questionner sur eux-mêmes, sur leur vécu, et m’ont demandé s’il était possible de réaliser également un bilan pour eux.
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Un certain nombre d’ouvrages a déjà été écrit sur la « précocité adulte ». Tous ces ouvrages, excepté celui de Jeanne Siaud-Facchin, m’ont laissé sur ma faim lorsque je les ai parcourus au fil des années lors de leur sortie en librairie. Beaucoup se basent sur des registres techniques, explicitant toute la complexité de cette pensée en arborescence. Jeanne Siaud-Facchin a extrêmement bien décrit chez l’enfant le fonctionnement de cette pensée différente, de cette logique particulière. Tous semblent avoir ce point commun de décrire la douance adulte comme étant une souffrance qui nécessite d’aller consulter un psychologue. Tous se ciblent sur cette complexité de la pensée à s’adapter à la réalité dans laquelle nous vivons. J’ai toujours eu beaucoup de difficultés avec des termes tels que « précocité », « surdoués »… Il y a maintenant quelques années, lors de rencontres entre professionnels sensibilisés à l’accompagnement de ces enfants, nous nous sommes accordés sur la terminologie d’enfants à haut potentiel. En effet, le haut potentiel est présent, mais va-t-il s’exprimer ? La question reste posée, car tout repose sur les « bonnes » rencontres ou pas, sur les sollicitations ou non permettant à ce potentiel de s’exprimer, sur les « guides » qui vont se présenter sur la route de cet adulte en devenir qu’est l’enfant. Ces guides parentaux, scolaires, amicaux, professionnels vont permettre l’émergence de compétences, mais vont surtout représenter des alliés pour aider l’enfant à réussir cette dure alchimie de l’affect et de l’intellect. Je ne parlerai donc plus de précocité intellectuelle. Je n’emploierai pas, non plus, le terme de surdoué car de façon directe, qui dit surdoué implique son opposé « sous-doué ». Qu’est-ce qu’un sous-doué ? Une personne présentant une déficience intellectuelle, une personne qui serait en dessous de la norme standard du quotient intellectuel… La psychologie cognitive définit l’intelligence comme une capacité d’adaptation qui prolonge l’adaptation biologique présente au moment de la venue au monde. Cette définition très large est aussi très intéressante car elle ouvre le concept d’intelligence sur des possibilités de développement et de rééducation totalement novatrices. Je ne parlerai pas non plus de précocité pour caractériser la pensée des adultes ayant présenté un haut potentiel dans leur enfance et leur adolescence. Je préfère le terme canadien de douance, qui reflète de
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