Olivia-Jeanne Cohen à travers son écriture

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Dès les premiers échanges avec Olivia, on sait n'avoir jamais rencontré quelqu'un comme elle. On apprend aussi très vite ce que cette rencontre peut avoir de bouleversant. C'est pour cette raison que ce voyage dans son univers valait la peine d'être entrepris, cet univers peuplé de fantômes dont le colossal besoin d'amour se brise contre une extraordinaire aptitude au malheur. Fiction ou autobiographie ? Opposition stérile. Le recours au roman et au théâtre permet de ne pas céder à l'obscénité du discours exhibitionniste.
Publié le : jeudi 1 octobre 2009
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EAN13 : 9782296237506
Nombre de pages : 156
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Avant de partir... il m'a dit... qu'il n'avait pas rencontré quelqu'un 1 comme vous de toute sa vie.
C’est en ces termes dansJet de l’éponge, qu’Armand Boula, avait tenu à parler de Joan Colner au moment de quitter l’hôtel où l’un et l’autre étaient descendus.
Dès les premiers échanges avec Olivia, on sait n’avoir jamais rencontré quelqu’un comme elle. On apprend aussi très vite ce que cette rencontre peut avoir de bouleversant…
C’est pour cette raison que ce voyage dans l’univers d’Olivia valait la peine d’être entrepris, cet univers peuplé de fantômes dont le colossal besoin d’amour se brise contre une extraordinaire aptitude au malheur.
Comme tout voyage qui ne nous livre que partiellement les paysages et les personnes rencontrées, cette lecture personnelle à laquelle Olivia m’avait invité, qu’elle m’avait encouragé à approfondir, relève de l’interprétation. D’autres sont possibles, et c’est pourquoi il faut lire Olivia-Jeanne Cohen dans le texte…
1 Jet de l’éponge, p.187.
Jean-Marc Lauret
24 Juin2009
SOMMAIRE
LES DESCRIPTIONSPHYSIQUES DES PERSONNAGES DE LUNIVERS D’OLIVIA-JEANNECOHEN...................................... 9 OLIVIA ET LA RELATION QUELLE ENTRETIENT AVECSES PERSONNAGES........................................................................ 11 LE RAPPORT AU TEMPS DANS LŒUVRE D’OLIVIA.................. 17 DU PRÉSENT,TEMPS DE LOUBLI,DU SURGISSEMENT ET DE LÀ-VENIR,AU DÉSIR DE LAILLEURS......................... 29 LA FUITE DANS LE RETRAIT DU MONDE..................................35 LE SEXE,LA DANSE,LABOLITION DES LIMITES, LEXPÉRIENCE DE LIEXIL DE SO ............................................ 43 LTRESA RELATION AUX AU ,UNJEU....................................... 53 JISE METTRE EN JEU SO OUER AVEC LES AUTRES ET -MÊME..... 73
ANTHOLOGIE......................................................................... 81 Silence, je regarde...........................................................81 Effraction.........................................................................84 Et le ciel si bleu, tellement bleu......................................91 Dans l’ivresse...................................................................94 Rue de l’Alboni...............................................................98 Jet de l’éponge...............................................................102 Comme s’il marchait sur la pointe des pieds..............109 Je voudrais t’emporter dans mon rire........................ 115 Yosemite.........................................................................121 Un jour peut-être..........................................................139
OUVRAGES D'OLIVIA-JEANNECOHEN................................. 149
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LES DESCRIPTIONS PHYSIQUES DES PERSONNAGES DE LUNIVERS D’OLIVIA-JEANNECOHEN
Olivia s’attarde peu à décrire le physique de ses personnages. Quand c’est le cas, les descriptions s’appliquent à des personnages féminins.
Ainsi dansSilence, je regarde, son premier roman, Maximilien évoque une jeune femme, danseuse.
Cette danseuse, coeur battant aux veines translucides, dentelles blanches en guirlandes foudroyant la scène noyée dans 2 l'obscurité .
Etplus loin, sculpteur.
il aperçoit une jeune femme qui se révèlera être
Elle avait l'aspect d'une opale, impalpable, fluide, aux contours évanescents. Levisage dissimulé sous une grande cape, elle marchait, les bras se balançant aux rythmes de son corps qui semblait échapper à toute emprise. Elle dissimulait le secret et semblait narguer l'oubli, la présence, le concret. Rien ne semblait la retenir. « Etrange forme », se dit Maximilien. Un appel, une 3 attente illisible dans l'espace intemporel.
4 Ouencore,secrète et douloureuse, enfantine et grave. Epousée de l’air libre, creuxet fuseaux, rondeurs souples et netteté des muscles, cambrure féline de ses 5 reins .
2 Silence, je regarde,p.15. 3 Silence je regarde, p.53. 4 Idem, p.71.
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EtdansEt le ciel si bleu, tellement bleu,
Une transparence auxcambrures nerveuses semblait modelée pour accueillir le tressage irrégulier des 6 mains.
7 DansRue de l’Alboni,Votre chevelure épaisse et épicée .
OudansYosemite,
Elle avait cevisage racé et rare, qui ne laissait 8 deviner que son mystère, 9 son sourire fauve et ensorcelant,femme sauvage et 10 électrique du danger et des apparences , aérienne et 11 bouleversante, animale et instinctive.
12 l’arrondivoluptueux, …de ses hanches
… difficile de ne pas penser à Olivia.
5 Idem, p.72. 6 Et le ciel si bleu, tellement bleu, p.21. 7 Rue de l’Alboni, p.159. 8 Yosemite, p.11. 9 Idem, p.19. 10 Idem, p.25. 11 Idem, p.68. 12 Silence, je regarde, p.71.
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