Récits du corps au Maroc et au Japon

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Si la littérature élabore des représentations du corps, comment ces constructions se déclinent-elles en fonction d'un contexte culturel spécifique ? Y a-t-il un regard « oriental » sur le corps et une esthétique orientale du corps ? Mais surtout, à quelles conditions pourra-t-on distinguer une pensée originale du corps qui ne soit pas un orientalisme, c'est-à-dire la projection d'un regard occidental, ou encore un auto-orientalisme ? Tel est l'enjeu de ce volume qui analyse les récits du corps au Maroc et au Japon, aussi bien dans les arts visuels (photographie, cinéma, bande dessinée) que dans la littérature.
Publié le : dimanche 1 janvier 2012
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EAN13 : 9782296478602
Nombre de pages : 202
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Récits du corps au Maroc et au Japon
Sous la direction de Marc Kober et Khalid Zekri
Récits du corps au Maroc et au Japon
Centre d’Étude des Nouveaux Espaces Littéraires Université Paris13
Direction Pierre Zoberman
Comité de rédaction Anne Coudreuse, Vincent Ferré, Xavier Garnier, Marie-Anne Paveau, Christophe Pradeau. Comité scientifique Ruth Amossy, Marc Angenot, Philippe Artières, Isabelle Daunais, Papa Samba Diop, Ziad Elmarsafy, Éric Fassin, Gary Ferguson, Véronique Gély, Elena Gretchanaia, Anna Guillo, Akira Hamada, Thomas Honeg-ger, AliceJardine, Philippe Lejeune, Marielle Macé, Valérie Magdelaine-$QGULDQMD¿WULPR 'RPLQLTXH 0DLQJXHQHDX +XJXHV 0DUFKDO :LOOLDP Marx, Jean-Marc Moura, Christiane Ndiaye, Mireille Rosello, Laurence 5RVLHU 7LSKDLQH 6DPR\DXOW :LOOLDP6SXUOLQSecrétariat d’édition Centre d’Étude des Nouveaux Espaces Littéraires François-Xavier Mas (Paris 13, UFR LSHS) Université Paris 13 99, av. Jean-Baptiste Clément 93430 Villetaneuse Diffusion, vente, abonnements Éditions L’Harmattan 5-7, rue de l’École polytechnique 75005 Paris Périodicité 4 numéros par an.Publication subventionnée par l’université Paris 13. © L'HAR M ATTAN, 2011 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-55720-8 ISSN : 2100-1340
©L'HA©RLM©'AHTLA'TRHA©MAN,RALT2'M©TH0A1ATLN1RT',AHM2NA0,RT12MT10A1NT1,TA20N11,2011
Sommaire
MarcKOBERetKhalidZEKRI. Introduction .......................................
Dynamiques de la représentation du corps
MarcKOBER.............................................. Récits du corps au Japon IgnacioQUIROS.« Regarder le corps » dans la mythologie japonaise : tabou ou vertu ?................................................................................. KhalidZEKRI. Le sujet et son corps dans le roman marocain ........... AbdallahLISSIGUI. Variation sur une typologie des corps dans l’imaginaire littéraire au Maroc ................................................ ZiadELMARSAFY. Mohamed Leftah : le corps dans l’ordre poétique
Les symptômes du corps et le contexte politico-religieux
MustaphaBENTAÏBI. Penser le corps en Islam ................................. EmmanuelLOZERAND. Manger et souffrir. Expériences du corps dans la littérature japonaise moderne................................................ AkiraHAMADA. Junnosuke Yoshiyuki : voix et silence à travers le corps .......................................................
Les transformations du corps et de son environnement
JunkoKOMATSU. Les bains japonais : un espace relationnel .............. MichihiroNAGATA. Écriture du corps dans les romans de ninjas de Yamada Fûtarô ............................................................................. AbdelkrimCHIGUER. Cuisine : seuils et corridors .............................
Les représentations artistiques du corps
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AnouarOUYACHCHI. De l’hybridité du corps dans l’art marocain ..... 163 ValérieLOUISON. La représentation du corps chez Tatsumi Yoshihiro, maître du manga réaliste (gekiga)..................................................... 173 PatriceBOUGON. Le corps nu féminin et la censure GDQV WURLV ¿OPV MDSRQDLV  OD EHDXWp GHV GpWRXUV............................... 189
Avertissement
Pour les noms d’auteurs japonais, nous avons suivi l’usage local : le patronyme précède le nom personnel. La transcription et la prononciation des mots japonais sont fondées sur le système de Hepburn : – e correspond en général au français é ; – u correspond au français ou ; – g occlusif (ge se lit gué) ; – h aspiré ; – r intermédiaire entre r et l ; – s toujours sourd ; – w est une semi-voyelle ; – ch indique une affriquée (chô se lit tchô) ; ± O¶DFFHQW FLUFRQÀH[H LQGLTXH XQH YR\HOOH ORQJXH
La translitération utilisée pour l’arabe est la translitération savante utilisée par la Bibliothèque nationale de France et par l’Encyclopaedia islamica.
Introduction
Le thème du « corps » est souvent étudié par le monde universitaire en tant qu’il est le corps freudien, pan-sexuel, et révèle l’inconscient. À cet égard, plusieurs ouvrages généraux orientent la question du corps suivant une interrogation philosophique, ou bien en fonction du questionnement VRFLRORJLTXH (Q¿Q OHV DSSURFKHV SHXYHQW VH FURLVHU HQ IDLVFHDX j WUDYHUV notamment certaines notions, comme celle de champ corporel, plus vaste 1 que celle de schéma corporel . Le corps est également interrogé comme source dugenre, dans la répartition du masculin/féminin, et suscite un questionnement identitaire (minorité/majorité ; discrimination entre sexes, kJHV HWKQLHV  /H FRUSV SRXUUDLW rWUH Gp¿QL JOREDOHPHQW FRPPH © SURFHV-sus dynamique permanent d’engendrement réciproque de l’expérience et 2 du mythe au sein de l’univers du discours ». Si la littérature élabore des représentations du corps, comment ces constructions se déclinent-elles en fonction d’un contexte culturel spéci-¿TXH " 4X¶HQ HVWLO GX UHJDUG H[WUDHXURSpHQ VXU OH FRUSV HW VRQ HVWKpWLTXH " Les deux exemples des littératures japonaises et marocaines, malgré leurs divergences manifestes, permettront de croiser les points de vue autour de ces questions. Nous prendrons pour objet d’étude le corps, en tant qu’il est certes un objet social, historique ou psychanalytique, mais qui se donne aussi à voir à travers un certain nombre de « récits » utilisant des médias différents, et notamment les arts visuels. Précisément, une telle approche des récits du corps au Japon et au Maroc nous apprend que, loin de seule-ment traduire ou exprimer le corps, ces récits produisent littéralement le corps à travers de nouvelles représentations et de nouveaux usages. La recherche anthropologique est déjà bien développée en ce qui concerne le Maghreb et le Japon, mais l’analyse de la représentation du
1. Michel Bernard,Le Corps, Paris, Seuil, coll. « Points. Essais », 1995, p. 50. Le schéma FRUSRUHO VHUDLW OD ¿JXUDWLRQ WRSRJUDSKLTXH GX FRUSV TXH FKDFXQ SRVVpGHUDLW HQ VRL XQH FHUWDLQH FRQ¿JXUDWLRQ VSDWLDOH GX FRUSV DORUV TXH OH FKDPS FRUSRUHO GpFULW OD IRQFWLRQ de relation avec l’environnement social et vivant, dans une approche voisine de la phénoménologie, d’un entrelacement de sensations, nommé « chair » (Merleau-Ponty). 2. Michel Bernard,op. cit., p. 163.
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INTRODUCTION
corps dans lecorpusdes textes reste encore à faire. Analyser l’insertion du GLVFRXUV HVWKpWLTXH HW OD GHVFULSWLRQ GX FRUSV GDQV OD ¿FWLRQ GRLW V¶DFFRP-SDJQHU G¶XQH LQÀH[LRQ VRFLRORJLTXH /H FRQWH[WH FXOWXUHO GH FKDFXQ GHV pays concernés semble impliquer une autre conception de la beauté, tantôt radicalement dissociée du corps et de la nudité, tantôt saturée par un imagi-naire du corps à valeur parfois compensatoire. Ainsi, le corps paraît absent ou relativement exclu de la représentation dans la culture arabe, berbère et islamique, ce qui implique un autre champ d’expression pour la beauté. Mais l’habitusdes sociétés traversées par la culture arabo-islamique démontre au contraire la présence d’une culture du corps particulièrement riche. La nudité semble par ailleurs entrer en contradiction avec l’idée de beauté au Japon, si l’on suit l’opinion exprimée à la cour aristocratique de l’époque Heian(ᖹᏳ᫬௦). Ces particularités esthétiques ne doivent pas faire sous-HVWLPHU OD SURIRQGHXU HW O¶DQFLHQQHWp GHV LQÀXHQFHV H[WpULHXUHV HQ SUHPLHU OLHX O¶LQÀXHQFH FKLQRLVH SXLV FHOOH GHV (XURSpHQV KpULWLHUV G¶XQH WUDGLWLRQ gréco-latine et judéo-chrétienne, ou plus récemment, le rayonnement du modèle anglo-saxon. Ainsi, la (dé)construction du corps féminin dans la littérature arabe et dans la littérature japonaise, ou encore la perception du corps de « l’autre », celui des minorités, sont des questions qui méritent d’être traitées au-delà des dichotomies dominant/dominé. À quelles conditions pourra-t-on distinguer une pensée originale du corps qui ne soit pas unorientalisme, c’est-à-dire la projection d’un regard occidentalsur le corps, ou encore unauto-orientalisme" /D ¿FWLRQ QDvW d’un imaginaire du corps construit à partir de canons occidentaux et non occidentaux reformulés dans une conscience locale autochtone, suivant un V\QFUpWLVPH R LO V¶DJLUD GH PHVXUHU OD SDUW G¶XQH DXWRUHSUpVHQWDWLRQ Gp¿QLH depuis un point de vue extérieur. Les questions d’esthétique rejoignent ainsi celles touchant auxgenres physiques et textuels.Parmi les problématiques DERUGpHV ¿JXUHURQW HQ ERQQH SODFH O¶DSSDUHQWH JOREDOLVDWLRQ GHV FXOWXUHV sous l’angle particulier de la littérature, et la validité de la démarche compa-ratiste lorsqu’elle s’éloigne de l’aire strictement européenne. Est-ce sous O¶HIIHW G¶XQ HXURSpRFHQWULVPH GLI¿FLOH j FRQWRXUQHU IRUFH HVW GH FRQVWD-ter que les études réellement comparatives entre aires proche-orientale et extrême-orientale sont rares ou inexistantes. Il n’est pas sûr que nous ayons IDLW SOXV TX¶DPRUFHU LFL FH UDSSURFKHPHQW 'HV QRXYHOOHV SLVWHV GH UpÀH[LRQ s’ouvrent pour de nouvelles recherches. La construction narrative du corps japonais passe par une généalo-gie, un ensemble de médiations culturelles autochtones, mais tout autant KpULWpHV RX LQWHUFXOWXUHOOHV /D OLWWpUDWXUH FRQ¿UPHUDLW PRLQV O¶H[LVWHQFH d’unschéma corporelqu’une relation à autrui ouvrant unchamp corporel3 VSpFL¿TXH. Le corps est ouvert sur un possible conditionné par l’espace/ WHPSV R OH VXMHW KDELWH /H WKqPH FRUSRUHO HVW DX F°XU G¶XQH UpÀH[LRQ VXU
 9RLU OD Gp¿QLWLRQ GRQQpH SDU 0LFKHO %HUQDUGop. cit., p. 50.
MARCKOBERETKHALIDZEKRI
OH VXMHW HW VXU OD IDoRQ GRQW O¶XQ V¶HPSDUH GX FRUSV GH O¶DXWUH /D VSpFL¿FLWp de cet ensemble d’études est que le corps n’y est pas seulement considéré comme un objet social, historique, ou psychanalytique, mais comme un objet exprimé/traduit par un « récit » au sens très large.
Le domaine envisagé est celui de deux littératures qui s’ignorent à peu près, même si monde arabe et monde japonais ne sont pas toujours restés à e distance, en particulier auXXsiècle. Lorsqu’on étudie le Maroc et le Japon, il est indispensable de se confronter à la validité du modèle orientaliste, puisque la culture, les arts, la vie quotidienne de ces pays, ont déjà été racontés. Une multitude de documents existent, et continuent d’être produits 4 – y compris sur le corps japonais, marocain, ou sur le corps oriental . Reste à savoir si le corps oriental peut servir de dénominateur commun. Ces textes, doublés d’une iconographie choisie, forment un discours d’autorité. ,OV DI¿UPHQW XQ FRUSV RULHQWDO GDQV VHV UDPL¿FDWLRQV ORFDOHV (Q XQ VHQV LOV FDUWRJUDSKLHQW XQ WHUULWRLUH O¶2ULHQW  REMHW G¶XQ SRXYRLU VFLHQWL¿TXH HW 5 culturel, et d’une consommation esthétique .
En ce qui concerne le Japon, le mouvement artistique français, puis européen, et américain, dit « Japonisme », et ses dérivations actuelles, Q¶HVW SDV VDQV LQÀXHQFHU QRWUH SHUFHSWLRQ GH OD OLWWpUDWXUH RX GHV DXWUHV DUWV QpV DX -DSRQ /¶RULHQWDOLVPH LQÀXHQFH QRWUH SHUFHSWLRQ GX 0DURF DXVVL bien du dehors que du dedans). Cela dit, ces deux orientalismes sont-ils comparables ? Lorsqu’on aborde deux littératures particulières, et leurs développements modernes ou contemporains, peut-on faire abstraction d’une telle emprise ? Dans leurs meilleures productions, ces littératures se construisent peut-être à rebours d’un discours dominant, comme des contre-orientalismes. Plus probablement encore, il existe une littérature (ou un DUW MDSRQDLV VRXV LQÀXHQFH HXURSpHQQH 2Q FLWH VRXYHQW 0LVKLPD <XNLR Kawabata Yasunari, ou Tanizaki Junichirô comme des auteurs étrangers 6 au Japon, et inversement, comme la quintessence du Japon à l’étranger . Karatani Kôjin fait état d’une mise entre parenthèses de l’autre, ou d’une
4. Parmi divers ouvrages, nous citerons notamment Traki Bouchrara-Zannad,Les Lieux du corps en Islam, Paris, Publisud, 1994 ; François Lachaud,La Jeune Fille et la Mort. Misogynie ascétique et représentations macabres du corps féminin dans le bouddhisme japonais, Paris, Collège de France, coll. « Bibliothèque des Hautes Études japonaises », 2006. 5. Voir Marc Kober, « La carte poétique des Suds et des Orients »,Itinéraires et Contacts de Cultures,vol. 42,des Suds et des Orients Poésies , 2008, p. 7-11. L’ouvrage devenu FODVVLTXH G¶(GZDUG : 6DwGL’Orientalisme. L’Orient créé par l’Occident, Paris, Seuil, 2005 (première édition anglaise, 1978, puis en français, 1980), reste étrangement muet au sujet du Japon et du japonisme. 6. Voir au sujet notamment du statut ambivalent du choix esthétisant de Kawabata Yasunari dans l’histoire du Japon en guerre les analyses de Karatani Kôjin, notamment dansOrigins of modern Japanese Literature, Durham, Duke University Press, 1998. Et pour une approche comparative de l’œuvre de Mishima Yukio : Annie Cecchi,Mishima Yukio : esthétique classique, univers tragique, d’Apollon et Dionysos à Sade et Bataille, Paris, Champion, 1999.
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INTRODUCTION
simple projection de soi, ici de l’Occident dans le Japon, ceci à travers notamment la défense du « beau Japon », fragile et éphémère, de Kawabata Yasunari. Le Japon ne serait souvent qu’un miroir pour la conscience de l’Occident, et une partie de la littérature la plus admirée au Japon un dispo-sitif construit par l’Occident, mais aussi créé par certains écrivains japonais, 7 comme Kawabata . (Q Gp¿QLWLYH RQ SHXW V¶LQWHUURJHU VXU OD YDOLGLWp GH OD QRWLRQ GH OLWWpUD-ture nationale, ou tout au moins sur son caractère transitoire, associé à une émergence en termes de littérature tout court. Dans la culture marocaine, le corps et ses désirs sont restés longtemps 8 impensés, comme c’est le cas pour le reste du monde arabo-islamique . Le recours à des exemples de la culture médiévale arabe a souvent fonctionné FRPPH XQ DUJXPHQW DWWHVWDQW O¶H[LVWHQFH G¶XQH UpÀH[LRQ VXU OH FRUSV HQ Islam. La présence de textes parlant du corps n’est pas forcément un gage de UpÀH[LRQ VXU OD FRPSOH[LWp GX FRUSV &H VRQW OHV PRGHUQLWpV TXL GDQV GLIIp-rentes aires géographiques, ont contribué à la construction d’une « pensée du corps ». Dans le cas du Maroc contemporain, la littérature et la peinture MRXHQW XQ U{OH LQFRQWHVWDEOH GDQV OH GpYHORSSHPHQW GH FHWWH UpÀH[LRQ /HV études réunies dans ce numéro d’Itinérairesle montrent bien. En effet dans le roman au féminin, la socialité s’institue souvent à travers la stéréotypie qui « gouverne » le corps de la femme et de l’homme. L’une des caracté-ristiques dominantes de l’écriture-femme au Maroc est cette propension à la mise en scène de la situation subalterne du corps féminin par rapport à une domination qui reste largement masculine. Cela pose bien entendu la question de la construction socioculturelle du genre au Maroc. Ce désir de répondre à un horizon d’attente préétabli (souvent sans déployer une stratégie romanesque visant ce but), nous a conduit à nous interroger sur l’originalité QRWLRQ j YUDL GLUH WUqV ÀRXH HW VRXYHQW JDOYDXGpH GH FH URPDQ au féminin en examinant la catégorie même d’« auteur féminin » et sa place dans le contexte littéraire marocain.Marrakech, Lumière d’exilde Rajae Benchemsi,La Mémoire des tempsetÉtreintesGH %RXWKDwQD $]DPL Tawil,Jirah al-rouh wa al-jassad(Blessures de l’âme et de la chair) de Malika Mostadraf,Cérémoniede Yasmine Chami-Kettani,Oser vivrede Siham Benchekroun,Rêves de femmesFatéma Mernissi mettent en de récit la tentative de positionnement de lavoix féminine. Comment le corps mineurde la femme cherche-t-il à légitimer son identité singulière dans un
7. Karatani Kojin, « D’un dehors à l’autre : Kawabata et Takeda Taijun », dans Patrick De Vos (dir.),Littérature japonaise contemporaine. Essais, Arles-Bruxelles, Picquier-Labor, 1989, p. 32. 8. Cf. Abdelwahab Bouhdiba,La Sexualité en Islam; Malek Chebel,, Paris, PUF, 1975 Le Corps en Islam 3DULV 38) FROO © 4XDGULJH ª  HWL’Esprit de sérail : mythes et pratiques sexuelles au Maghreb, Paris, Payot, 1988 ; Abdelkébir Khatibi,Le Corps oriental, Vanves, Hazan, 2002 ; Frédéric Lagrange,Islam d’interdits, Islam de jouissances, Paris, Téraèdre, 2008.
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