Vingt ans après par Alexandre Dumas père

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Vingt ans après par Alexandre Dumas père

Publié le : mercredi 8 décembre 2010
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The Project Gutenberg EBook of Vingt ans après, by Alexandre Dumas This eBook is for the use of anyone anywhere at no cost and with almost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included with this eBook or online at www.gutenberg.net Title: Vingt ans après Author: Alexandre Dumas Release Date: November 4, 2004 [EBook #13952] Language: French *** START OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK VINGT ANS APRÈS *** This Etext was prepared by Ebooks libres et gratuits and is available at http://www.ebooksgratuits.com in Word format, Mobipocket Reader format, eReader format and Acrobat Reader format. Alexandre Dumas VINGT ANS APRÈS (1845) Table des matières I. Le fantôme de Richelieu II. Une ronde de nuit III. Deux anciens ennemis IV. Anne d'Autriche à quarante-six ans V. Gascon et Italien VI. D'Artagnan à quarante ans VII. D'Artagnan est embarrassé, mais une de nos anciennes connaissances lui vient en aide VIII. Des influences différentes que peut avoir une demi-pistole sur un bedeau et sur un enfant de choeur IX. Comment d'Artagnan, en cherchant bien loin Aramis, s'aperçut qu'il était en croupe derrière Planchet X. L'abbé d'Herblay XI. Les deux Gaspards XII. M. Porthos du Vallon de Bracieux de Pierrefonds XIII. Comment d'Artagnan s'aperçut, en retrouvant Porthos, que la fortune ne fait pas le bonheur XIV. Où il est démontré que, si Porthos était mécontent de son état, Mousqueton était fort satisfait du sien XV. Deux têtes d'ange XVI. Le château de Bragelonne XVII. La diplomatie d'Athos XVIII. M. de Beaufort XIX. Ce à quoi se récréait M. le duc de Beaufort au donjon de Vincennes XX. Grimaud entre en fonctions XXI. Ce que contenaient les pâtés du successeur du père Marteau XXII. Une aventure de Marie Michon XXIII. L'abbé Scarron XXIV. Saint-Denis XXV. Un des quarante moyens d'évasion de Monsieur de Beaufort XXVI. D'Artagnan arrive à propos XXVII. La grande route XXVIII. Rencontre XXIX. Le bonhomme Broussel XXX. Quatre anciens amis s'apprêtent à se revoir XXXI. La place Royale XXXII. Le bac de l'Oise XXXIII. Escarmouche XXXIV. Le moine XXXV. L'absolution XXXVI. Grimaud parle XXXVII. La veille de la bataille XXXVIII. Un dîner d'autrefois XXXIX. La lettre de Charles Ier XL. La lettre de Cromwell XLI. Mazarin et Madame Henriette XLII. Comment les malheureux prennent parfois le hasard pour la providence XLIII. L'oncle et le neveu XLIV. Paternité XLV. Encore une reine qui demande secours XLVI. Où il est prouvé que le premier mouvement est toujours le bon XLVII. Le Te Deum de la victoire de Lens XLVIII. Le mendiant de Saint-Eustache XLIX. La tour de Saint-Jacques-la-Boucherie L. L'émeute LI. L'émeute se fait révolte LII. Le malheur donne de la mémoire LIII. L'entrevue LIV. La fuite LV. Le carrosse de M. le coadjuteur LVI. Comment d'Artagnan et Porthos gagnèrent, l'un deux cent dix- neuf, et l'autre deux cent quinze louis, à vendre de la paille LVII. On a des nouvelles d'Aramis LVIII. L'Écossais, parjure à sa foi, pour un denier vendit son roi LIX. Le vengeur LX. Olivier Cromwell LXI. Les gentilshommes LXII. Jésus Seigneur LXIII. Où il est prouvé que dans les positions les plus difficiles les grands coeurs ne perdent jamais le courage, ni les bons estomacs l'appétit LXIV. Salut à la Majesté tombée LXV. D'Artagnan trouve un projet LXVI. La partie de lansquenet LXVII. Londres LXVIII. Le procès LXIX. White-Hall LXX. Les ouvriers LXXI. Remember LXXII. L'homme masqué LXXIII. La maison de Cromwell LXXIV. Conversation LXXV. La felouque «L'Éclair» LXXVI. Le vin de Porto LXXVII. Le vin de Porto (Suite) LXXVIII. Fatality LXXIX. Où, après avoir manqué d'être rôti, Mousqueton manqua d'être mangé LXXX. Retour LXXXI. Les ambassadeurs LXXXII. Les trois lieutenants du généralissime LXXXIII. Le combat de Charenton LXXXIV. La route de Picardie LXXXV. La reconnaissance d'Anne d'Autriche LXXXVI. La royauté de M. de Mazarin LXXXVII. Précautions LXXXVIII. L'esprit et le bras LXXXIX. L'esprit et le bras (Suite) XC. Le bras et l'esprit XCI. Le bras et l'esprit (Suite) XCII. Les oubliettes de M. de Mazarin XCIII. Conférences XCIV. Où l'on commence à croire que Porthos sera enfin baron et d'Artagnan capitaine XCV. Comme quoi avec une plume et une menace on fait plus vite et mieux qu'avec l'épée et du dévouement XCVI. Comme quoi avec une plume et une menace on fait plus vite et mieux qu'avec l'épée et du dévouement (Suite) XCVII. Où il est prouvé qu'il est quelquefois plus difficile aux rois de rentrer dans la capitale de leur royaume que d'en sortir XCVIII. Où il est prouvé qu'il est quelquefois plus difficile aux rois de rentrer dans la capitale de leur royaume que d'en sortir (Suite) Conclusion I. Le fantôme de Richelieu Dans une chambre du palais Cardinal que nous connaissons déjà, près d'une table à coins de vermeil, chargée de papiers et de livres, un homme était assis la tête appuyée dans ses deux mains. Derrière lui était une vaste cheminée, rouge de feu, et dont les tisons enflammés s'écroulaient sur de larges chenets dorés. La lueur de ce foyer éclairait par-derrière le vêtement magnifique de ce rêveur, que la lumière d'un candélabre chargé de bougies éclairait par-devant. À voir cette simarre rouge et ces riches dentelles, à voir ce front pâle et courbé sous la méditation, à voir la solitude de ce cabinet, le silence des antichambres, le pas mesuré des gardes sur le palier, on eût pu croire que l'ombre du cardinal de Richelieu était encore dans sa chambre. Hélas! c'était bien en effet seulement l'ombre du grand homme. La France affaiblie, l'autorité du roi méconnue, les grands redevenus forts et turbulents, l'ennemi rentré en deçà des frontières, tout témoignait que Richelieu n'était plus là. Mais ce qui montrait encore mieux que tout cela que la simarre rouge n'était point celle du vieux cardinal, c'était cet isolement qui semblait, comme nous l'avons dit, plutôt celui d'un fantôme que celui d'un vivant; c'étaient ces corridors vides de courtisans, ces cours pleines de gardes; c'était le sentiment railleur qui montait de la rue et qui pénétrait à travers les vitres de cette chambre ébranlée par le souffle de toute une ville liguée contre le ministre; c'étaient enfin des bruits lointains et sans cesse renouvelés de coups de feu, tirés heureusement sans but et sans résultat, mais seulement pour faire voir aux gardes, aux Suisses, aux mousquetaires et aux soldats qui environnaient le Palais-Royal, car le palais Cardinal lui-même avait changé de nom, que le peuple aussi avait des armes. Ce fantôme de Richelieu, c'était Mazarin. Or, Mazarin était seul et se sentait faible. — Étranger! murmurait-il; Italien! voilà leur grand mot lâché! avec ce mot, ils ont assassiné, pendu et dévoré Concini, et, si je les laissais faire, ils m'assassineraient, me pendraient et me dévoreraient comme lui, bien que je ne leur aie jamais fait d'autre mal que de les pressurer un peu. Les niais! ils ne sentent donc pas que leur ennemi, ce n'est point cet Italien qui parle mal le français, mais bien plutôt ceux-là qui ont le talent de leur dire des belles paroles avec un si pur et si bon accent parisien. «Oui, oui, continuait le ministre avec son sourire fin, qui cette fois semblait étrange sur ses lèvres pâles, oui, vos rumeurs me le disent, le sort des favoris est précaire; mais, si vous savez cela, vous devez savoir aussi que je ne suis point un favori ordinaire, moi! Le comte d'Essex avait une bague splendide et enrichie de diamants que lui avait donnée sa royale maîtresse; moi, je n'ai qu'un simple anneau avec un chiffre
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