Aux amis de la vérité, de l'humanité et de la religion ou Lettre au Cen M....é sur sa déclaration d'être soumis aux loix de la République ([Reprod.]) / [Claude Le Coz]

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1795. Clergé constitutionnel -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : jeudi 1 janvier 1795
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
PERGAMON PRESS
Headington Hill Hall, Oxford OX30BW, UK
WX AMIS DE LA VfôrTË
DE LA RELIGION;
ou
TRE
M^e m.. à
Sur $a déclaration d'être soumis ctusè
Loix de la République,.
N N E S
Citez le Citoyen Cou une, Libraire, place
d'Armes.
UI« Année Républicaine^
A
LA PAIX
DE L'HUMANITÉ ET DE LA RELIGION;
oU LETTRE
AU O M.'
Sur sa déclaration d'être soumis aux
Loix de la République.
C'est une vérité incontestable que cet
entêtement dans votre avis personnel, et
r cet acharnement à condamner ceux qui ne
m pensent pas comme vous, sont incompara-
» blement plus dangereux et plus pernicieux
que ne pourroit l'être une communica-
» tion fraternelle dirigée par la charité^
» vrai lien des fid'les, et fondée sur une
difposition sincère et solide de vous en
» rapporter à ce que l'Eglise en ordonnera. »
Germon, Traitésur la manière de te Conduire
dans un temps de schisme.
JiNfin, M. vous reconnoiflèz le gouvernement
fous lequel nous vivons & vous venei de
4:
clarer, que vous êtes fournis aux loix de notre
république cette déclaration accélérera-t-elle parmi
nous le retour de la paix & de la concorde?
Qu'il mç feroit doux de le penfer Mais,.f tel a
été le vœu dc votre cœur que votre plume l'a
faiblement fécondé Analyfons votre déclaration
afin de la mieux apprécier.
D'abord je ne puis mie défendre d'un doulou-
reux fentiment de furprife. Vos concitoyens font
en. proie aux plus, défaftieufes dïvifions vous le
favez & vous n'annoncez pas le moindre defir
de les voir fe réunir D'horribles afTaflîns fè pré-
valsent hautement de vos opinions ils fe difent
vos amis, vos prote&eurs &, dansvotredécla-
ration, pas un mot pour les défavouer N'eft- ce
de votre part, qu'un, oubli J'aime à le croire.
Mais que pour l'édification de vos concitoyens,
que pour l'honneur de notre fainte religion, je
vous euflè voulu moins diftrait fur des objets de
cette importance
Vous vous qualifiez Prêtre du culte catholique,
apoftolicjue & romain; } & en même temps, vous
déclarez que vous regardez comme fèparês de votre
communion les Prêtres qui ont adopté la ci-devant-
tonfiitudon civile du Clérgé. Avez-vous bien
téfléchi a tout ce que renferme cette partie de
votre déclaration ? Que diriez-vous d'un homme
•̃s.:
qui refuferoit de partager les droits de Citoyen
Français 2 avec ceux qui au commencement de
i78g,lbutenoierit les prérogatives de la ci-devant
noblefle de 'France?;
Vous nous regardez comme féparés de la com-
munion catholique; oeft-à-dire, de votre propre
autorité, vous retranchez du fein de l'Egliië les
milliers de Prêtres, qui avant vous ont cru de-
voir, l'exemple de J. G. fe foumettre aux loix
civiles de leur patrie & vous damnez impitoya-
blement les millions de catholiques, tant morts
que vivans qui ont cru pouvoir les fuivre La loi
à laquelle vous prétendez obéir > vous domioitr
elle le droit d'infulter aufii violemment vos Con-
citoyens ? Où étoit pour vous la néceffité d'em-
ployer, dans votre déclaration, ces termes auflî in-
jurieux qu'incendiaires; Et, fi la néceflîté ne les
commandoit pas la charité chrétienne ne vous les
déiendoit-elle point Ne deviez-vous. pas craindre
qu'on ne vous appliquât ces paroles énergiques du
catéchifme du concile de Trente (i) Neqiie enim
defuturi eraut impii qui, adjtmiûs imhationem
quee fi hoinlnem ejje fingit folos fi ca,tholieos
effe profterentur, & catkollcum Ecckjiam apud fe
tani'am non minut nefariè quàm fuperbi ajfir-
(i) Catéchisai. sd_Parocfc. i P. art. ix.
•6
mannt.- Comment, a ailleurs, -vous tètaé,
tellement manier le terrible glaive de rexcommu-
Diction? N'appréhendez vous pas d'être vous-
.mênieconfumé par ces foudres que vous égayez
fi indiscrètement d'allumer contre vos frères ? N'en-
tctidez-vous pas retentir à votre oreille, cette voix
du grand Éofluet: C'éft vous; "c'eft vous-même
gui, par une pareille audace, vous déclarez cou-
jpable de rd»fniércarc'gji être réellement Jchif-
madque, que d'imputer le crime de fchifmsà des
frères qui vivent dans la paix 6 dans l'unité. (1)
« La raifon en eft dit un favant & zélé dvfen-
» feur dél'Eglife, (M. de la Chambre, Dodear
de Sorbonne Traité de l'Eglife, tome 5, ) qu'un
» particulier n'eft réellement féparé d'un état dort
il eft membre, que quand il confeut lui même
n'en être plus regardé comme fujet" ou que
». l'autorité fouvereùne du gouvernement J'en a
exclu: C'eft particulièrement par- là remarque
très-judicieufement M. Nicole, ajoute le même
» écrivain, que certaines iéparations, fondées fur
des excommunications des Papes (2) n'ont point
1).Défense de la déclaration du clergé de
tome a ltv.
(a) J'ai fait voir ailleurs qu'on ne peut raisonna-
blement attribuer au Pape les prétendues Bulles dont
*+* *_̃ m
» forme de fchifmé eflèâif, & n'ont point rendu
fchifmatiques ceux qui ont etë condamnés de
) cette manière, parce qu'elles n'ont point été
» autorifées du contentement de l'Eglilè & que
» l'autorité du Pape, en ce cas, n'a pas été géné-
» ralement reconnue ces Evoques étant demeurés
») liés de communion avec plufieùrs autres Egli-
» fes ,& par elles avec le Pape, ayant toujours
» recherché de communiquer avec le Pape» &
» n'en étant point demeurés fèp ares vol ontairement,
qui eft encore une condition effentielle, & qui
vous vous prévalez. Aux raisons que j'en ai données
et dont quelques-unes tiennent an respect dû au saint
Siège, j'ajouterai t'obferv.ttion suivante
Des deux Bulles que l'on cite l'une est dite du
10 mars et par celle-là, le Pape demande des
renseignemens en France. L'autre est supposée du
i3 avril suivant. Ainsi une Bulle serait venue de
Rome à Paris; elle y auroit été examinée sérieu-
sèment. Les renseignements qu'elle demande auraient
été préparés rédigés renvoyés à Rome; et une se-
conde Bulle fabriquée d'après ces "mêmes renseigne-
méns, auroit été rendue publique: et tout cela en
trente-quatre jours; tandis que la course ordinaire de
Paris à Rome est de plus de vingt jours. En vérité
cela ne choqiie-t-il pas la vraisemblance? Et ,la
chose fut-éïlB rigourèusement possible une pareille
précipitation peut-elle se@ présom«r dans une -aKkin"
aussi, grave
»? fc rencontre dans toutes ces féparations qui
» n'ont point l'eflence de fchifme, & que l'on ne
» peut, appeller de ce nom que par abus; Le cé-
» Jèbrc Théologien dont il eft queftion continue
̃ M. de ° la Chambre éclaiteit ce principe par
deux faits célèbres dont M. Tournely a auffi
» fait ufage ( Traité de I'Eglifé, tome i ) nous
» ne pouvons mieux faire que de rapporter ;Ces
»propres: paroles.))'
Eufebe rapporte dit ce lavant écrivain que
» le Pape Vidor retrancha de fa communion les
» Evêques d'Afie qui ne fe conformoient pas à
la coutume des autres Eglifes dans la célébration
a), de la Pâque. Ce Pape avoit raifon dans le fond,
» & il ne.fit en cela que ce que le Concile de
H Nicée a fait depuis; cependant parce que fon
» jugement ne fut pas filivi alors des autres Eg!
» fes, Se qu'il y en eut qui s'y opposèrent &
» entr'autres S, {renée, (i) il ne put paffer pour
( i Entre les prélats étrangers qui ont approuvé
notre soumission au décret du a4 juillet 1790 je
citerai l'évéque de Pistoie & Prato, très connu en
Italie par l'étèndue de ses lumières & par la pu-
il répondit & nous ayons sa réponse que *e refu-
ser au serment exigé ce serait te rendre coupable
envers l'état se conttituar désobéissant & réfractai-
ri
un, jugement de tout le corps de l'Eglife. Les
» Evêques d'Âfie ne furent point, regardés comme
féparés de TEglifè univerfelle ni comme fchif-
» manques j ils demeurèrent toujours unis avec
» les Evêques qui n'approuvèrent pas_Ja_ Jévérité
M deVi&or, & ils eurent, par ce moyen com-
» munion avec le corps, et avec le Pape mcme
qui les avoit excommuniés. Ainfi, leur répara-
» tion n'eut point Yeikace du fchifme parce qu'ils
» ne furent point féparés de tout le corps de
» ÎEglife, & qu'ils y demeurèrent toujours unis
ou immédiatement ou médiatemeht. On ne voit
s> pas même que cette févérité de Vi&or ait été
» fuivie par fes fucceffeurs Se jusqu'au concile
Te Comme dans le rapport du souverain avec
le peuple, ajoute-t-il, les droits & les devoirs sont
corrélatifs s'il existe dans le souverain un droit
d'exclure ces ministres de leurs fonctions, il y a
dans le peuple une obligation corrélative de ne point
'adresser à eux. Cela ne blesse point la liberté de
la religion puisque ce n'est pas exclure lé ministère,
mais en, ôter seulement l'exercice aux personnes qui
veulent en abuser. D'où il conclud ainsi Ces, nii-
aires réfractaires à la loi, restent denc légitimement
exclus, &1& peuple conserve le droit inaliénnble do,
leur donner des successeurs.» Réponse dcPEvêque
de Pistoie.
» de Nicée les choies, dememètent ait même état
qu'elles avoient été avant lui*
Il enea de même de la divifion arrivée entre
» les Evêques d'Afrique & S. Cyprien, d'une
» part; & le Pape Etienne & les Evêques d'Ita-
lie, de l'autre. On fait combien Saint Cyprien
» a toujours été éloigné de rompre la commu-
nion avec personne &, quoiqu'il paroiffe que
Firmilien, Archevêque de Cé/arée, en Cappa-
doce ait parié fort durement d'Etienne il n'a
» jamais penfé à fe féparer de fa communion.
» Pour le Pape Etienne, au cas même qu'il foit
» vrai qu'il ait excommunié les Africains, comme
il les en a menacés, cette excommunication ne
» les auroit pas rendus fchifmatiques, parce
» qu'elle n'auroit pas été fui vie par tout le refte
» de l'Eglifê, & fur-tout par les Evêques d'Afie*
Ainfi ce n'auroit pas été le corps de l'Eglise qui
auroit fépàré S. Cyprien & les Evêquès ilui le
fuivoient, de la communion de l'Eglifè mais
» 'le Pape Etienne feul qui avoit la pripcipale
» autorité dans reglife, mais qui ne l'avoit pas
entiére, loriqu'il n'étoit pas fuivi,, approuvé &
» autorifé par tout le corps & c'eft pourquoi
» S. Auguftin foutient également ces deux diofes,
» & que S. Cfprien auroit déféré au jugement
» d'un concile écuméhïque, & qu'il a peu fanà
srime
Il
B
» crime ne pas déférer à l'autorité 4'Etîenne."
S. Auguftin va plus lofe. Cc Dofteur ftjuG-
,tement célèbre dans l'Eglife dit en termes formels;
« Que la décision du Pape Etienne, quelque rcf«
» .pcdable qu'elle fût en elle-même, ne J'auroit
» pas empêché d'embraser le fetitimcnt de S. Cy-
prien, & qu'il fe déclarerait encore pour là
doclririe de te Saint Docteur fi toutes 'les
Kfo' Eglifes n'avôient confpiré. depuis à la proscrite,
» comme véritablement erronée. » M. de la
Chambre, ibid.
C'eft aufli dans ce fens que S. Jérôme, écri-
vant-au Pape. Damafe lui adreflbit ces parole»,
citées par le c&téchifine du concile de Trente:,
Facefat invidia Romani culminas recédât atnbi-
th. Cum fuccejfort Piscatôris & difclputo crucis
loquor. Ego nullum primum nifi
quens, beatitudini. tune id ejl cathedra: Pétri
communlone confocior. (i)
Enfin je, ne crains pas de .vous le dire; avec
M. de la Chambre, .& avec la /acuité de Théo-
logie de Paris Le Pape, quoique chef dt toute
1 ) Loin de noue tout fentunent de jaloufie que
le' faste & l?orgutil de la gïatideur romaine di*paroif M.'
Je parle au successeur d'un Pêcheur, à un difciple de
la croix lorsque je ne suis point d'autre pr*mi»r clwf
'que J. C. je suie uni de communion avec Totr« sain-
teté; c'eiï attire à la Chaire de S. Pierre. Traducl,
du Catech. du Cône, de Trtnte.

t que fut
Us fiàlîts du fïoçèjc de Rome. Traité de l'EgU
tome 5, page 19g.
Voilà, M,, lavéritaWedo(ftrinederEgIife, Se
ipécialement de î'Egliie gallicane (l). S« ce n'eft
pas la vôtre» je vous. plains mais fi coince
j'ai tout lieu de le croire, vous l'adoptez, pour.ï
<£uqi donc y dérogez- vous d'une manière auffi
authentique, & aulîl contraire à tout efprit de
«liante ? Que des hommes qui ont peu étudié ces
matières, & dont la ferveur aduelle paroît être
en raifon inverie de leurs lumières fe permettent
,de ces écarts )e rrfen étonne peu. Mais vôosf
qui avez des connoiflances étendues; vous dont
ieÇ fentimens fècrets me font connus vous à qui,
dans des mornens de franchrlc, il eft échappé,
même en publie;, des aveux qui ne (bat point en-
Eore oubliés, comment pouvez-vous vous per-
mettre de nous dénoncer comme léparés de ta
communion catholique, apoftolique Se romaine;
Je'vous dé6e, vous et tous ceux avec qui vous
avez foufcrit cette déclaration, de citer un arti-
¡;4, de dodrine, de morale, ou de difcipKne uni-
verfelle Se effentielle, reçu par l'Eg!ne, 6c qui ne
te foit point par nous. Je vous défie d'indiquer dans
(1) Voyea les «t. 5 & é
gtllicasCj
'̃ &̃̃̃,̃
le Symbole des Apôtres., dans celui attribué « &
Atbanafe dans PEgliJi
catholique, par Boffuet roiacîe' de l'Eglite d9
France un feu! point que
ment ceffé de profeflêr. Oui, nous avons h foi
de nos piêies ;'00115; l'avons confervée "pure & en»
orages, au mjlwu des p»*
foaâ: des cachots nous avons élevé
liotte vois peut kdéfendre rniH» fois nous avons
tout noï^
fang. Vous lé qui Vadreffe
ment 'oetté lettré vous que plus d'osé foisynôt^
courage* a fait trembler pour notre vieLEtvpus
ofez maintenant Mous acçufcr d'avoir abandoritiié
ce dépôt fâcréï Ab fi,, dans ce moment h
doctrine & la morale cadiôlkjaé- teçoivent de
im*
{jutées? Eft-ce nous qui,' contre jatègle dogtiîi-
tique de l'Églife reKaptilonsî Eftcê noùs qui
de tous les
faîne théologie* EU-ce nous qui, contre k-dêdr
fion da concile de Trente, faifons entendre que
la vertu & fes effets dtt fe«rifice de la Meflèifont
rfépendans'd«s mérites du Ptétré^iii l'offre >Efteé
Bon? qui nous Kâtoiis dT a'dtnettre'à' fain'é table
le difeernement ni ks diC
pofittons néçeffaiies pour une action aufli aagafte i
i4
£ft-ce nous qût (t) foulons aux pieds les (âges
maximes du vertueux Gerfon du favant Cardinal
«l'Àilly, les t définitions expreflcs du concile" de
Confta»ce3£ft-çe nous qui divifo'ns les Citoyens,
qui portons le trouble dans les familles qui éloi-
gnons les enfans de leurs paren^, qui faifons plier
fous des:préjugés fous des préventions: abfiyrdes
les Sentiment les plus naturels
O vous, femmes pieufes Se
'.Se fombjre fçrrible nous
dire Je vous, abhorre parce que. vous ne pesiez
Souvenez vous que le poifon de
que ces torts ne sont' pas les
vôtres mais oseriez-youc nier qu'ils sont ceux d'un
grand nombre de prêtres insermentés sur -tout dans
lég campagne* ?» Ne devraient-ils pas craindre un rap-
prochement odieux ? Saint, Augustin nous parle d'un
Faustin Evoque Donatiste qui' défendoit aux bou-
langers de cuire du pain pour les catholiques d'un
Crispln qui rebaptisa par force quatre -vingt person-
nes près d'Hyppone & d'autre* Dônatistê» zélés qui
pillaient qui incendioient les maisons 'de leurs ad-
versaires qui assommoient qui' massacroien* ceux
ci qni poussoient la cruauté jusqu'¡). leur crover les
yeux avec de la chaux vive & du vinaigre &c. &c.
parmi nous
de unissons nos efforts
pour faire cesser un scandale' si affligeait pour la
religion. • ̃ ̃
v5
la piété C'eft k haine. EuHiez-voUS, dit TApâ*
tre;.le don des plus grands miracles } euffîez-
'vous une foi affez forte pour tranfporter les m'on
tàgnes, vous n'avez la- charité fi vous n'aimez
vos fréres vous n'êtes rien. L'efpqt de parti voiis
lient maintenant le bândèaù fur les yeux "»^is
je vous le prédis, il tpmbera, ce bandeau fatal.
Elle vïendr* l'heure des inquiétudes peut-être
l'heure- des 'remords' que- le Ciel vous référvé
:pour ces. momens terribles, teu'tês les cûrifolâtions
dont vous pourrez avoir besoin J
Vous affiche^ à.tous les coins des rues-^ que
nous hommes féparés de la communion' de l'FgKft
& dans quel temps vous permettez-vous cette ca^
lomnie publique? Dans un moment où le plus
violent fanatifme fecoue fes brandons dévorans fat,
toutes nos -contrées; dans un moment où elles
font couvertes d'hommes égarés -& furieux, qût
le poignard d'une main &.le crucifix de l'autre,
fe donnent pour les defenfeurs du, catholiciime
&, au. nom,, d'un, Dieu de' paix Se de charité
immolent atrocement, chaque jour. les Prêtres
& les autres Citoyens qu'on leur dit ne point par-
tager vos opinions. Par votre déclaration colpor-
tée répandue par-tout ,& remife fàns'ceflè.lo.ns
les yeux d'hommes fimples & crédules vous nous
fignalez comme étant de ce nombre vous -'a}*-

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