Banquet des voltigeurs du 4e bataillon de la 10e légion, le 21 février 1831

Publié par

Impr. de A.-F. Didot ((Paris,)). 1831. France (1830-1848, Louis-Philippe). In-8 °. Pièce.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Publié le : samedi 1 janvier 1831
Lecture(s) : 1
Source : BnF/Gallica
Nombre de pages : 8
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

DES VOLTIGEURS DU 4e BATAILLON
DELA 10e LÉGION,
LE 21 FEVRIER 1831 ■
LES Voltigeurs du 4e Bataillon de la 10e Légion, ayant désiré
frater se sont réunis dans un banquet, auquel les sentimens
du plus honorable patriotisme ont présidé et deur ont inspiré, ainsi
qu'aux officiers supérieurs de la Légion et à M. le Maire, les toasts
suivans :
M. PÉAN DE SAINT-GILLES , Capitaine-Commandant.
A LOUIS-PHILIPPE ET A SON AUGUSTE FAMILLE !
Serrons-nous autour d'eux et restons unis; c'est en les entourant de noire
confiance et de notre affection , que la*Frauce peut espérer gloire et pros-
périté!
* M. COLIN, Lieutenant.
A NOS DRAPEAUX !
Leurs trois couleurs ont annoncé l'aurore de notre liberté; ils sont aujour-
d'hui le gage de notre sécurité, comme ils furent naguère celui de notre
gloire, et comme ils le redeviendraient encore si la France était menacée:
jurons de mourir pour, les défendre.
M. LE BARON LEMERCIER. , Colonel de la 10e Légion (1).
AUX LIENS DE CONFRATERNITÉ QUI NOUS UNISSENT!
C'est en nourralliant autour du Prince citoyen que la nation a placé sur le
trône, que nous parviendrons à conserver la liberté pure, à maintenir l'ordre
public et à préserver notre pays de l'anarchie dans laquelle quelques factieux
osent tenter de le plonger. Soyons toujours unis, mes chers camarades, ayons
réciproquement confiance dans nos sentimens patriotiques, et nous remplirons
dignement, je n'en doute pas, la tâche qui nous est confiée; je compte sur
les Voltigeurs du 4 e Bataillon, comme ils peuvent compter sur moi.
(1) La modestie des Voltigeurs ne leur permet pas de reproduire ici toutes les choses
Huileuses et bienveillantes dont leur colonel a fait précéder le toast suivant.
(2 )
M. ANGOT, Sergent.
A NOTRE ESTIMABLE MAIRE ET A SES DIGNES ADJOINTS.
Leur zèle et leur dévouement sont des gages de sécurité pour nous; ils
trouveront toujours les Voltigeurs disposés à leur prêter main-forte pour le
maintien de l'ordre et de la tranquillité publique.
M. BESSAS-LAMEGIE,adjoint au Maire.
Dans les circonstances graves où nous nous trouvons, l'union est l'un de
nos premiers besoins, elle doit être l'objet des voeux ardens et des efforts
Constans de tous les bons citoyens; avec elle nous verrons disparaître nos
ennemis intérieurs et nous saurons vaincre nos ennemis extérieurs.
A L'UNION DE TOUS. LES fRANCAIS!
M. DE QCEVAUVILLIERS, Lieutenant-Colonel.
Mes camarades, je vous remercie des seutimens que vous avez la bonté de
me témoigner; je vous prie de croire à la réciprocité des miens. Convaincus
«pie nous jouirons, sous notre Roi national, des libertés que nous avons con-
quises, nous sentons qu'un des premiers besoins de notre France, c'est l'ordre;
permettez-moi donc d'offrir un toast auxdéfenseurs de, l'ordre public, à ceux
dont le zèle, la persévérance et la fermeté semblent redoubler avec les fa-
tigues du service: c'est à vous, Voltigeurs, que j'offre ce toast:
AUX VOLTIGEURS! VIVENT LES VOLTIGEURS!.
M. CHEVALIER, Caporal.
A NOTRE COLONEL ET A NOS OFFICIERS SUPÉRIEURS!
Qu'ils reçoivent ici-l'expression franche de nos sentïmens. Certains que
nous sommes que l'honneur et la prudence seront toujours leurs guides, ils
peuvent compter sur notre confiance et notre dévouement : les Voltigeurs ne
les abandonneront jamais !
M. ROBINET , Chef de Bataillon.
AUX MANES DE BOLIVAR! |
Aux mânes de ce guerrier libérateur, dont tous les efforts tendirent à assu-
rer l'indépendance de sa patrie, de ce guerrier qui marcha sur,les traces de
Washington , et auquel il ne manqua, pour acquérir la gloire de son devan-
cier, que de commandera des peuples plus dignes de lui!
M. PEIGNÉ, Lieutenant. .. *
AUX POLONAIS! A NOS DERNIERS ET FIDÈLES FRÈRES D'ARMES!
Puisse cette noble nation sortir victorieuse de sa lutte contre ses oppres-
seurs et reprendre son rang parmi les puissances de l'Europe! puisse aussi la
médiation de la France libre de 183o effacer la honteuse indifférence de la
France de 1770!

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.