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Bataille conservateur

De
141 pages
Georges Bataille, qui avait une formation d'archiviste, occupa durant sa vie divers postes de bibliothécaire. Si l'auteur fut un véritable rat de bibliothèque, comme l'attestent les registres où furent consignées ses innombrables lectures, il resterait à établir la liste, tout à fait officieuse, des lectures d'oeuvres le plus souvent littéraires qu'il pratiquait dans les marges de ses propres romans et récits, avant de chercher à discrètement les y intégrer. Mais c'est derrière ces oeuvres littéraires "empruntées" que se développeront les récits propres à Bataille.
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BATAILLE CONSERVATEUR
Emprunts intimes d'un bibliothécaire

Du même auteur

- L'AMOUR

DES LETI'RES OU LE CONTRAT DECHIRE, Mana, Mannheim, 3, 1985. - RIMBAUD, NEGRE DE DIEU, Presses Universitaires de Lille, Collection Objet, Lille, 1989. - CONTE D'AUTEUR, Presses Universitaires de Lille, Collection

Problématiques, ille, 1992. L

- LE VOLUME DE LA VOIX, Noesis, Calaceite (E), 1994. - LA HAINE DES LETIRES (CELINE ET PROUST), Actes

Sud, Arles,

1996. - L'EPITRE DU VOYANT, Rodopi, Amsterdam/Atlanta, 1997. - CELINE D'UN BOUT A L'AUTRE, Rodopi, Amsterdam/Atlanta, 1999. - APOLLINAIRE & Cie, Presses du Septentrion, Lille, 2000. - LA LETIRE FRANÇAISE, Vrin-Peeters, Louvain, 2001. - L'ŒUVRE POSSIBLE D'ALFRED JARRY, Paratexte, Toronto, 2003.

Jean-Louis CORNILLE

BATAILLE CONSERVATEUR
Emprunts intimes d'un bibliothécaire

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris France

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

@L'Hannattan,2004 ISBN: 2-7475-7633-7 EAN : 9782747576338

La B.N.
GEORGES BATAILLE, qui avait une formation d'archiviste, fut à divers moments de sa carrière un gestionnaire officiel de la mémoire collective, un professionnel assermenté du livre. C'est ainsi qu'il occupa, dès 1924, un poste de bibliothécaire dans l'un des départements de la Bibliothèque Nationale: il y officiait au Cabinet des Médailles. Mais six ans plus tard, il fut transféré au Département des Imprimés, ayant, dit-on, fait l'objet d'une pétition émanant de lecteurs exaspérés par ses fréquents retards à ouvrir la grille. A quoi le jeune archiviste pouvait-il donc être occupé d'autre, qui aurait pu expliquer un tel manque d'assiduité? On sait qu'il se mit à écrire et à publier de plus en plus, dans un registre qui ne devait pas toujours plaire autour de lui. Souvent à court d'argent malgré sa notoriété, il se vit obligé, à partir de 1949, de reprendre à temps plein ses activités de bibliothécaire et fut successivement nommé conservateur à Carpentras et à Orléans, avant d'être muté à Paris en 1962, l'année même de sa mort. C'est peu dire que Bataille fut un véritable rat de bibliothèque: il existe, dans le dernier tome de ses Œuvres complètes, une rubrique intitulée "Emprunts de Georges Bataille à la Bibliothèque nationale", où l'on trouve un relevé exact des lectures, le plus souvent savantes, officiellement enregistrées par l'auteur entre 1922 et 1950. Cependant, il resterait à établir un registre parallèle (tout à fait officieux, celui-là) des lectures le plus souvent littéraires que Bataille
pratiquait en marge de ses propres écrits de fiction

- pour

ensuite chercher à les y intégrer (ou à les y ensevelir) dans la plus grande discrétion. Un relevé de sa bibliothèque interne, en d'autres mots. "Emprunt" prendrait ici un tout autre sens: l'usage que l'écrivain fit de certaines œuvres (qu'elles soient ou non réputées) fut pour le moins frauduleux et n'aurait en

aucun cas pu trouver grâce aux yeux de son double, le conservateur. Imaginons ce dernier, pourtant, qui se hasarderait de nuit le long des sentiers du jardin entourant la bibliothèque, pour, en s'y introduisant, venir hanter la salle de lecture déserte et y piller à la faveur de la pénombre les livres qu'il aurait sagement consultés de jour1 : ici, recopiant à la hâte les passages qui l'ont le plus marqué; là, n'hésitant pas à arracher des feuilles entières à un ouvrage précieux lorsque le passage concerné semble trop long; et toujours, sachant éviter de susciter le moindre soupçon quant à ses nocturnes et fréquentes randonnées: "je veux effacer la trace de mes pas. ..", diront l'un après l'autre les narrateurs assignés par Bataille à la difficile gestion de ses récits. Ailleurs, dans une image sans doute trop parlante pour qu'il la retienne, l'auteur évoque le râteau de jardinage dont on se sert pour effacer les traces de pas dans la terre ou dans le sable: mais c'est au prix de nouvelles marques, car on laisse les rayures égales du ratissage sur le sol. Ce sont ces traces secondaires, celles de l'effacement ordonné qui vont nous guider tout au long de ce travail. A notre tour de pénétrer maintenant dans l'enceinte des livres, de nous promener le long d'obscurs rayons, identifiant au hasard ici un nom, là une date, comme on fait en longeant les dalles dans un cimetière. D'outre-tombe, diraiton, quelque chose en Bataille continue de nous parler: du moins ses textes font-ils office de porte-parole ou de relais. Et ceux-ci finissent par donner à lire le journal intime des lectures fantomatiques dont secrètement ils se composent. Se forme ainsi ce que jamais l'auteur n'avait envisagé autrement qu'en rêve: le journal d'un mort.

1

C'est la terrible image que retiendra de lui André Breton, son rival de

touj ours, dans les dernières pages du Second Manifeste surréaliste: "Lui qui, durant les heures du jour, promène sur de vieux et parfois charmants manuscrits des doigts prudents de bibliothécaire [o..] se repaît la nuit des immondices dont, à son image, il voudrait les voir chargés".

8

A. Le procédé du Bleu du ciel

"J'appelle expérience un voyage au bout du possible de l'homme". G. BATAILLE

"Un Dieu qui compte les minutes et les sous, un Dieu désespéré, sensuel et grognon comme un cochon. Un cochon avec des ailes en or qui retombe partout, le ventre en l'air, prêt aux caresses, c'est lui, c'est notre maître. Embrassons-nous". L.F.CELINE

L Soubassements

LA PAROLE pourtant caractéristique, immédiatement reconnaissable et comme viscéralement spontanée de Bataille ne serait donc pas la sienne seule? On s'en doutait bien un peu: il n'est pas d'extase qui ne soit en même temps fusion. L'habitent, voire la hantent, d'innombrables voix venues d'ailleurs, des livres le plus souvent lus dans les transes, et qui ne se laissent entendre, pleinement audibles, qu'à force d'en revenir à l'auteur, d'en revenir à son œuvre (en somme, de faire de celui-ci un revenant). Quels sont donc ces fantômes de l' œuvre? Et où les repérer? On les trouve, comme il se doit, dans les soubassements de l'œuvre (dans ses fondements), à chuchoter tantôt férocement, tantôt plaintivement. Ils n'en supportent pas moins, de leur souffle léger, tout l'édifice bataillien.

Peu versé en des domaines aussi divers que la sociologie, l'anthropologie la philosophie et l'économie (auxquels l'auteur toucha successivement), nous nous limiterons dans cette étude aux seules œuvres littéraires de Georges Bataille. Et parmi celles-ci, nous n'étudierons que les œuvres publiées de son vivanr - sans nécessairement respecter l'ordre de leur parution, qu'il plut quelquefois à Bataille lui-même de brouiller volontairement. Quelle entrée choisir alors? Commençons par le milieu. Par Le Bleu du ciel, par exemple, que beaucoup considèrent comme l'un des ses chefs-d'œuvre: c'est surtout l'un des rares textes de l'auteur qui ait fait l'objet d'une étude intertextuelle à part entière - son caractère composite est avéré, sa nature dialogique démontrée. On connaît les premiers mots de ce roman que Bataille rédigea au début de sa carrière, en 1935, mais qu'il ne devait livrer au public, tel un vin laissé à vieillir, qu'en 1957 (il avait alors soixante ans) :
Dans un bouge de quartier de Londres, dans un lieu hétéroclite des plus sales, au sous-sol, Dirty était ivre (III, 385).

C'est-à-dire saoule: "aussi saoule qu'elle était belle" (III, 385). Saoule, elle l'était donc au sous-sol? Il Y a là une insistance, une résonance pour le moins frappante. Francis Marmande3, qui a consacré à ce roman une très belle étude, en
2 Pour nos références, nous renvoyons à G. BATAILLE, Œuvres complètes, tomes I, II, III, IV, V, NRF, Gallimard, Paris, 1970-1971 ; Œuvres complètes, tomes IX, XI,.XII, NRF, Gallimard, Paris, 1979-1988. Parmi ces douze volumes, seul le tome III est consacré aux œuvres
littéraires publiées du vivant de l'auteur (et dont la leçon est certaine) le volume IV étant réservé aux œuvres littéraires posthumes. On le voit, nous ne nous intéresserons de près qu'à une infime partie des Œuvres complètes de Bataille. Cependant il se pourrait que la postérité ne retienne que cellelà, comme l'indique sa parution prochaine en Pléiade. 3 F. MARMANDE, L'Indifférence des ruines (variations sur l'écriture du Bleu du ciel), Parenthèses, Marseille, 1985. Dans un autre ouvrage, celui10

-

a conclu, un peu rapidement au goût de certains, que Bataille faisait ici d'emblée allusion au roman tardivement reconnu de Dostoïevski (dans lequel André Gide avait reconnu la clé de voûte de l'œuvre entière), et que l'on connaissait alors sous divers titres en français: "La voix souterraine" (Stock, 1926) ; "L'esprit souterrain" (Plon, 1929) ; "Dans mon souterrain" (Nouvelles éditions latines, 1948) ; "Mémoires écrits dans un souterrain" (Gallimard, 1949) - où figure invariablement le mot "souterrain", mais pas celui de Sous-sol, qui ne semble s'être imposé définitivement qu'en 19564, au moment où Bataille s'apprête enfin à publier ce roman pourtant rédigé depuis plus de vingt ans. Qu'à cela ne tienne, Marmande, nous le croyons, voit juste: d'autant plus que Bataille prend soin de nous mettre lui-même la puce à l'oreille, en affirmant que tout ce qui précéda cette scène du bouge au sous-sol, et qu'il est sur le point de nous révéler, "fut digne de Dostoïevski" (III, 385). Aucun doute à ce sujet: entre ces deux œuvres, aux titres on ne peut plus antithétiques (au point qu'ils semblent se répondre: du soupirail, comme à travers une fente, l'on aperçoit le bleu du ciel), l'une comme l'autre rédigées à la première personne, et l'une comme l'autre divisées en deux parties, les recoupements sont nombreux. Il y
ci résume parfaitement le tiraillement qui nous occupera ici: "Chartiste méticuleux, Bataille produit une œuvre en lambeaux dont on dirait qu'elle est le sacrifice de la bibliothèque" (in Bataille-Leiris, L'Intenable assentiment du monde, Belin, 1999, p. 9). 4 Il semblerait, d'après ses fiches de lecture, que Bataille ait utilisé l'édition Charpentier de 1909, qui portait bien pour titre Le Sous-sol (XII, 560). On observera que les références les plus manifestes à Dostoïevski se font dans l'Introduction du Bleu du ciel. Cette partie, prépubliée en 1945, constituerait, s'il faut en croire Michel Leiris, le seul fragment qui aurait subsisté du mythique premier récit de Bataille, W.C, datant de 1928, où l'auteur songea déjà à se cacher sous le pseudonyme de Troppmannn (Voir M. LEIRIS, Brisées, Gallimard, folio, 1992, p. 290). Pratiques autotextuelles (citations de soi) et intertextuelles (citations d'autrui) coexisteraient ainsi intimement dans le travail de réécriture de Georges Bataille. Il

a emprunt. Et Bataille, visiblement, ne cherche pas à s'en cacher; non content de renvoyer nommément à l'auteur russe, il citera ouvertement Le Sous-sol dans L'Expérience intérieure: "Kierkegaard est l'extrême du chrétien. Dostoïevski (dans le Sous-sol) de la honte" (V, 56). On se souvient peut-être des premiers mots du Soussol: "Je suis un homme malade... Je suis un homme méchant... Je suis un homme déplaisant". Le portrait que le Troppmannn de Bataille nous dessine de lui-même n'est guère plus sympathique: "J'étais le détritus que chacun piétine et ma propre méchanceté s'ajoutait à la méchanceté du sort. J'avais appelé le malheur sur ma tête et je crevais là ; j'était seul, j'étais lâche (III, 430). Et le traitement très dur qu'il inflige à Xénie n'est pas sans évoquer l'attitude cruelle du narrateur du Sous-sol à l'égard de Liza, la petite prostituée dont celui-ci s'était épris. Ce n'est parfois qu'une question de détail: ainsi lorsqu'il arrive à Troppmannn de rêver de Léningrad (III, 461), est-ce sans doute en l'honneur du 8t.Petersbourg de Dostoïevski. Le Bleu du ciel, que son auteur présenta (vingt ans plus tard) comme un récit spontané, n'en fut pas moins en grande partie écrit dans le souvenir d'une autre œuvre. Et Marmande, sans jamais tomber dans les rapprochements faciles, a beau jeu de montrer comment Bataille multiplie les réminiscences et les recoupements: une même habitude de se dédire, un même besoin d'argumenter chez un narrateur sans retenue aucune, l'usage ici comme là d'un lexique où dominent la honte et l'écœurement. Marmande montre encore de manière tout à fait judicieuse que, si la brève "Première partie" du Bleu du ciel consiste entièrement en passages (légèrement modifiés) issus du chapitre éponyme de L'Expérience intérieure (V, 93-94) - les dernières phrases sont, elles, visiblement dérivées d'un passage relativement anodin du Sous-sol: "Je nageais dans la joie. Je triomphais. Je chantais des airs italiens"s. Ce court
5

F. MARMANDE,

op. cit., p. 68.

12

passage se trouve transformé par Bataille en un véritable cri, où perce néanmoins quelque allusion à L'Idiot 6 : "Le bonheur à l'instant m'enivre, il me saoule. Je le crie, je le chante à peine gorge. En mon cœur idiot, l'idiotie chante à gorge déployée. JE TRIOMPHE!" (III, 396). Ainsi, sous couvert de se citer lui-même, Bataille n'en introduit pas moins une nouvelle transformation du texte de Dostoïevski, lui-même auteur "dialogique" par excellence, à en croire les travaux de Bakhtine7. En 1957, au moment de rédiger l'avant-propos au Bleu du ciel, Bataille ne cherche nullement à atténuer la teneur de ces allusions: au contraire, il aura plutôt tendance à les renforcer. Et ce n'est certes pas un hasard non plus si la liste d'ouvrages qu'il cite dans ce même avant-propos s'arrête précisément sur l'évocation de l'Idiot (III, 381) : il convenait de rendre à Dostoïevski I'hommage qui lui était dû. Ainsi encore, lorsque dans son prière d'insérer de la même année Bataille affirme que Le Bleu du ciel met en scène "un personnage qui se dépense jusqu'à toucher à la mort à force de beuveries, de nuits blanches, et de coucheries"s, l'expression "Nuits blanches" est vraisemblablement encore une allusion au titre d'une nouvelle de jeunesse de l'auteur russe. Voilà qui paraît acquis: Le Bleu du ciel a pour soubassement Le Sous-sol. Cependant, il n'y a rien de véritablement inédit dans une telle affirmation. Déjà Michel Leiris s'est souvenu que, dès la première période de leur amitié, avant même les années trente, Bataille, "alors habitué
6 Comme ailleurs dans le texte, où revient fréquemment le mot d'idiot: "Un idiot qui s'alcoolise et qui pleure, je devenais cela risiblement" (III, 414). 7 Voir M. BAKHTINE, La Poétique de Dostoïevski, Seuil, Paris, 1970, pp. 295-306. Celui-ci voit dans Le Sous-sol des traits de la ménippée et y analyse longuement la présence des "mots d'autrui", avant de conclure que I'habitant du sous-sol se caractérise par le besoin absolu d'un destinataire. Voir aussi T. TODOROV, Poétique de la prose, Ed. Seuil, colI. Points, Paris, 1978, pp. 133-160. 8 Cité dans F. MARMANDE, op. cit., p. 30. 13

des tripots et de la compagnie des prostituées comme tant de héros de la littérature russe - faisait assez de cas de Dostoïevsky pour qu'une allusion au grand romancier figure dans l'histoire de Dirty". Et il croit pouvoir préciser que c'est bien à cette époque que celui-ci lui fit lire Le Sous-sot. IL La démesure

Cependant, Dostoïevski ne constitue quand même pas la seule lecture de Bataille à cette époque: c'est ainsi qu'il consacrait (parmi deux ou trois autres auteurs, dont André Breton) à Louis-Ferdinand Céline un court article saluant, dans le numéro de janvier 1933 de "La critique sociale", la récente parution de Voyage au bout de la nuit. Dans le même numéro de cette revue paraissait La notion de dépense (qui annonce La Part maudite) - article dans lequel se forment déjà les idées de démesure, de violence, de délire et de folie, qu'on retrouvera au centre de la réflexion de Bataille sur l'hétérogénéité. Céline et Bataille? Ce soudain intérêt de l'un pour l'autre pourrait fort bien n'avoir été qu'un effet du hasard, une simple coïncidence. Voici en effet deux œuvres en apparence sans commune mesure et qu'à première vue tout sépare: elles n'en sont pas moins strictement contemporaines (Céline, qui naît en 1894, meurt en 1961, alors que Bataille, né en 1897, s'éteint en 1962), traversées par les mêmes secousses historiques - au point qu'on verra, en 1936, les deux auteurs verser dans le discours pamphlétaire, malgré des tendances idéologiques opposées, tout en se vouant l'un comme l'autre à la recherche fiévreuse d'une écriture de la démesure, certes différemment orientée.
9

M. LEIRIS,Brisées,Gallimard,folio,p. 291. Le premierlivre emprunté
14

par Bataille à la Nationale fut L'Eternel mari, en juillet 1922 (XII, 553).