Blaise et Babet ou La suite des trois fermiers : comédie en deux actes, mélée d'ariettes ([Reprod.]) / par Monvel

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chez Broulhiet, libraire (Paris). 1793. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : mardi 1 janvier 1793
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NBS 1010o
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DELA
REVOLUTION FRANÇAISE
PERGAMON PRESS
Headinglon Hill Hall, Oxford OX3 OBW, UK
BLArSËETBABET,
jUV §UIT£ DES TROIS FERMIERS
*C 0 M!È D IE,
EN DEUX ACTES; MÊLÉE D'ARIETTES,
Par M. Mon feu.
Musique de M. D E. Zedê.
pour la premitre fois par les Comtdiïtfs
Italiens ordinaires du Roi devant leurs Majtstît
Et se trouve A TOULOUSE,
Chez BROUtHiET, Libraire rue Saint. Rome, aR
coin-de celle Dumai.
M. D C C. X C III.
PERSONNAGES.
M.
M. Mïchu.
M. Menier.
MÂTHURIN DES VIGNES,
LOUÏS, mari de Louise M. Philippe.
B ABET fille de Jacques, M'me. Dugazon
de Jacques M006. Gontier.
LOUISE, filU de Jacques, Mme. Trial.
LE TABELLION. M. Favart.
JEANNETTE.
LUCAS.
PLUSIEURS PAYSANS ET PAYSANNES/
la Scène est dans un Village in Bretagne.
A <u
ou
LA- SUITE DES TROIS FERMIERS,
C 0 M
ACTE
Le théâtre représente un paysage droits est la maison
de Jusque s â gauefo vis-à-vis de la peut est un
petit bosquet oit se se trouve une table et antiques chai*
ses Baba j'est assise tt fait
met dans une corbeille. Vjurare commence â
A côté de la porte de Jacques est un petit banc de pierre.
.SCENE PREMIERE.
B a B I t seule.
O n a ben raison d'd;r« que l'amour "est un boa réveil
matin. Et c'est beti pis, quant à st'smoiir îà i'se
mêae un petit brin d'jalousio. On n'dort pu. on b'a-
gire on est toujours. Ah' mon dieu! mon dieu
i'n' fait pas encore jour. et j'ai eu le tems d'dégarnir
not' jardin, mais de l'dégarnir qu'on n'y trouverait
pas tant seulement une tulipe. Et tout ce tintouin -là,
qu'est ce qui me le baille ? c'est Biaise. Ah j'ai
ben du chagrin
j'sis pu jolie qu'sa Lisette. Mais j'n'y veux pu son-
ger, ça m'fàcheroit trop. Achevons nos bouquets.
C'est demain la fête à mon Grand Papa j'ia lui sou-
haiterons tretous aujourd'hui* Personne que moi de la
maison n'y a pensé. Via des bouquets pour tout l'
inonde. En frai- je un pour Biaise ? Pauvre Ba-
bet l tu te consultes et tu en meurs é'ckvie
silons fais fais. c'«st un r'tit moment de
iir, il faut en profiter.
ROMAN.CE.
C'est pour toi que je les arrange
tt la rosé et la fleuf d'oiangc,
N'irai te pas la flîtir nouvelle
Q«e ta
Pour moi ma vie est mon amour»
I Ime. COUP L ET.
Si n-.on tiimt perçoit »a Fraîcheur
Ne vuU qae ica criul'ess* c'xnêine
He me jugs que sur -m mi cœur.
SvuTtcnt- tui qie ta fl^vi nouvelle
Me vit et ne brille qu'un jour,
Mais qu* na flamme est étemelle
Pour moi wa vie est mou amtut.
Le méchant hier «u soir il m'avoit tznt promis qu'au
point dn jour i's'roit sous mes frêire»! Voyez comm'ii
-arrive.. j'entends du bruit. je crois que c'est li.
th b«n j'aurai ma revanche. tu m'as fa if attendre at-
tonds à ton tour. Tu me fais endêver. endêve
endive.
( Elle ramasse les bouquets tt le reste des fleurs remet le
tout précipitamment dans la esrbtiUe rentre che[ elle
te ferme brusquement la porte.
SC EN E I I.
B 1 a 1 s I seul arrivant tout ésoifflé s essuyant
le front.
B abjet i Babet ? Ba e'éteit ben la peine de
tourir si fort de se mettre hors d'haleine. Moi
qui a vois si peur d'ia faire attendre. elle dort en-
core. iVesr pas étonnant
Staptndant je n'dors pas, moi. Et m'est avis qu'i*
n'fiir pas pu jour pour moi q'pour elle. Et ni'v'là.
sic p'titt ingiatteî.. pt'être qu'à prescrit al pense à
Niçois. Hier per.danr pu d'une d :mi heure elle a
jasé avec li. Jfaisois semblant d'eauser avec Luette et
j'prêùons l'oreille d'leu côté tant que j'pouvions.
Tn'in'a pas été possible de rien entendre. Ah j'ai
ben du souci.
( il fait quelques pus du coté de U forte- )
Ecoutons J'n'entends ries Faut l'ap-
Repcod"
lises i\'
AI qti= jY:ois tn cdlere,
nTaimois pas
vous êtes ben bentftt.
Blaite s'en ira. Oui j'vas m'en aller j c'est dit..
j'vas n;'«n aller.
( Il va s'assioir sur
la. porte et dessous la fenêtre. )
Quand al s'éveillera al ouvrira sa fnerre. oivre»
ouvre. Il n'est pu tems, Biaise est en allé.
( tout doucement le voLt-Je sa ferJtre, }
Al s'ra ben moi;
c'est ce qui me fâche.
( Baba lui jette une fleur il ne fait pas semblant de t'en
af percevoir. )
Ahî la v'Ià, à la parfin.
v SCENE 111.
BABET.BLA1SE.
A B E T.
O L AISE?
n L A I E.
Oh gn'ya pu d'Blaise pour vous Ms'm'selle.
B A B £ T.
Est-ce qu'il n'm'ertend pas ?M'est avis pourtant
que j'crie assez haut. Biaise ?
L A 1 5 E.
Non morguenne, ]z n'ievrai pas la tête. quoique
j'en aye btn envi..
( Babet se relire, biaise ap'ts tin instar.t de contrainte,
AI a fermé la. f'nêire?.. C'esr perdre biantôt pa«»
tierce. Et après ça a! d;ra qu'a! m'aime.
( Il se retourne cpperçolt Baba â côté de lui -a un
mouvement dt jcie mais tout de suite H reprend l'air piqué. )
ra'don-
nois rendez- v«u$ hier au soir. II. y a uns heure que
j'sis Ici Une bonne heure quejW, Ba-
fcct Enfin une heure que sans qu'ça
me profite de la moindre chose.
Faut croire Monsieu que je n'vous ont pas entendu.
B L I S ï.
fcrt et si jVavions pas- eu
aie ben autrement.
BABET.
Dam faut ben q'chacun ait «on tour Quin.-i
oh itï'fait attendre j'prends ma revanche. Oh1, jj n'^is
pas ingrate moi.
botd' soyez sûre que j'sls bsa fâché, bon en co'erc;
centre vous, 'et tente. Je n'sais pas comment vous
m'avez trouvé encore ici car 'crois que j'm'éto.s en a
BABET.
Vous auriez tout aussi bsn fait, Monsieu car je nYnan-
perçôis tant seulement pas q'vous y êtes.
LA 1 s E, voyant h que Baba !Un! taché so::s
son tablier.
Qu'eçu'c'cst que c'boua[ueî-là Ma'm'selle ?
Jî A jb s t retirant le bouqnet de dessous sen t'ùlhr.
C'est un bouquet Msnsieu.
BIAISE.
Il est d'bon matin pour en recevoir ou pour en donner.
BABBT.
Gn'ya bon matin qui :L;ie quaiid les choses font
plaisir.
( Elle volt lé ruban rvl sert dz la po;c àt Biaise. )
Pourris-vous m'dir«
Mcnstcu ?
H î. A S E.
C'e^t un ruban M.)'m'»eile.
Il A P. 12 T.
Fm'paraît q'po'jr en floaner ou pour en l'eevoir le
L®n matin n'vo:;s lait rien.
B I, A l s E.
Mais coni'vcus dites qaaad les choses font plaisir,
l'heure n'y fait rien.
BABET.
Il est d'une jolie couieur. Le mettrez vous à vet*
chapiau.. ou ben si 'aurons le plâUir de i'voir sur, la
tête de Lisette?
B A.B £ T.
où les
prairie
pas ici
Us ma-.chtnt commt pour s'en aller, et se trouvznt
côté de l'autre au milieu du théâtre. )
Ah « B A B E T soupire,
Vous qui m'aviez f^jt serment
Vous derenez tnâJél;.
B A B ST.
Vous qui me juriez si louvcac
De m'aisaer constammenr
A voï y«i.x Babet n'est plw belle. ̃
B t A I S E.
Kon Babet tu n'es plus belle.
B A B £ T.
belle!
Allez. psifide amant.
B L A I S E.
Ilsisc un pcifi.îe amant
Babet.
Por:cz donc le ruban bien YÎ:e.
B. L A t -S E.
Nicolas attend le bouquet.
BABET.
Mais allez doi:c bîen vite.
BIAISE.
On j'voh^ entends Ma'm" selle 8«bet.
Ii vous iarde que ,« vous quitte.
Aciicu, adieu Mj'in'relle Babet.
Vous teste* que dirj Lisette ?
HAIS!.
'Venir
B A B 1 T.
Ah s'il v'nolt qlls j's'rojs taeisfaicc!
Eh beo t mai je m'en
EL
Cœur infidè c cos.r volage
b L A I S L.
Babet. vous pleurez,
B A B E T.
Mais vous pleurez ai«$ri. C'ese que i'i'y pense pas.
B L A I S I.
C'est que j'm'ea vas.
B A B h T.
Lisette a donc pour vous bien des appa*.
B 1, A I S »-
Et vota n'aimez.- vous pas
Je rainions d'si bon crursge
B L A I S c.
Adieu donc min mariage.
E S S ii M B L B.
Coeur infiieie cce»: vo a^c
Ne voit se" us p. s dva!ige.
Ceeur intiJsl; ccc-jc volage,
Ne rouj gênez p.- davantage.
B À B E T.
Vlà l'bou-pe: «eur infidèle
B L A I S S.
V'là l'ruban cxur endurci.
Il"é"toit, il ctort" posr CI,
B A B E T.
Je r.e ¡. ¡vois fait que puur lui.
TOUS S DEUX.
Cdur infidèle cent vola;^
Ne vous gênez pas davantage.
SCENE 1 V.
Il E T seult.
V Â » méchant va, je n't'aime plus. 1"ser4s ça;
car, j'sis d'une colère. Si j'les rencontre jamais, lui
et ste p'tite Lisette. ie n'sais pas c'que j'leu frai
( Elle ouvre la porte de la ferme, tt reprend la corbeille.
J'm'en vas serrer cota, ça.
( Elle regarde de tout côté comme si elle cherchait une
placc pour déposer la corbeille. )
Qui est-ce qui aurait du ça de lui f Eh b?n au-
tant c'en i'ro si j'étois sa femme. Ou» que j'vais donc
avec ste corbeille ? Il m'a si fort partroublée, que je
n'sais pu c'que VtVis
( Elle. p&* corbeille a terre, et rtattu U bau^uti, objet
de la dispute y qu'elle <t toujours tenu la main. )
COMÉDIE.
B
( Elle le jette dans la corbeille avec dépit. )
Tu nTauras pas.'
( Elle regarde le bouquet sa voix tst étêaff-'e
paries sanglots et
bouquet dans la torbtillt. )
qui n'm'ait fait nens,er
toi* Va donner ton ruban tu n'auras pas mon
quet. j'n'en frai pu pour tti. jVen ï'rù pu de ma
hais j'te pas ta femme. tu nVras pas
mon mâri. peut-être que j'en
tant mieux.
ALIX, BASE T.
ALIX.
TLh ben, p'tite fille, quelque vous faites donc- là?
Que q'c'fst donc
Diea-! qnc d'bouquers Eh nuis .quand ce s'roit
pour une noce. Quel étalage! queu
hm q*ma paiiv' Loni>e n'est pu ici.
c'est stet-:à q-.ii me ressemble, qui à ù'i'oràre Eh
ben, Ma'm'&el, parl'rez-vous?. ̃ me tLrcz- vous c*que
tout ça signifier A cinq heures du matin avait qu'i'gny
ait personne de kvéi. Ai'n'parl'ra pas su moins,
at'n'parl're pas.
Mais, ma mère commsnt vouiez-vous r.ue j'narlaJ
vous parlais toujours
A L i X.
Ste p'tite iwpertisenïe 1 j 'p<ti le toujours! j'par'e tou-
jours 1. Est-ce que tu voudrons fiiie com'ton pète'
irTernpêcker de parler? heia ? j'voudroià voir ç<i Viïxt
Ma'n'sel* paix veux-tu ben t'taire?
B A S 1 T.
Eh mais je n'dis rien. AL
Ça re fait rien tais-toi hz:i l pour-!
rons-jeti savoir ci doit
Mais, ira mère, vous ave?, donc oublié.
ALI X.
Oublié oublié j'oublie queuque
chose qu'est-ce que j'ai oublié, pY.te raisonncùie^
E
ALIX.
eh
de
Juillet c'est demain ia fête de ce bon papa eh bea
vous*me
baillez un tintouin une peine faut avoir une têt»
comme la mienne pour y t'nir. ce pauv' cher homme
qu«u plaisir il aura de r'cevoir nos bouquets? ah j'ii
baillerai l'rmen de ben bon cœur.
B A B E T.
mort père l'a oubliée aussi.
Tsn père? ah! pardi ne, je i'crols foen Sijen'pea-
sois pas à tout, moi. T<;n jserî ton père! Eh
«nais Babet, qu'as tu donc? Cas l'air triste, i*as les yeux
rouges t'as pleur é, mon enfast,
B A B a T.
Oui ma -nère j'ai pieuré.
ALIX.
Et pourquoi ?
B A B H T.
C'est Biaise qui en est la cause.
ALIX.
Comment donc ? cante-rnoi ça, ma p'rite Babet conte
moi ça,
B A B S T.
Vous saurez donc, ma mère, qu'hier au soir.,
ALIX.
Eh mon Diau c'est tout simple.
gn'ya toujours de grabuge entre les amoureux.. mais
on s'rac'mode.
B A B S T
Non ma mère j'sis fâchée pour toute ma vie.
C'est donc ben séneux ?
B A B E T.
Oh oui, et je a'veux pu m'marier.
A L I X.
Prends garde à c'que tu ehs là au moins,
B A B I T.
J'veux rester fille.
MaWseï*, iVfaut jamais promettre c*qm n'dépead
pas d'soi de t'nir. ̃ B
Biaise est an pcrfid* en conte à Lisette,
Et d'oîi ça ? ALIX.
j'lui vu de mes propres yeux.
B A B t T.
Et pas pitard qu'Hier tenez ma mhc ..»
CHANSON,
lise chai-.toit dans la prsùie
B:aise sa voix bientôt marie
Le doux ion de son chalumeau.
Le fripon suivit la coquette
Il la suivit jusqu'au hameau
Bu essayant sur sa musette
La chanson que chantoit Lisette,
1 1. COUPLET.
ïn s'en retournant au village
EU: lui jeta son borquet.
Il le refisa mais^ je gage
Poux le remettre à ton corses.
Il le rendit à la coquette.
L'attacha d'au ait satisfait
Et répéta sur sa musette
La chanson que .chantoit Lisette.
I I Ï. COMPLET.
Le sois on lansa sur l'hettette
Biaise et moi nous dansions tous deux
Mais il me quitta pour Lisette
Qui vint se mélcr à nos jeux.
Il s'en fut avec la coquette
Le plaisir brilloit dans ses yeux.
En tut -il eu si sa musette
N'eût jamais fait chanter Luette
.ALIX.
Ma panv' Babet! rna pauv' p'tite gabet et t'as
«ouffert ça. Alions, allons {'devions faire vos fian-
çailles dans la semaine v'ià qu'est fini; pu dt mariage.
je vas trouver le père de c'p'cit libartin.
»4 B E T.
Ce s'ra ben fait.
ALIX.
Et j'iy dirai: rot' 61s est un vaurien, qui en conte
toutes les filles.
B A B B T.
Qui joue df|J# musette pour stellt- ci du flageolet
pour stel'-là.
È^a fille est ma fille; il lui faut un suri à elle toute seule,
A
entendez vous M. Dilormc ? Oh n'a ye pas peur
J'en scrois ben fâ che« A » E T.
et sur l'champ. J'sis
dHme colère.
B A B B T.
v'ià M. Dciernic. B'aise est avec lui.
DELORME, BIAISE, ALIX, BABET.
B L A I » E.
«La v'ià, unes père e?Is est avec sa mere.
DE LU R M I.
A ça tu niaitncs pu, c'est ton dernier mot ?
B L A S t.
Moi j'aimerais mieux mourir que d'être l'mari d'une
perfide com'çaj
DELORME.
Pisque t'as pris ton pafu« laisse-moi faire, j'aurons
bentot fini.
( Dtlormt s'approche <? Alix et de B*bet. Alix a tair fort
en C9krt. eabet a Pair piquet. De tems en lems elle
regarde, en dessous U petit BUise qui s'av*nce lente-
ment, et dont le maintien ut fort embarrassé. )
Bon jeur voisine vot* sarviteur eh ben comment
ça va ti aujourd'hui l Ste santé, comment la gouvernais-
vous?
AL IX.
Faur- il l'demander ? Parguenne, j-'crois que j'nai pas
l'air malade J'iis encore d'âge à m*ben porter et j'f'rai
ensorte q'ça dure long teens. Comment je m'portel
D E^L -O R M I*.
I'm'paroît qu'at' n'a encore grondé parsonne d'aujout-
ehui j'sis arrivé au.bon moment.
A L I X.
M,. D'iorme faut qn<» j'vous dise que vot' fils. il
D E L O R M E.
J'viens vous en parler et vous dire que vot' fille
ALIX.
Babet n'a rien d'caché pour moi al' m'a tout ait ïte
C'est com'cheux Roux, il m'a toat c«lté, le pauv;!
COMÉDIE.
AUX.
N'faut pas vous imaginer, auprès tout, c'cjue j'saîs 4e ce
p'tit ¡¡butin la, que j'h baillerai nia fille en mariage.
J'aimerois mieax, jaraigué moi-même épouser Babel,'
que d'souffrir que mon fils devienne ton mari.
ALIX.
J'vous la baillerais putôr cent fois que «['permettre qu'ai
fût un moment la femme dé c'p'tit vaurien là.
» E L O R M I.
J'iaissons l'champ libre à M. Nicolas, et s'îl le faut»
j'damerons à sa nôce; n'est ce pas mon ami t
B L A I S E.
Je n'ai pas envie d'danser mon pere.
AUX.
Il peut épouser Mlle. Lisette quand il lui pIaira; j't*
tons chercher les Ménétriers pas vrai, Babet ?
B A B E T.
Je n'sais pas ous qu'il y'en a, ma mere.
B E L O R M B.
J'vous rends vot' parole.
ALI X.
Et moi, la vôtre.
D E L O R M B.
J'resteroas toujours amis quoiq'ça.
ALIX.
Pardine, c'est tout simple, est-ce vot' faute à vous
s'ils cessiont d's'aimer ?
» B L O R M E.
Touchez là ma voisine.
ALIX.
De grand cœur mon voisin.
D E L O R MX
Et q'nos jeunes gens en fassions autant. A toi Biaise
t'es l'garçon, c'est à toi d'faire les premiers pas.
Ne r'cule pas, ma fille; il va d'ton honneur.'
O E L O R M I.
Dis avec moi Ma'm'selie
Ma'm'selie.
A L I X.
Répete c'que j'vas dire Monsieu
Monsïeu;
le n'vous aime pu..

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