Bleu note

De
Publié par

Que contient Bleu note? Dans l'ordre, et dans les faits : une chasse au tapir, un drame rural, la perfusion d'un singe, un hommage à Rivette, une nuit en boîte, la vie à l'asile, la biographie d'un footeux, une soirée et deux chiens, la robe du tamanoir, une lettre. Tout ça, oui, dans l'ordre et dans les faits. Or, écrire... Écrire, c'est sans cesse entrez dans l'écriture pour mieux en sortir. C'est entrez dans la grammaire pour mieux je vous en prie. C'est tenter d'exprimer quelque chose par essence extérieur à l'écriture par le biais exclusif de mots, en suivant plus ou moins fidèlement (et avec plus ou moins de bonheur) les règles de l'art. Raconter une histoire, c'est faites comme chez vous. Effort vain pour s'extraire des mots après s'y être jeté comme un bleu. Et puis vous en reprendrez bien et toute la clique... Ce n'est rien d'autre, au fond (et au choix) qu'un tour de manivelle, qu'un jet de salive, qu'une fin en soi, qu'un string à paillettes ou, pour finir, que le Moteur! Ça tourne! d'un (dés)espoir co(s)mique.
Publié le : vendredi 16 septembre 2011
Lecture(s) : 31
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782818007709
Nombre de pages : 225
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Bleu note
DU MÊME AUTEUR
Chez le même éditeur
SELVA!, 2002
Aux Éditions de l’Attente
GRÈBE, 2000 MISMATCH, 2002
Frédéric Léal
Bleu note
Récits
P.O.L e 33, rue Saint-André-des-Arts, Paris 6
© P.O.L éditeur, 2003 ISBN : 2-86744-975-8
www.pol-editeur.fr
DU COUP,JE NAI MÊME PAS TIRÉ
L’attente (l’infini), dans la nuit (le noir), la peur qui rôde, Olé. J’attends, mais alors j’attends, le fusil (cette espèce de vieille pétoire), latraquedans la nuit du bled. Les efforts pour paraître attendre – l’attention quelquefois soutenue – mais pas long-temps. Je suis là en vacance(s) : vas-y mollo. Pourquoi le guet placide se trans-forme-t-il en cauchemar ? Il fau(drai)t revenir en arrière (que ne faut-il…). Le pourquoi de ce voyage militaire, cette mis-sion (fuite), ce laisser-aller, je t’expli-
9
que(rai), je t’aime(rais). C’est paradoxal, mais j’ai froid. Les moustiques sont impre-nables (on ne les tient pas). Accroupi dans la boue, mes fesses, les fesses dans le bain (de…), pouac, les flapis du cul fondus au flop que les bêtes font dans la flotte : cette façon (silencieuse) de jouer des mots pen-dant la partie de chasse. J’ai peur. Je suis venu (j’ai demandé à), estimant cette expérienceintéressante. Chasser – tuer – la nuit – le noir – en forêt (profonde), les jambes dans l’eau. J’ai dit à Marek, un après-midi, que ça m’intéresse, oui, on m’en prête une, passe me chercher. Za va être oun peu dour, mon leut’nant. Non, j’ai dit à Marek. Son inquiétude, l’expé-rience (ma maigreur). On y va ! Le pas alerte, j’avais très envie de dire : moi j’ai connu l’aventure du maïpouri, comme on dit « l’aventure du caïman ». Le tapir (maï-pouritamanoir) s’approchait plus de ma
10
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Les contes du chat qui dort

de editions-baudelaire

Le jardin des dieux

de editions-de-la-table-ronde

C'est le printemps, Lola !

de Societe-Des-Ecrivains

suivant