Bonaparte à Lyon, ou Mon rêve de la nuit du 9 au 10 mars dernier, en 5 actes, scènes burlesques, prélude d'une grande tragédie, par l'Idiot, le visionnaire... (Chambet père)...

De
Publié par

Chambet (Lyon). 1815. In-8° , 56 p..
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Publié le : dimanche 1 janvier 1815
Lecture(s) : 26
Source : BnF/Gallica
Nombre de pages : 55
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

BONAPARTE
A LYON.
COMÉDIE.
A LYON,
OU
MON RÊVE
DE LA NUIT DU 9 AU 10 MARS DERNIER ,
EN CINQ ACTES.;
SCÈNES BURLESQUES
PRÉLUDE D'UNE
GRANDE TRAGÉDIE.
Par L'IDIOT , le Visionnaire.
Cette pièce n'a été représentée qu'une seule fois par
des Orlequins de passage , auxquels de sont
points les pasquins de la Cité,
A LYON,
CHEZ CHAMBET , LIBRAIRE, RUE LAFONT.
1 8 1 5.
Imprimerie de J.-M- BOURSY, à Lyon.
PERSONNAGES.
BONAPARTE, dit LE PETIT CAPORAL, dit
NAPOLÉON - LE - GRAND , dit LE PÈRE LA
VIOLETTE , dit JEAN DE L'ÉPÉE.
Mad.» VENTREPLAT, la ci-devant bien-aimée de
Murat , ensuite du Père La Violette.
BERTRAND , dit PILADE.
CAMBRONNE.
LABÉDOYÉRE.
DROUOT.
BRAYER.
UN COMMISSAIRE.
UN JOURNALISTE.
UN CHAMBELLAN.
UN HUSSARD.
UN DRAGON. .
LES ORATEURS des Députations , Officiers de tous-
grades , Infanterie , Cavalerie , Garde nationale ,
Populace , Paysans , etc.
AVIS.
L'arrivée de Bonaparte à Lyon , me causa une telle
insomnie que je m'endormis profondément : mon sommeil
fut long. A mon réveil , le héros avait quitté sa bonne
ville. Tout ce que j'ai écrit n'est que le récit d'un songe .
le lecteur jugera s'il approche de la réalité.
A LYON,
C O MED I E.
ACTE PREMIER.
LA scène se passe près du Pont de la
Guillotière. La ménagerie , dont Bonaparte
est la plus maligne bêle, s'avance; on en-
tend au loin des hurlemens qui font frémir
les honnêtes gens. Ils fuient dans les campa-
gnes ; d'autres pont se barricader chez eux.
Au même instant, on voit arriver , clopin-clo-
pant, les mendians de la Montée de Fourrières ;
derrière eux , les bons sujets et le beau sexe du
quartier St.-Georges ; des canus de la Grande-
Côte arrivent aussi en foule par le quai duRhône.
SCÈNE PREMIÈRE.
Mad." VENTREPLAT tenant le bras d'un Officier ;
CAMBRONNE , arrivé de la veille ; BRAYER ,
OFFICIERS, SOLDATS , POPULACE en guenille.
Mad.e VENTPRELAT chante :
Quand le bien-aimé reviendra
Près de sa languissante amie !...
(6)
SON CAVALIER.
Vous ne tarderez pas à le voir venir, ma
chère Dame : réjouissez-vous ; mais vous ne
pourrez lui parler aujourd'hui , les affaires ,
la fatigue....
Mad.e VENTREPLAT.
Oh ! mais demain j'espère bien être appelée
près de lui, en avoir une audience particulière
de quelques heures. Ah ! quel plaisir, quelle
joie j'en ressens d'avance !
CAMBRONNE au peuple.
Allons, mes amis, républicains, sans-cu—
lottes, coupe-jarrets, accapareurs, réjouissez-
vous ; vos beaux,jours vont recommencer ; unis-
sez-vous tous , pour bien fêter votre invincible
empereur, votre ami, votre soutien.
B R A Y E R.
Je vois les coureurs qui s'avancent , ci-
toyens , citoyennes , préparez votre enthou-
siasme.
LE PEUPLE en masse crie.
Aurons-nous le pillage ?
( 7 )
CAMBRONNE et BRAYER.
Oui , oui, vous pillerez , lanternerez , peu
nous importe ainsi qu'à l'empereur.
LE PEUPLE.
Bravo ! bravo ! vivent les braves ! A bas les
royalistes !
SCÈNE II.
LES MÊMES , DES HUSSARDS ivres, qui arrivent
au galop.
LES HUSSARDS.
Voilà l'empereur. Vive l'empereur !
LES MENDIANS , LES CANUS crient ensemble :
Vive le père la Violette ! vive le héros qui
nous donnera du repos ! A bas Dieu ! vive
l'enfer !
UN HUSSARD.
Voilà le Maréchal Macdonald ; il est mon
prisonnier, je l'arrête.
UN DRAGON.
Va te coucher * ivrogne, et laisse retirer
notre général.
( 8 )
Le Hussard voulant le saisir, le Dragon
lui donne une taloche , le renverse à terre, et
le Maréchal s'éloigne.
SCENE HI.
LES MÊMES. '
. Bon aparté.parait sur le Pont , entouré de
Bertrand , Labédoyère , Drouot , et suivi de
la canaille de la Guillotière.
BRAYER.
Voyez le héros qui s'avance : quelle majesté !
quelle bonté est peinte sur sa figure ! Cam-
bronne, courons à sa rencontre le compli-
menter.
BONAPARTE à ses Généraux.
Messieurs, avant de nous enfoncer au milieu,
de cette vile populace que je vois là-bas, cachez
bien vos bourses et vos montres.
CÂMBRONNE et BRAYER.
Sire , le peuple de Lyon est venu en masse
tomber aux pieds de Votre majesté. Vos émis-
saires, ainsi que nous, l'avons:argumenté de
notre mieux , il est bien préparé.
(9)
BONAPARTE.
Vous êtes des ivrognes , des bambocheurs ;
j'ai appris que vous vous êtes soulés hier avec
des officiers de la Garde nationale, tandis que
je ne buvais que de la piquette de mes bons
paysans du Dauphiaé.
BERTRAND.
Sire , avançons ; le peuple brûle d'impa-
tience de nous voir de près.
BONAPARTE.
Avançons ; mais entourez-moi bien. Je crains
toujours qu'on ne me crache quelques balles à
la figure : qu'en dis-tu , Bertrand ?
BERTRAND.
Sire, ce ne sont que vos amis. Des fils ne
s'arment pas contre un aussi tendre père;
B ONAPARTE.
Tu me fais une phrase de tragédie , mon,
petit Bertrand ; mais j'ai donné les étrivières
à tous ces sacripans : ils doivent s'en souvenir
encore.
( 10)
SCENE IV.
Le cortège est à la descente du Pont, et jus-
qu'à l'Archevêché, le peuple qui l'entoure fait
entendre mille cris différens, il trépigne, il
hurle.
LES MÊMES, LE PEUPLE.
BONAPARTE à Brayer.
C'est une rage: on m'assourdit. Fais donc
taire un peu , Brayer.
BRAYER.
On ne peut en ce moment; nous avons monté
l'opinion pour bien fêter votre majesté.
BONAPARTE à ses Généraux.
Si je n'avais pas besoin de cette canaille pour
en faire de la chair à canon , je la ferais mi-
trailler sur l'heure. Quelle maudite engeance !
D R O U O T.
Votre majesté est réservée à souffrir quelques
instans pour réconquérir le monde ; elle de-
vrait dire quelque chose à ce peuple qui va
contribuer à en venir à ses fins.
(II )
BONAPARTE.
C'est vrai : je n'y songeais pas.
Il secoue le bras pour faire entendre qu'il
va parler , et il se fait un peu de silence. Il
parle ;
Mes bons amis , dès aujourd'hui je me sans-
culottise : Les rois sont faits pour le trône, et
non le trône pour les rois.
LE PEUPLE avec une explosion de joie.
Bravo ! bravo ! le père la Violette \ Nous
sommes souverains ! A là lanterne les roya-
listes ! Les riches au pillage ! au pillage !...
BONAPARTE sur la place Bellecour ;
Il regarde de tous côtés , et ne voit personne
aux fenêtres.
Personne aux fenêtres , sur mon passage, à
mon arrivée ! Qu'est-ce que cela signifie , mes-
sieurs ?
CAMBRONNE et BRAYER.
Sire , ces maisons ne sont occupées que par
des royalistes qui se cachent ; mais ils le paye-
ront cher. Quand vous serez rentré dans votre
palais, nous leur lâcherons les dogues qui nous
entourent.
(12)
BONAPARTE.
Cest bien penser. Faites ce que vous vou-
drez , avant de vous faire tuer pour moi.
Le cortège arrive à l'Archevêché. Bonaparte
y monte avec sa suite. Le peuple revient comme
un torrent sur la place Bellecour, en criant :
Irluminez ; il casse et brise à coup de pierres
les portes et les vitres.
Fin du premier acte.
ACTE IL
Il est nuit. La scène se passe dans les appar-
temens de l'Archevêché.
SCENE PREMIERE.
LES MEMES , Bonaparte tombe comme un plomb
dans un fauteuil.
BONAPARTE à ses Généraux.
Ouf ! je n'en puis plus. Tous ces animaux-là
m'ont fait peur : il n'y avait sur mon passage,
que des figures sinistres, sur des corps couverts
de haillons. A-t-on mis bonne garde à la porte,
dans l'escalier?
(13)
BERTRAND.
Oui, sire , vos braves moustaches y sont et
votre artillerie.
BONAPARTE à Brayer.
Dans ce cas , Brayer , tire-moi mes bottes,
et ôte-moi ma cuirasse ; je ne crains plus rien
ici ; vous m'êtes tous dévoués. Quant; à toi, si
tu me sers bien , je te ferai bientôt maréchal.
BRAYER.
Vous n'aurez point, sire, de plus intrépide
et enragé sujet pour vous servir ; comptez sur
mon dévouement éternel.
BONAPARTE.
Tu n'étais autrefois , m'a-t-on dit, qu'un
galopin, un vaurien : tu es mon fait ; je compte
sur toi. A propos, y a-t-il un journal ici ?
CAMBRONE.
Je l'ai lu hier à mon arrivée ; j'ai vu aussi
le nouveau rédacteur: c'est un bon sans-culotte ;
il est des nôtres.
BONAPARTE.
Il m'importe peu ; je veux un gredin sans
( 14 )
principe, accoutumé à ramper , un écrivain
mercenaire.
CAMBRONNE.
Le hasard vous sert à merveille : c'est votre
homme.
BONAPARTE.
A-t-il de l'esprit ?
CAMBRONNE.
Non , sire , c'est un sot , un piètre journa-
liste , mais une méchante bête.
BONAPARTE.
C'est égal, qu'on aille le chercher.
BRAYER.
Il est ici, et vient de me faire lecture d'un
article déjà fait, qui plaira à votre majesté;
il contient l'apologie de votre règne, des invec-
tives contre les Bourbons , et une sanglante
satyre de leur gouvernement.
BONAPARTE.
Qu'il s'approche.
( 15 )
SCÈNE II.
LES MÊMES , LE JOURNALISTE.
LE JOURNALISTE s'avançant la tête baissée.
Me voilà , sire , à vos ordres.
BONAPARTE à ses Généraux.
Quel physique grêle , quelle mauvaise figure
a ce rédacteur ! ou il n'a pas de l'eau à boire,
ou la malice le dessèche. ( Au journaliste ) :
Sais-tu qu'il ne convient pas à un péquin , à
un goujat comme toi, de censurer la conduite
des princes, aux pieds desquels tu es fait pour
ramper. Puisque ton article est fait, tout en sera
bon , pourvu que tu parles après de l'enthou-
siasme universel avec lequel j'ai été reçu ici ;
il faudra dire que le soir toutes les maisons ont
été du haut en bas spontanément illuminées
et sans ordre.
LE JOURNALISTE.
Votre majesté ne vient que d'arriver ; elle
ne sait pas encore si on illuminera ou non :
comment voulez-vous....
BONAPARTE à Cambronne.
Tu avais raison de me dire que c'est un sot,
( 16 )
une bête. ( Au journaliste, ) Un piètre rédac-
teur comme toi ne doit pas raisonner; écris ce
que je t'ordonne , et si tu l'oublies , je te fais
couper les oreilles. Qu'on le mette à la porte.
Lés généraux le poussent dehors , l'un après
l'autre. Le dernier lui donne un coup de pied
au derrière.
S C È N E I I I.
LES MÊMES , hors le Journaliste ; UN COMMIS-
SAIRE de police décoré de son écharpe.
LE COMMISSAIRE.
Sire , on fait un vacarme affreux dans la
ville.
BONAPARTE.
Que t'importe : me crois-tu sourd ?
LE COMMISSAIRE.
Non certainement : vous entendez très-bien ;
mais vous ne voyez pas que vos partisans , ivres
de joie de vous revoir , s'amusent à enfoncer
les portes, pillent les maisons, cassent et jettent
par les fenêtres ce qu'ils ne peuvent emporter ;
se répandent dans les rues , et maltraitent les
honnêtes gens qu'ils rencontrent. Enfin la ter-
reur est dans votre bonne ville de Lyon. Qu'or-
donne votre majesté pour arrêter ce désordre ?
( 17 )
BONAPARTE , outre de colère sort une savate de
son pied , et la jette à la figure du Com-
missaire , en lui disant :
Ote-toi de devant mes yeux , gredin, avec
tes scrupules ; tu n'es pas fait pour me servir.
Le Commissaire, étourdi de l'apostrophe et
du coup de la savate, se retire tout confus.
BONAPARTE à Bertrand.
Bertrand, mon ami, fais - moi remplacer
demain ce pleutre.
SCENE IV.
LES MÊMES, UN OFFICIER de la Garde.
L'OFFICIER aux Généraux.
Messieurs, il y a là-bas une troupe de Catins
qui vous attendent pour aller souper.
LABÉDOYÈRE à l'Officier.
Dis-leur que nous y allons. ( A Bonaparte. )
Votre majesté veut-elle permettre que nous
prenions congé.
( 18)
BON APARTE.
Allez, mais songez que vous devez être demain
à cheval, et prenez garde à ne pas revenir avec
une plus mauvaise monture.
Les généraux sortent.
SCÈNE V.
BONAPARTE, BERTRAND , Mad.e VENTREPLAT
qui entre.
Mad.e VENTREPLAT.
Ah! sire , j'ai donc le bonheur de vous revoir
après une si longue absence ; combien j'ai versé
de pleurs sur votre malheureuse destinée ! Avez-
vous songé quelquefois à votre tendre amie ?
B ONAPARTE.
Vous avez mal pris votre temps , madame ,
pour nie dire des douceurs ; j'ai autre chose à
penser que de les entendre ; je suis d'ailleurs
trop fatigué pour pouvoir y répondre en ce mo- :
ment; demain je serai tout à vos ordres, adieu»
Il lui tourne le dos.
Mad.e VENTREPLAT stupéfaite de la réplique.
Gomment, sire, vous me quittez sitôt : vous
( 19 )
n'êtes pas galant pour celle qui vous a sacrifié
ses devoirs , son honneur. ( En minaudant. )
Mon ami, j'attendais de toi une plus longue
audience.
BONAPARTE.
Bertrand vous la donnera pour moi. ( A Ber-
trand. ) Tâche de la satisfaire , si tu le peux :
je te la laisse.
Il entre dans sa chambre à coucher.
SCENE VI.
BERTRAND , Mad.e VENTREPLAT.
Mad.e VENTREPLAT.
Il est indigne de ma tendresse ; cependant
je l'aime toujours , ce pauvre empereur.
BERTRAND ironiquement.
Aimez-vous toujours Murât, qui vous a fait
des cadeaux magnifiques en dîamans, qui vous
ont fait briller comme un astre dans les bals
de cette ville ?
Mad.e VENTREPLAT choquée.
Mais c'est bien différent, votre Murat n'est
qu'un petit roi, qui d'ailleurs a quitté la France.
(20)
BERTRAND avec humeur.
Toute aimable et toute belle que vous êtes ,
madame , il faut que j'aille prendre aussi du
repos.
Mad.e VENTREPLAT outrée du compliment.
Mais, monsieur, l'empereur vous a ordonné
de me faire compagnie , d'être mon cavalier :
on ne congédie pas aussi malhonnêtement une
femme aimable , aimante ; qui est venue avec
l'intention de vous distraire , de vous amuser ,.
de vous sacrifier....
BERTRAND d'un ton sec.
Oui, madame , la cour et la ville savent que
vous êtes une femme adorable , complaisante;
personne n'en doute ; vous en avez donné des
preuves chaque jour ; mais le sommeil me
gagne, je vais dormir.
Mad.e VENTREPLAT avec colère et dépit.
Vous n'êtes qu'un manequin, un impertinent ;
mais du moins songez que ma voiture ne doit
venir me prendre qu'au jour. Ajouterez-vous au
dédain, à la froideur , la cruauté de me laisser
m'ennuyer à mourir seule ici sur une chaise?
(21)
BERTRAND impatienté.
Allez au corps-de-garde ; vous y trouverez
à qui compter vos fadeurs.
Il va se coucher.
SCENE VII.
Mad.e VENTREPLAT seule.
ME voilà bien mystifiée.... bien déçue de
mon projet. {À elle-même) J'ai tort cependant,
je le conçois maintenant ; ils sont encore tran-
sis de la peur qu'ils ont eue de ne pouvoir arriver
ici, et ils ont besoin du repos pour reprendre du
nerf. Pauvre Napoléon, des soldats ont eu l'audace
de s'opposer un instant à ta marche ; et, sans
Labédoyère, ce jeune et joli colonel... Je veux
le récompenser de son dévouement : c'est dé-
cidé.... Il faut cependant me résoudre à quitter
ce lieu isolé , et à chercher à qui parler
Voyons , comment vais-je débuter avec ces
messieurs de la Garde?... D'abord, je n'adres-
serai la parole qu'aux officiers ; je répondrai
aux galanteries des plus aimables.... s'ils ne sont
pas cependant en trop grand nombre : ma santé,
ma délicatesse , ne me permettent pas une lon-
gue et continuelle conversation pour répondre
( 22 )
au désir de chacun : c'est à quoi je prendrai
garde ; il faut me ménager pour les rencontres
imprévues. Ils auront sûrement un appartement
particulier pour me recevoir. Allons nous ré-
jouir , et la favorite souveraine distribuera des
faveurs aux plus beaux et intrépides breteurs
de la troupe..
Elle descend au corps-de-garde.
Fin du second Acte.
ACTE III.
Il fait jour.
SCENE PREMIERE.
BERTRAND , BONAPARTE sortant de sa chambre
à coucher en baillant.
BERTRAND.
Vous faites une laide grimace , sire, n'au-
riez-vous pas dormi ?
BONAPARTE.
Non /Bertrand , je n'ai pas fermé l'oeil depuis
hier Quoi ! pas une personne honnête sur
mon passage, lorsque j'ai traversé la ville, pas

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.