Bref de N.S.P. le pape Pie VI : en date du V juillet 1796, prouvé authentique et suivi de quelques réflexions ([Reprod.])

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de l'impr. de Guerbart (Paris). 1797. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1797
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
PERGAMON PRESS
Heuilinglon Ilill
̃̃*̃̃ BREF 1
DE N. S. P. LE PAPE PIE VL
PROUVÉ AUTHENTIQUE,
Et suivi de quelques réflexions*
Prix 10 sols franc de port;
̃*#HP A R I lS
DE L'IMPRIMERIE DE GUEàBAilT,
xue du Colombier, Hôtel du Parc.
Au
DE-N. VI
PROUV*É AUTHENTIQUE,
Omnibus QhrîstiFîdelibus Catholicis communionem.
€um sede Apostolicà habentibus "in
p i iï;s *p .p.* y i..
~Dilectï Filii salutem et
i ASTOfiALis sollicitndo
FILII DILECÏISSIMI, ^«ÛS
à Domino noitro ex abun-
éantiû mherœordiœ sues hu~
militati nos t ne commissa
est nos ut omni-
bus Chrisïi FideUbus prat-
Sertim vero iis qui majori-
tentaùionilms appctun-
tur ne à sapishtiâ carnali
tnisere seducantur adesse
cupiamus nobis enim œqué
ac Prophetœ Isaiœ dicùwn
est Clama ne cesses, quasi
tuba exalta vocem tiram an-
eotum. Quocircà nobh déesse
,LA sollicitude pastorale »kos
très-ches Fils, dont N. 8.
dans l'abondance de ces misé-
ricordes, a daigné nous char-
ger, tout indignesque nous en
sommes; nous fait un devoir
de venir au secours de tous les
Fidèles, et plus particulière-
ment de ceux qui sont exposés
à de plus fortes tentatipns. de
crainte qn'ils ne se laissent
malheureusement séduire par
les
ûaint> Car c'est à nous qu'ila
(U ciit, ainsi qu'au Prophète
l haïe Criez criez sans cesse,
faites retentir votre voix cent-
vie une trompette annoncez
au Peuple ses iniquités. Nous
croirions -dupe nous manquer
à nous-mèmes,si nous ne saisis-
sions pas avec empressement
ad pacem ~ac débitant cons
t&uus. cùrn Dag-
ma cathoh'cum sit,
•pientiœ opns esse qubd Prin-
eipatus sint, tie omnià casu-
ac ùcmerè férantur; pop u lis
quasi jîuctibus hinc indè cil-
cumaetîs; indèPaului, non
de singuiis Principihus s'ed
de re ipsâ loqùens dùit
qubd nul la est potes tas nisi
à deo, quodque clui ei /e-
sistit, Dei ordinntioni resis-
tïù. Ùolite errât e, FIL 1
jCarissimi, ac sub pie-.
tatis colorc novitatum auto-
ribus ansam proebere catho-
licam Religionem vtitiperaK-
di. In vos quippe grande sce-
lus susciperetis quod no?? à
potestatibus sύularibus so-
lum nlcisceretur sedetiam,
quod maximum est j Deus
non levés, sed maximas pœ-
nm repeteret, qui enim re-
sistunt petostati ipsi sihi
damna tiouvip acquirunt. llor-
tamur itaque Filii
pcrJesunt
Dominum nostrum Mt omni
studio
de voaf
rocommj!ii(l(jr U soîiihission
tjni Puissances éta-
iî=étic la II: ligion Catholique
que
vrrnrnjfris est l'ouvragé de la
Sagesse divine, quf a vouht
de-
sordre et dû calios auxquels
nous aurions -élé livras, et
que les Peuples ne
soient ça et la,
comme un battu par
Îîs fiols, et est' pur cet te rai-
son que Saint- Paul pariant,
nuu dvaucun Prince en par-
ti iculicr mais des Gouverne-
mcm tjîi !prono^e
qu'il n'y a jlas- de Puissance
qui ne vienne de Dieu, et
que résister aux Puissance^,
c'est rrsisttr à l'ordre que
Dieu. établi.Ainsi, nosgbers
i?'i ls Ne vous vous laissez pas
^ar< r et par une piéiémal-
ne fournissez .pas
aux Novateurs un prétexte
de déclamer contre la Reli-
gion catholique; Vous vous
rendriez alors bien coupables;
et non-seulement vous appel-
leriez sur vous la vengeance
des Puissances de la terre,
mais, ce qui est bien pins à
redouter de grands châtî-
mens de la part dé Dieu car
il est écrit que ceux qui" ré-
sistent ait'x Puissances atti-
rent sur eux*mém*s une juste
condamnition. C'est pour-
quoi, kos cuîRS Fils, nous
vous exhortons au nom de N.,
S.J.C.dexxe rien négliger pour
prouver' il ceux qtû
entur. Deniejue vos monilos
tamquam ab Apostolicâ hâc
Sede traditam, itullarn/idem
cam paternarn benedictio-
nemperam-anter
Romte apud Sanc-
tarn Mariarn Majorent sub
emnulo Piscatoris die V Juin MDCCXCI. Pontifi*
catùs nostri a'nno vigesimo secundo'
tion des
ne ecclésiastique. Enfin nous
vous avertissons de ne point
quiconque pu-
bIicroit une doctrine con-
traire comme émanée dur
Saint-Siège. Nous vou»
donnons »
dresse vraiment paternelle,
notre
que. Donné à Home à Sainte-
Marie-Majeure, sous V An-
neau du Pécheur, le 5 Juillet
1796, et la
année de notre Pontificat.
"̃(.. 6 ').
insérer sa traduction dans le Rédacteur, parmi les
posé dans les bureaux
livrer une expédition On éleva
cependant des doutes sur l'authenticité du Bref. Les
doutes furent d'abord fondés sur de prétendus défauts
de fojsne et de style dans le Bref, et ensuite sur des
lettre» d'Evêques français, qui déclaraient que le
Pape ne leur Ces
doutes s'accréditant de plus .en plus, on sollicita le
Ministre des relations extérieures d'écrire au Ministre
de la République à Rome, et de lui demander si on
pouvait compter parfaitement sur la vérité du Bref qu'il
avait envoyé en France, et comment le Bref était arrivé
dans ses Ministre de la République vient
de répondre il envole un autre exemplaire du Bref
parfaitement conforme au premier; et sur une page
du même Bref se trouve la déclaration suivante.
2fe»HBf Ventôse an 5 de la République.
ci-contre du
imprimé à l'Imprimerie de la
» Chambre apostolique à Rome est authenti-
» que, et que plusieurs exemplaires m'en ont
» été remis officiellement par M. le Chevalier
de l'armistice signée à
envoyé
(7 )
» tre du Pape à Paris en avait porté grand
» nombre d'exemplaires pour les -distribuer
» en France cjue! cette pièce est émanée du
» Saint-Siège et est véritable.
Cacadlt»,
On voit que iQ. c'est à Pologne quô le Bref a été
remis entre les mains du Ministre 3e la République
z°. qu'il lui a été remis par le Chevalier d'Azara ♦
ambassadeur d'Espagne, et alors médiateur de l'armis-
tice entre, la Cour de Rome et la France; que la
Ministre étant actuellement à Rome, où il remplit les
fonctions d'Ambassadeur déclare et signe que le Bref
est émané du Saint-Siège. Ii, est facile en demandant
une audience au Ministre des relations extérieures, ou
en se présentant à ses bureaux, de se convaincre de la
vérité de ce '-que nous avançons, par ses propres yeux.
Or, d'après' cette pièce assurément très-authentique,
il paraît bien difficile d'élever un doate raisonnable sur
la vérité^du Bref..
ILest seulement vrai que le Pape ne lui a pas «forine1
jusqu'à présent toute la publicité à laquelle il était d'à*
bord destiné; nous ne chercherons point à approfondi*
les motifs de cette conduite. Nous ne dirons point avec
plusieurs personnes que le Pape aura cru devoir céder
aux vives instances d'im grand Personnage qui crai-
gnait qu'en autorisant la déclaration de soumission aux
loix de la République le Pape ne préjudiciel à ses
droits. Nous ne prétendrons point non plus, avec
quelques "Politiques avoir découvert la cause delà'
suspension de cette publicité dans la rupture de l'ar-
wiistice nous dirons seulement que quelles que puis-
( B )-
tent être les faisons qui ont déterminé le Souverain
convaincus que lorsqu'elles se-
ront connues, elles. seront jugées très-légitimes et td£s-
dignes de sa profonde sagesse.
Puisqu'on ne put plus douter raisonnablement que
voit par-là quel cas 09
doit faire de ces prétendues lettres où les Auteurs as-
surent que le Pape dans des qu'ils en ont
ceux qui ont
supposé le Br^-f, a déclaj^ks actfs.de soumission aux
loix de la République criminels impies etc. Com-
bien pour le dire encore en passant de décisions sur
des points de la plus liante importance, de mesures
rigoureuses et bien souvent funestes, ont été adoptées
dans plusieurs Diocèses sur des- lettres de particuliers
qui* prenaient des opinions pour des jugemens qui
donnaient, comme indubitables des faits hasardés,
altérés, souvent absolument f;iux.
Sans douterai de ce Bref, paro?t dans son
ensemble, renfermer des contrariétés; mais toutes ces
contrariétés disparoissent en supposant seulement
que le Pape, après avoir donn»' son Bref et en avoir
fait délivrer quelques exemplaires au Ministre de
France a jugé à propos de ne point lui donner dans
le moment une plus grande publicité et de ne point
l'envoyer aux E Vaque s.
Nous aurions pour confirmer la réalité da Bref du
5 Juillet un témoignage venu depuis peu de Rome
qui n'est gueres moins imposant par l'autorité, et qui
est aussi clair et aussi complet que celui du Ministre
de la République à Rome. Mais après ]a déclaration
ce Ministre nous croyons inutile de
produire ce témoignage nous croyons aussi à ph»«
( 9 )
sieurs extraits de lettres particulières écrites d'Italie
lé Bref est véritable ou
est la déclaration d«
que nous nous
sions de publier dans celte note. Cependant nous ayons
cru devoir excepter de te suppression un extrait qui
prouve qu'avant l'entrée des Français en Lombardie ♦
Bt avant qu'aucun motif de cr.aihte ait pu iri&Wr dans
la décision, ainsi, que quelques personnes voudraient
peut-être le soupçonner
Rome que l'acte de soumission état licite. Cet extrait
a déjà été imprimé dans les Annales religieuses mais
il le sera ici avec plus d'exactitude. Avant de le met-
tre sous les yeux du Lecteur nous ferons encore
quelques observations
i°. On a fait circuler une lettre du Nonce du Pap«
àX.ucerneoù l'on voit ce qui suit; Le Cardinal Se-
crétaire d'Etat me marque que j'avais fait une ré-
ponse irè-t-sage à tous ceux qui mavaîent demande
des àclaircissemens à f égard du Bref, en. les assu-
rant que je n'en avais aucune connaissance que pow'
lavoir lu dans les papiers publics. Il rn ajoute de plus
que si sa Sainteté avait voulu ruteoi.R us pareil
Bref, elle ne se SERAIT pas écartée de la vote qu'llï.e
A TENUE LES AUTRES FOIS DANS DK PAREILLES OCCASIONS,
c'est-a-dire QU'iLT l'aurait adressé aux Evèquks,
Sur quoi nous remorquons que le Cardinal, dans le
fragment de lettre qu'on lui attribue, ne dit pas que le
Bref soit faux qu'il soit supposé; il ne se récrie point,
ainsi qu'où a toujours faiz en pareille occasion, con-
tre une supposition qui serait si Criminelle et si odieuse
en elle-même, il se contente de donner une espèce d*

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