Cantiques uniquement dédiés à la congrégation des hommes de Saint-Julien-en-Jarrêt

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imp. de Théolier aîné (Saint-Étienne). 1853. In-18.
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Publié le : samedi 1 janvier 1853
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CANTIQUES.
CANTIQUES
UNIQUEMENT DÉDIÉS
CONGREGATION DES HOMMES
SAINT-JULIEN-EN-JARRÉT.
SAINT-ETIENNE,
IMPRIMERIE DE THEOLIER AINE.
1853
MM EN EXCELLENT ET FACILE
D'ENTENDRE LA MESSE,
POUR LES HOMMES.
Lamesse est la continuation du sacrifice du Calvaire,
Sur l'autel se trouve la même victime qui fut immolée
sur la croix pour nos péchés. C'est le même sang qui y
coule, la même personne qui y est offerte. Jésus-Christ
a voulu consacrer des prêtres jusqu'à la fin du monde,
afin de nous appliquer tous les jours les mérites de sa
passion et de sa mort.
La méthode par conséquent la plus utile pour enten-
dre la messe, et la plus conformé aux intentions de
Jésus-Christ dans cette grande action, c'est de méditer
sur ses souffrances, sur sa mort.
PRIÈRE AVANT LA MESSE.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi
soit-il.
Adorable Trinité, je vais avoir l'inappréciable bon-
heur d'assister au saint sacrifice de la messe. Donnez-
moi les sentiments que j'aurais dû avoir sur le Calvaire,
si j'avais assisté au sacrifice sanglant de votre passion.
J'ai l'intention, eh entendant cette messe, de rendre
à votre souveraine majesté les honneurs et les hom-
mages qui lui sont dus, de vous remercier de tous vos
bienfaits, de vous demander pardon de toutes mes fau-
tes, et d'obtenir de votre infinie bonté les grâces dont
j'ai.besoin. (Demandez ici une grâce en particulier, pour
vous, ou pour votre famille, ou pour vos amis.)
Depuis le commencement jusqu'à l'Evangile.
Rappelez-vous l'agonie du Sauveur au jardin des
Olives... une sueur de sang coule de tous les membres
dé son corps sacré.... c'étaient vos péchés, les péchés
surtout du coeur qu'il expiait. Voyez quelle mortelle
tristesse lui a causée la seule vue de votre mauvaise
vie! confesséz-voùs, coupable, et demandez-lui pardon.
Je confesse à Dieu tout-puissant, à la bienheureuse
Marie toujours Vierge, à saint Michel Archange, à saint
Jean-Baptiste, aux Apôtres saint Pierre et saint Paul, et
à tous les Saints, que. j'ai beaucoup péché par pensées,
par paroles et par actions ; c'est ma faute, c'est ma
faute, c'est ma très grande faute. C'est pourquoi ieprie
la bienheureuse Marie toujours Vierge, saint Michel
Archange, saint Jean-Baptiste, les Apôtres saint Pierre
et saint Paul, et tous les Saints de prier pour moi le
Seigneur notre Dieu.
Depuis l'Evangile jusqu'à la Préface.
Suivez par la pensée Jésus-Christ traîné par les bour-
reaux, de tribunal en tribunal. Voyez tout ce qu'il
• souffre de la part de ses disciples qui l'abandonnent et
le trahissent... des/aux témoins qui le calomnient....
des juges qui le condamnent injustement.... des soldats
et des valets qui le chargent de soufflets et de cra-
chats.... de tout le peuple qui l'accable de malédic-
tions.... et cela pour expier .vos blasphèmes, vos jure-
ments, vos paroles outrageantes contre la religion et
ses ministres, vos railleries sacrilèges, vos trahisons,
et votre lâche respect humain.
Humiliez-vous aux pieds de votre Sauveur, faites un
acte de contrition.... et faites-lui la promesse que vous
réparerez par une meilleure conduite ces ignominies
que vous lui avez causées. Récitez cinq pater et cinq
ave pour obtenir cette grâce.
Depuis la Préface jusqu'à l'Elévation.
Après avoir été abreuvé d'outrages et d'opprobres,
Jésus est livré à des soldats qui le dépouillent de ses
vêtements, et l'attachent à une colonne. Là, ils le dé-
chirent à coups de fouets..., le sang ruisselle de toutes
parts.... sa chair vole en lambeaux.... tout son corps
n'est déjà plus qu'une plaie.... C'est là, ô mon Sauveur,
ce que vous ont valu mes impuretés, mes jouissances
brutales, mes mauvaises pensées, mes désirs crimi-.
nels, mes regards impurs, mes chansons déshonnêtes,
mes discours licencieux!.... Ah! je me repents.... Acte
de contrition. Serai-je assez cruel pour vouloir conti-
nuer à vous faire souffrir de la sorte, en persévérant
dans mon crime? Non, je veux changer de vie. : Récitez
cinq pater et cinq ave pour obtenir cette grâce.
Depuis l'Elévation jusqu'à la Communion.
Jésus-Christ est conduit au lieu de son supplice. Il
est attaché à une croix. Il prie pour ses bourreaux :
Mon Dieu, pardonnez-leur; ils ne savent pas ce qu'ils
font. 11 priait pour vous... mais pas de pardon de la
part de Dieu, si vous ne pardonnez vous-même à ceux
qui vous offensent... Il promet le paradis au bon lar-
ron.... Il donne Marie pour mère à son disciple bien
aimé, et en sa personne à tous les fidèles : quel motif
de consolation pour vous!.... Enfin il rend le dernier
soupir..:, et le soleil s'obscurcit, et la terre tremble, et
les tombeaux s'ouvrent, et le voile du temple se dé-
chire. Vous seul resteriez-vous insensible?.... Ah!
pleurez, mais non pas tant sur Jésus que sur vous,
puisque ce sont vos péchés qui l'ont mis à mort. Acte
de contrition. Récitez cinq pater et cinq ave pour de-
mander à Dieu la grâce de vivre plus chrétiennement.
De la Communion à la fin de la Messe.
Demandez qu'une goutte du sang de Jésus-Christ
descende dans votre ame du haut de la croix, pour la
laver, la fortifier, et la rendre plus généreuse dans
l'observation de vos devoirs de chrétien. Jetez ensuite
les yeux sur l'auguste Mère de la victime qui vient
d'être immolée, voyez en quel état son divin Fils lui
est rendu. « 0 mère de douleur, priez pour nous ; soyez,
ô Marie, pleine de miséricorde a notre égard; ne cessez
pas, tous les jours de notre vie, d'être notre avocate
auprès de Jésus votre Fils. Récitez encore cinq pater
et cinq ave.
Résolution à la fin de la Messe.
Retirez-vous aussi pénétré que si vous descendiez
réellement du Calvaire; et souvenez-vous, toute la
■X1J
journée, que vous avez assisté, le matin, à l'immolation
de vôtre Dieu ; gardez-vous d'aller lui préparer durant
ce jotir une nouvelle croix eh vous aDandonnant au
péché.
lin chrétien ; après s'être retrempé dans la sainte
messe, ne doit pas craindre de paraître disciple de
Jésus-Christ; il doit être fier d'endurer pour son
amour les railleries des impies et des libertins.
C'est avec ces sentiments que vous devez sortir de
la inesse; le coeur content, louant et bénissant le Sei-
gneur.
CANTIQUES.
LE CIEL.
Sainte cité, demeure permanente,
Sacré palais qu'habite le grand Roi,
Où doit sans fin régner l'àme innocente,
Quoi de plus doux que de penser à loi?
0 ma patrie 1
0 mon bonheur !
Toujours chérie,
Sois le voeu de mon coeur !
Dans tes parvis tout n'est plus qu'allégresse;
C'est un torrent des plus chastes plaisirs •
On ne ressent ni peine, ni tristesse ;
On ne connaît ni plainte, ni soupirs.
Tes habitants ne craignent plus l'orage,
Ils sont au port ; ils y sont pour jamais :
Un calme entier devient leur doux partage.
Dieu dans leur coeur verse un fleuve de paix.
De quel éclat ce Dieu les environne !
Ah ! je les vois tout brillants de clarté ;
Rien ne saurait y flétrir leur couronne;
Leur vêtement, c'est l'immortalité.
Pour les Elus il n'est plus d'inconstance,
Tout est soumis au joug du saint amour ;
L'affreux péché n'a plus là de puissance. :
Tout bénit Dieu dans cet heureux séjour.
Beauté divine, 6 beauté ravissante I
Tu fais l'objet du suprême bonheur :
Oh! quand naîtra cette aurore brillante
Où nous pourrons contempler ta splendeur !
Puisque Dieu seul est notre récompense,
Qu'il soit aussi la fin de nos travaux :-
Dans cette vie un moment de souffrance
Mérite au ciel un éternel repos.
RESPECT HUMAIN.
Jurons haine au respect humain,
Brisons cette idole fragile ;
Sur ses débris que notre main
Elève un trône à l'Evangile.
Bravons les enfers,
Brisons tous nos fers,
Sortons de l'esclavage,
Unissons nos voix,
Rendons à la croix
Un sincère et public hommage.
Chrétiens, d'une vaine terreur
Serons-nous toujours la victime?
Qu'il soit banni de notre coeur
Le cruel tyran qui l'opprime,
3
Sous le joug d'un monde censeur
Nous gémissons dès notre enfance ;
Recouvrons, vengeons notre honneur,
Proclamons notre indépendance.
Partout flottent les étendards
Qu'arbore à nos yeux' la licence ;
Faisons briller à ses regards
La bannière de l'innocence.
Tout chrétien doit être soldat
Rempli d'ardeur, né pour la gloire,
Quand son chef le mène au combat,
Tremblant, il fuirait la victoire ?
Chrétiens, le signal est donné,
Hâtons-nous, courons à la gloire :
L'heure du triomphe a sonné,
Le Ciel nous promet la victoire.
POUR L'ÉLÉVATION.
Silence, Ciel! silence, terre!
Le plus redoutable mystère
Sur cet Autel et sous nos yeux
S'opère :
L'Eternel descend en ces lieux
Des eieux.
Prosternons-nous, rendons hommage
A ce Dieu que l'amour engage
A nous donner de son amour
Le gage;
Rendons-lui, par un prompt retour,
Amour.
POUR L'ÉLÉVATION.
Amour [ter) au divin Rédempteur ;
Il vient s'offrir en sacrifice,
Pour fléchir du Ciel la justice;
Répétons tous avec ardeur,
Amour au divin Rédempteur.
Honneur (ter), c'est lui, c'est notre Dieu;
Chrétiens, rendons-lui nos hommages; (bis)
Que la foi perce les nuages
Qui le cachent dans ce saint lieu.
Honneur, c'est lui, c'est notre Dieu, (bis)
POUR L'ÉLÉVATION.
Courbons nos fronts respectueux;
Sous ces voiles mystérieux
L'amour cache le Roi des cieux. -
Unissons nos pieux cantiques
Aux accents des choeurs angéliques.
Refr. Oui, Jésus, nous le jurons tous,
Nous n'aimerons jamais que vous ; (bis)
Jésus, Jésus,
Nous n'aimerons jamais que vous, (bis)
O Jésus 1 Monarque éternel,
Puisse en ce moment solennel,
Notre amé vous servir d'autel !
Que votre divine présence
Nous donne la paix, l'innocence.
MÉPRIS DU MONDE.
Le monde en vain, par ses biens et ses charmes,
Veut m'engager à plier sous sa loi :
Ah ! pour me vaincre, il faut bien d'autres armes :
Je ne crains rien, Jésus est avec moi.
Refr. Non, non, je ne crains rien, Jésus est avec moi. (ter)
Venez, venez, puissances delà terre;
Déchaînez-vous pour me ravir ma foi,
Quand de concert vous me feriez la guerre,
Je ne crains rien, Jésus est avec moi.
Monstre infernal, arme-toi de ta rage,
Que tes démons se liguent avec toi ;
Tu ne pourras abattre mon courage;
Je ne crains rien, Jésus est avec moi.
Non, non, jamais la mort la plus cruelle
Ne me fera trahir ce divin Roi ;
Jusqu'au trépas je lui serai fidèle,
Je ne crains rien, Jésus est avec moi.
Que les enfers, les airs, la-terre et l'onde,
Conspirent tous pour me remplir d'effroi;
Quand je verrais crouler sous moi le monde,
Je ne crains rien, Jésus est avec moi.
Divin Jésus, mon unique espérance,
Vous pouvez tout ; oui, Seigneur, je le crois :
Mon coeur en vous est plein de confiance;
Je ne crains rien, Jésus est avec moi.
RÉSOLUTION DE SERVIR DIEU.
Mon coeur en ce jour solennel,
Il faut enfin choisir un maître ;
Balancer serait criminel,
Quand Dieu seul est digne de l'être.
Refr. C'en est donc fait, ô Dieu Sauveur !
A vous seul je donne mon coeur.
A qui doit-il appartenir,
Ce coeur qui vous doit l'existence,
Que vous avez daigné nourrir
De votre immortelle substance?
A chercher la félicité,
Hélas ! en vain je me consume ;
Loin de vous tout est vanité,
Déplaisir, tristesse, amertume.
Vous seul pouvez me rendre heureux,
Je le sens ; oui, votre présence
A pleinement comblé mes voeux,
Et fixé ma longue inconstance.
Que sont tous les biens d'ici-bas ?
Qu'ils ont peu de valeur réelle !
Tous ensemble ils ne peuvent pas
Satisfaire une ame immortelle.
RÉSOLUTION.
• Que puis-je désirer de plus ?
Je possède mon Dieu lui-même.
Ah! tous les biens sont superflus,
Quand on jouit du bien suprême.
Refr. Sil le faut
Nous saurons souffrir, nous saurons souffrir
Plutôt qu'abjurer la loi du divin Roi;
S'il le faut
Nous saurons souffrir, nous saurons souffrir,
Nous saurons mourir.
En vain, trop séduisants plaisirs,
Vous faites briller tous vos charmes,
Vous trompez toujours nos désirs,
Et vous finissez par des larmes.
Dans votre festin précieux,
Quelle innocente et douce ivresse !
Oh ! quels plaisirs délicieux
Me fait goûter votre tendresse !
Le monde prétend à tout prix
Qu'à suivre ses lois je m'engage :
Tu n'obtiendras que mon mépris,
Monde aussi trompeur que volage,
Vous m'avez dit avec douceur :
Mon enfant, prends mon joug aimable;
Quand on le porte avec ardeur,
11 est léger, doux, agréable.
Qu'ils sont étonnants vos bienfaits !
Leur grandeur fait mon impuissance ;
Et comment pourrais-je jamais
Acquitter ma reconnaissance?
TRIOMPHE DE JÉSUS.
Célébrons la victoire
D'un Dieu mort sur la croix,
Et pour chanter sa gloire
Réunissons nos voix :
De son amour extrême
Cédons aux traits vainqueurs ;
Pour le Dieu qui nous aime,
Réunissons nos coeurs.
Du vainqueur de l'enfer célébrons la victoire ;
Réunissons nos coeurs, réunissons nos voix :
Chantons avec transport son triomphe et sa gloire ;
Chantons, Vive Jésus! chantons, Vive sa croixI
Tel qu'après les orages,
Le soleil radieux
Dissipe les nuages,
Rend leur éclat aux cieux;
Tel le Dieu que j'adore,
Trop longtemps ignoré,
Du couchant à l'aurore
Voit son nom adoré.
La croix, heureux asile
De l'univers soumis,
Brave l'orgueil stérile
De ses fiers ennemis ;
On s'empresse à lui rendre
Des hommages parfaits ;
Sa gloire va s'étendre
Autant que ses bienfaits.
Quel éclat l'environne !
Elle voit à ses pieds
Le sceptre et la couronne
Des rois humiliés.
Rome cherche à lui plaire,
Tout suit ses étendards,
Et le Dieu du Calvaire
Est le Dieu des Césars.
1*
10
Ce Dieu seul est aimable,
Gédons à ses attraits ;
D'un amour immuable
Payons tous ses bienfaits ;
Portons-lui nos offrandes,
Et parons son autel
De fleurs et de guirlandes,
Dignes de l'Eternel.
DOUCEUR AUPRES DES SAINTS AUTELS.
Qu'ils sont aimés, grand Dieu, tes tabernacles !
Qu'ils sont aimés et chéris de mon coeur!
Là tu te plais à rendre tes oracles ;
La foi triomphe,, et l'amour est vainqueur.
Refr. Jésus, pain de vie,
Sois toujours
Dans l'Eucharistie
Mes amours.
Qu'il est heureux celui qui te contemple
Et qui soupire au pied de tes autels !
Un seul instant qu'on passe dans ton temple
Vaut mieux qu'un siècle aux palais des mortels.
Je nage au sein des plus pures délices,
Le Ciel entier, le Ciel est dans mon coeur;
Dieu de bonté, de faibles sacrifices
Méritaient-ils cet excès de bonheur ?
11
Autour de moi, les Anges en silence,
D'un Dieu caché contemplent la splendeur ;
Anéantis en sa sainte présence,
O Chérubins! enviez mon bonheur.
Monde enchanteur, tu ne saurais me plaire,
Fuis loin de moi, tu m'es trop odieux ;
Rien de mortel ne peut me satisfaire,
Tout mon amour est pour le Roi des cieux.
PÉNITENCE.
Mon Dieu, mon coeur touché
D'avoir péché
Demande grâce.
Joins à tous tes bienfaits
L'oubli de mes forfaits ;
Je n'ose plus du ciel contempler la surface.
Refr. Pardon, mon Dieu, pardon;
Mon Dieu, pardon, (bis)
N'es-tu pas un Dieu bon?
Mon Dieu, pardon;
N'es-tu pas un Dieu bon ?
Ah! dans celle saison.
Où ma raison
Devait te suivre,
J'errais des jours entiers
Dans de honteux sentiers,
Comment à mes malheurs m'as-tu laissé survivre 1
12
Tu me disais souvent :
i
Viens, mon enfant,
Ma voix t'appelle;
J'allais à mes plaisirs,
Au gré de mes désirs;
tu pus si longtemps souffrir un fils rebelle.
Je pouvais bien périr
San s recourir
A ta clémence;
J'allais traîner mes fers
Dans le fond des enfers;
Comment porter alors le poids de ta vengeance?
Mon Dieu, toujours gémir,
Jamais jouir
De ta présence ;
N'avoir aucun espoir
D'aller enfin te voir;
Comment souffrir l'ennui d'une éternelle absence.
Plus juste désormais,
Et pour jamais
Brebis fidèle,
Je vivrai dans les pleurs,
Dans les saintes rigueurs,
Heureux si je parviens à la gloire immortelle
13
LA MORT.
11 faut mourir, il faut mourir,
De ce monde il nous faut sortir;
' Le triste arrêt en est porté;
Il faut qu'il soit exécuté.
Refr. A la mort, à la mort,
Pécheur, tout finira;
Le Seigneur, à la mort,
Te jugera.
Comme une fleur qui se flétrit,
Ainsi bientôt l'homme périt;
L'affreuse mort vient de ses jours
Dans peu de temps finir le cours.
Pécheurs, approchez du cercueil,
Venez confondre votre orgueil ;
Là, tout ce qu'on estime tant
Est enfin réduit au néant.
Adieu, famille, adieu, parents,
Adieu, chers amis, chers enfants;
Votre coeur se désolera;
Mais enfin tout vous quittera.
Ce moment doit bientôt venir;
Mais on en fuit le souvenir,
Et l'homme, sans réflexion,
Vit ainsi dans l'illusion.
14
S'il fallait subir votre arrêt,
Chrétiens, qui de vous serait prêt?
Combien, dont le funeste sort
Serait une éternelle mort !
TRIOMPHE DE L ÉGLISE.
Pourquoi ces vains complots, ô princes de la terre ?
Pourquoi tant d'armements divers ?
Vous vous réunissez pour déclarer la guerre
A l'Arbitre de l'univers.
Tremblez, ennemis de sa gloire ;
Tremblez, audacieux mortels : .
Il tient en ses mains la victoire,
Tombez aux pieds de ses autels.
Refr. La Religion nous appelle,
Sachons vaincre, sachons périr ;
Un chrétien doit vivre pour elle, >
Pour elle un chrétien doit mourir. )
Depuis quatre mille ans, plongé dans les ténèbres,
Assis à l'ombre de la mort,
L'univers gémissant sous ces voiles funèbres,
Soupirait pour un meilleur sort.
Jésus parait; à sa lumière
La nuit disparait sans retour,
Comme on voit une ombre légère
S'enfuir devant l'astre du jour:
15
Pour soumettre à ses lois tous les peuples du monde,
Il ne veut que douze pêcheurs,
Et pour éterniser le royaume qu'il fonde,
Il en fait ses ambassadeurs.
Nouveaux guerriers, prenez la foudre,
Allez conquérir l'univers ;
Frappez, brisez, mettez en poudre
L'idole d'un monde pervers.
Sainte Religion, l'amour et les délices
De nos pères, de nos aïeux,
Puissent toujours marcher sous tes divins auspices,
Et leurs enfants et leurs neveux!
Si jamais de leur coeur bannie,
Tu t'exilais loin des Français,
Que ma trop ingrate patrie
r^Se souvienne de tes bienfaits.
Eglise de Jésus, doux charme de ma vie,
Et mon espoir dès le berceau ;
Sainte Religion, si jamais je t'oublie,
Si tu ne me suis au tombeau,
Qu'à jamais ma langue glacée
Ne prête aucun son à ma voix,
Et que ma droite desséchée
Me punisse et venge tes droits.
16
PROMESSE DU BAPTÊME.
Quand l'eau sainte du Baptême
Coula suv vos fronts naissants,
Et qu'un Dieu la honte même,
Vous adopta pour enfants,
Muets encore,
D'autres promirent pour vous :
Aujourd'hui confessez tous
La foi dont un chrétien s'honore.
Le Choeur.
Foi de nos pères,
Notre règle et notre amour ;
Nous embrassons en ce jour
Et ta morale et tes mystères.
En vain à ma foi soumise
S'oppose un orgueil trompeur :
Sur les traces de l'Eglise
Puis-je marcher dans l'erreur?
Trinité sainte,
Je te confesse et te crois,
Et je t'adore trois fois,
Pénétré d'amour et de crainte.
Annoncé par mille oracles,
Et de la terre l'espoir,
L'Homme-Dieu par ses miracles
Fait éclater son pouvoir,
17
Victime pure,
Il triomphe du trépas ;
Et je n'adorerais pas
En lui l'Auteur de la nature !
Que sa morale est sublime,
Que sa parole a d'attraits !
A tous les coeurs qu'il anime
Il en ouvre les secrets.
El l'on blasphème
Ce Dieu fait homme pour nous I
Ingrats, tombez à genoux
Voyez s'il mérite qu'on l'aime.
Par un funeste héritage,
Nos parents, avec le jour,
Nous transmirent en partage
La haine d'un Dieu d'amour.
J'implore et crie....
Dieu s'offense de mes pleurs.
Mais Jésus a dit : Je meurs ;
Et sa mort me rend à la vie.
Ciel! quelle robe éclatante!
Quel bain pur et bienfaisant!
Quelle parole puissante
D'un Dieu m'a rendu l'enfant !
Je te baptise....
Le ciel s'ouvre, plus d'enfer,
Et des Anges le concert
M'introduit au sein de l'Eglise.
18
De quel oeil de complaisance
Vous me vîtes, ô mon Dieu !
Quand, revêtu d'innocence,
On m'emporta du saint lieu 1
Pensée amère !
O beau jour trop tôt passé!
"Hélas ! je me suis lassé,
Mon Dieu, de vous avoir pour père.
PERSÉVÉRANCE.
Jour heureux, sainte allégresse,
Jésus règne dans mon coeur ;
Pourquoi donc, sombre tristesse,
Viens-tu troubler mon bonheur?
Hélas ! do mon inconstance
J'ai l'affligeant souvenir,
Et pour ma persévérance
Je redoute l'avenir.
Refr. Doux Sauveur de l'enfance,
Cache-nous clans ton coeur ;
Conserve-nous la ferveur
Et le bonheur, et l'innocence,
Conserve-nous la ferveur
El l'innocence, et le bonheur.
Je connais trop ma faiblesse,
Mes penchants impérieux,.
19
Et la dangereuse ivresse
Que le monde offre à mes yeux.
Dans sa fureur meurtrière
Je vois l'enfer accourir.
Ah! si tout me fait la guerre,
Ne faudra-t-il pas périr?
Quoi ! me dit le Dieu suprême,
Tu pourrais fuir mes autels !
Quoi! tu briserais toi-même
Ces noeuds chers et solennels 1
Contre toi tout court aux armes,
Tout conjure à l'entraîner;
Cher enfant de tant de larmes,
Veux-tu donc m'ahandonner ?
Moi, trahir le Dieu que j'aime!
Mon Dieu, déchirer ton coeur !
T'oublier, bonté suprême !
Outrager mon Bienfaiteur !
Ton sang coule dans mes veines,
Et je pourrais te trahir!
Ah ! reprendre eiicor mes chaînes,
Non, Seigneur, plutôt mourir !
20
INVITATION A ENTENDRE LA PAROLE
DE DIEU.
Un Dieu vient se faire entendre,
Chers peuples, quelle faveur !
A sa voix il faut vous vendre,
Il demande votre coeur.
Accourez, peuple fidèle,
Venez à la Mission;
Le Seigneur qui vous appelle,
Veut votre conversion.
Sur vous il fera reluire
Une céleste clarté;
Dans vos coeurs il va produire
Le feu de la charité.
Hélas I trop longtemps le crime
Pour vous avait des attraits ;
Qu'un saint désir vous anime,
Renoncez-y pour jamais.
Sans tarder, changez de vie,
Sur vos maux pleurez, pécheurs ;
C'est Dieu qui vous y convie,
N'endurcissez pas vos coeurs.
Ah 1 Seigneur, qu'enfin se fasse
Ce précieux changement ;
Dans les coeurs, par votre grâce,
Venez agir fortement.
21
Pour une retraite ou un jubilé on chante les refrains
suivants :
Accourez à la retraite,
Suivez la voix du Seigneur ;
Là votre ame satisfaite
L'entendra parler au coeur.
Accourez peuple fidèle,
Venez tous au Jubilé;
Le Seigneur qui vous appelle
Veut vous sortir du péché.
SAINTE MESSE.
Au Dieu d'amour gloire à toute heure,
Honneur à jamais en tous lieux !
Pour nous il abaisse les cieux,
Près de nous il fait sa demeure.
i?fî/hNon, non, non, de tant de bienfaits
Ne perdons jamais la mémoire;
Non, non, non, ne cessons jamais
De publier partout sa gloire.
Des grands, des puissants de la terre
Il ne cherche pas le palais;
D'un coeur pur les simples attraits
Ont seuls le bonheur de lui plaire.
22
L'autel est son trône de grâce,
Il y règne au milieu de nous ;
Son divin coeur ouvert à tous,
Nous attend pour y prendre place.
Près de nous sa vive tendresse
Le retient la nuit et le jour :
A lui faire souvent la cour,
N'est-il pas juste qu'on s'empresse?
Dans nos travaux, clans nos misères,
Il est le Dieu consolateur ;
Et, dans ses regrets, le pécheur
Trouve en lui le meilleur des pères.
CONFIRMATION.
Quel feu s'allume dans mon coeur !
Quel Dieu vient habiter mon âme !
A son aspect consolateur
Et je m'éclaire et je m'enflamme.
Je l'adore' Esprit créateur !
Refr. Parais, Dieu de lumière, (bis)
Et viens renouveler la face de la terre.
Je vois mille ennemis divers
Conjurer ma perte éternelle;
J'entends tous leurs complots pervers :
Dieu, romps leur trame criminelle;
Qu'ils retombent dans les enfers.
23
Quels sont ces profanes accents,
Ces ris et ces pompeuses fêtes ?
Du démon ce sont les enfants ;
De fleurs ils couronnent leurs têtes
Que va frapper la faulx du temps.
Voyez comme les insensés
Dansent sur leur tombe enlr'ouverte ;
La mort les suit à pas pressés •
En riant ils vont à leur perte.
Dieu regarde... ils sont dispersés.
Quoi ! pour un moment de plaisir,
Mon Dieu, j'oublierais ta loi sainte !
Dans l'égarement du désir,
Je pourrais vivre sans ta crainte!
Non, mon Dieu, non, plutôt mourir!
AVANT LA COMMUNION.
Vous m'ordonnez, grand Dieu, d'aller à vous,
Et vous voulez être ma nourriture :
Mon coeur soupire après un bien si doux ;
Je ne crains plus, votre amour me rassure.
Refr. Il vient : quel torrent de plaisir I
Tout cède au pouvoir de sa flamme.
0 Jésus! vivez dans mon ame;
Vivez (bis) pour n'y jamais mourir.
Vous recevoir, ô Dieu de majesté !
Vous crue cent fois j'outrageai dans ma vie i
24
J'en suis indigne,"ô Dieu de sainteté 1.
Dites un mot, et mon ame est guérie.
Que vous charmez, que vous êtes puissant,
O Dieu caché sous cet obscur nuage !
Sans vous yvoir, je vous y crois présent :
Moins vous brillez, plus je vous rends hommage.
En ce moment Jésus vient dans mon coeur,
Je le possède, ô bonheur ineffable I
l'esclave heureux y reçoit son Seigneur;
Il s'en nourrit, il lui devient semblable.
Que vous rendrai-je, ô Dieu, pour tant d'amour?
Vous donnez tout en vous donnant vous-même;
Je cherche en vain, je me vois sans retour,
Mais vous savez, Seigneur, que je vous aime.
TRIOMPHE DE LA CROIX.
Le Seigneur a régné : monument de sa gloire,
La croix triomphe en ce grand jour;
Peuples, applaudissez : que les chants de victoire
Se mêlent aux concerts d'amour;
Le Dieu de majesté s'avance,
Il vient habiter parmi nous ;
Pécheurs, fuyez de sa présence ;
Justes, tombez à ses genoux.
Choeur. Lève-toi, signe salutaire,
Bois auguste, bois protecteur;
25
Lève-toi, brille sur la terre,
Astre de paix et de bonheur.
Aplanissez la voie à celui que les Anges
Transportent des hauteurs des cieux ;
Le Seigneur est son nom ; rendez mille louanges
A ce nom saint et glorieux.
Pour le méchant, juge sévère,
Mais pour le juste, Dieu Sauveur ;
En lui l'orphelin trouve un père,
Et la veuve un consolateur.
Plus heureux qu'Israël, de sa reconnaissance,
Imitons les transports joyeux :
Israël ne vivait que de son espérance,
De ses soupirs et de ses voeux.
Sortis de cette nuit profonde,
A nos yeux il est élevé
Le Dieu puissant qui fit le monde,
Par qui le monde fut sauvé.
Dieu se lève ; par lui sur la sainte montagne
La terre et les cieux vont s'unir;
Avec ce doux regard que la grâce accompagne,
Il tend les bras pour nous bénir.
Si j amais nous étions parjures,
Nous viendrions pleurer à ses pieds,
Et retremper dans ses blessures
Nos coeurs contrits, humiliés.
26
ACTIONS DE GRACES.
Refr. Bénissons à jamais
Le Seigneur dans ses bienfaits,
Bénissons à jamais
Le Seigneur dans ses bienfaits.
Bénissez-le, saints Anges,
Louez sa majesté,
Rendez à sa bonté
Mille et mille louanges.
C'est un bien tendre père,
Plein de bonté pour nous ;
Il nous supporte tous
Malgré notre misère.
Comme un pasteur fidèle,
Sans craindre le travail,
Il ramène au bercail
Une brebis rebelle.
Il a brisé ma chaîne;
11 est mon protecteur ;
Et, comme un doux Sauveur,
Il soulage ma peine.
Il a guéri mon ame,
Comme un bon médecin ;
Comme un flambeau divin,
Il m'éclaire et m'enflamme.
27.
Il me comble à toute heure
De grâce et de faveur ;
Dans le fond de mon coeur
Il a pris, sa demeure.
RENONCEMENT AU MONDE.
Dieu d'amour, un monde trompeur
M'avait séduit dès mon enfance ;-
Il avait corrompu mon coeur,
Et m'avait ravi l'innocence.
Refr. Monde imposteur,
De mon malheur
Tu fus l'auteur :
A Dieu je fus rebelle ;
Mais, dès ce jour,
Et sans retour,
Au Dieu d'amour
Je veux être fidèle.
Loin de la route de la croix.
Notre part et notre héritage,
Le monde, sous ses dures lois,
Me retenait dans l'esclavage.
Je renonce à tes vains attraits,
Monde trompeur, monde volage;
A mon Dieu je suis désormais :
Je l'ai choisi pour mon partage.
. 28
Loin de moi tes charmes trompeurs !
C'est à Dieu seul que je veux être;
A tes plaisirs, à tes honneurs,
Je préfère mon divin Maître.
Par votre amour, ô mon Sauveur !
Rendez l'innocence à mon ame;
Accordez-moi cette faveur,
Par votre sang je la réclame.
SAINTE MESSE.
L'Eternel voilant sa splendeur,
Sur nos autels daigne descendre :
Mortels, préparez votre coeur
Aux doux bienfaits qu'il va répandre.
O toi! qu'abaissent clans ces lieux
L'amour et la clémence,
Qui te plais à nous rendre heureux
Par ta douce présence.
Refr. Divin Jésus, ô Dieu d'amour !
Reçois nos voeux et notre hommage;
Nos coeurs sont à toi dès ce jour,
Et sans retour et sans partage.
Rangés autour de cet autel,
Je vois les Anges, en silence,
S'incliner devant l'Eternel,
S'anéantir en sa présence.
- 29
Chrétiens, imitons la ferveur
Delamiliee sainte;
Adorons le Dieu de grandeur
Voilé dans cette enceinte.
Ce temple est l'auguste séjour
Où pour nous il se sacrifie;
C'est là qu'il daigne, chaque jour,
Mourir pour nous donner la vie;
C'est là que ce Dieu de bonté,
Par un amour extrême,
Pour gage d'immortalité,
Se donne à nous lui-même.
Peut-il être un bonheur plus doux?
Ce Dieu Sauveur, ce tendre père,
De mon ame devient l'époux,
De mon coeur fait son sanctuaire.
Il descend, ce Dieu de grandeur,
Jusqu'à sa créature.
Cieux, admirez tant de bonheur :
Il est ma nourriture !
Pain des élus, pain immortel,
Pourrais-je oublier tes délices?
Du bonheur qui m'attend au ciel
Tu m'offres déjà les prémices.
Oh ! quand viendra cet heureux jour,
Jour cher à ma mémoire,
Où nous vivrons de ton amour
Dans l'éternelle gloire !
30
LA BANNIÈRE DU CHRÉTIEN.
Arborons l'antique bannière
Qui rendit nos aïeux vainqueurs,
C'est la croix brillante, au Calvaire,
Qui d'amour remplissait nos coeurs.
Refr. Que la croix nous rallie!.... (bis)
C'est l'honneur du chrétien, c'est sa force et savie.(Ms)
La vertu, qui fait notre gloire,
Est le fruit de ce signe heureux ;
Oui, la croix mène à la victoire,
Oui, la croix comblera nos voeux.
Que son amour soit notre égide,
Et sa morale notre loi ;
C'est là pour nous le bien solide
De l'espérance et de la foi !...
Devant Dieu n'ayons tous qu'une ame,
Un coeur de frère, un même amour.
Quand la croix devient l'oriflamme,
Le triomphe est au ciel, un jour.
31
RÉCOMPENSE DE LA VERTU.
Le ciel en est le prix!
Que ces mots sont sublimes !
Des plus belles maximes
Voilà tout le précis :
Le ciel (ter) en est le prix, (bis)
Le ciel en est le prix !
Mon ame, prends courage.
Ah ! si dans l'esclavage
Ici-bas tu gémis,
Le ciel (ter) en est le[prix. [bis]
Le ciel en est le prix !
Amusement frivole,
De grand coeur je t'immole
Au pied du crucifix ;
Le ciel (1er) en est le prix, (bis)
Le ciel en est le prix !
La loi demande-t-elle ?...
Fût-ce une bagatelle,
N'importe, j'obéis :
Le ciel (ter) en est le prix, (bis)
Le ciel en est le prix!
Endurons cette injure ;
L'amour-propre en murmure;
Mais tout bas je lui dis :
Le ciel(ier) en est leprix. (bis)
32
Le ciel en est le prix !
Dans l'éternel empire,
Qu'il sera doux de dire ■
Tous mes maux sont finis ;
Le ciel (ter) en estle prix.(ôw)
LE CHRÉTIEN TOUT A DIEU.
Soyons à Dieu,
Pour nous c'est le plus doux partage :
Soyons à Dieu,
En tout temps ainsi qu'en tout lieu.
Et pour fixer un coeur volage,
Tenons sans cesse ce langage :
Soyons à Dieu.
Tout à mon Dieu
Qui m'aime et qui veut que je l'aime ;
Tout à mon Dieu
Qui veut être à nous en tout lieu.
Quel est pour moi le bien suprême ?
C'est d'être en mourant à moi-même,
Tout à mon Dieu,
Agir pour Dieu
C'est le parti qu'il me faut prendre;
Agir pour Dieu,
L'aimer, le servir en tout lieu.
33
Du monde que pourrai-je attendre?
Je veux, pour ne m'y plus méprendre,
Agir pour Dieu.
Rien que pour Dieu,
Voilà désormais ma devise;
Rien que pour Dieu,
Ma fin en tout temps, en tout lieu,
Qu'à son gré chacun se conduise;
Pour moi je ne veux, quoi qu'on dise,
Rien que pour Dieu.
Tout pour mon Dieu,
Pour son amour je veux tout faire ;
Tout pour mon Dieu,
Avec moi présent en tout lieu :
Sa bonté me guide et m'éclaire;
C'est à lui seul que je veux plaire :
Tout pour mon Dieu.
LE COURAGE CHRÉTIEN.
Réf. Armons-nous, la voix du Seigneur,
Chrétiens, au combat nous appelle;
Ah ! voyez, voyez qu'elle est belle, i
La palme promise au vainqueur ! j bis
Elle est si noble, elle est si belle, i
La palme promise au vainqueur! ) !*
34
Tout le cours de notre existence
N'est qu'un long et rude combat;
L'ame ferme que rien n'abat,
Seule obtiendra la récompense.
Des sens la voix enchanteresse
Veut égarer notre raison,
Leurs délices sont un poison,
Et la mort suit de près l'ivresse.
Du démon la voix menaçante
Rugit sans cesse autour de nous ;
Le chrétien méprise ses coups :
11 rit de sa rage impuissante.
Que craignez-vous? Jésus vous guide,
Rangez-vous sous son étendard;
Que l'ennemi lance son dard,
Vous avez l'invincible égide.
Eh quoi? n'est-ce pas la bannière
Qui rendit vainqueurs, triomphants,
De l'or, des fureurs des tyrans,
Les martyrs de l'Eglise entière?
Courage, milice chérie,
Couragejusqués à la mort!
Courage ! vous touchez au port.
Bientôt vous verrez la patrie.

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