Catalogue des peintures, sculptures, dessins et estampes du Musée de Valenciennes et de la collection Bénezech (6e édition revue et complétée) / rédigé par les soins d'une commission prise dans le sein du conseil académique

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Impr. Prignet (Valenciennes). 1865. 1 vol. (144 p.) ; 19 cm.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1865
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* CATALOGUE ^l
DES
PEINTURES, SCULPTURES, DESSINS,
et ESTAMPES,
DU
MUSÉE DE VALENCIENNES
ET DE LA
COLLECTION BÉNEZECH
VIe ÉDITION
VALENCIENNES
ÉDITÉ PAR E. PRIGNET, LIBRAIRE.
1865
IDSÉE DE VALENCIENNES
C ATA LOGUE
DES
PEINTURES, SCULPTURES, DESSINS et ESTAMPES
DU
MUSÉE DE VALENCIENNES
ET DE LA
COLLECTION BÉNEZECH
Rédigé par les soins d'une commission prisa
dans le sein du conseil académique.
VIe édition revue et complété^
septembre 1865
VALENCI!'::>X!ÏS
IMPRIMERIE DK IL PR1G.NET, L;ii?.AiSi:.Éi3iT £ ^i.
NOTICE HISTORIQUE
SUR LE
MUSÉE DE VALENCIENNES.
.-
« Les galeries publiques d'oeuvres d'art ont pres-
que toutes, en France, une origine commune qui
ne remonte pas au-delà de la Révolution ; cepen-
dant il est juste de dire que notre ville, où le goût
des arts a de tout temps été fort répandu, n'avait
pas attendu la Révolution pour fonder son Musée.
La création de cet établissement est antérieure ici
à celle de la plupart des collections provinciales.
L'école des Beaux-Arts de Valenciennes, fondée
en 1782, avait reçu, trois ans plus lard, des lettres
d'affiliation à l'Académie royale de Paris. D'après
son règlement, calqué sur celui de la société mère,
tout artiste aspirant au titre d'académicien devait
présenter un morceau de réception, et les ouvrages
de tout genre, acquis par cette voie jusqu'en 1790,
:ij
pouvaient déjà former lin noyau de certaine im-
portance, lorsque les événements politiques vinrent
entraver, à ses débuts, un établissement déjà pros-
père, mais dont on ne trouvait pas les bases assez
Jibérales.
On n'ignore pas qu'il avait été décrété par la
Convention nationale de réunir dans les chefs-
lieux de districts toutes les œuvres d'art, les biblio-
thèques, etc , confisquées au profit de la nation.
Un inventaire conservé dans le dépôt de nos archives
,communales donne une idée de l'importance des,
collections rassemblées à celte époque. Mais bien
des objets mentionnés dans cette pièce ont disparu
sans qu'il ait été possible d'en retrouver la trace.
Quelques-uns se perdirent par accident ou autre-
ment; d'autres, en plus grand nombre, furent
remis 3 leurs propriétaires au retour de l'émigra-
tion; néanmoins ce qui restait composait déjà une
collection recommandable. Qu'aurait-ce donc été
si l'on avait suivi à la lettre les instructions du
gouvernement?
L'abbaye de Saint-Amand, que la tradition nous
représente comme très-riche en œuvres d'art, est à
peine représentée dans cet inventaire par quatre
ou cinq tableaux. Le contingent des paroisses de
la ville y est également des plus modestes et l'on ne
trouve rien deVicoigne, d'Hasnon, de Crespin,
de Saint-Saulve et autres maisons religieuses de la
contrée. Nos annales, il ést vrai, ne laissent pas
supposer qu'il y eut dans ees monastères des mor-
ceaux d'un mérite réellement supérieur, mais il
n'en manquait pas. en revanche, de fort curieux au
point de vue de l'histoire artistique du pays.
Ce n'était rien que d'avoir des tableaux en
nombre suffisant pour former un musée, si l'on
iil
manquait d'un local convenable où ils pussent
trouver place, et malheureusement bien des années
devaient se passer avant qu'on eut l'idée d'en dis-
poser un. Les salles de l'Académie, devenues plus
tard insuffisantes, étaient trop vastes alors pour
les rares élèves qui suivaient encore les leçons des
professeurs, on en profila pour entasser provisoire-
ment , les uns sur les autres, une partie des
toiles ; le reste encombrait les corridors et le
grenier du collége. L'on raconte que l'espiéglerie
des jeunes dessinateurs ne respecta pas toujours
ces modèles deslinés à leurs études. aussi les
conservateurs laissèrent-ils, sans trop de regret,
emporter les plus belles de ces peintures pour ser-
vir à la décoration des temples que le concordat
venait de rouvrir au culte catholique. On crut sans
doute qu'elles seraient là mieux protégées que
dans un magasin ; c'est le contraire qui arriva.
Tout le monde en conviendra en voyant l'état dé-
plorable dans lequel se trouvent quelques unes
des peintures qui ont survécu.
Au moment où fut dressé l'inventaire dont il a
été parlé ci dessus, M prairial an IX (6 juin 1801),
l'administration s'efforçait d'établir un semblant
d'ordre dans la collection. Quelques médiocrités
furent éliminées et les meilleures choses mises en
lumière; mais ce n'est qu'après la réorganisation
de l'Académie, en 4810, que l'on s'occupa sérieu-
sement du Musée, avant d'aviser aux moyens de
nettoyer et de restaurer les tableaux.
L'organisation en fut toutefois bien imparfaite
mais les ressources de la ville, ruinée par le bom-
bardement, ne lui permettaient pas alors de faire
mieux. Une partie des toiles seulement trouva
place dans les salles où l'on a vu plus lard réunies
■les collections d'histoire naturelle et les instruments
Jjij
de physique. Le surplus était conservé dans les
greniers ou disséminé dans l'école d'architecture
(salle de lecture de la bibliothèque) et les autres
locaux de l'Académie.
Tout resta dans le même étât pendant près de'
vingt ans, sans, pour ainsi dire, recevoir d'accrois-
sement. Il n'y avait pas de commission spéciale
de surveillance et, pour faire connaître eombien on.
faisait peu de cas de ce dépôt, il suffira de dire
qu'il n'était pas alloué chaque année plus de mille
francs pour l'entretien du mobilier des Académies,
des tableaux, du Musée, et que les gages du con,
cierge étaient même compris dans cette somme.
On sait quelle impulsion les évènements de 1830
donnèrent aux lettres comme aux arts. Le mouve-
ment qui se préparait dans les esprits depuis plu-
sieurs années se produisit avec force, non-seule-
ment à Paris, mais dans les provinces, et la France
entière sortit de la léthargie où elle était plongée
depuis la rentrée des Bourbons. C'est vers cette
époque que l'administration de Valenciennes, sur
la demande de la Société d'agriculture récemment
fondée, institua des expositions périodiques d'objets
d'art et d'industrie. La première eut lieu en sep-
tembre 1833, dans les salles du deuxième étage de
l'hôtel-de-ville; d'autres suivirent à différents in-
tervalles et, chaque fois, le Musée s'enrichit de
nouvelles œuvres.
Dans le même temps on jugea à propos de trans-
porter à l'hôtel-de ville la collection de l'Acadé-
mie et, plus à laise dans ce local, on s'occupa
d y rassembler les toiles et les morceaux de sculp-
ture épars dans les diverses parties de la maison
commune.
v
A diverses reprises déjà les artistes, indignés de
voir lés-chefs-d'œuvre de l'art confiés aux églises
s'y détériorer obscurément, sans prolit pour per-
sonne, avaient fait entendre des plaintes, hélas !
trop motivées. La commission académique s'émut;
elle fut assez heureuse pour obtenir l'appui de
l'administration municipale et parvint à réintégrer
au Musée des objets précieux qui n'auraient jamais
dû en sortir. Mais il en coûta des sacrifices qu'à la
rigueur on aurait pu s'épargner. C'est ainsi qu'une
somme de deux mille francs est encore payée
annuellement à la fabrique de Saint-Géry, pour
l'indemniser du retrait du beau triptyque de Rubens
qui ne lui appartenait pas.
La possession de ctis richesses une fois acquise
à la ville, il fallut songer à en assurer la durée.
Bien des toiles de l'ancien Musée laissaient de leur
-côté beaucoup à désirer sous le rapport de la con-
servation, il était urgent d'y veiller si l'on tenait à
ne pas les perdre; en conséquence on appela de
Paris le pius renommé des restaurateurs de cette
époque, M. Ad. Roehn. M. Jacquinot fut chargé
des rentoilages et s'acquitta avec succès de cette
tâche délicate.
Les tableaux restaurés, au nombre de quarante-
deux, furent exposés pour la première fois en
1838 dans les salons du premier étage de l'hôtel-
de-ville et, après la clôture de l'exposition artis-
tique et industrielle qui eut lieu cette même année,
installés au deuxième étage comme on les y a vus
pendant près de dix années.
De 1845 à 4849 le Musée resta fermé et n'exis'.a
plus, à proprement parler, que de nom. Le mau-
vais état de la partie supérieure de l'édifice muni-
cipal nécessitant une restauration complète, on fut
rj
réduit à emmagasiner les œuvres d'art de tout
genre dans la salle dite aujourd'hui des Abeilles,
pendant qu'il était procédé aux travaux de conso-
lidation. En même temps on modifiait la distribu-
tion de la lumière; le local, mieux approprié aux
besoins d'une galerie de peinture, fut augmenté de
deux salles, servant autrefois aux distributions de
prix et aux concerts, et qui furent consacrées au
Musée de sculpture.
Depuis ce moment le renom de ta collection,
souvent visitée par les étrangers, commença à s'é-
tendre dans le monde des arts. Elle a été l'objet
de notices intéressantes, dues à la plume de cri-
tiques distingués de la presse parisienne, et d'année
ea-année elle s'accroît, tant par des acquisitions
que parles dons des particuliers, les envois du
gouvernement et ceux des pensionnaires de la ville
,à l'école des Beaux-Arts.
vij
AVIS.
Les objets mentionnés dans ce catalogue ne
sont pas tous exposés dans les salles du Musée;
quelques-uns sont conservés dans d'autres parties
de l'Hôtel-de- Ville, savoir:
Dans la salle des Pas-Perdus de l'ancien Tri-
bunal civil, les numéros 10, 42,125, 234, 274,
275, 276, 277.
Dans l'antichambre, en face du cabinet de M. le
Maire, le numéro 41 ; dans une salle contiguë les
dessins inscrits sous le numéro 308; dans une troi-
sième salle, vis-à-vis celle du Conseil, les quatre
panneaux de décoration, n8 264.
Dans le dépôt du Musée, les numéros 243, 244,
258. 386, 399.
Dans la salle des séances du Conseil municipal,
les numéros 6 et 412 ,-�.
Au bas de l'escalier du secrétrriat, le numéro
435.
Au Palais de Justice, le numéro 2.
viij
Comme complément à cet inventaire des riches-
ses artistiques de Valenciennes, il a paru utile
d'indiquer ici les principales œuvres qui décorent
les églises paroissiales de Valenciennes.
Église de Notre-Dame-du-Saint-Cordon,
construite de 1852 à 1865, sur les dessins de M. A.
Grigny, d'Arras.
Maître-autel en marbre blanc, sculpté par
M. Boucher, d'Arras. Les statuettes dont il est
orné sont l'œuvre de M. R. Fâche, professeur de
sculpture à l'Académie de Valenciennes.
Stalles et confessionnaux en bois de chêne,
sculptés par M. Buisine, de Lille.
Chaire de Vérité, par MM. Goyers frères, de
Louvain.
Autel de la chapelle de la Vierge, en marbre
blanc, œuvre de M. Durieiix, de Reims.
Anlel de la chapelle des Morts, œuvre aussi de
M. Durieux.
Vitraux, par M. Lcrêque, de Beauvais.
Copie en émail de Nolre-Damc-de-Gi'âce, de
Cambrai; ex-voto offert par les habitants de cette
ville.
jx
Église de Saint-Géry, autrefois des Récollets,
fondée en 1225, restaurée et modifiée
à diverses reprises.
Dix statues d'apôtres, en pierre, surmontant les
piliers du chœur. Elles sont l'œuvre du sculpteur
valenciennois Pierre Dupreau, dit Piérart Mar-
mouzet.
Christ en bronze fondu par Jacques Perdry et
son fils, directeurs de la fonderie de canons du roi
d'Espagne à Valenciennes, en 1654. Jusqu'en
4794 il fut placé sur le pont Néron , dit pour cette
raison pont du Grand Dieu.
Dans les stalles du chœur, 58 bas-reliefs en bois
de chêne, représentant les actes de la vie de saint
Norbert. Ils proviennent de l'abbaye deVicoigne.
On les a attribués un peu légèrement à Pierre
Scheiff; il serait plus juste de les donner à Adam
Lottmann, autre sculpteur valenciennois.
Le Christ en croix entre les deux larrons, tableau
capital d'Abraham Janssens, provenant de l'an-
tienne église des Dominicains, prêté à la fabrique
de Saint-Géry lors du rétablissement du culte.
x
I
Église de St.-Nicolas, autrefois des Jésuites,
> fondée en 1601.
Au maître-autel : Copie de l'Annonciation de
Rubens, par H. Coroënne.
Sainte Cécile, statue en pierre par Auvray.
Saint Christophe, statue en marbre par Pierre
Dupréau.
Petit autel de droite : Christ en croix d'école
flamande.
Dans la nef du même côté :
Le Christ remettant à saint Pierre les clés du
royaume des cieux ; école flamande.
Martyre de saint André.
Episode de la vie de saint Nicolas, patron de
la paroisse.
Baptême du Christ.
A l'autel de gauche : Adoration des Bergers, dfr
Van Oorts.
Dans la nef :
Vocation des apôtres.
Saints Bernard et Guillaume d'Aquitaine, dit
Martin Pepyn; prêté à la fabrique au mois de prai-
rial an XI.
Saint Charles Borromée donnant la commu mon,
aux pestiférés de Mij:1!10
Saint François iccevant l'enfant Jésus des mains
de la Vierge — Copie d'après Rubens.
xj
Le Christ sauveur du monde, statue en marbre
par Ant. Pater.
Le Christ couché sur les genoux de sa mère, par
Otto Venius. Ce tableau, qui provient de l'abbaye
de Saint-Amand, a été prêté à la fabrique lors du
rétablissement du culte.
La chaire de vérité, sculptée par M. Busine de
Lille.
- Chapelle de l'Hôpital-Général,
Construite en 1752.
Au maître-autel : Assomption de la Vierge, par
J.-F. Momal.
Episode de la vie de saint Gilles, par J.-A.
Gerin, peintre valenciennois.
Buste d'Adrien Desfontaines de Frasnoy, dit le
père des pauvres, modelé par Léonce de Fieuzal.
La Prière des Orphelins, groupe en plâtre, par
Henri Lemaire.
Diverses toiles et sculptures de peu de valeur.
Monument Froissart
Érigé en 1856.
Statue en marbre et médaillons en bronze t.
par Henri Lemaire. -
éfcy» A la page 64, lisez,
216 — Saint Etienne en prière.
~*~ A ajouter a la page 70.
ZOOLEMAKER.
228Lis — Marché aux chevaux.
Afo.#' < - Bois h. 0 34. — 1. 0 fi.
Provenant de la collection de M. Dupire.
f
A
PEINTURE
ABEL DE PUJOL (ALEXANDRE-DENIS), né à
Valenciennes le 30 janvier 1785, mort à Paris
le 28 septembre 1861.
Fils d'un homme aussi distingué par les qualités de
l'esprit et du cœur que par un rare talent d'amateur
dans le genre de la gravure à l'eau-forte , d'un magis-
trat éclairé. dont l'initiative dota la ville de Valen-
ciennes d'une Académie affiliée à celle de Paris , !e
jeune Abel, arrivé à l'âge de raison, se sentit entraîné
par une irrésistible vocation vers la carrière artistique.
Les noms de Watteau, de Pater, de Saly, d'Eisen,
2
valenciennois comme lui, retentissaient chaque jour à
ses oreilles et entretenaient son ardeur. Ses débuts
dans l'école de sa ville natale furent brillants; les
élèves qui la fréquentaient, effrayés de la force de
leur nouveau condisciple, refusèrent de concourir
avec lui, de sorte qu'il fallut d'emblée le faire passer
à la classe supérieure. Il étonna tout le monde par
des progrès rapides; aussi, après quelques années
d'études , son père se décida à l'envoyer à Paris, où
il entra dans l'atelier de David.
En 1810 il obtint le deuxième prix et, l'année sui-
vante, le premier grand prix dé Rome.
Il partit pour l'Italie ; mais sa santé ne lui permit
pas de faire un long séjour dans la patrie des arts. Au
bout de six à huit mois de lutte contre la maladie , il
dut se résigner à faire l'abandon de sa pension,
et revint à Paris ou l'attendaient les plus glorienz
succès.
Il serait trop long de détailler ici les pages remar-
quables qui ont placé cet excellent peintre au rang
des maîtres dont s'honore l'art français ; disons seule-
ment que la Lapidation de saint Etienne, exposée en
1817, fit sensation dans le monde des arts, et lui valut
le grand prix du Salon.
En 1822 il fut nommé chevalier de la Légion d'hon-
neur et, le 8 août 1835, l'Institut le choisit pour
occuper le fauteuil de Gros, élève comme lui de Louis
David. 1
A l'Exposition universelle de 1855, l'ensemble des
œuvres exposées par Abel de Pujol lui fil obtenir une
médaillle d'honneur et, quelque temps après , il fut
promu au grade d'officier de la Légion d'honneur.
En 1857, l'Académie impériale des Beaux-Arts de
3
Rio-Janeiro l'honora du litre de membre correspon-
dant.
De ses nombreux ouvrages nous ne citerons que les
grisailles de la Bourse, la Mort de la Vierge, qui décore
une des chapelles de Notre-Dame de Paris , et la
Renaissance des Arts, plafond du grand escalier du
Musée du Louvre, détruit avec l'escalier même , lors
de l'achèvement du palais , mais que l'artiste repro-
duisit à l'âge de 72 ans dans une autre partie du mo-
nument. Ce fut le dernier travail d'Abel de Pujol ;
une longue maladie l'emporta le 28 septembre 1861, à
l'âge de 76 ans.
1 — Portrait du père de l'auteur.
Alexandre-Denis-Joseph de Pujol de Mortry, baron
de la Grave, conseiller du roi, commissaire provin-
cial des guerres en Hainaut, chevalier de Saint-Louis,
prévôt de Valenciennes depuis le 7 septembre 1782
jusqu'au 23 novembre 1789 et, pendant l'occupation
autrichienne, du 2 août 1793 au 1er juillet 17C4 ; né
le 22 décembre 1737 à Valenciennes, mort dans la
même ville le 30 août 1816. II a cultivé avec succès
l'art de la gravure à l'eau-forle et a publié un ouvrage
important sous le titre de Galerie historique univer-
selle.
C'est à lui que Valenciennes doit la fondation de
son école des Beaux-Arts.
Ce tableau a été lithographié par M. A. Teinturier.
T. h. 82 c. — 1. 51 c.
Si - Clémence de César.
Ligarius, préfet d'Afrique, ayant suivi le parti de
Pompée , s'opposa à l'arrivée de Tuberon qui était
4
venu pour s'emparer de cette province et la livrer à
César. Après la guerre civile , Tuheron l'accusa d'avoir
été le partisan de Pompée. Ligarius était déjà con-
damné lorsque Cicéron plaida sa cause avec tant
d'éloquence que César, ému, laissa tomber de ses
mains la condamnation et fit grâce à Ligarius.
Ce tableau , placé actuellement dans la cage de l'es.
calierdu Palais-de-Justice, est le premier que l'auteur
ait fait admettre à l'exposition du Louvre (Salon de
1808 ). L'année suivante il fut exposé à Valenciennes
et présenté par Abel de Pujol à l'Académie de cette
ville comme morceau de réception. A l'époque de la
translation du Musée au second étage de l'hôtel-de-
ville, il fut placé dans la salle d'audience du Tribunal
civil et, quand le Tribunal prit possession du Palais-
de-Justice actuel, on l'y transporta avec le reste du
mobilier, bien qu'il soit la propriété de la ville.
Toile, h. 2 46.— 1. 5 06.
3 - Apothéose de saint Roch.
Le saint est conduit au Ciel par les Vertus théolo-
gales, la Foi, l'Espérance et la Charité; plusieurs
anges planent dans les nuages.
Quatre figures, représentant les villes que saint
Roch a délivrées de la peste pendant son séjour en
Italie, forment les pendentifs de la coupole. Ce sont
Rome, Plaisance, Cesena, Acquapendente.
Cette toile est la réduction du plafond de la chapelle
de St-Roch, à St-Sulpice, exécuté à fresque en 1822.
Les peintures de cette chapelle avaient été com-
mandées par le préfet de la Seine et le ministre de la
maison du roi. Il en a été publié une notice explica-
tive, sans nom d'auteur, accompagnée de quatre
5
planches, gravées au trait par Normand fils, repro-
duisant la vue générale de la chapelle , la coupole et
les deux compositions latérales.
(Acquis à la vente après décès d'Abel de Pujol).
Toile, h. 0 87. -1. 1 27.
4 - Le président de Harlay insulté
par des ligueurs dans la journée
des barricades, 12 mars 1588.
La ligue venait de remporter dans Paris un triomphe
éclatant. Les troupes royales avaient reculé devant
les compagnies bourgeoises, et les barricades, pous-
sées jusqu'aux portes du Louvre, tenaient Henri III
prisonnier dans son palais. Le roi , sans autre res-
source que la fuite pour sauver les restes de son au-
torité, courut au galop vers Chartres et laissa les
ligueurs maitres de la capitale Le duc de Guise
(Henri de Lorraine) qui avait dans cette journée
dirigé les mouvements de la multitude, resta chargé
de tous les embarras de la victoire populaire. Il avait
compté gouverner avec la signature du roi captif.
Déchu de cet espoir, il sentit que le roi , par ses
organes réguliers, pouvait seul sanctionner la rébel-
lion victorieuse. 11 se rendit, avec une suite nom-
breuse, chez le premier président du Parlement,
Achille de Harlay.
« Il le trouva se promenant dans son jardin , lequel
s'étonna si peu de leur venue qu'il ne daigna seule-
ment pas tourner la tète ni discontinuer sa prome-
nade commencée , laquelle achevée qu'elle fut étant
au bout de son allée , il retourna et en retournant il
vit le duc de Guise qui venait à lui. Alors ce grave
magistrat, haussant la voix, lui dit : « C'est grand'-
6
» pitié quand le valet chasse le maître. Au rester mon
» âme est à Dieu , mon cœur est à mon Roi , et mon
» corps est entre les mains des mécbanIs : qu'on en
» fasse ce qu'on voudra. »
(Discours sur la vie et la mort du
président de Harlay, par Jacques Lavallée).
Esquisse d'un tableau exposé au Salon de 1843 et
qui appartient actuellement au Musée de Versailles
(nO 1917 du dernier catalogue).
(Acquis à li:tt'-vente après décès de M. Ch. Leconte,
ancien secrétaire de L'Académie de Valenciennes).
Toile, h. 0 40. — 1. 0 55.
5 - Le Tonneau des Danaïdes.
Danaüs, roi d'Argos, avait 50 filles, connues sous le
nom commun de Danaïdes, qu'épousèrent les SO fils du
roi d'Egypte. Averti par un oracle qu'il devait périr
sous les coups d'un de ces jeunes gens , Danaiis exigea
de ses filles qu'elles égorgeassent leurs maris la nuit
même des noces. Elles obéirent, à l'exception d'Hy-
permnestre , qui fit évader le sien. Toutes, hormis
celle-là , moururent peu de temps après et furent
précipitées dans les enfers, où, en punition de leur
crime, elles sont condamnées à remplir un tonneau
percé.
Cette belle composition a figuré au Salon de 1843 et
à l'Exposition universelle de 1855. Elle a été acquise
par la ville en 1860.
Grisaille.- Toile, h. 3 40.— 1. 2 57.
6 - La Ville de Valenciennes encou-
rageant les Arts.
Allégorie, Au fond, un portique. Sur le devant,
7
deu* candelabres qUI doivent éclairer divers groupes
se livrant au travail des arts ; mais de ces deux foyers
de lumière l'un est déjà éteint et l'autre ne doit pas
tarder à mourir lorsque la Ville de Valenciennes per-
sonnifiée , jetant un regard prolecteur sur ces groupes
dont les études vont se trouver arrêtées, vient verser
de l'huile dans un de ces candelabres et la flamme se
rallume aussitôt.
Les diverses figures des groupes, sans être des por-
traits, rappellent les traits de jeunes Valenciennois
encouragés par la ville et protégés par elle à Paris.
Ce tableau , commandé à Abel de Pujol par le mi-
nistre de l'intérieur, fut donné à la ville de Vdlen-
ciennes et solennellement placé dans la salle du Con-
seir municipal, le 18 juin 1846. A la suite de cette
inauguration, un banquet fut offert à l'auteur par
MM. les Administrateurs de l'Académie de Peinture,
Sculpture: et Architecture , de concert avec la Société
d'Agriculture, Sciences et Arts. --
Après avoir fait partie de l'Exposition de Valen-
ciennes, en 1849, celte toile parut au Salon de 1855
et fut ensuite replacée dans la salle de réunion du
Conseil municipal. Elle en est encore aujourd'hui
l'ornement.
( Voir aux dessins.)
Toile, h. 4 00 — 1. 4 75.
ADRIAENSEN (ALEXANDRE), né à Anvers en
1625, rnÕrt dans la même ville en 16&5. -/" ¿:'/
7 — Nature morte.
Une carpe et quelques autres poissons ; des huîtres ;
une broçbette de petits oiseaux.
Toile, h. 0 56. - 1 0 56.
8
AELST (VAN), né vers 1620 en Hollande, mort
en 1679.
8 - Nature morte.
Perdrix et autres oiseaux.
Toile h. 0 55. - 1. 0 43.
ARTOIS (JACQUES VAN), né à Bruxelles en
1613, mort en 1665.
/9 — Paysage
tLisière de forêt sur les bords d'un lac. Au second
,e/plan, à droite, on distingue quelques chasseurs suivis
de leurs chiens.
AT-. S Toile, b. 1 32. — 1. 4 43.
r
AUVRAY (FÉLIX-HENRI), né à Carnbrai le
31 mars 1800, mort à Paris le 11 septembre
1833.
Auvray était très-jeune quand sa famille quitta
Cambrai pour venir se fixer à Valenciennes. Excep-
tionnellement doué et porté par sa nature vers tous
les genres d'études, il exécutait dès son enfance, et
pour ainsi dire d'instinct, des croquis assez remar-
quables pour fixer l'attention de quelques amateurs
qui engagèrent les parents du jeune artiste à cultiver
ses dispositions et à lui faire suivre les cours de
l'Académie. Il y remporta la médaille d'honneur en
4817.
Dès lors la ville l'adopta et l'envoya , comme pen-
sionnaire , poursuivre ses études à l'Ecole des Beaux-
Arts. Il entra dans l'atelier de Gros, dont il devint
l'un des meilleurs élèves. De 1825 à f 829, il travailla
en Italie ; c'est là que se développa le germe d'une
maladie de poitrine , qui le mit au tombeau au mo-
9
ment où se préparaient pour lui les plus honorables
succès.
10 — Protogène peignant.
Les soldats de Demetrius mettaient au pillage la
ville de Rhodes. L'un d'eux surprend Protogène en
train de peindre son tableau célèbre du chasseur
lalyssus, et, dans sa fureur aveugle, va frapper
l'artiste ; mais Demetrius survient à temps pour arrê-
ter le bras du barbare.
Donné par l'auteur en 1818.
Toile, h. t 60.—I. 2 20.
11 - Mort de Méléagre.
Les destins avaient décidé que ce héros vivrait tant
que pourrait durer un tison, brûlant dans le foyer au ,
moment de sa naissance , et qu'Althée, sa mère, étei-
gnit aussitôt pour le garder avec le plus grand soin.
Le jeune prince , après avoir pris part à l'expédition
des Argonautes , tua de sa main le monstrueux san-
glier de Calydon et en offrit la hure à Atalante , sans
avoir égard aux protestations de ses oncles Plexippe
et Toxée. Provoqué par eux au combat, il les tua
tous deux. Allhée, pour venger ses frères, mit au feu
le tison fatal et Méléagre se sentit dévorer les en-
trailles à mesure que le bois se consumait. Althée
voyant son fils mort se tua de désespoir.
Tolie, h. 1 12.— 1. 1 50.
12 - Étude.
Un homme et un enfant nus et endormis.
Toile, h. 1 30. — t. 0 85.
15 - Mezence et Lausus.
Mezence, roi des Toscans, faisant laver les plaies de
10
ses soldats au bord du Tibre, reconnaît dans un jeune
guerrier qu'on rapportait mort, son fils Lallsus, tué
par Enée. Saisissant ses armes , il s'élance malgré ses
amis et jure de venger la mort du jeune guerrier.
Esquisse. Toile, h. 0 31.- 1. 0 39.
t
H - Le déserteur Spartiate. -
Seul survivant des 300 héros des Thermopyles, il
prit la fuile et revint à Lacédémone annoncer la mort
de ses frères d'armes ; mais repoussé comme un
lâche par sa famille, il dut quitter la ville et répara
son honneur en se faisant luer dans un combat.
/) Exécuté à Rome en 1826. — Salon de <827.
Toile, h. 2 67 - 1. 5 47.
Iiî - Avènement de Pépin-le-Bref au
trône.
Childéric Ilf, le dernier des rois Mérovingiens,
ayant, en raison do son imbécillité, été déclaré déchu
de la royauté, Pépin est proclamé roi et élevé sur le
irône, suivant la coutume des Francs (Soissons, 751),
A ses côtés est assise la reine Bertrade ; les jeunes
princes Charles et Carloman , soutiennent le livre
des Droits nationaux que Pépin jure de maintenir.
(Salon de 1831). Toile, h. 4 20 -1. 513.
16 — Dévouement de la princesse
Sybille.
Robert Courle-Cuisse, duc de Normandie , avait été
blesse à la croisade d'une' flèche empoisonnée et
les médecins jugeaient indispensable la succion de la
plaie ; mais le prince, persuadé que cette opération
serait funeste à qui la tenterait, refusait de s'y sou-
11
mettre. Dans cette extrémité, Svbille, sa femme, lui
fit donner un narcotique et profila de son sommeil
pour lui sauver la vie au péril de la sienne. — Salon
de 1833. Toile, h. â 35 — l. 2 94.
17 — Mort du député Féraud.
Le lec prairial an III, la salle où siégeait la Conven-
tion , présidée par Boissy d'Anglas, est envahie par les
insurgés, aux cris : du pain ! du pain ! ! la Constitu-
tion de 1793 1 Le président est couché en joue;
Féraud , qui veut lui faire un rempart de son corps,
est atteint d'un coup de pistolet tiré à. bout portant
et tombe baigné dans son sang. Il n'était pas mort,
mais des scélérats le prennent aux cheveux, lui
coupent la tète et, la plaçant au bout d'une pique,
présentent ce hideux trophée à Boissy d'Anglas qui
s'incline devant les restes de l'homme de cœur assas-
siné pour avoir voulu le défendre.
Esquisse.—Toile, h. 0 76. —171 00.
*8 - Serment prêté par Louis-Phi-
lippe Ier, comme roi des Fran-
çais , le 9 août 1830.
Après la lecture, faite par les présidents de la Cham-
bre des Pairs et de Ja Chambre des Députés , des réso-
lutions de leurs assemblées, le duc d'Orléans, ayant à
ses côtés les ducs de Chartres et de Nemours, ses fils,
lut à haute voix la formule de son acceptation , puis
s'étant levé , la tète découverte , il prèta le serment
d'observer fidèlement la'Charte, etc.
1 Esquisse.-Teile, h. 076 - 1. 1 00.
Ces deux sujets avaient été mis au concours pour la
décoration de la Chambre des Députés.
12
A VED (JACQUES-ANDRÉ-JOSEPIl), né à Douai
le 12 janvier 1702, mort à Paris le 4 mars
1766.
9i — Portrait de madame de Tencin.
Madame de Tencin (Claude-Alexandrine Guérin ) ,
née en 1681, morte en 1749, est représentée au temps
de sa vieillesse, assise dans un grand fauteuil de
velours vert, les mains posées l'une sur l'autre, tenant
un gant et jouant avec un éventail. La tète est cou-
verte dune coiffe noire posée sur une autre de den".
telle et nouée sous le menton. Robe de velours rouge
fourrée de martre. - (Cabinet du général Despinoy).
Toile, h. 0 90 - 1. 0 70.
BEELDEMAECKER (JEAN), né à. La Haye
en 1636, mort.
20 — Oiseaux effrayés par des fouines.
Toile, h. 0 80 - 1. 1 05
BELLEGAMBE (JEAN), né à Douai -en 1470,
mort en 15
2 S — Panneau d'ex-voto.
Les deux faces sont peintes. Sur la principale saint
Jean-Baptiste, la tète ceinte d'une auréole, soutient de
la main droite un livre sur lequel repose l'agneau
pascal. Devant lui un ecclésiastique. dont la robe
rouge est recouverte d'une aube transparente , se
tient à genoux, les mains jointes. Une palme est posée
sur son bras droit.
L'autre face représente un cadavre étendu sur une
natte et à demi recouvert d'un linceul. Un ruban dé-
i3
roulé dans la partie supérieure laisse lire ces deux
vers latins :
Da requiem cunctis, Deus, hic et ubique sepultis,
Ut sint in reqúie, propter tua minera quinque.
Ce panneau a été trouvé dans l'ancienne église de
Notre-Dame. Bois, h. 0 57. — l. 0 43.
BERGEN (THIERRY VAN), né à Harlem en
jd645, mort en 1689,. ��-�"�
22.e-ir-, Bétail au renos. - ~r~~—.-~r~~—~r"
Quelques vaches sont couchées et ruminent paisi-
blement. Dans le fond, sur une éminence, se dressent
des fabriques rustiques. Toile, h. 0 23 — 1. 0 30,
'25 — Animaux.
Étable installée dans des ruines antiques. „
Toile, h. 0 23 - -1. 0 30. - --
24 — Coucher de soleil.
/'Z
Une femme, assise au pied d'un arbre dans un pâ- ��
tarage, surveille des bestiauv^v T. h. 0 28-1. 0 34.
BERTHON N., né à Paris.
25 - Portrait de Melle Duchesnois.
Le moment choisi par l'artiste est celui où, dans
son rôle de Jeanne d'Arc , l'actrice prononce ce vers :
Tristes lieux , serez-vous ma dernière demeure ?
Ce portrait provient de la maison de Melle Duches-
nois, rue de la Tour-des-Dames, à Paris ; il était
placé dans sa salle à manger. T. h. 2 34— 1.1 58. 1
14
BLOEMEN (PIERRE VAN), né à Anvers en
1649, mort à Rome en 1719.
26 — Halte de voyageurs devant une
hôtellerie.. -
Un valet dételle leurs chevaux. �,
Toile, h. 0 61 -1. 0 80.
.27 - Animaux.
/Éçurie établie dans des ruines antiques.
- Toile, h. 0 6f -1. 080.
28 - Un maréchal ferre des chevaux
devant une tente.
Une femme , accompagnée d'un enfant, le-regarde
travailler. Toile, h. 0 40 — 1. 0 60.
29 — Chevaux au repos au milieu d'un
camp.
A gauche , au premier plan , une vivandière étale
des provisions. Toile, b. 0 40 - 1. 0 60.
BOUDEWYNS (ANTOINE - FRANÇOIS), né à
Bruxelles en 1660, mort dans la mênw ville
en 1700.
50 — Paysage.
Des cavaliers accostent une villageoise.
Toile, h. 0 53 — 1. 0 65.
31 - Paysage.
Passage d'un bac. Id. id.
52 — Paysage.
Halte de voyageurs. Id. id.
5; - Paysage.
Repos dans la campagne. Id. id.
Ces qualre paysages, d'égale dimension et enri-
15
chis de fabriques dans le genre italien , forment
pendants. Quelques amateurs les attribuent à Bout
(Pierre-François), né à Bruxelles vers 1660.
BOUNIEU ( MICI-IEL-HONORF,, né à Marseil-
les en 1740, mort en 1814.
54 — La prière.
Une jeune fille habillée de blanc et agenouillée
tient élevés les bras d'une enfant plus jeune, debout
devant elle et vêtue d'une robe orange. Fond de
paysage. Toile ovale, h. 070-1. 0. 59
BREUGHEL (PIERRE dit le Vieux), né à
Breughel, près de Breda, XVIe siècle.
55 - Tentation de saint Antoine.
Sur le premier plan, à droite, un personnage en
riche costume oriental, le roi des enfers sans doute,
est assis sous un dais en tapisserie ; de sa main
droite il feuillette un livre ouvert sur ses genoux et
semble faire une conjuration ou donner ses ordres à
une troupe de démons, aux formes les plus fantas-
tiques , rangés autour de lui. Dans le fond , le saint
ermite, précédé d'un ange, s'avance pour exorciser la
troupe qui l'obsède.
Cette peinture, rehaussée d'or, qui provient de
quelque abbaye du pays formait l'un des volets d'un
triptyque dont les autres parties ont disparu. En re-
tournant le panneau sur lequel elle est exécutée , on
voit un autre sujet, malheureusement détérioré, moins
compliqué que le premier, mais évidemment de la
même main. Celui-ci représente un monument refi-
gieux très-simple d'aspect. Près de la porte d'entrée,
16
surmontée d'un écusson sur lequel on distingue la
béquille ou tau emblématique^de saint Antoine. un
religieux est assis et médite, tandis, qu'au premier
plan quelques mendiants implorent des secours.
Faut-il voir ici une représentation du couvent pour
lequel ces tableaux ont été exécutés? A ravis de
M. Dinaux, ce serait celui d'Havret, près de Mons.
Quelques personnes attribuent cette peinture à
Bosch (Jérôme) , né à Bois-le-Duc en 1450, mort dans
la même ville en 1518.
On trouve une gravure de cette tentation de saint
Antoine dans les Archives du Nord (t 843, p. 192).
Bois, h. 060 - J. 0 40,
BREYDEL (CHARLES), (dit le Chevalier), né
à Anvers en 1677, mort à Gand en 1744.
56 — Combat contre des Turcs.
Toile, h. 0 38- 1. 0 56,
57 — Combat contre des Turcs.
Toile, h. 038-1. 0 56,
BRIL (PAUL), né à Anvers en 1556, mort à
Rome en 1622. -
5H — Grand paysage boisé.
A droite , des rochers que baigne un ruisseau. Les
petites figures représentent la scène mythologique de
Diane surprise au bain avec ses nymphes par Actéop.
qu'elle métamorphose en cerl.
Le cadre porte le chiffre de la maison de Croy-
Arschot.
Ge paysage a é'é parfois attribué à VinrJœbooms
(Pavid), né à Malines en 1578, mort à Amsterdam
vers 1629. Bois, h. 0 58-1. 0 94.
17
B
BRUYÈRE (MME E.), née L. B., et A. CHAZAL.
59 - Fleurs de toutes les saisons et
raisins.
Don du gouvernement. — (Salon de 1843.)
Bois, h. i 28— 1. 0 97.
CALLET (ANTOINE-FRANÇOIS), né à Paris en
1741, mort dans la même ville en 1823.
40 — Portrait en pied de Louis XVI ;
costume royal.
XVI;
(7 - r- /.r' '-
Le roi est debout, couvert d'un vaste manteau cra-
moisi fleurdelisé , doublé d'hermine ; d'une main il
tient un chapeau à plumes et s'appuie de l'autre sur
un sceptre.
Ce portrait, que Berwic a gravé, est l'une des
meilleures productions du peintre ; il a été donné à
la ville de Valenciennes en 1788. Pour le soustraire
au sort qui menaçait tous les tableaux de ce genre
pendant les mauvais jours de la Révolution, M. Momal,
alors professeur de l'Académie de peinture, usa d'a-
dresse et peignit, à détrempe, sur la toile une grande
figure de la Justice montrant les droits de l'homme.
Plus tard, il fut facile de remettre ce tableau dans son
premier état. Toile, h. 2 65 — 1. 4 85.
CARPENTIER (GERMAIN-PRIMIDI), né à Va-
lenciennes le 3 décembre 1794,mort à Paris en
1817, médailliste de l'Académie de Valencien-
nes, pensionnaire de la ville, élève de Gros.
41 — La mort d'Hippolyte.
Tableau inachevé. Donné par M. Brouard.
Toile, h. 1 25 — 1. 1 40.
18
CELLIER (CÉLESTIN), né à Valenciennes le 18
janvier 1744, mort dans la même ville le 23
mai 1793, élève de Groot, peintre en décors.
42 — La Ville de Valenciennes proté-
geant les Arts.
Tableau de concours pour la place de professeur à
l'Académie de Valenciennes. (Voir aux dessins).
CELLIER (FRANÇOIS-PLACIDE), fils du précé-
dent, né à Valenciennes. le 21 août 1768,
mort le 8 août 1849, élève de son père et p?'e-
mier médailliste de l'académie de Valen-
ciennes (1787).
45 - Méléagre sauvant Atalante.
Toile, h. 0 58 - 1. 0 68.
44 - Une idylle.
Un jeune homme , près de sa maîtresse , jouit du
dépit de son rival. Toile, h. 0 70 - 1. 0 82.
Tableaux de réception à l'académie de peinture de
Valenciennes.
CHAMPAGNE (PHILIPPE DE), né à Bruxelles
en 1602, mort à Paris en 1674.
45 — Portrait d'un seigneur mort.
Ce tableau porte l'inscription suivante : Obiit 20
septembris anno 1625. JElatis suce 61.
Bois, h. 0 31— 1. 0 48.
CHARLET (TOUSSAINT), né à Paris en 1792,
mort dans la même ville le 30 octobre 1845.
46 — Le ravin.
Convoi de troupes , de bagages et de blessés ; à
19
1 gauche, un feu de bivouac entouré de soldats ma-
i lades. Campagne d'Allemagne (1809).
Donné par le ministre de l'intérieur. VIllustration
a publié une gravure sur bois d'après ce tableau, l'un
des meilleurs du peintre. (Salon de 1343).
Toile, h. 1 95 — 1. 291.
CHATILLON (AUGUSTE DE), né à Paris le 25
février 1811.
47 — Un ramoneur.
Appuyé contre une muraille, il se repose de ses
fatigues. Toile, h. 0 88— 1. 0 70.
CHÉRIER (BRUNO-JOSEPH), professeur à l'école
de dessin de Tourcoing, né à Valenciennes le
15 août 1819, médailliste de l'Academie et
pensionnaire de la ville, élève de M. Picot.
48 — La musique adoucissant les
mœurs.
Projet d'un plafond allégorique pour salle de con-
cert. Toile, h. 0 80 — 1.0 75.
49 — Portrait de Françoise Bultez.
NéeàSebourg, médaillée par la Société impériale
d'agriculture de Valenciennes pour ses actes de dé-
vouement, premier prix Monthyon, couronnée par
l'Académie française en 1852.
Ce portrait a été lithographié par M. Lebrun. de
Solesmes, élève de l'Académie. H. 0 80 — 1. 0 63.
COIGNARD (Louis), né à Mayenne (Mayenne).
50 — Le chêne Henri IV, forêt de
Fontainebleau.
20
Le troupeau de Chailly descend des hauteurs des
Gorges après une pluie d'orage au mois de mai.
Donné par l'Empereur. (Salon de 1853.)
Toile, h. i 98 — 1. 2 98.
COLIEZ ( 4DRIEN-NORBERT-JOSEPH ), né à
Valenciennes le 6 juin.11 bk, mort dans la
même ville le 10 juin 1824.
Les parents de cet artiste étaient très-pauvres et ne
pouvaient en rien l'aider dans ses études ; aussi peut-
on dire qu'il ne dut ses succès qu'à lui-même. Sa
première profession fut celle de tailleur ; on rapporte
que son goût pour les arts se révéla devant les sites
admirables des Pyrénées, pendant un pèlerinage qu'il
fit à Saint-Jacques de Compostelle.
Un peintre valenciennois peu connu , Groot, lui
donna les premières notions de la peinture. Plus tard
il travailla sous les ordres d'un décorateur parisien
nommé Crosnier, chargé par le Magistrat de peindre
les décors du théâtre de Valenciennes. C'est ce genre
qu'adopta dès lors le jeune artiste jusque-là indécis
et il y montra une véritable supériorité. Plusieurs
fois , dit un de ses biographes , on lui fit de Paris des
offres séduisantes pour l'engager à se. fixer dans cette
capitale, mais à peine y était-il qu'un invincible
amour pour les lieux qui l'avaient vu naître l'obligeait
à revenir.
51 — Vue de la porte de Famars à
Valenciennes. Toile, b. 0 52 - 1. 0 80,
52 — Même vue prise d'un autre point.
Toile, h. 0 5'2 - 1. 0 80.
53 — Vue de la porte de Paris.
Toile, h. 0 48 - 1. 0.56.
21
54 — Vue de la porte de Lille.
Toile, h. 0 48 — 1. 0 56.
85 — Eruption du Vésuve.
Toite, h. 035 - l. 0 38.
50 — Eruption du Vésuve.
Toile, h. 0 35 — 1. 0 38.
57 — Paysage.
Vue du golfe de Naples; le Vésuve dans le fond 1
jette de la fumée. Toile, h. i 65 — 1. 1 19.
58 — Incendie de la tour de St-Nicolas,
t 8 juin 1793.
Episode du bombardement de Valenciennes.
(Voir aux dessins). Toile, h. i 73 — 1. 0 90.
CORNELISSEN, dit CORNELIUS DE HAR-
LEM, né à Harlem en 1562, mort dans la
même ville le 11 novembre 1637. <-y
59 - La Charité. vi 1
Voici quelques lignes intéressantes extraites de
l'Histoire des Peintres de M, Charles Blanc :
« La plupart des tableaux de Cornelius mentionnés
par Van Mander, biographe flamand du XVIIe siècle,
ont disparu ou sont enfouis chez des particuliers qui
peut-être les ignorent. Qu'est devenue par exemple
la Charité, dont parle le biographe en ces termes :
« Il fit un grand tableau en hauteur représentant
la Charité, sous la forme d'une femme assise , ayant
aurrès et entour d'elle plusieurs enfants , parmi les-
quels il y en a un tenant un chat qu'il a saisi par la
queue. Le chat, d'une mine furieuse, a enfoncé ses
griffes dans le gras de la jambe de l'enfant, qui crie
si naturellement que l'on croit l'entendre. Excellente
22
peinture, d'une belle exécution et d'un aspect char-
mant, mais qui ne profita guère à Cornélius, car
celui-ci l'ayant confiée à un aventurier qui l'empor-
tait en France , sans doute en faisant espérer qu'il en
tirerait un grand prix , le drôle oublia de revenir, de
sorte que l'artiste ne revit ni l'homme, ni le tableau,
ni l'argent. »
Cette description est trop précise pour permettre le
moindre doute ; le tableau perdu est bien celui du
Musée de Valenciennes. Il a été acquis en 18S8.
Toile, h. 2 25 — I. 1 50.
CORNU (SÉBASTIEN-MELCHIOR), né à Lyon
en 1804.
60 — La vision du Turc.
Ce pauvre fils de l'Islam , à défaut d'opium , s'est
enivré avec des graines de pavot ; dans son extase il
se voit entouré de houris. L'une lui prodigue des
caresses, d'autres lui versent des sorbets on l'enchan-
tent par les sons de divers instruments ; c'est une
vision du paradis de Mahomet.
Ce tableau , qui figurait en 1835 à l'exposition de
Valenciennes, valut à son auteur une médaille d'ar-
gent. Toile, h. 1 97 - 1. I 50.
COROENNE ( HENRI ), né à Valenciennes le
11 février 1822, élève de l'Académie, de
l'Ecole des Beaux-Arts et d'Abel de Pujol.
61 — Portrait de femme.
(Salon de 1855). Toile roude, diamètre, 0 52.
62 — Le Christ au tombeau.
Donné par l'Empereur. (Salon de 1865.)
Toile, h. 0 90 — 1. i 85.
23
CORTONE (PIETRO BERETTINI dit PIÈTRE
DE), né à Cortona en Toscane en 1596, mort
à Rome en 1669.
63 — Hérodiade.
Elle tient sur un plat la tête de saint Jean-Baptiste.
Toile, h. 092-1. 070.
COURTOIS (JACQUES), dit le Bourguignon,
né à Saint-Hippolyte (Franche-Comté), en
1621, raor £ en 1676.
64 — Escarmouche de cavaliers.
Toile, b. 0 4.1 - 1. 0 55.
COUSIN (JEAN), né à Soucy, près de Sens,
XVIe siècle.
65 — Le jugement dernier.
Toile. h. 0 67 — 1. 0 46.
COYPEL ( ANTOINE), né à Paris en 1661 ,
mort le 7 janvier 1772.
66 — Héroïsme d'une vierge chré-
tienne.
Pour échapper aux poursuites amoureuses d'un
proconsul romain , elle cherche à détruire ses attraits
à l'aide d'un charbon ardent. Une suivante considère
avec effroi cette action. Toile, h. 0 58 — 1. 0 47.
CRAUK (CHARLES), professeur de dessin au
lycée d'Amiens, né à Valenciennes le 27 jan-
vier 1819, médailliste et pensionnaire de la
ville, second prix de Rome en 1846, élève
de M. Picot.
24
67 — Portrait de Louis-François Mer-
lin d'Estreux, baron de Maingoval.
Né à Douai en 1753, créé baron de Maingoval le
14 août 1810, capitaine au régiment de la Vieille-
Marine. colonel de la 14r légion de la garde nationale
du Nord , et enfin maire de la ville de Valenciennes,
où il mourut le 22 décembre 1824.
Donné par la famille.
Toile ovale , h. 0 73 — 1. 0 60.
na - Alexandre malade.
Sans avoir égard aux bruits calomnieux dont son
médecin Philippe était l'objet, il boit avec confiance
le contenu de la coupe que celui-ci lui présente.
Ce tableau, exécuté en loge, obtint en 1846 le se-
cond prix de Rome; il a été offert au Musée par l'au-
teur comme témoignage de sa reconnaissance.
{' H. 1 12 — 1. 1 48.
v
CRA-YER ( GASPARD DE ), né à Anvers en ,--
1582 mort le 27 janvier 1669.
69 ——v- ^otre^Dame-du-Rosaire. Ir; 4 1
S (1f D l1-14'--r yC' h 1 d d
L Saint Dominique reçoit un chapelet des mains de
l'Enfant Jésus ; sainte Cécile et sainte Marguerite sont
en adoration devant le Sauveur. 6\
Ce tableau appartenait à t'église des Dominicains
de Valenciennes; il fut, après le concordat, déposé
/à l'église de Saint-Nicolas et retiré plus tard, comme
propriété municipale , pour prendre place dans le
Musée. , Toile , h. 2 90 - 1. 2 15.
^70 —; Madeleine repentante.
Elle renonce aux vanités du monde.
.A?:"' ) 1 r ) ToIlQ. b. 1 t7 - 1. 0 98.
25
71 — Saint Pierre pénitent.
Ce tableau , qui provient de l'ancienne église de
Notre-Dame, a été acquis en 1864.
Toile, h 1 17 - 1. 1 05.
CREC (C.-J. DE), lre moitié du XVIIIe siècle. t!
72 - Scène de carnaval.
On y voit figurer dans les costumes traditionnels de
la comédie italienne les principaux domestiques de la
maison de Croy en 1717.
Légende inscrite derrière le tableau : - Mayeu,
valet de chambre de Mgr. le comte de Solre , présen-
tant un bouquet à Mlle Loiselet, femme de chambre
de Mme la princesse de Croy ; — Marchand, valet de
chambre de Mgr. le prince de Croy, habillé en Scara-
mouche;— Lafaille, valet de chambre de ,Mme la
princesse de Croy, habillé en Mezetin, faisant l'amour
à la reine du bal; — Castilion, valet de chambre de
Mgr. le prince de Croy, faisant signe de son doigt en
manière de silence ; - Collier, femme de chambre de
Mlle Mâly, habillée en Espagnolette; - Dufay. maître
d'hôtel à Mgr. le prince de Croy, et Annotau, femme
de chambre à Mgr. le comte de Solre , regardant ce
qui se passe ; — Martini, cuisinier à Mgr. le prince de
Croy, habillé en Gille , jouant du violon ; — De
Wroede, femme de chambre à Mme de Beaufort,
habillée en Colombine, prenant un verre de vin
que Waron, le cuvier, lui verse ; — Marie-Joseph
Annotau, seconde femme de chambre de Mlle de Solre,
jouant de la guitarre ; — Flaman , valet de chambre
de Mgr. le comte de Beaufort, habillé en sot.
Toile, b. 048 -1. 0 65.
26
CREDI (LORENZO DI), né à Florence en 1452,
mort en 1531.
73 — La Vierge aJorant son divin fils.
Don du gouvernement. (Musée Campana).
Panneau rond, diamètre 0 71.
CRIVELLI (CARLO), né à Venise dans la seconde
moitié du XIVe siècle.
74 — Saint Nicolas de Tolentino.
Don du gouvernement. (Musée Campana).
Bois, h. 0 85 - 1. 0 55.
DAGNAN (ISIDORE), né à Lyon.
75 — Vue des environs d'Angers.
Donné par le ministre de l'intérieur, sur la demande
de M. Dumont, député. (Salon de <839).
Toile, h. 070 - 1. 1 30.
DANGRËAUX (ANTOINE), né à Valenciermes
le 25 mars 1803, médailliste de l'Académie et
pensionnaire de la ville, élève de Lethière ;
mort à Valenciennes le 4 mars 1831.
76 -- Sisyphe aux enfers.
Toile, h. 2 40 - 1. 2 10.
77 - La marche des Incas en 1828.
Au commencement de ce siècle on célébrait-chaque
année , le mercredi des Cendres , par une mascarade
grotesque, l'enterrement de Panse-à-brouette, c'est-à-
dire du carnaval. Sous la Restauration, après l'évacua-
tion du territoire français par les troupes alliées, on
représenta le convoi de Marlborough. Enfin, en 1826,
27
une société de jeunes gens, mus par l'idée la plus
généreuse , chercha à donner à cet amusement un
but d'utilité. Elle organisa une marche carnavalesque,
dont les costumes étaient imités de ceux des anciens
lncas du Pérou, et pendant laquelle une quête fut faite
au profit des indigents. Plus lard on ajouta aux cos-
tumes péruviens les plus pittoresques de ceux que
pouvaient offrir les cinq parties du monde; mais la
société garda le nom des Incas , dont un livre de Mar-
montel avait donné l'idée, et sous lequel elle est connue
encore aajourd'hui.
Cette peinture valut à son auteur une médaille
offerte par la société des Incas, qui acheta le tableau
en 1829 et le céda à la ville pour qu'il prit place dans
le Musée.
La Marche des Incas a été reproduite par plusieurs
artistes et dans diverses dimensions.
(Voir aux deMMM/. Toile, h. 1 74 - 1. 2 26.
DE MACHY (PIERRE-ANTOINE), XVIIIe siècle.
78 — Ruines d'un temple , vue inté-
rieure.
Au rez-de-chaussée une femme joue de la vielle en
portant un enfant sur son dos; a l'élage supérieur une
famille de villageois se repose sur des gerbes de foin.
Toile, h. 0 45 - 1. 0 38.
DESPORTES (FRANÇOIS), né à Champigneul
en Champagne en 1661, mort à Paris en 1743.
79 — Un trompe l'œil, attributs de
peinture , etc. Toite, h. < 30 — i. 105.
28
DESSAIN (EMILE-FRANÇOIS), né à Valenciennes
le 2 juin 1808, médailliste de l'Académie et
pensionnaire de la ville en 1825, élève de Bois-
selier.
80 — Zénobie trouvée mourante sur
les bords de l'Araxe.
Paysage historique. Toile, h. 0 80 — 1. 1 00.
HI — Paysage.
Des taureaux irrités par des chiens. (Mention hono-
rable à l'exposition de Valenciennes en 1833).
Toile, h. 1 40 -1. 220.
82 - Paysage.
L- Donné par l'auteur. Toile, h. 0 90 — 1. 4 38.
1 DYCK (ANTOINE VAN), né à Anvers le 22 mars
1599, mort à LondHs le 9 novembre 1641.
~<~<~-~~- —
— Martyre de saint Jacques et de
.f./r.-.f son dénonciateur converti.
"> Ce tableau appartenait aux confrères de Saint-Jac-
,/ques-le-Grand, et décorait leur chapelle dans l'église^1
^ile Notre-Dame de la Chaussée.
y/^fSêposé à Saint-Nicolas après la Révolution , il en
*^fut retiré lors de la formalion du Musée. > - .L.
EISEN (FRANÇOIS), né à Bruxelles vèrs 1690^
V mort à Paris en 1777. -
84 — Vision de la Madeleine.
- Des anges , portant la croix , montrent à la sainte
pénitente le mystérieux symbole de la rédemption.
Ce peintre est peu connu, bien qu'on ait gravé plu^
29
sieurs de ses compositions et qu'il ait gravé lui-même
plusieures planches. Il habita longtemps Valenciennes
etdonna le jour dans cette ville au célèbre dessinateur
Charles Eisen, né le 17 août 1720.
Toile, h. 058 - 1. 0 40.
ELSHEIMER (ADAM), né à Francfort-sur-lc-
Mein en 1574, mort à Rome en 1620.
85 — Évocation magique au clair de
la lune. Bois, h. 032 -1. 028.
FRANCK (FRANÇOIS), dit le Vieux, né à Anvers
en 1554 , mort à Paris vers 1620, ou à Anvers
en 1616, suivant d'autres.
86 — L'Empereur Charles - Quint pre-
nant l'habit religieux.
Le même sujet, traité d'une manière identique, mais
dans de plus larges dimensions (h. 1 23 — 1 0 97), fait
partie du musée de Lille. Il est intitulé comme ci"
dessus. On a cru devoir, jusqu'à plus ample inforriiét
conserver ce titre, bien qu'il soit assez invraisem-
blable.
Ce tableau provient du cabinet de feuM.Dupire'
vice-président du conseil académique, et a été offert à
la ville par ses béritiers, à titre de souvenir.
Bois, h. 0 34 — 1. 0 26.
FRANCK (AMBROISE), né à Herenthals en 1566
mort en 1618.
87 — Entrée dans l'arche.
Dieu dit à Noé : « Entrez dans l'arche avec votre
famille; prenez sept mâles et sept femelles de tous les
30
animaux purs, et deux mâles et deux femelles de tous
les animaux impurs ; faites les entrer avec vous car je
n'attendrai plus que sept jours avant de faire périr
tout ce qui a vie sur la terre. »
Bois, h. 0 48 — 1. 0 63.
FYT ( JEAN ), né à Anvers en 1625, mort dans
la même ville en 1675.
fi8 — Nature morte. -
Lapins, canards, etc. Toile, h. 0 67 - 1. 0 74.
Îi9 — Nature morte.
Lièvres, perdrix. Toile, h. 0 88 - 1. 0 71,
GENNARI (BENOIT), né à Bologne en 1638,
mort à Rome en 1715.
90 — Portrait d'Hortense Mancini,
duchesse de la Meilleray.
Hortense Mancini, nièce du cardinal Mazarin, était
née en 1646 et mourut en 1699; on la compte au
nombre des femmes les plus belles et les plus brillan-
tes du XVIIe siècle.
(Cabinet du général Despinoy).
Toile ovale, h. 078 — 1. 0 58.
GERIN (JACQUES-ALBET), né à Valencienncs}
XVIIe siècle. Il a été le premier maître de
Watteau et de Pater.
~i - Un enfant soufflant des bulles
de savon.
31
Près de lui sont des fleurs et une tête de mort.
Sujet mystique.
Donné par M. Marmottan. Toile, h. 0 87-1. 4 4 8.
GOUBEAU (FRANÇOIS), né à Anvers, XVIIesiècle.
92 — Scène champêtre.
Toile, h. 0 38 -1. 0 56.
GUERIN (PIERRE-NARCISSE, BARON), né à Paris
le 13 mars 1774, mort à Rome le 16 juillet
1833.
95 — Mort du maréchal Larmes, (lue
de Montebello, à la bataille d'Essling,
22 mai 1809.
Tableau ébauché, donné par M. Potier.
Toile, h. 3 20 — 1. 4 90.
GUIDO RENI (dit le GUIDE), né à Calvenzano
en 1575, mort en 1642.
94 — Tête de femme coiffée d'un
turban. Toile, h. 0 45 -1. 035.
HAFFNER (FÉLIX), né à Strasbourg.
95 — Ilalte de gilanos.
Donné par le ministre de l'intérieur. — (Salon de
1858.) Toile, b. 0 97 — 1. 1 30.
HARPIGNIES ( HENRI ), né à Valenciennes le
24 juillet 1819, élève de M. Achard
96 — Sauve qui peut !
Petits maraudeurs surpris par un garde-champêtre.
(Solon de 1857).
Donné par M. A. Blanquet. Toile, h. 0 96— 1. 1 60.
32
HÉDOUIN (EDMOND), né à Boulogne-sur-Mer
(Pas-de-Calais), elève de P. Delaroche et de
C. Nanteuil
97 — Un marché basque.
Donné par l'Empereur, 1864.
Toile, h. 105-1. 0 73.
HEEM (JEAN-DAVID DE), né à Utrechtlm1600,
mort à Anvers en 1674.
9H — Verre , vase , citron , orange ,
sur une table. Toile, h. 065 - 1. 054.
L 99 - Vases, fleurs, fruits et coquil-
'� laees-ç^sy Toile, h. 0 94 — 1. 1 22.
HEEM (CORNEILLE DE) , fils du prcccaeni, ne a
Anvers en 1624, mort en 1673.
JOO — Des fruits sur une table.
Toile, h. 0 li6 - 1. 0 60.
,A(\\ — Un pâté, des fruits, des vases.
- �
'Ice, h. 0 46 — 1. 060.
HOLFELD (HIPPOLYTE-DOMINIQUE), né à Paris
22 décembre 1804, élève d'Abel de Pujol.
102 — Thésée reconnu par son père.
Ce tableau valut à son auteur le 211 grand prix de
Rome en 1832 et une médaille d'argent à l'exposition
de Valenciennes en 1833. Toile, h. 1 15 — 1.1 45,
HOREMANS (JEAN), né à Anvers en 1685,
mort en 1759.
33
c
105 — Bal de noces dans une ferme.
Des brigands s'introduisent dans la salle.
Bois, h. 0 26— 1. 038.
104 — Des brigands se livrent au
meurtre et au pillage.
Bois, h. 0 26 — 1. 0 38.
HOUSEZ (GUSTAVE), né à Condé en 1822, pro-
fesseur de peinture à l'Académie de Valen-
eiennes, élève de M. Picot.
105 - Mort de Lucrèce.
Elle tire an poignard qu'elle avait caché sous sa
robe, se l'enfonce jusqu'au cœur et tombe morte aux
pieds de Collatinus, son époux, et de Lucrelius, son
père, qui s'étaient fait accompagner de Brutus et de
Valerius. Toile, h. 0 42 - 1. 0 35.
Cet ouvrage , exécuté en concours en même temps
qu'une académie peinte et une étude d'après la bosse.
conservées à l'Académie, fit obtenir à l'auteur, en
1863, le titre de professeur à l'Académie de Valen-
ciennes.
HUNT, H., fin du XVIIesiècle.
106 — Paysage.
Attaque de voleurs. Toilo, h. 0 35 - 1. 0 50.
HUYFF (JEAN), né en Hollande, XVIIe siècle.
107 — Marine. Toile, h. o 30 - 1. o 45.
108 — Marine. Toile, b. 030 - L 045.
34
JANSSENS (VICTort-HONORÉ), né en FlandJre.
109 — L'union fait la force, elle pro-
duit la paix et l'abondance.
Tableau allégorique provenant de l'abbaye de Saint-
Amand. Toile, b. 1 M - I. t 14.
JOLLIVET (PIERRE-JULES) , né à Paris le 29
t juin 1803.
7
-- 110 — Un miquelet espagnol.
Il garde des brigands faits prisonniers dans un en-
gagement.
Mention honorable à l'exposition de Valenciennes
en 1833. Toile, b. 0 43 - 1. 036.
JORDAENS (JACQUES ), né à Anvers en 1594,
mort dans la même ville en 1678. „
Il t — Le roi boit.
Jordaens affectionnait ce sujet. On en connaît plu-
sieurs répérttions, mais toutes avec des variantes.
Toile, h. 1 53 - 1. 2 90.
1-112 - Deux enfants dans un berceau.
Ils jouent avec un mouton.
Toile, h 0 70 —!. 0 88.
H5 — Le jugement de Midas.
Choisi pour juge entre Apollon et Marsyas, il trouva
Aue celui-ci l'emportait en talent sur le dieu de la
musiqlle. Apollon , pour le punir, lui fit croître les
oreilles à la façon de celles d'un âne. po !.
1 Toile, h. 0 4 - I. 1 14.
()¡ j
35
JOSEPIN (GIUSEPPE-CESARI dit le), né à Arpino
en 1568, mort en 1640. ��
t 14 - Diane et Aoléon.
Surprise au bain par Actéon , elle métamorphose
l'indiscret chasseur en cerf.
Il y a au musée du Louvre une répétition de ce
sujet. Bois, h. 0 52 — 1. 0 74.
KESSEL ( FERDINAND VAN), né à Anvers en
1626, mort dans la même ville en 1696.
n tA
1. J Õ - Paradis terrestre. :,1 �
Ce tableau a été aussi attribué à Roland Savery.
Bois, h. 070 - 1. 080.
LAAR (PIERRE VAN), dit LE BAMBOCHE, né à
Laar (Hollande) en 1613, mort à Harlem en
1674.
116 — Paysage.
Un cavalier, suivi d'une meute , s'arrête à la porte
d'une chaumière. (Gravé dans la collection Lebrun).
Toile, h. 0 20 - 1. 025.
117 — Paysage.
Pendant du précédent. Toile, h, 0 20 - 1. 0 25.
LA HIRE (LAURENT DE), né à Paris en 1606,
mort dans la même ville en 1656.
iltt — Les ruines d'un temple.
Toile, h. 050 -1. 0 60.
LATOUR (MAURICE-QUENTIN DE), né à Saint-

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