Catéchisme du curé Meslier ([Reprod.]) / mis au jour par l'éditeur de l'"Almanach des honnêtes gens"

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[s.n.]. 1790. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : vendredi 1 janvier 1790
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
MAXWELL
.Hea^ington Hill Hall, Oxflcd 0X3 OBW, UK
i ̃ ,̃̃̃̃
DÛ CURÉ
De tous lés préjuges i ndïprie en prêt" rougir f
De fi trop longue enfance il veut enfin fortir j
Il fe lâfle du joug il s'agite il mymiure
II dfe en appeller aux droits de la
Enfin, le Peuple pente. ̃
Fragment d'un Poëme fur Dieu.
Mis au jour pat P Editeur de i'Àltnanach
des honnêtes gens»
L'A NJREM1.ER;
Du règne de la Raifon & de la Liberté;
de l'Ere v!ulgaire
ImptiiHe en
Nit credo augutihus, qui aum vërbîs
devitant
Aliénas ffuas ut auro locupletant domos.
fit fragment*» Aftyauaaîs attîî.
Augures loin de moi tous ces-
Charlatans!
Qui vendent à prix d'or des mots
vuides de fens.
<*♦
A i.
L'ÉDITEUR DE BONNE FOI,
AUX LECTEURS BIEN INTEÎÇTIÔkîïis,
V^ E livre n'eft point ho libelle. On
ne trouvera ici ni médifances, ni ca-
lomnies, ni perfonnalités. Les amis
'de l'ordre & de la vérité depuis
long- temps, fédifent' tout bas à To*
reille ce qu'on "ofe écrire & publier
ici.
L'erteui &. le iiieufiingè ont pu
avoir leur moment d'utilité & fervir
de frein à un peuple efclave & igno-
tant ma^s du moment qu'une Na-
tion devient éclairée & s'eft rendue
libre elle ne doit, elle ne peut plus
être gouvernée que par fès propres
loix. Quand un temple eft bâti, l'é-
chafâu Jage devient inutile & nui-fible >
on Tabbat* Parvenu (Li'âge de raifon j
(4)
,.on rejette avec les hochets
de la,* premie-re enfance. Il ne nous,
faut 'plus» déformais que des vertus
publiqucs privées.
N. B. Il en certnins préjuges
faut attaquer & qu'on ne peut
truire qu'avec l'arme du ridicule.
EPI TA P H E
D U CU R È
CURÉ
VILI.AGE DE LA CHAMPAGNE:
DÉCÉDÉ EN
AGi DE f ANS
A SA MORT IL RETRACTA
CE
PAS BESOIN DE CROIRE EN DIEU/
ETRE HONNÊTE HOMME..
( S)
A.J
CATÉCHISME
DU CURÉ MESLIER.
DE D ï E V.
Demande, Qtitfl- et gut Dieu?
REPONSE. Dieu eft tout ce « que veulent
les Prêtres.
D, Pourquoi dit-on qu'il eft un tfpt'uY
,R. Pour faire peur à ceux qui font toute
matière..
D. Pouequoi ittrnel?
R, Pour, faire durer plus long-temps 1$
pouvoir de l'Eglife.
D. Pourquoi indépendant ?,
R. Parce que les Prêtres n'ont jamais V^ui
tu dépetiire de pçrfonne.. •̃
D, Pourquoi infini è^
(6)
R. Parce, que l'Edlife voudroit n'avoir
point de bornes.
D. Pourquoi préfent par-tout}
R. Parce que les Prêtre en ont bcfo'm
par-tout.
D. Pourquoi peut-il tout
R. Il pourra tout tant qu'on voudra bien
le croire..
D. Que veut dire qu'il a crié toutes chofesf
R. Cela ne veut rien dire.
D. Pourquoi Dieu nous a-t-il eréé & mis
gu monde}
R. Pour le craindre & le fervir dans la
perfonne de fes Prêtres.
il.
E L A Trinité.
D. Y a-t-il plujîcurs Dieux ?
R Oui & non! il n'y a qu'un Dieu; mais
ce Dieu unicjue cn fait trois.
D. Pourquoi ces tio'ts ptrfonnes divines font'
files égales en toutes ckofes ?
R. A6n que les Pretrcs aient trois cordes à
leiir arc,
A.4
D. Que faut-Il conclure du myfitn de la Saînii
Trinité?
.R. Que (tell '.une rêverie renouvelles des
Grecs. Voye^ Platon, &c,
De l' Incarnation.
D. Que veut* dire qu"un Dieu s'tfi fait
homme
R. Cela veut dire qu'un homme a voultf
fe faire paffer pour un Dieu.
D. Efl-il Dieu homme en effet & fout.
̃*R. Point de réponfe Cotte demanda.
DU S Y M B O L S, v
D. Dites voire Credo.
R. Je ne crois qu'à la Vertu. S'il exifte un
Dien, je ne crois pas qu'il ait un fils que ce
fils ait été fufpçndu qu'il vienne un jour jttr
(«•)̃
ter le» vivants & les morts. Je ne croîs pas
non plus au Saint-Efprit de l'Eglife encore
moins fon infaillibilité. Je voudrois bien pou-
voir me perfuader la réfurrecVion delà chair
& j'aimerois affez la vie éternelle,
"D, Expliqua nous 'ces premières paroles
le ne crois qu'à la Vertu.
R. Parce que la "Vertu me paroît la feule
Divinité digne du coeur de l'hqmme,
D. Pourquoi d'uis vous s'il exifte un Dieu ?
K. C'eft-à-dire, je n'ofe af^rmér l'^xiftence
d'un Dieu parce que jevoil i&; mal & des
méchants fur la nier
un Dieuje/ue d'en faire un tyraîj.
•A mots
je necrois pas qu'il ait un fils.
H» Parce que Dieu le Père, pieu le Fils
¡ne paroît indécent & ridicule. |
D, Pourquoi ne pas\ au Sïfïnt-
̃ rPJpmï ̃
,R. Parce que je n'entends rien à ce piçusj
galimathias.'
D. Pourquoi
Encore moins à l'infaillibilité de l'E life,
Rf Parce que qui trompe peut être trompé.
P. Qi/enfende{-vous par <|e 1%
(9)
R. J'entends. une abfurdïté. La réfurrec-
tion des corps, n'eu: qu'un piège tendu ceux
qui n'ont point d'efprit, >
D. Pourquoi plutôt une
vie à vtnir que vous Ctjpitt^}
R. Parce qu'un pere bon &- tout puUîant
auroit tout d'abord placé fes en/ants dans le
meilleur des mondes poffi blés.
DES SACREMENTS EN GÉNÉRAL.
D. Qu'efl et gti? ht
tituéex par des fourbes pour diriger des fois.
P. Pourquoi V Egliftfe ftrt-ellt 4e 1 ni de et-
rémonus dam P adminiflration des Sacrements ?
Rn^arce qu'elle connoît le coeur humain
parce qu'elle n'ignore pas qu'il faut des fpec-
tacje-. au peuple qu'on mene fon efprit
quand on a frappé (es fens.
-,( le)
VI.
Dv 8apt| me,
D.Qiteft-cc que U Baptême}
R. C'eft un petit bain falé qu'on donne à
l'enfant qui vient de naître qui déjà eft
coupable d'un gros péché commis, dit-on, il
y a quelques milliers d'années, par fes premiers
ancêtres.
D. Le Baptême efaee-t-il tous les péchés ?
R. Oui un homme qui prudemment at-
tendroit le moment de fa mort pour fe faire
baptifer peut fe conduire ad libitum pendant
fa vie le baptême le lavera de fes fouilîures
les plus invétérées cela eft commode.
D. Le Baptême peut-il être fupplié
R. Oui! en fe faisant égorger oti en égorgeant
foi-même pour défendre ôfcfoujtenir les inté-
rêts de la Religion pacifique; ç'eft ce qu'oo
appelle un Baptême de fang.
L'expédition de la Saint-Barthelemi éto un
Baptême de fang & la faintç Inquiiition eil
un Baptême de feu.
(II
DE jl a Confirmation.
JD. Qiitft-ct que la Confirmation ?
R. C'eft une efpece d'accolade Spirituelle
que vous donne l'Eglifë & par laquelle vous
devenez fon preux Chevalier envers & .con-
tre tous.
D. Quelsfont les effas du Sacrement de Con-
firmation ?
R. H y en a p1iifieur«-
D'abord, il nous rend parfaits Chrétiens;
c'eft-â-dire opiniâtres intolérants, pères
durs, maris bourrus & citoyens fans patrie.
Enfuite, il nous donne non pas de l'e/prit
mais le Saint-Efprit qui ne fait plus dé mira-
cles pour defcendr.e fur nous en langues de
feu, comme au temps des bons Apôtres
mais qui vient habiter en nous incognito.
En troifieme lieu il nous rend infenâbles
non pas aux menaces des tyrans car il n'y
en q. plus qui perfécutent les Chrétiens; màis
au mépris des Philofophes qui ont trouvé
les Chrétiens perfécuteurs à leur tour.
D, Qtïefl ce que le Suint Crème ?.
R. C'eft un compofé d'huile & de baume
emblème de la douceur & des bons exemples
qu'on feroit en droit d'exiger des Prélats qui
confèrent ce Sacrement.
D. pourquoi donne-t-an un foujfiet ?
R. C'eft un autre emblème des affronts &
des mauvais traitements qu'il y a à dévorer au
fervice de ces mêmes Prélats, (.lui ne font
pas tous des Ftntlons.
D. Ce Sacrement efl-il abfolumttt nàefaire
pour être fauve
R. Les Prêtres eux-mêmes avouer que
D. En quelle occafion doit-on principale-
ment le recevoir ?
R. Quand on veut ébranler notre fo?. -Ja-
mais on n'a eu tant beCoin de ce Sacrement
qu'aujourd'hui & jamais il n'a été auil' né*
gligé.
D. Quelle difpojlt\on exige ce Sacrement ?
R. Une grande provifion de foi u dé,
vouement aveugl e & un front d'airain.
( i3 )-•
y 1 1 1.
de l'Eucharistie.
D. Qu'efl-ce que CEuchariflie?
R. C'ea le grand tour de gobelet des Prêd
tres.
D. Commene appelle-t-on U changement fa-
pofé du pain & du vin }
R. Cet èfcamotage s'appelle
tiation, grand mot qui en impofe aux petits
esprits.
D. Comment fe fait cette miumorphoft ?
R. Cette mctempfycofe a'opcic en ver-
tu de deux ou trois lignes de mauvais latin
que prononce gravement le Prêtfe qui fans
doute en rit fous cappe.
D. bPya-t-U que le corps fous Vefptci du
pain & le fang fous Vefpue du vin ?
R. Dieu eft tout entier fous chacune des
deux efpeces & tout entier encore fous cha-
que partie de ces mêmes efpeces enforte que,
( pour rendre cela plus feniible pan un exem-
ple ) s'il fait du vent quand le Prêtre dit la
Meffç, le moindre petit zéphir diserte au-
(H)
tant de Dieux qu'il fait voltiger de miettes
de cette pâte d:vine il arrive delà qu'en
jappant ou en pourfuivant les moucherons,
lé petit ch;en d'une dévote communie par
'la même occafion avec fa maîtreffe & l'Au-
tnônîer de fa maîtreffe.
î). Et quels font Us effets de et Sacrement ?
R. Pour vous répondre encore par un fait
'je citerai le bon mot d'un Capucin indigne,
Il étoit Aumônier d'une Reine d'Èfpagne
un Homme de Cour le traitant d'une façon ca-
valïere, notre Capucin lui dit avec une fainté
impudence Sache{ que j'ai tous les jours votre
Reine à mes pieds & voire Dieu dans mes
mains.
D, -Eu dlfirojîclons doîi*oh recevoir
lc Dieu-pain?
R. Il y en a de deux fortes les unésre*
gardent l'ame & les autres le corps.
Les premiers font:
Une foi foite & la confeffion de fes pfienés
à un Pécheur.
Quant aux fécondes
Il faut n'avoir pas mangé auparavant dé
pain de ménage il faut, crainte d'ébranler'
fa foi fermer les yeux & avaler fon Dieu
fans le mâcher. Jacques Clément de pi ufa
.t..M )
mémoire avoit encore fon Dieu fur fes le.;
vres, quand armé d'un poignard, imitateur
de Judith, il maffacra bravement fon Roît
D. Quel crime commettent ceux qui commu-
nient en péché mortel ?
R. Ils commettent un facntege plus horri-
ble mille fois que s'ils eutfent tué le bon
Henri ou leur pere.
à M S S E.
D. Qu'efl-ce que le Sacrifice de la Mejfe
R. C'eft le'pain quotidien des Prêtres.
D. Pourquoi a-t-il éti infi'uui ?
̃ R. Pour nous rappeller fans ceffe qu'au-
tre fois les Juifs fuppliciérent un fanatique qu'ils
auroient dû plutôt 'envoyer paître avec les
brebis dont il fe difoit fi fouvent te Pafteur
ou avec le troupeau de cochons que cet
énergumene effraya & fit noyer.
D..Dans quel ejprit doit-on ajjifiir à ce' Sa-
crifice ? x
R. Il faut aflîfter à la fainte Meffe en réfléchif
fant à part foi qu'il n'eft pas, impoflible de
( t6
Rt
voir on jour l'homme en Oraifon dans (a
garde, robe ,aux. pieds de fa
puisqu'on etl venu .a bout de lui faire di-
viniler ce que dans peu il doit digérer.
p E L A P & N 1 T E N CE.
Quejl-ce que la Pénitence}
R. De tous les Sacrements que l'Eglife ima-
gina, celui-ci efl foîi chef .d'oeuvre de poli-
ttque. Un pourroit te défiair l'art de tirer.
les vers du nez aux fots.
D. Cnmhien n.t.tllt. de. p/ir/îfi ?
R. Trois.
La Contrition,
La Cohfeffion
Et la Satisfaction.
G^eft principalement fur les deux dernières
que les Prêtres appuyent le plus»
jy. Qu'e/l-cc que la Contrition ?
R. C'elUune déteflation feinte du péché
que J'on a commis, avec promené tacit d'y
tetotrifeer le moment .d'après.
D. Qu'cft-ce que la
( Il)
B
R\ C'cil un tribut honteux que l'Êglife {en
fur la confeience* timorée des gens crédules
pour en faire tout ce qu'elle voudra quand
une fois elle a leurs fecréts.
D. Faui-il déclarer tous fis péchés ?
R. Vraiment fi l'on s'avifoit d'en paffer
D. La Conftffion des pèches véniels eft- elle
abfolumeyi néceffairi}
R. Elle n'eft pas tout-à-fait de rigueur
mais elle ne laifie pas que d'être très-uti-
le. aux Prêtres, s'entend par là Ils étu-
dient l'efprit d'une maifon & peuvent dans U
la fuite agir en conféquence.
D. Qu'efl-ce que la, Satisfaction ?
R. C'eft une réparation que l'on doit à
1 Dieu ç'eft-à-dire à fes Prêtres, des in-
îuf^ces commifes envers le prochain.
D, Qu'efl-ce que l'Àbfoluùori) ̃ ̃ i:
R. C'eft une quittance orale qui vous fau*
ve d'un châtiment éternel en l'autre vie mais
qui ne vous abfoud pas (' faites attention à
ce dernier article ) d'une fatisfaftiorç, tempo-
relle en cette vie; & c'eft là oit wotre'' Di-
refteur vous attend.
D, Quelles font les oeuvres de pénitence ?
R. C'eft, d'obéir ponctuellement & aveu-
C 18 )
cémenta tout ce que prefcrit te
de fe conduire, par exemple, le cas avoit
'lieu, comme la docile avec le bien-
heureux pere Voyez les Caufes
&c:, &c.
r x 1.1
De i'Indui'gE'Nc'ï.
2).' Qu'e/l-ce que l'Indulgence ? >̃ i
R. C'eft le cafuel de l'Eglife; c'eft un bâillon
facré 'qqe l'on acheté pour empêcher le re-
mords de vous étourdir de fes cris imporr
tuns. 'e, ̃ r
N. j5« Il faut bien fe garder de confondre
es Indulgenccs du Pape avec Clndulgtnce
du Philofophe.
D. Pdr quel pouvoir tEglift donnt-t'dk des
Indulgences ?
R. Par les pouvoirs que lui ont tranfmis
l'abus & l'ignoranrp.
D. Que faut-il faire pour gagner les In ul-
gences }
R. Il faut accomplir les conditions pref-
,rites par leglife remplir le¡
(
B x
troncs, baiser la fandale des Prêtres & quet.
quefois pis, &c., &c, &C.
I>e l'Extrîme-Onction, ET DU VIATIQUE.
D. Qu'efi-ce que cette cérémonie
R. C'efl un moyen affez adroit inventé
par les Prêtres, pour s'emparer des derniers
moments d'un malade, & pronter de la foi-
blefie-de fonefprit, afin d'en obtenir tout ce
qu'il scônvoitent.
̃D. Quels en forte' les effets ?
R. D'épouvanter le moribond de le rendra
encore plus maladè & de lui faire inférer
dans fon testament des claufes qui ne plaifent
pas toujours à la veuve & aux orphelins.
Les Prêtres difent auui que ce Sacrement
rend la tante au corps; mars comme un ma-
lade, réduit n'en revient
gueres, l'Eglife ftnement ajoute Si la fanté
ejt niceflaitt pout le falut du àialadc enforte^
que par ce retour, l'Eglife ne fe rend teù
ponfable de rien.
'(*>̃).
gIII.
DE L'ORDRE.
Z>. Qu'eft-ee que TOrJre }
R. C'eft le pire de tous les Sacrements;
c'eft celui qui nous donne des tyrans fpirituels,
plus redoutables encore que les autres; c'eft
celui qui affure aux plus fourbçs des hommes.
le droit dé tout faire impunément, au nom
du Ciel.
D. D'où vient ceue
R. De la barbarie des temps des préjugés,
de la faufTe politique, de l'ambition &c. t
&c. i
D. Comment cette puijjance ejl-clle venue
Jufqu'à 'nous ?
R. Hélas je n'en fçais rien;'c'eft peut-être
parce que de tout temps il yi a eu de fots
& des fourbes fur la terre. On nous menace
qué ce defpotifme, d'autant plus odieux qu'il
eft facré, durera jufqu'à la fin
omnid fcecula feeculorun:. Ce n'en point ci le
cas de répondre Amen, i
( il )
Bj
D, Avec quelles difpojitions doit-on recevoir
ce Sacrement, ?
R. Il y a quatre principales difpofnions
pour être, admis à l'Ordination; fçavoir
^-L'Impudence
La Dilfimulation
L'Ignorance,
Et un Cœur de rocher.
XIV.
Du Ma r i A g e.
D. Qu'ifl-ce que le Mariage ?
R. C'eft une queftion qui me fait toujours
fourire, quànd-je l'entends propofer grave-
ment à une fitle de quinze ans, par un Clerc
de vingt.
D. Qu'cft-ce que le Sacrement de Mariage }
R. C'eft un droit allez bizarre que ;les
Prêtres de tout temps fe font arrogé^ &
maintiennent fur des plalfirs qui devroient
leur être défendus; ce qui prouve qu'il faut
que les Prêtres touchent à tout encore s'ils
fe contentoient de bénir le lit nuptial, fans
en exiger la dixme î

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