Catéchisme sur la constitution civile du clergé ([Reprod.]) / par M. Molinier,...

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chez Leclere, libraire (Paris). 1792. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1792
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MlOOCOfï »t«XUT»ON test O-»»T
N&5 10100
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
FKKGAMONI'RKSS
CATÉCHISME
SUR
LA CONSTITUTION CIVILS
DU ÇLERGÉ;
Par M.Moiisitn de la Doûn'ne
Chrltiant, txlqut de Tarit $ Départe'
mut du Hauta-Pyrtn/tt.
'foui Pontife tfl fuWi four les hommu.
SFCON DE ÉDITION.
CL'«i Iicith libraire
prci celle aui Ours Nç. 1/4.
M. DCC. XÇU
A^
CATÉCHISME
S UR
LA CONSTITUTION CIVILE
DU CLER GÉ.
Demande.
JUt N quoUonJîJlc la Confl'uutlon civi,'d
¿Il Clergé?,
î R. Cc\te Confvitutiôn confie en fix
S poirys principaux. EUe ccablit une nou-
l le divifion des Dioccfcs clic regle
I h maniece dont les Evêques feront
1 nom-nc's elle fixe leur nombre: elle
donne un confeil l'Evcque clic
( 4 )
le Pape clic accui Je aux Cures le
choix de leurs Vicaires.
R. On l'appelle ci\ilc. parçeyque
tout ce qu'elle contient intt'rcdc l'or-"
drc public & appartient à l.i PoillsiKC
civile ou temporelle.
D. Elle /i't/1 donc pets contraire J
la Religion ?
Religion j car elle n'ordonne rien de ce
que la Religion défend, & clic ne de.
fend rien de ce que la Religion or-
donne. Elle ne touche ni nu dogme
ni à la moralc elle ne change tien
au culte. Elle ne fait que corriger les
abus cV rcnouvcllcr l'ancienne difei-
pline.
D. Pourquoi donc le Clergé cr'u-i-U j
tant comr'tlle ?
il R. Le .Clergé cric contre la Conf-i
S i
Ai
ticution parce qu'elle cft contraire
fesintercts or clic diminue fes ri-
cliclîcs puillàncc cV l'on crcJir.
D. Mais pourquoi de
qui ne perdent rien t cri<nt-its co/n-ne
Ils autres ?
Il, Ils crient comme le; autres
̃ pArcc.qu'iU voient que b Conftitutioii
clï.Vngc des choies qu'ils avoicnt tou-
jours vu f.iirc dms rtglifc &: comme
ils ne remontent pas Il fourec ils
cruirnt que tout ce qu'ifs ont vu fiirc,
s'cft fiit toujours J. nicmc cV nc peut
ctic f.iit a-itrcivicnr. Parce qu'ils ont
toujours vu le P.vpc donner des Huiles
aux nouveaux I:\C\iucs ils croient
qu'il lcur en a donne dans tous les
tcim, cV qu'elles font abfolumcot né-
̃ cc(fairc<. ÇcpcnJant, s'ils tcnionroicnt
à li fouac ils \ciroicnt que les Bulles
n'ont commence qu'au douzième li'c-
c!c. •
D. On ne peut donc pas tt
qui s'tfl toujours fait dans CEglife f
K. On ne peut pa<lc changer, parce
qnc ce qui s'eft fait toujours & pat-
tout ç(l d'inftitucion divine & les
hommes ne peuvent pas changer ce que
Jcfus Chtift a établi. Aulli la nouvelle
Conftitution ne rouche i rien de ce
<]in s'eft toujours prati ,]rtc Jansl'Eglife.
Elle n'etablit même rien de nouvc.vj.
Eiic ne fait que rcnouvcller ce qui fc
pratiquoit dans les preUtias tems, dans
ces tems heureux où les minirtrcsctoicnc
Ci edifians & h religion Ci flofilfamc.
Pour s!en convaincre il n'y a qu'à-
examiner chacun de (es points en par-
liculicr.
I. P OINT.
Div'ifion des Dïodfes.
D. Comment fc fil U Divifon itt
Dioctfts lors Un Chrlf-
thn'i/m<t
( 7 )
A4
I R. Lors Je l'cublillcncnt du Chilf*
l tianitme, h divilion des Diocclcs fut
I calquée fur la divilion dqa f.iite d.ins
l'Empire. Le
I que ne fit que fuivic h forme du G>u«
i vernement civil (i).
D. VU m fin avo'u dont du Dio-
| R. L'Empire avoit fe$
|
I Gon-
1 vernement civil Au h icg.lc & le mo-
dclc du Gouvernement ccf'vlialHqne.
S D. en f'ranu U
nouvelle di\ ijîotl des Diocèfes ?
R. l.anouvclicdivifîondes Dioccfcs
acte cjlqucc en France (ur la nouvelle
i ) Ton tc<tdï jrum diAiibutio i i fotm int lin-
en mbifijiic Mcdopotcictiin M:(w
I polt» fat(« c«!«(i»Ai< y*«lff<n f. i «ir- •#•
(S)
divifionduKoy.uime. L'Aflcmblc'c Na-
tienne l'a divifc pour l'intérêt du pci-
plc.cn quatrc-vmgt trois Dcpartemcnsi
pour l'intcrct du même pcuplc cllc^
a voulu que chaque Département for-
mât un Dioccfe.
D. Vinurit du Peuple exlgtou-il
que chaque Deparcar.ini fermât un
Dioetft?
R. L'intcrct du peuple l'cxigcoit: c::r
1 interec du peuple exi;;c que le itllbrc
du Gouvenicmciu foi[
Je meme que celui du Gouvernement
ci.il afin que (*Ci art!»ire? fpiritticlks
puillciu le terminer dans les mêmes
lieux où fc terminent les .itV.iircs tcm-
porelles. Au(!! le Concile d'Antiochc
dit qu'il f.vut que l'Evcquc qui rc(i<Jc
d;ns h Mciropole, étende fes foins
fur toutes Iîs Eglifes de h Province,
parce que la^/illc où il.rélidc, cftJc
rcnJîz-vous de tous ceux qui ont det
allaites, (i)
D. La formation des DiocèfiS n'ap*
partknt-tlle pjs à l't'glife ?
R. Elle n'appartient pas à l'Eglife,
parce qui l'Eglifc n'a reçu de puiillincc
de Dieu que fur les choies fpi rituelles i
R la formation .des Dioecfes cft putc-
nKin temporelle pviifqircllc confiée
dans ta 6x.uion des bornes ou limite».
Gàr former un Dioccfc n'cft autre
chofe que tifconfctiic ouJimitcrua
teiritoire, nfiu de !c four.Kttrc i Ix
JurirJiclion d'un Cvi'cjuc.
D. c-ï~
£e's de i:cu\l\:hx I \ci.h4s ? K
ve.iux E\tchcs & change (es limites des
«rof oinii !in<tcflM><)u< concufitot- omnci qui lubcQï
tnciens. Charlcmagnc vainqueur des
l^ Saxons 1 après avoir réduit tout leur
pays en Province fclon l'ancienne
coutume des Romains érige.tJa Ville
de Brcnic en Evcchj, forma (on teiti-
foire de dix Villages cV partage! le
icrte .entre les Evoques oifins dont il
les Dioctfes (
D\La EvtqtHS doivcnt-ih concourir
& «s opérations ?
II cft à fouhaiter qu'il? y concou-
rent car lorfquc la Puilfancc eede-
fiaftique agit de concert avec l'uif-
fanec civile, le bon -ordre regoe toti-
'ours dans un Etat; & le bien public
s'y ope te.
Onincn tcrr.vin eorjn inii-i'io Roiunonn
Ciotc in Ptovincijm ttjif<nui if inttr Ififtofoi
f^ifcopjTcin ftduimui Caihc'ltim
huic Tiro<lii# ducm P»^oi ful>J«iniui. Cap- Cnoti
(il)
D. Mais s'ils nfufcnt leur (oncourst
ires opiraùons ptuwd-dks avoir lieu?
R. Quoiqu: les Evc^iics icfufcnt
leur concours, ccs opérations peuvent
& doivent avoir lieu parce que l'or-
dre cV l'adminillrjiion' ccclcllartiquc
doivent ct.rc fubordonnes l'ordrecivil.
Les Conciles eux-memes l'ont décidc.
Si le Souvcni», dit le Concile In trullot
-'bâtit wn"! nouvelle \Ville la diftrihu-
tion des Paroilfcs EccicTiartiques fuivn
cctte difpofition civile
D. Les objets autels le Spirituel
tfl uni ne dîp.endent-ih pas de la
R.Lc< objets auxquels Ce trouve uni
qucK]JC chutc de fpiritucl Si qu'on
appelle mixtes 1 caufe de cette unioli,
tut (i fifîirùi inoovttor tivllc» difyotiiionci ti
puViàt t«!çfUfltc«fum <j«o^ie Pirochinura ai*
fubfe>jimuf. C*n> *}•
( Il )
dc dépendent de la PuitTancc ccclcfiaf-
tique que par accidcnt; pa:ce qu'ils
n'intcrelïcnt pas l'Eglife par eux-mê-
mes nuis feulement à caufe du fpiri-
tuel qui leur eft uni au l»;u qu'ils dé.
pendent citcntirllcnicnt de h Puillànce
temporelle} parce qu'étant temporels-
de leur nature ils intéreflent l'Erat
par cux-mcmes. Ce n'eft donc pis a
l'Eglii'c à les décider; mais à l'Etat,
parce que ce n'eft pas le principal qui
fuit l'acccdoirc mais c'eft toujours
•'acccfToirc qui fuit lé principal.
D. de l 'Eglifc tient fpiri-,
ne ne doit-il pus C emporta fur l'in-
térêt et l'Fuu qui n'tjl que temporel?
tcr fur l'int;cctde l'État toucci les (bis
"qu'ils s'agit de foi parce que h foi
cft hcccllairc au falut & que le ialuc
eft le premier & le plus grand de tous
les intérêts; Mais lorfqu'il ne s'agit pas
(le)
de h foi c'cft l'inrér.êt de l'État qui
doit toujours l'emporter parce que
comme l'Erac c/r fubordonnéà
daits tout ce qui appartient pas à la
foi de même, dans tout ce qui n'ap-
particnr pas à li foi l'Eglité eft fubor-
donnée à l£tat. Car Dieu n'a établi que
deux ordres, le naturel Se le fui iuturclv
l'un pour !cs chofes humaines, v l'au-
tre pour les chofes divines or, tout
ce qui n'appartient pas à la toi efk natUr
ici & humain. Mais on ne peut pas
dire que la formation des Dioccfcs.leuc
fupprcllion& leur union appartiennent
à la foi; car il cft ttes-indifferent pour <
le falut qu'un nioccfe Cuit plus grand
ou plus petit.
D. Les Evéques des nouveaux S'ugtt
ne feront ils pot des intrus ?
R. Ils ne le feront point Car on
appelle intrus, celui qui s'établit dan*
un Wnéficc conuc le droit cV fatu titre
( 14 )
légitime or les Evequcs des nou-
veaux fîcgcs ne s'établiront point dans
leurs Evcchés, contre le droit <5c (ans
titre légitime puifqu'ils feront clos
conformément aux Loix de l'Etat &
aux anciens Canons cY qu'ils (econt
infti!ués& ordonnés par le Métropo-
lirait\ comme cela fe pratiquoit dans
les premiers tems dc l'Eglifc.
D. Le Concilc de Trente ne dit-il
.pas que ceux qui font élus par le Peuple
font de faux Paftturs ?
R. Le Concile ne dit pas ccla', car
il ne parle pas des élections. Il dit fcu-
lement que ceux qui ne feront envoyés
que par le peuple & qui n'auroni
d'autre inftitution que celle du Magif-
trat (eront de faux Pa(leurs. Voici
comme il s'explique bien plus le
faint Cojicilc déclare que tous ceux
qui, n'ayant d'autre vocation ni d'au-
tic inftitution que celle qu'ils ont reçu
( Il ),
du peuple ou, du Magiftnr j'clevent
lufqu'à exercer ces mirùftcrcs ,cVont U
témérité de Ce les approprier doivent
eue regardes, non comme Minières
de l'Eglifc, mais comme voleurs &
larrons (j ).
Le Concile condamne, par ces paro-:
les l'erreur des Proteftans qui dirent
que ce n'eft pas par l'ordination qu'on
teçoit te pouvoir de prê,hec & qu'on
cft fait minière de l'Eglifc, mais par
la feule autorité du. Magiftrar. Or,
fuivanc la r.ouvelle Conrtitution les
Evêques ne feront pas appelles' fiult-
ment par le peuple puifqu'ils rece-
vront l'inrtitution canonique du Mc-
( f ) Qulo podii <kceri.lt cas qui nntummcxJà
populo i ji fc<uliri pot<Tit< ae m^iflrttu » exx\\ te
Inrtltuii ad bec miniAcrU «i«i«nJi ifctn<1unr, ÎC
qui ca prof ril rcmciiute (îbl fumunc, omnci. Don
Iccicfî* Mmirtrat Ceci fures 6c lirr»nti b)b«aioi
elfe, Tril. Sif- ii# 4.
(iO
tK&dKtain & qu'ils feront conf.Ktc's
D. Qui eur donnera lamlffton ?
R. CjUn Jcfôs-Chrifh Car (%fut
JcfusGuift qui la donna aux Apôtres,
cV c'eft Jous-Chrift qai la donne à tous
leurs fucceffeurs :car h million des Eve-
ques elt li même, 5c vient de h mê-
me fource que celle des Apôtres.
D. Qutnttnd-on par miffion
R. Par million, on entend le pou-
voir qu'ont les Minières de l'Eglifc,dc
prêchcr l'Evangilc cV d'adminirtrer les
Sicrcmcn^. t
D. Combitn dîflinguc't-on deferus
deniiffions?
R. On en diftingue deux fortes
h million divine & la mil1ion humainc.
D. Qu'c/l-ce que la mijpon divine?
R. La mifllon divine en ,le pouvoir
dc precher cV d'adminiflrcr les Sacre-
mens. On l'appelle divine, parce que
c'ert
n
c'cft Dieu qui la donne elle vient im-
médiatement de Jefus-Chrift & on b
reçoit dans l'Ordination. Ccftceuemit-
fon que Jefus-Chrift donnà aux Apô-
très lorfqu'il leur dit Allez donc, inf-
truifez toutes Ics Nations (6). Allez dans
tout le monde proches l'Evangile
toute créature (7). Je vous envoie com«
me mon pcrc m'a envoyé. Les péchés
feront remis à ceux à qui vous ks le-
D. Qu'ejl-ce que la mlffîon hutoclnc ?
R. La million humaine cft le droit
ou la faculté aclucllcdc prêcher & d'.icl-
miniflrcr les Sacrcmcns dans tel ou (ci
( 6 ) Eunrcs «f jo doccit oaint» geotç». t. Mnh'
̃̃̃ (7) Eun;ei in mucJum univcifum pr*.1ici!«
Evi:ig«Ii'jmom!it a'eaturj. Mift- se. 1
Sicut lU'ût me f.Mt « «go nilito. vci.
quorum icniiTaitis fcccju, rcmitiumuc cii. /eau.
( i8 )
lieu détermine*. On l'appelle humaine,
parce que ce font les hommes qui la
donnent Elle cfl attachée au titre, v ce
font les hommes qui donnent le titre.
D. Les nouveaux É\iqu<sàuront-itt
tune l'autre miffion ?
R. Ils auront f une Se l'autre triflion.
llsauconth milfiondivine, parce qu'ils
auront la plénitude du facerdoce qu'ils
recevront dans leur cônftcration, qui
icr,\ faite par le Métropolitain cV à
Ion défaur, par le plus ancien Evcque
de la Province > cV ils auront la mitron
humaine parce qu'ils auront un titre
légitime, ,cV des fuj:?.uxquclsils pour-
toiu precher cV admini(V.cr les Sacre*
I I. POINT.
Nomination des Evêquu.
D. Comment nommera-ton Us Eve-
qutsï
R, les Evcque* feront nommés p.\r
Ba
élection. Ils feront élus par le peuple du
Dioccfc repréfente par les électeurs
qu'ilaurachoifilui même.Para moyen,
le troupeau connoîtra fon Pafteur, &
le Paflcur .connoîtu fon troupeau &
entendra (on idiome.
D. les Prottftans pouvant tire éitc-
tturt t n\ejl-il pas à cwndrc qu'ils nc
nommant un Prouftanc ?
R. Ccl.i n'en pas à craindre, parce
que cclui qu'ils auront élu, fera cxa-
miné par le Métropolitain. 1)'aillrurs
ils ne pourront pas chojfir tel fujct qu'ils
voudront ils feront obligés de. prendre
un Prêtre qui ait été Curé pendant dix
ans, ou Vicaire pendant quinze; cV s'il
s'agit d'un Curé, ils feront obligés de
choific un ancien Vicaire, qui Icr.\ cxa-
miné par t'Evoque.
D. Le Souverain peut-il ordonner les
R. Le Souverain peut les ordonner
(10)
parce que l'élection cft h manière de
nommer les Payeurs, la plus naturelle
& la plus canonique. Elle cft la plus na-
lufdlc, parce qu'on a plus de confiai
cc en ceux qu'on a nommés foi-mcirsc
qu'on en a eu des ctrangcrs & cn des
inconnus. Elle eft la plus canonique,
parce qu'elle cft li plus conforme aux
Canons ou règles qui s'obfccvoient dans
ks premiers tems.
D. la nomination dit Pajleurs riap-
pànUm-i-tlU pas à eli
R. Elle n'appartient pas à l'Eglife
parce que la nomination des l'a(lcurs
/n'cdpas un ade du pouvoir fpirituel.
C'cft bien lEglife qui ordonnc les Evc-
ques & les Prêtres mais ce n'eft pas
l'Edite qui donnc les Evcchçs & les Cu-
rcJ. Car tous Ics F»-cqucs etoient nom-
mes en France par le Roi cV plufieurs
Cures etoient nommes par de (Impies
Laïques, cV d'autres par les commu-
(il )
nautes de sVilles. Il y en avoit mcme qui
croient nommes par des femmes.
D. Us dans
Us fnmUrs futUs de C Sg lift ?
R. Elles .1 voient lieu dans les pre-
miers fîeclcs. Cette pratique remonte
ju (qu'au tems des Apôtrcs; car le luc-
celfcur de Judas fut élu par tous les,
ficrcs, qui ctoieiu tu nombre d'envi-
ton tix vingts (i). Et les premiers dia-
cres fu rcnt clus par tous les dilliplcs que
les Apôtres jvoient adcmblés pour en
(.lire l'clecliou (i).
(1) E(urg<m rct:ui in n'.c.lio ftjuuin Jixit
(«ritiuicm euiKj homiuum (irrulftrj centumvi*'
,inti ) opoKcc ci hii viril qui noHCcum font ton-
grcjiitl iri oinni icrrif ote. f.eei unum ex iflilt &
AjtiKtunt duos Jofcp qui vocj1>iiu[ Diifjb^i îc
MniliUiii. Alt. i.
Convocnic» mtem Jihvlcciin mutjitutU»
Ktw> Difçipuiorum diicrunc lonfi.Kutc <>(;<>̃ Frt-
ircj virus «i vobii boni tcflituonii l'cj'ifiu, <]'.im
ooftituamui fupcr hoc opus fc placni fuma
coiim «oui rouiiituiline t( c'tjcruDj SicfhinUDV
(il )
Le Canon nutlus in Ea/tjîâ, porte
en termes exprès que tout Prêtre qui
aura obtenu une Eglife autrement que
par une clc&ion canonique <n fera
charte comme l'ayant obtenue contre
les ïeglcs de la difcipünc (j).
Optât nous apprend que Cécilicn fut
éiu par le furTcagcdctoutlepcupleU),
& un Edit de CÏotairc Il, publié au $* j
Concile de Paris, porte que lorfqu'ùn
Kvcquc mourra fon fucccllcur fera élu
par le Clergé & par le Peuple & qu'il
Nullui in Iccttfii ubl dvo vcl ire* In con-
gttjxione fuetint »i(i corum elciMon* ctnonkl
frtitywr iiMtm convcxatii et'um
Pitocliiani» i!^j« in unum coofçniicinibu». Si veto
•ti:«r<|uii t«'<rtim titf-it fu«tic ti quoi p«
tupMiuitm illun ac<iuifî<iic atluc aliter <juln»
fccuidùm c«»odIc* e«g>jU #fclplln«!» tg«ii« u-
pellatur. C41. it ««ni}. •/< <'<fl. C. tfiHOfo t4uf.
fera ordonné parle Métropolitain afl'if-
té des Evêqucs de la Province (5).
D. la manière de nommer la Evi-
quts a-t-élle tic toujours la même
R. Elle n'a pas été toujours la m?me,
car dans les preniicisficclcj, c'etoit le
peuple qui les clifoit avec le Clergé,
Dansli fuite, le Clergé s'empara des
élections cV/n cxclud le peuple. Le Pa-
pe (on tour fe rendit maître des no-
minations. Les élefliom furent rétablies
pa'rhPiragmaiique-$ancYion,& abolie»
cent ails après par le Concordat. Cette
variété prouvc quc Jefus Chrift n'a rien
établi làdetfus, cV qu'on peut changer
la manière de nommer les Evoques fans
aller contre la Religion.
( f) Ejùfccpo <!c<M'cncc, In loco ipfTm in't à
MctiufolJuno cidiiud dcket cum
à Cleto 8c Populo «li|»tur. Liid- Cto*. n.in Con-
fit- Parif. tu.

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