Censure publique, ou Nécessité de confier à un certain nombre de citoyens instruits et vertueux, choisis et périodiquement renouvellés par la Nation, la surveillance des moeurs, et de la morale de l'instruction publique ([Reprod.]) / par F. Lanthenas,... ; impr. par ordre de la Convention nationale

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de l'Impr. nationale (Paris). 1793. Éducation -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : mardi 1 janvier 1793
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
MAXWELL
Headington Hill Hall, Oxford OX3 OBW, UK
CONVENTION NATIONALE..
CENSURE PUBLIQUE,
NÉCESSITÉ P'E CONFIER
RENOUVELLES
SURVEILLANCE
DES MOEURS, ET DE LA MORALE
DE L'INSTRUCTION PUÈLIQUE,
I PAR" F. L A N T H E N A S, député à la Convention,
par le département de Rhône-&-Loire.
IlMPRIMiJE PAR ORDRE DB LA CONVENTION NATIONALE,'
A PARIS,
DE L'IMPRIMERIE NATIONALE,
Août,
A
VEILLANCE DES MOEURS, DE LA ET.
PUBLIQUE.
Jk nVamineï&i pas les objections eu: l'oit' élevé contre
la csnfare & que l'on tire de ce qu'elle donneroit quel-
que gene quelque contrainte .aux £oûts frivoles, ou
qu'elle dont la vie Se
les mœurs, font peu conformes aux bons principes. Car,
ne mérite aucune attention de la
part des vrais amis de la liberté qui ont tout facr fié
fon é'ablifTemcnt Se qui méprifent les futilités & la vis
les hommes ont la
folie d'attacher tant de prix. Mais, en outre, il n'eft pi»
Cenfiire publique.
2.
réveille à Itoit l'idée, pour
les citoyens au moins qui vivront loin des charges pu-
grand jour
en les briguant.
la hépu-
à un centre
combinent les moyer*
républicain. Elle
*c préfente ainfi rien d'affligeant, de gênant, pour aucun
^metuier mais je vdudrois -cependant qu'elle agît d,
«dément
Ceux^ci outre les engagerons communs a tous les co-
des fanfeou
Une conduite régulière, propre donner de bons exemples
& nantir à la fociété la fidélité le zèlo
doit naturellement
d'eux, pour fon maintient fa perfe^on;,
publics
2Tril paru qu'il tout à faire à la
bonne mutuel des citoyens, au zèlo
SSfaflÉ à la charité femelle Qu'il faut exater
̃'̃>̃
=Az;
pout.cd» même tous les
rapportés. Dans les cas
extrêmes & prendrait
une forme juridique; '& encore les voies douces de la
fraternité les premières quem-
Ce
é* forait qu'après avoir épuife ces voies régénératrices,
qu'ils uferoient dss formes légales propres à mettre hors
:de fondions, â écarter de toute influence-, pour un temps
néceiîiirc les citoyens qui, de
foit, pat leur caraûère leur efprit, leJconduite leurs
mœurs, leurs vertus
dice ou quelque ombrage à la République.
;Ce centre formé par le peuple, ,pour la cenfur*t
réuni à celui de la morale, de
tes, âgiroit principalement par elles la perfuafion feule
fcroit fon principal levier yfa furveillance sexerceroitd'unè
manière générale & fraterhelle/à !'abri des .panions, d«
vues individuelles, & fans tèurmenter petfonné il en-
courageroit la vcrtu il exciteroit pour. elle une noble
émulation il travailleroit plutôt à préparer les nouvelles
générations i des habitudes plus conformes au régime'
de la liberté jXiï n'inquiéteroit d'aucune manière celle ui
a maintenant contrat fon pli & fe^ befoïnsj il donne.
roit aux fonâionnaires publics une il
referait le lien des ex-
trémité, il n'é.arteroit des fondions publiques, que les ci-
toyens inexadts à leurs devoirs, relâché? dans leur con-
fe
dont les fervices faute de confiance
ne pourraient plus être miles.
Il ne s'élève qu'une feule objection qui ait quelque, ap-
'républicains, ton rênes de
ce les' mains
toyeà ils perféetuerom^es bons dans de* temps ou la
opinions liverie», les
3e iako triompher les
leurs j & peut-être tellement 1 ef-
prit pubjic qu'ils puiffent même opprimer la ljberié &
la
J'ai bien médité cette objection, j'en ai fait l'applica-
tion aux temps, aux drconftunccs qui ont puiflamment
contribué à égarer les cfprils fur cette queftion; & tou-
jours, malgré cela, & aaffi plein qu= ytxïom* du dehr-
du peuple établie fur des baies
latces'&'foli.l«, fur des ihftitatioHS qui ne Uiflèm point
de moyens d-: l'éluder je fuis revenu prédfcmeat
pour cela mime, à l'avis que je foutiens.
n'eft-pas lufcé]..tible d'Être envifagée fous on joar défa-
eft celle" que des effiis aveuglés ne'
puiiler/L concuuraier,.au nom même de la
faite pour
A 3
leur avantage ? J'en-'appelé dpnc du jugement des ami*
de la liberté, qui ont condamné la cenfurc & toute cen*
trâité pour répandre & les lumières; j'en
appelle, dis-je à un jugement .plus peine
(*) 'Jean-Bon
dans fon' opinioa fur linlu-uiiion publique.
J. P.Piaqu'
a donne, au mois de mars dernier, d.es rijVions tris-iâges
fur la 'psc.eflicc,-dans kî circonit.-i.ices de diviiion & dr-trou-
Mes, où nous érions dts lôrs, d infikuer parmi nous h ce-iAirc
publique de liquéfie Tê's> peuples ks plus libres nous donnent
retirèrent tous tant d'avantages.
îTpàfoît d'après Plutarque, Vie de Faul -Emile, que le. ten.«-
feurs furéart Établis à Rome, au nombre de deux 31 ai:
après fa fond.ition." Il y avoit des fous-cenR-)>rs jufques même
dans .les colonies, ce qui eft bien remarquable. Cette niagif-
trature qu'on appela aufîî préfccii.retd-'s mxnrs fut une d'es
,plus confide'rscs. Marcuï-Cenforiiuis y fuir deux fois appelé ma»
il fit lui-même, porter la loi qui défendit que perfonne y ar-
.r'vâfplus d'une fois dans fa vie. Nous pouvons aujourd'hui
/ingulièrement perfeftionner cette inftitution; &• je la crois
.alors bien préférable à l'établifloinenï
du piupld 'dont notre collègue L. J. Prandle 'vient de nous
donner -riiee ingen^eufe. Car IVtablift'mrent de ce tribunal,
qu'il place dans une aflemblée reprcfcniatiye les fonftions qu'il
lui attribue., & la -manière 'dont il voudrait les lui faire exer-
cer, me ferpient redouter des cbpcs, des rirnlitcs d'influence
eu de pouvoir qui fe 3évclippcroient fuivaunt entre elle &
fortis de l'ancien régime nous prenons facilement peut
de quoi que ce foit qui parbît lui reflèmbler dans le nou-
veau. Cette jaloufie exceflîve pour la liberté, eft très-bonne
dans le il ne faut pas, dans la conduite,
qu'elle nous écarte du véritable chemin que la nature de»
la liberté nous tracent également.
Que peuvent faire de bon, de grand de régulier les
hommes en' mafle & même individuellement, fans un
centre à leurs mouvemens à leurs' à leurs fen-
Ce n'eft jpas la centralité de l'ancien régime qui
en faUoitJe vie mais étant pofée, alle ne p.ouvoit
être que perrudeufei & en beaucoup de chofes, le vice
l'Aflfemblde législative ou les autres autorités eonftîtuée*. La
confciençe d'une nation peut-elle d'ailleurs jamais fe repreen»
ter ? Je ne le croit pas. Il eft bien préférable, dans les occa-
fions où il :faut de la faire refïbrtir du vora
feul des alieïinlées primaires. perchons donc pas des.
moyens extraordinaires, pour déjouer 1m eompl/* de l'ambition
& de l'intrigue il vaut mieux recourir aux remiers princi-
/& l'inftruftion & quand la focicté feule, entièVe doit de(;¡-
der certaines queftions, il eft plus naturel d'avoir un mode de
voter & de recueillir facile & fi pro.opt,
qu'il donne 'e moyen deronfuker tous les citoyens, fans craindre
d» les troubler ou de les fatiguer. C'efi à cela que je voudroii
qu'on s attachât uniquement comme au pivot même de la
^berté,
A4
en effet celle de la morale & de rinftru&ion? Y avoh-tf
un fyftêmé pour ces eux objets importans ? Non fans
do-ite; s'il en avoit, iPne pouvoit qu'êti-e vicieux Se
.remis à dos mains ntceiïairement perfides.
Mais aujourd'hui conteftera-t-pn que c'efi: au peuple-
français lui-même, adopter un fyftême ,dans ces parties,
comme dans les autres ? Quand il aura trouvé le Inca-.
leur,' n'eft-ce -pas à la .Ration, pour le mettre en mou-
vement, d'y placer de. bons rouages -de. les furveillet
enfuite de les changer aufli fréquemment qu'il fera
néeeflàire enfin de les fufpendre quand ils iront mal
Auili foutiens-je qu'il cft aborde de vouloir qu'il laiffe
ici fes intérêts au hafar'3, pour des craintes puériles d'a-
bus qui, dans toutes les autres parties, pourraient aufli
être prétextés & empêcher de rien établir. Que petit
avoir à craindre la nation de l'influence de fes cenfeuts,
fi etle les renouvelle fouvent, fi elle fe réferve à elle feule
de les cenfurer eux-mêmes & de les deftitucr â la majo-
rité des ftffèmblées primaires qui les auront élus, ou pat
des éleveurs, leurs délégués, fi elle- aime mieux le tour
attribuer ?
Apres cela, pourquoi des àmis de la liberté veulént-fit
que les mœurs, "étant un objet ri important pour le. bon-
heur du peuple, l'amélioration de la fociété e h pet-
feftionde lefpcce-, qus la conduite exemplaire desfoac-
s
d.
maintenir la liberté & de paix & la
corde 'dans la République <pe la vérité,
le"
cachée
amis de la liberté, qui;;
agir par
xneme, comme un individu?. Je ne faurois le concevoir;
& comme je ne doute pas de la pureté des intentions.
ne puis attribuer qu des préjuge!
que nous ayons différé dans un point auffi cflèniicl. Ils
n'ont pas vu, & je tie puis nj'empecher de le regrettet
infiniment •, ils n'ont pas vu qu'un peut la -moral?
les mis depuis long-tem.
comnie on le ^ouvoit, erîtt'e les- mains de vrais patrie»-
tes d'hommes vertueux & éclairés aurait fa.uvé k
peuple .de plufieurs- mouvemens révolutionnaires que
des partis ont au l'étaient pas du;
̃ tout j à la caufe de -la liberté car', comme la foudre n'ai-
pas toujours le fer3 ils ne raniment de même pas
.toujours le patriotifmei mais? au contraire, ils paraly-
fent, ils détruifent fouvent les parties du corps polm-
parcourent,
par,
des raifôiincmens que je crois à l'?bri de toute 'répli-
que (i). Son analogie parfaite, que j'ai montrée, -avec
flic femblerôit feule une démonftraticn aii-dcfius de tontes
les cbjsAioiïS- qui lui font faite-; -mais il s'y 'joint enuTùc
tant de raifpns même des ehofes
que je me perfuade qu'on' fêta la fin frappe dé fa ne-
cefiité.
Plus la morale j& l'inftruffion font importantes plus
l'influence qu'on peut y prendre cfi: decojoféqifcncc plus ̃̃
il y a de .motifs ce ripe fenibje pour ne tos les aban-
donner au hafaid à qui veut les entahir.^Chacun en
effet, même parmi les plus patriotes ici, piu éclairés,
ne peut ord;r,air-juicr.i ̃ fortir de (on mopre ce;:cïÇjQjj*ffd
on.. agît individuellement, on ne fonge cp'.r.mur.cnîcm
,qui ibi-mciiic; on sVrTwrce- d'inmitneer l'o^îiîiion publi-
.que-& les nicruis pénéiales feule maniée conforme
à les opinions & fes préjugés*; trop fou vent même on.
Vovcls le tl.ilours qui pricidc devoirs
de' f homme} des principes
que j'ai prp.ptffije dernièrement "Conveïiii'Qn. Voyez au/Ti
biicams en cbr.facrant unn de'c'dration des devbifs de thomms
des principes muxhries di fa 'morale univerfelle. Ces deuxecfijs >^
fe trouvent il l'imprimerie jnàtJdJ?alç« le çîii'.ceri;lè
rue du friiijeaigj
IO
ne ceux de fes
amis ou du parti auquel on tient Auffi, je, dois le dire,
je vois bien peu de perfonnes dans les queftions qui s'é-
P-vent, raifonner & agir avec l'impartialité aéceffaire pouc
être jufte, pourfaifir la vérité & fervit véritablementla
République. Qui eft-ce qui a toujours le courage d'offrir
qui eft connu, décide
par la véritable notoriété publique ou la taifon étemelle,
& de préfcnter enfuke, fans paffions, les divers avis de
tous tes citoyens, fu*>ccqui eft encore problématique,
pour que la majorité éclairée, bien inftruite, qui a droit
de prononcer, décide véritablement, en dernier léfultat,
d'après fa propre Se feule CONSCIENCE ?
Si les choies fe paffent d'une manière toute contraire
qu'on réfléchifTe aux facilités qu'ont les ambitieux &
les ennemis de la République, pour la troubler dans le
fens de leurs vues particulières; ceux-ci, à force de l'a-
giter, pour la calomnier aux yeux même de fes enfans;
ceux-là, pour renverfeï leurs rivaux & prendre leur place.
Que n'eft-il pas, à ces deux égards, réfulté de déplo-
table pour la République de ce que chacun, fuivant fti
préjugés & tes paffiqns a pu influer fur l'opinion & les
mœurs, avec une-fotce, un fuccès capables de produ««
de ttès-grands troubles? Si Ion ypenlc bien, on regret-
tera fans doute que perfonne n'ait encore été chargé da
les IurveiUer> non pour un paru, pour des individu*.
II
périence i faut-il que nous attendions maintenant de nou-
velles épreuves ? N'eft-ce pas encore aujourd'hui les paf-
fions les préjugés individuels qui, après avoir reproché
â d'autres une influence pcrnicieuiè s'efforcent d'en exer-
cet une, à leur tour, qui, ne ratant en partie que de
la violence & de la réduction, ne peut avoir que les
mêmes effets, qu'un même réfuliat? On eft donc bien
autorifé à croire que des fonctionnaires Çhargés de veiller
aux vrais intér"ets
dans qui a rapport à l'inftruâion, aux lumières & aux
mœurs, font auflï néceffaircs que ceux qui font établis en
chef pour les autres parties.
Il faut nécefïàirement une cenfure qui rompe ces paf-
fions, qui brife ces préjugés & les empêche de femer le
trouble & le défordre, comme elles dont Que trop fah,
dans la République; ils faut un centre pour faire con-
noître, pour encourager ce qui véritablement en cft di-
gne, pour répandre les lumiéres, c'eft-à-dire ce qui eft
jugé & reconnu bon, non par des individus ou une co-
terie, mais, par laraifon univerfelle, par tous les hommes,
tous les âges tous les pays, & pour donner enfuite, avec
égalité, fur le refle, toutes les opinions. Il faut ce centre
de la morale, des lumières & de l'inftruclion, pour ga-
cantir la liberté des citoyens qui ont un droit égal 1
xmettre leurs penfées, à les préfenter à tous leurs frè-
ws Se à connoîtie celles que chacun croit devoir offrit
Sans unité comme je l'ai que, peut-on faire î
Dans l'ancien régime il n'y avoit qu'un féal point d'u-
nité & outre qu'il étoit indépendant du peuple il étoit
encore inamovible. Dans une République, il en eft plu-
fieurs. Là, dans toutes les parties, les fonctionnaires pu-
(i> Voy-z la démoniration de ces propofitions- d;.riâ lads-
fenXc la la communication
des trouve a l'imprimerie du Cercle focial.)
c/fut'conirc h defpotifiiie & Tarifrocratie que je l'écrivis. Par
tout point, pour dJ'tndre cent partie de n« libertés, contre les
envaHremeiis que font far elle des patriote» dont je ne foup-
les lumières ?, Amis de la liberté, voyez
donc vos t-r-nrs; înirnale nifeorde, qui feule les a égares,
combien ne «Joit-on p« te lAïri Ah qu'ils foient donc touchés
biics ne font que les- parties,
,'par la nation qui la tient perpétuellement dans fes ma
Si qui la modifie comme il lui plart.- Si un centre k
eft
les hommes clui y
peut-on trouver entre
ment .peut-on, dans deux hypothefes fi différentes, Me
pas voir -que les réfultats doivent ctre totalement con-
Maires'
Mais admettons pour un moment, ce que je ne croîs
pas, la poflîbilité que ta corruption fc gliffc plus faci-
lement dans le point central dont je maintiens que la
République a le plus preffant befoin. Quelle compara ifon
y a t-il entre l'inconvénient général des intitulions hu-
maines les meilleures qui clt d'être fufceptiblc d'abus,
& celui incalculable, qui doit réfulter du défaut dWa-
̃nifation ou de centralité & de furveiilancc de la morale
de de parties fi cf
fentielles
Dans ce terrible moment où une fatalité déplorable
fecôuoit la: torche d'un fanatifme nouveau, intimidoit les
bons efpnts, aveuglait Ls bons citoyens, Se remplifHjit
chaque point de la République d'un horrible e-<ct-T!p! &
d'invitations facrilèges au nom de la patrie à l'imiter •
(Puifis tout l'éclat de la fa-
14
che malheureufement trop étendue fut laquelle l'humanité
Dans ce
moment, d'horreurs plus terribles encore le
devenues l'unité de la
République .se la dont les enfans fe
centre qu'on
l'aveu de tout le
de fignalés fervices, navoit pas exifté
pour déjouer un le plus
,plot Heurcufement jl avoit rallié dans tous le* dépat-
temens une multitude de patriotes, autour de l'autel raclé
de la patrie. Des hommes courageux
amis de la République), lifoient depuis plufieurs mois,
gratuitement, à leurs concitoyens les écrits que des in-
• dividus d'abord, l'ÂfTemblée légiflative enfuite, &U
Convention après ,/érent adreflèr aux départemens. Ces
écrits impartiaux indépendans, où refpiroient alors Pu-
nion des amis délia liberté, avec le plus ardent patrio-
tifme & l'humanité la plus éclairée couvroient heureufe-
ment la France cbtière-,& les efprits éclairés par ces foins
prefque fortuits, nf fuivîrent par-tout, que l'impulfionfacrét,
qui les appeloit ux frontières, la défenfe de la patrie
& l'améliora 'on de l'ordre focial, par- des loisfages,
vigeureufes, mais point inhumaines.
Cet exemple montre aux hommes juftes, l'utilité, I*
̃♦ nécefllté d'un pdim central qui répande chaque tout la
lumière pure, ^ui, comme le foleil éclaire le monde,
"$
doit tout nom
& pour fesfeuls intérêts, afin que perfonne ne puifle, par
fintrigue, par* le zèle faux ou exagéré, entraîner les ci.
toyens dans des égaremens funeftet., & pour que ceux
qurveulent fincèrement le bien, aient un fanal certain
qui, tant les guider, du moins répande devant eux la
lumière.
si les faites de l'égarement de l'opinion peuvent être
,très-déplorables, quand feulement les individus fontîaif-
fes leurs propres fuggeftions feules dé
leurs pailions & de leurs préjugés, ils deviendroient bien
autrement aedoutables fi fous quelque prétexté, ces in-
dividus tournoient au profit de leurs devins les moyens
même de la nation. Alors, s'ils répand?ient avec ces
moyens extraordinaires, qui font au-deflus dès-forces com-
munes, leurs propres préjugés & leurs paillons, il ne
pourroit en réfulter, pour la République,, que les plus
grandes agitations des déchiremens ou bien même,
ce que l'on prétend éviter & où l'on court évidemment
fans s'en appercevoir une fédmftion générale & I'af-
ftrvifTemcnt, ou de nouvelles infurredions, s'il reftoit en-
core quelque énergie,
Faute d'une organisation précifè pour un objef aufli
important, fi ceux qui furent conduits d'abord par un
zèk véritable à l'exploiter, fle qui rendirent des fervices
fignolés avant le 10 août, avant que des décrets les y

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