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Centurion, le règne du mal

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114 pages

Lorsque le Père Sébastien est mandaté par Rome pour enquêter sur les mœurs de certains des serviteurs de Dieu qui ternissent l'image de l'Eglise catholique, le jeune homme ne soupçonne pas que les évènements vont l'emmener très loin : quel peut bien être le lien entre les exactions nazies et la tentative de meurtre d'une jeune et belle archéologue par un prêtre, qu'on croyait lui-même décédé quelques années auparavant ? Aidés du capitaine Ricot et de son équipe, nos héros vont découvrir l'impensable...


Notre avis :

Une incroyable aventure mêlant agréablement suspense, mystère et action, sans oublier l'élément incontournable, cher au genre : le frisson amoureux.


Le second roman de Franck Cerqueira "Le sourire de Sarah" est disponible sur www.edifree.com


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 © Éditions l’Éditeur Indépendant – 2007

ISBN : 978-2-332-72542-4

Dépôt légal : Octobre 2007

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

Préface

Durant la Deuxième Guerre mondiale, les Allemands nazis effectuent dans les camps de concentration des expériences sur des milliers de personnes, et plus encore sur les Juifs. Ils font toutes sortes d’horribles séances sur les contaminations bactériologiques, chimiques, expériences d’exterminations massives par inoculation de virus recueillant ainsi des milliers de résultats. Les avancées technologiques de leur armée sont stupéfiantes dans bien des domaines.

Au sein de l’armée allemande une cellule secrète dirigée par des savants nazis expérimente sur des centaines de femmes juives la possibilité de clonage humain afin de créer une armée secrète dont les soldats seraient la copie conforme de tout être vivant. Le but est d’infiltrer chaque pays et ainsi de pouvoir exterminer les races inférieures sans être accusés d’anéantir des générations d’êtres humains et effaçant toute trace vivante de leurs expérimentations par les fours crématoires.

Les services secrets américains infiltrent cette organisation secrète et s’emparent de renseignements précieux. Le débarquement de Normandie et la fin de la guerre mettent au grand jour les horribles exterminations et expériences que les nazis ont effectuées dans les camps de la mort. Les recherches effectuées par les chercheurs nazis intéressent les Américains qui offrent de recueillir certains savants allemands afin de profiter des résultats de ces nombreuses expériences. Les Américains feront une avancée prodigieuse et commencent leur conquête de l’espace. Mais, dans l’ombre, en secret, l’armée américaine lance un programme de clonage avec la complicité des savants nazis à qui ils ont promis l’asile, une nouvelle identité, une nouvelle vie.

 

Ce programme a pour nom de code « CENTURION ».

 

Aucune cause ne mérite un tel sacrifice ! Malheureusement ceux qui déclenchent les guerres ne versent pas leur sang sur les champs de batailles. Pourtant, des milliers d’hommes sont morts pour sauvegarder notre liberté et notre identité. Nous devons tous nous en souvenir, mais hélas ! la soif de pouvoir de certains d’entre nous est plus forte que tout ! Y compris la mort.

Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les Américains se posent en rempart contre les états dont les régimes politiques multiplient les injustices et la dictature, justifiant ainsi leur présence dans le monde, multipliant les terrains destinés à tester toutes sortes d’inventions en toute légalité, leurs premiers tests réels furent « Hiroshima et Nagasaki ».

 

L’histoire qui suit n’est que pure fiction. Pourtant, les guerres et les crimes qui y sont perpétrés relèvent bien de la réalité. C’est à chacun d’entre nous de trouver sa vérité, de prendre conscience des atrocités que nous sommes capables d’engendrer. Demandez-vous où est le mensonge, où est la vérité ! Et si la fiction était réalité…

Désert du Nouveau-Mexique, base américaine de Roswell 

 

Les recherches des savants allemands,  résultat de cinq années d’expériences sur des humains, doivent impérativement rester secrètes et ne doivent éveiller aucun soupçon. L’ingéniosité de l’armée américaine entre alors à son apogée. Profitant du partage de certaines découvertes en matière d’armement, certains savants allemands sont livrés aux mains des Soviétiques. Le plan de l’armée américaine consiste à faire croire à l’Union soviétique que son désir est de devenir la nation la plus avancée en technologie militaire. Jouant sur deux tableaux, l’arme bactériologique et la conquête de l’espace, en vérité le but des Américains est déjà établi. Ils sont très vite conscients de l’enjeu du clonage. La ruse consiste à faire en sorte que tout le monde s’intéresse au phénomène ovni et en particulier l’apparition d’un engin non identifié à Roswell.

Ils inventent le mensonge le plus redoutable de ce siècle : la capture d’un vaisseau spatial et d’un extra-terrestre laissant ainsi l’illusion qu’ils possèdent maintenant une technologie inconnue sur terre. La fabrication de nouveau type d’avions pour l’armée Américaine, permet durant les essais d’affoler les populations, sans le moindre soupçon les gens confirment l’existence d’engins volants non identifiés. Dans les esprits du monde entier il se passe quelque chose d’étrange à Roswell. Ils peuvent ainsi, dans le plus grand des secrets, opérer en toute tranquillité. Les Russes tombent dans le piège et commencent alors la course aux étoiles.

 

Les services secrets américains forment une unité ultra-secrète qui peut ainsi financer et avancer le clonage, laissant volontairement de l’avance aux Russes. Afin de ne pas éveiller leur méfiance, mais tout en exerçant une pression pour relancer le processus, « Gagarine dans l’espace mais Armstrong sur la lune ». Pendant que les Russes pensent « espace », les Américains, eux, voient plus loin beaucoup, plus loin ! Les époques se suivent mais ne se ressemblent pas, la guerre du Vietnam et Cuba mettent un frein aux financement des recherches, ces conflits alimentés en armement par les soviétiques, poussent les États-Unis à combattre sur tous les fronts laissant la porte ouverte aux malfrats de toutes espèces, les services secrets américains sont remplis de gens assoiffés de pouvoir, infiltrés à leur tour par une secte aux ordres d’un être démoniaque voulant s’emparer du projet Centurion.

 

***

 

Un jeune prêtre français du nom de Sébastien Vernier, en voyage aux États-Unis, se retrouve au milieu d’un séminaire sur les nouveaux modes de communication. En ces années difficiles, la religion chrétienne n’est plus beaucoup pratiquée depuis maintenant plus de dix ans. L’image de la religion est ternie par des scandales redoutables de prêtres pédophiles et vivant dans le mensonge avec des compagnes, ou sont parfois homosexuels. Sébastien, lui, est chargé par ses supérieurs de comprendre et de redonner une image respectable des hommes de Dieu. Dans ce but, Sébastien doit rencontrer les victimes et les prêtres mis en cause, emprisonnés, révoqués, mis au ban de la société.

Jusqu’à ce jour, aucun n’a survécu : ils sont tous morts souvent par suicide. Sans doute contraints par la honte et la pression qu’ils ne supportaient plus. Mais une question hante Sébastien : le suicide n’est pas chez un prêtre un acte de grande foi. Ainsi, il faut bien reconnaître que ces disparitions alimentent les  scandales. Tenter de comprendre, de trouver une réponse est la quête de ce prêtre. Le séminaire sera l’occasion de rencontrer d’autres confrères et de pouvoir chercher un début de piste, une trace et justement, aujourd’hui, Sébastien va rencontrer un pasteur dont le frère fut lui aussi considéré comme criminel car il a été accusé de tentative d’assassinat sur une jeune femme. Une affaire si dramatique que le coupable en est mort dans d’atroces conditions qui demeurent bien étranges.

 

Dans la salle, évêques, cardinaux, pasteurs, prêtres et autres hommes d’église sont réunis afin de donner des directives, tenter de comprendre ce qui se passe, ce qui peut pousser un représentant de l’église à rompre un vœu sacré. Il faut reconnaître que la religion n’est plus au centre de la vie, la fréquentation des églises et des cathédrales est en chute libre depuis les années soixante-dix, et, il faut bien l’avouer, dans notre société, devenir prêtre n’est pas le rêve idéal. Ces hommes et ces femmes qui consacrent leur vie à Dieu en se donnant sans compter pour servir les plus malheureux, ils ne sont guère nombreux. Même au sein du Vatican, les affaires nuisent gravement à l’image de Dieu : crimes, argent, scandales divers, tout ceci ne représente pas la foi en notre Seigneur, enfin ! Dieu n’a pas sacrifié son fils pour voir l’humanité se détourner de lui pour ne plus honorer que l’argent et le pouvoir avec toutes ses dérives ! Il faut comprendre, aider, pardonner, et retrouver cette foi qui pourra tous nous emmener sur le chemin de la paix. Paroles et prières se succèdent tout l’après midi. La clôture de ce séminaire s’effectue dans le calme et l’inquiétude, la peur du devenir, le doute quant à l’issue finale de tout cela. La politique est devenue bien cruelle, ces mots résonnent dans la tête de Sébastien quand il arrive sur le parvis du bâtiment où il rencontre le pasteur Richard : « Il faut que je vous parle mon père, je viens de France, je suis Sébastien Vernier ». La discussion prendra le reste de la soirée, environ trois heures, où Sébastien apprendra du pasteur Richard qu’il ne reconnaissait plus son frère, tout ce qui était souvenirs en commun était tabou. Ils ne pouvaient plus partager le moindre récit, la moindre tentative de discussion était impossible, comme s’il désirait éviter toute conversation.

Pourtant, des souvenirs, il y avait de quoi en écrire un livre ! Ils avaient décidé de devenir prêtres pour consacrer leur vie à Dieu, forts d’une foi imperturbable et bien ancrée. De leur père pasteur, il conserverait la foi intacte en l’amour de son prochain et de Dieu. « Je ne le reconnaissais plus ! Ce ne pouvait pas être mon frère ! C’était un autre homme ! ». En prononçant ces mots, le pasteur s’écroula dans des sanglots courts mais peu retenus, comme cela doit être difficile pour cet homme de reparler de tout ça.

Sébastien apprit aussi que ce prêtre avait de lourdes charges. En effet, détaché au Vatican, il effectuait des recherches sur la disparition de centaines d’objets religieux dérobés par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale et plus spécifiquement sur les objets pouvant servir aux rituels des prêtres exorcistes. C’est après un voyage sur d’anciennes colonies anglaises qu’il serait revenu complètement changé.

La discussion se termina, chacun prit congé de l’autre. Cette journée avait été éprouvante et longue. Lorsque Sébastien arrive à son hôtel, la nuit est calme et tranquille, chargée de sentiments divers : inquiétude, peine et désarroi devant de si tragiques évènements.

 

La journée promet d’être bonne, soleil et ciel bleu sont au rendez-vous. Ce pays est immense, il a un peu de temps pour, au moins, visiter la ville, après le déjeuner. Il y a quelques rendez-vous ce matin : tout d’abord la famille de Carole Burton, la jeune femme qui a accusé ce prêtre d’avoir tenté de la tuer. C’est une dure épreuve qui attend Sébastien mais le courage est une de ces nombreuses qualités. En effet, s’il est ici aujourd’hui c’est bien pour ses aptitudes et compétences en philosophie et études psychologiques qui font de lui le candidat idéal pour tourner l’église vers l’avenir. Un prêtre reste avant tout un homme.

La fin d’après-midi se termina dans un bonheur indescriptible, ce pays immense et démesuré où tout y est géant, énorme et impressionnant, étalant la puissance et la détermination volontaire de tous ses habitants, un sentiment étrange parcourt le corps de Sébastien, dans les rues de la ville il se sent si petit, devant la majesté de ce spectacle il ne peut s’empêcher d’éprouver de la fierté, que c’est bien d’être un homme, nous sommes tellement capables de merveilles.

C’est vers dix-huit heures que Sébastien sonne à la porte des Burton. Une femme séduisante et élancée, cheveux blonds, une expression inquiète qui indique quelle n’attendait personne et encore moins un prêtre ! C’est avec respect et sagesse que Sébastien doit aborder la discussion car la moindre faute ou allusion de mauvais goût ne serait pas la bienvenue. Diplomatie et philosophe, Sébastien doit faire preuve de courage car il va falloir affronter les regards dégoûtés de toute une famille déchirée par un drame affreux, perpétré par un homme d’église représentant la vérité de notre Seigneur. « Sur le chemin de la vallée de l’ombre, Dieu est la lumière, la foi et son amour guideront tes pas, par Jésus le Christ notre Seigneur ». Cette prière, murmurée dans sa tête lui donne la force d’entrer. Après un contact tendu, plein de suspicion et d’inquiétude, le dialogue s’est engagé. Il faut un peu plus de deux heures pour pouvoir parler à Carole, très effarouchée et peu bavarde. Sébastien apprendra que la jeune fille fit la connaissance du pasteur sur un site archéologique d’une des premières églises, fondée dans les anciennes colonies, quelque part au large des Bermudes. Elle collaborait alors à des recherches sur le site. Elle était étudiante et bénévole lorsqu’elle mit à jour un tombeau chrétien, orné d’une multitude d’objets religieux étranges et inconnus jusqu’alors. On fit appel au prêtre pour tenter de trouver leur signification, mais le plus intriguant était la présence d’une croix gammée qui semblait être gravée sur les parois du tombeau. Cette découverte unique avait attiré de militaires et autres scientifiques qui affluaient de toute part.

Cette île fut occupée pendant la Deuxième Guerre mondiale par les Allemands, base secrète, comme savaient le faire les nazis. On y avait découvert quantité d’objets de culte, des pièces où l’on pratiquait des sacrifices et un médaillon avec deux éclairs qui semblaient être les symboles des SS. Une découverte datant de 1944 : celle d’un corps dans un cercueil. « On a parlé de la dépouille d’Hitler ! Mais j’ai voulu voir ! ». La jeune demoiselle semblait abattue. Sébastien comprit qu’elle était terrorisée, que le secret qu’elle portait en elle lui semblait peser soudain très lourd. « Mon père il faut que vous sachiez ! Je l’aimais ! Je l’aimais de tout mon cœur ! Ils l’ont tué ! Ces salauds l’ont tué ». Abasourdi par ce qu’il vient d’entendre, Sébastien reste stupéfait. Puis Carole se mit à parler de ce qu’elle avait vu dans le tombeau ! Le corps d’Adolphe Hitler en personne et parfaitement conservé. Autour de lui, des objets lui appartenant puis un autre corps, celui-là très étrange : mi-homme, mi-monstre, un glaive planté dans la poitrine, figé dans la pierre sur un autel sacrificiel. Un garde était sur le point de la surprendre, lorsqu’elle eut la présence d’esprit de se cacher. Un général américain et deux autres hommes firent irruption dans la pièce du tombeau. Ils se mirent à parler en allemand, puis exécutèrent un salut nazi devant les corps. Avec un accent américain redoutable, ils se mirent à parler du Père Richard, proférant qu’ils n’avaient pas confiance en lui, qu’il ne fallait prendre aucun risque.

Elle confia alors à Sébastien : « C’est là qu’un soldat est arrivé en courant avertir le général ! Il a dit que le prêtre était entré en secteur quatre et qu’il...