Analyse raisonnée de l'histoire de France

De
Publié par

Nouvelle édition de Analyse raisonnée de l'histoire de France de Chateaubriand augmentée d'annexes (Biographie). L'ouvrage a été spécifiquement mis en forme pour votre liseuse.
— Naviguez par simple clic de chapitre à chapitre ou de livre à livre.
— Accédez instantanément à la table des matières hyperliée globale.
— Une table des matières est placée également au début de chaque titre.

A PROPOS DE L'ÉDITEUR : Les éditions Arvensa sont les leaders de la littérature classique numérique. Leur objectif est de vous faire connaître les oeuvres des grands auteurs de la littérature classique en langue française à un prix abordable tout en vous fournissant la meilleure expérience de lecture sur votre liseuse. Tous les titres sont produits avec le plus grand soin. Le service qualité des éditions Arvensa s’engage à vous répondre dans les 48h. Retrouvez tous les titres sur le site internet des éditions Arvensa.
Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 7
EAN13 : 9782368411643
Nombre de pages : 431
Prix de location à la page : 0,0007€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois
ARVENSA ÉDITIONS Plate-forme de référence des éditions numériques des oeuvres classiques en langue française
Retrouvez toutes nos publications, actualités et offres privilégiées sur notre site Internet www.arvensa.com
©Tous droits réservés Arvensa® Éditions 8 bis rue d'Assas, Paris 6ème
ISBN Epub : 9782368410189 ISBN Pdf : 9782368410424
Page 2
Copyright Arvensa Editions
NOTE DE L’ÉDITEUR
L’objectif des Éditions Arvensa est de vous faire connaître les œuvres des plus grands auteurs de la littérature classique en langue française à un prix abordable, tout en vous fournissant la meilleure expérience de lecture sur votre liseuse. Nos titres sont ainsi relus, corrigés et mis en forme spécifiquement. Cependant, si malgré tout le soin que nous avons apporté à cette édition, vous notiez quelques erreurs, nous vous serions très reconnaissants de nous les signaler en écrivant à notre Service Qualité :
servicequalite@arvensa.com
Pour toute autre demande, contactez :
editions@arvensa.com
Nos publications sont régulièrement enrichies et mises à jour. Pour bénéficier d’une version toujours actualisée de cette édition, nous vous invitons à télécharger la prochaine mise à jour lorsqu’elle vous sera proposée. Nous remercions aussi tous nos lecteurs qui manifestent leur enthousiasme en l’exprimant à travers leurs commentaires.
Nous vous souhaitons une bonne lecture.
Arvensa Editions
Page 3
Copyright Arvensa Editions
LISTE DES TITRES
Page 4
Copyright Arvensa Editions
ARVENSA EDITIONS OTE DE L’ÉDITEUR
ANALYSE RAISONNÉE DE L'HISTOIRE DE FRANCE
LES RUES DE PARIS REVUE DES ROMANS BIOGRAPHIE
ANNEXES
Page 5
Copyright Arvensa Editions
ANALYSE RAISONNÉE DE L'HISTOIRE DE FRANCE Depuis le règne de Klovigh jusqu’à celui de Philippe VI, dit de Valois.
François-René de Chateaubriand
(1826)
OEUVRE HISTORIQUE
Retour à la liste des titres
Pour toutes remarques ou suggestions : editions@arvensa.com Ou rendez-vous sur : www.arvensa.com
Page 6
Copyright Arvensa Editions
Table des matières
Première race Deuxième race Troisième race Hugues Capet. 987-996 Robert. 996-1031 Henri Ier. 1031-1060 Philippe Ier. 1060-1108 Louis VI. 1108-1137 Louis VII. 1137-1180 Philippe II. 1180-1223 Louis VIII. 1223-1226 Louis IX. 1226-1270 Philippe III. 1270-1285 Philippe IV. 1285-1314 Louis X. 1314-1316 Philippe V. 1316-1322 Charles IV. 1322-1328 Féodalité, Chevalerie, Education, moeurs générales des XIIe, XIIIe et XIV siècles Chevalerie Education Moeurs générales des XIIe, XIIIe et XIVe siècles Philippe VI, dit de Valois. 1328-1350 Vœu du Héron Perte des Français au combat naval de l'Ecluse. Godemar Du Fay. Cause des éprises dans ces guerres du XIVe siècle Guerre de Bretagne. Les Bretons
Page 7
Copyright Arvensa Editions
Siège de Hennebon. Jeanne, comtesse de Montfort. Aventure de Gauthier d Mauny et de La Cerda Amours d'Edouard III et de la comtesse de Salisbury Chute d'Artevelle Invasion de la France par Edouard Reddition de Calais Mort du roi Philippe VI Jean II. 1350-1356 Du roi de Navarre Les trois Etats Bataille de Poitiers Jean II. 1356-1364 Charles V. 1364-1380 Charles VII. 1422-1461 Louis XI. 1461-1483 Charles VIII. 1483-1498 Louis XII. 1498-1515 François Ier. 1515-1547 Henri II. 1547-1559 François II. 1559-1560 Charles IX. 1560-1574 Henri III. 1574-1589 Henri IV. 1589-1610 Louis XIII, Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. 1610-1793
Page 8
Copyright Arvensa Editions
Première race
Qu'étaient devenues les trois vérités de l'ordre social quand l'empire d'Occident s'écroula ? La vérité religieuse avait fait un pas immense : le polythéisme était détruit, et avec le dogme d'un Dieu s'établissaient les vérités corollaires de ce dogme. La vérité philosophique était rentrée dans la vérité religieuse comme au berceau de la civilisation. La vérité politique avait suivi les progrès de la vérité religieuse. Les destructeurs du monde romain étaient libres ; ils trouvèrent sur leur chemin une société organisée dans la servitude : la jeune liberté sauvage s'assit d'abord sur cette société, comme le vieux despotisme romain l'avait fait : des républiques militaires, frankes, burgondes, visigothes, saxonnes, gouvernèrent des esclaves à l'instar des anciennes républiques civiles, grecques et latines. Voilà le point où avaient abouti les faits nés du choc des générations païennes, chrétiennes et barbares, à partir du règne d'Auguste pour arriver à celui d'Augustule. Maintenant les trois vérités fondamentales, combinées d'une autre façon, vont produire aussi les faits du moyen âge : la vérité religieuse, dominant tout, ordonnera la guerre et commandera la paix, favorisera la vérité politique (la liberté) dans les rangs inférieurs de la société, ou soutiendra partiellement le pouvoir dans des intérêts privés ; elle poursuivra avec le fer et le feu la vérité philosophique, échappée de nouveau du sanctuaire sous l'habit de quelque moine savant ou hérétique. Ainsi continuera la lutte jusqu'au jour où les trois vérités, se pondérant, produiront la société perfectionnée des temps actuels. J'ai dit que l'empire romain latin était devenu l'empire romain barbare un siècle et demi avant la chute d'Augustule. Cet empire mixte subsista plus de quatre siècles encore après la déposition de ce prince. Les Franks, les Bourguignons et les Visigoths en Gaule, les Ostrogoths et les Lombards en Italie, furent des possesseurs que les populations connaissaient, qu'elles avaient vus dans les légions, et qui, soumis à leurs
Page 9
Copyright Arvensa Editions
lois nationales, laissaient au monde assujetti ses moeurs, ses habitudes, souvent même ses propriétés : une religion commune était le lien commun entre les vaincus et les vainqueurs. Ce n'est qu'après l'invasion des Normands, sous les derniers rois francs de la race Karlovingienne, que la transformation sociale commence à frapper les yeux. Il n'y eut jamais de complète barbarie, comme on se l'est persuadé. On ne peut pas dire qu'un peuple soit entièrement barbare quand il a conservé la culture de l'intelligence et la connaissance de l'administration. Or, l'étude des lettres, de la philosophie et de la théologie continua parmi le clergé ; l'administration municipale, fiscale, publique et domestique demeura longtemps ce qu'elle avait été sous l'empire. La science militaire périt dans la discipline, mais l'art de la fortification ne se détériora point, et même les machines de guerre se perfectionnèrent. Il n'y a donc rien de nouveau à remarquer sous les deux premières races, si ce n'est les moeurs particulières des familles investies du pouvoir, l'achèvement de la monarchie de l'Eglise, et les hautes sources qui, comme des écluses, lâchèrent sur l'Europe le torrent des siècles féodaux. Toutefois, deux observations doivent être faites. Le chef du gouvernement était électif sous la race mérovingienne et sous la race Karlovingienne, de même qu'il l'avait été au temps des césars ; mais auprès du gouvernement des Franks se trouvait une institution qui le faisait différer de l'antiquité romaine : des conseils, composés d'évêques et de chefs militaires, décidaient les affaires avec le roi ; des assemblées générales, ou plutôt les grandes revues des mois de mars et de mai, recevaient une communication assez légère de la besogne traitée dans ces assemblées particulières : celles-ci étaient nées de la tradition des états des Gaules rétablis un moment par Arcade et Honorius ; mais elles s'étaient surtout modelées sur l'organisation des conciles. Si l'on veut avoir une idée juste de ces temps, sans y chercher des nouveautés qui n'y sont pas, il faut reconnaître que la société entière prit la forme ecclésiastique : tout se gouverna pour l'Eglise et par l'Eglise, depuis les nations jusqu'aux rois, dont le sacre était purement le sacre d'un évêque. Que les laïques fussent admis à siéger avec le clergé, ce n'était pas coutume insolite : dans plusieurs conventions religieuses, les empereurs romains présidaient, et les grands-officiers de la couronne délibéraient. Nous avons vu des philosophes et des païens même assister au concile
Page 10
Copyright Arvensa Editions
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.