Charmide ou de la Sagesse

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Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 10
EAN13 : 9782368414705
Nombre de pages : 101
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® Tous droits réservés Arvensa Editions 8 bis rue d'Assas, Paris 6ème
ISBN EPUB : 9782368410158 ISBN PDF : 9782368410394
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NOTE DE L’ÉDITEUR
Platon a élaboré sa propre pensée en reprenant le travail de certains de ses prédécesseurs, en particulier Socrate. Son œuvre, presque exclusivement composée de dialogues, est d’une remarquable richesse de style et de contenu. C’est avec plaisir que nous vous proposons dans la présente édition l’intégralité de ses œuvres traduites par Victor Cousin. NB : Les références chiffrées de Victor Cousin figurent dans le corps du texte telles qu’on les trouve dans l’édition originale.
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LISTE DES TITRES
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NOTE DE L’ÉDITEUR
CHARMIDE
Annexes
PLATON SELON DIOGÈNE LAËRCE LA VIE ET L’OEUVRE DE PLATON(Emile Chambry) BIOGRAPHIE DE PLATON SOCRATE
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CHARMIDE ou De la Sagesse
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LeCharmide(ouSur la sagesse) est un dialogue qui appartient à la série dite des « Premiers Dialogues », composés à l’époque où l’auteur était encore jeune. La date exacte est cependant incertaine : certains critiques [480] comme Johann Gottfried Stallbaum le font remonter à la période [481] précédant la domination des Trente tyrans sur Athènes, vers -405, alors que d’autres (la majorité) la ramènent bien plus tard, vers -388, après la mort de Socrate.
Le dialogue est censé se dérouler au début de la guerre du Péloponnèse, vers -430.
La seule science capable d’assurer le bonheur de celui qui la détient est celle du bien et du mal. Contrairement à l’attente du lecteur, et de façon peut-être trompeuse, Socrate précise que la sagesse n’est pas non plus cette science du bien et du mal qu’il vient d’évoquer, puisque la sagesse selon Critias est la science de la science et d’elle-même. Se référer ainsi à une thèse qu’il vient de réfuter est un indice permettant de penser que Socrate, comme il le fait dans d’autres dialogues, identifie bien en réalité sagesse et science du bien et du mal.
Incapable en apparence de parvenir à une définition satisfaisante, Socrate s’accuse d’avoir mal conduit l’entretien et d’être un mauvais chercheur de la vérité. Cet aveu d’humilité ne refroidit pas Charmide, qui demande à devenir son disciple et à recevoir l’incantation thrace censée le rendre plus sage.
D’une très belle construction formelle, le fond du Charmide se révèle cependant assez décevant et superficiel. Le plus grand reproche adressé par les commentateurs vient de ce que le texte semble contredire la doctrine socratique traditionnelle consistant, comme dans lePremie lcibiade et comme le fait même Critias dans le présent dialogue, à identifier la sagesse et la connaissance de soi-même, c’est-à-dire la science du bien et du mal.
Par ailleurs, la méthode utilisée par Socrate pour réfuter les arguments de
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Charmide, puis de Critias, relève davantage du sophisme que de la philosophie, et davantage également de la volonté de vaincre son interlocuteur que de celle de découvrir la vérité. Substituant sans l’expliquer la lenteur au calme dans la première définition, sans examiner ce que la déclaration de Charmide avait pourtant de pertinent, il rejette ensuite la deuxième par le simple argument d’autorité qu’est Homère.
Les critiques y voient le signe que Platon ne faisait que débuter dans sa quête philosophique, et qu’il était encore trop occupé à réfuter les diverses thèses existantes pour élaborer de façon constructive son propre système.
Par ailleurs, les historiens ont pu s’étonner que Platon, habituellement sans concession avec la vérité des faits et des personnages, présente ses parents Critias et Charmide sous des traits aussi élogieux, malgré le rôle trouble qui fut le leur dans l’histoire athénienne. Au-delà de la volonté compréhensible de réhabiliter les membres de sa famille, Platon voulait peut-être également disculper son maître à propos des relations qu’il entretenait avec Critias, en montrant que Socrate avait toujours cherché à rendre meilleur le futur tyran.
PERSONNAGES : [482] [483] [484] SOCRATE, CHÉREPHON , CRITIAS , CHARMIDE ,
[153a]SOCRATE. J’étais arrivé la veille au soir de l’armée de Potidée, et m’empressais, après une si longue absence, de revoir les lieux que j’avais l’habitude de [485] fréquenter. Je me rendis donc à la palestre de Taureas vis-à-vis le temple du portique royal ; là je trouvai beaucoup de gens, quelques-uns qui m’étaient inconnus, mais la plupart de ma connaissance. Aussitôt qu’ils [153b] m’aperçurent, comme ils ne s’attendaient guère à me voir, tous de [486] loin me saluèrent. Chérephon , toujours aussi fou qu’à l’ordinaire, s’élance du milieu de sa compagnie, et courant à moi, me prend par la main et me dit : — O Socrate ! comment t’es-tu tiré de ce combat ? En effet, peu avant notre départ de l’armée, nous avions eu un engagement dont on venait de recevoir ici la première nouvelle.
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— Mais comme tu vois, lui répondis-je. — Tout ce qu’on nous a annoncé ici, reprit-il, c’est que l’affaire a été très vive,[153c]et qu’il y a péri beaucoup d’hommes connus. — Et cette nouvelle est très vraie. — Tu as sans doute été à la bataille? — J’y étais. — Viens donc ici, me dit-il, assieds-toi, et raconte-nous la chose ; car nous ne savons encore aucun détail. Là-dessus, il me conduisit et me fit prendre place près de Critias, fils de Calleschros. Je m’assis, et mes amitiés faites à Critias et aux autres, je me mis à leur donner des nouvelles de l’armée :[153d]il me fallut répondre à mille questions. Quand ils furent tous satisfaits, je voulus savoir à mon tour où en étaient ici la philosophie et les jeunes gens ; si quelques-uns s’étaient fait remarquer par leur instruction ou par leur beauté, ou par l’un et l’autre avantage en même temps. Alors Critias, tournant les yeux[154a]la vers porte, et voyant entrer quelques jeunes gens riant ensemble, et après eux beaucoup d’autres, me répondit : — Quant à la beauté, Socrate, tu vas, je pense, à l’instant juger toi-même ce qui en est, car voici les précurseurs et les amants de celui qui usqu’à présent du moins passe pour le plus beau. Sans doute lui-même n’est pas loin et va se rendre ici. — Qui est-ce donc, lui demandai-je, et de quelle famille? — Tu dois le connaître ; mais avant ton départ il n’était pas[154b] encore parmi les jeunes gens. C’est Charmide, mon cousin, fils de mon oncle Glaucon. — Oui, par Jupiter ! je le connais, m’écriai-je, il n’était déjà pas mal alors, bien qu’il ne fût encore qu’un enfant ; mais ce doit être aujourd’hui un jeune homme tout-à-fait formé. — Tu vas voir, reprit-il, ce qu’il est devenu. Et comme il parlait, Charmide entra. À dire vrai, mon ami, on ne peut guère là-dessus s’en rapporter à moi, qui suis bien la plus mauvaise pierre de touche pour apprécier la beauté des jeunes gens, car presque tous à cet âge me paraissent beaux. Celui-ci donc[154c] me parut d’une figure et d’une taille admirables ; et il me sembla que tous les autres étaient épris de lui, tant ils furent émerveillés et troublés lorsqu’il entra ; et parmi ceux qui le suivaient, il avait encore
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