Cratyle ou de la Propriété des noms

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Publié le : mardi 18 février 2014
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EAN13 : 9782368414774
Nombre de pages : 182
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® Tous droits réservés Arvensa Editions 8 bis rue d'Assas, Paris 6ème
ISBN EPUB : 9782368410158 ISBN PDF : 9782368410394
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NOTE DE L’ÉDITEUR
Platon a élaboré sa propre pensée en reprenant le travail de certains de ses prédécesseurs, en particulier Socrate. Son œuvre, presque exclusivement composée de dialogues, est d’une remarquable richesse de style et de contenu. C’est avec plaisir que nous vous proposons dans la présente édition l’intégralité de ses œuvres traduites par Victor Cousin. NB : Les références chiffrées de Victor Cousin figurent dans le corps du texte telles qu’on les trouve dans l’édition originale.
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LISTE DES TITRES
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NOTE DE L’ÉDITEUR
CRATYLE
Annexes
PLATON SELON DIOGÈNE LAËRCE LA VIE ET L’OEUVRE DE PLATON(Emile Chambry) BIOGRAPHIE DE PLATON SOCRATE
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CRATYLE ou [1037] De la Propriété des Noms
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LeCratyle (en grec ancien Κρατύλος /Kratýlos) est un dialogue qui met en scène Socrate, Cratyle et Hermogène. La discussion porte sur la question de savoir si la langue est un système de signes arbitraires ou naturels (démontrant une relation intrinsèque avec ce qu’ils représentent). Une grande partie du dialogue est utilisée pour une analyse étymologique.
Devant Cratyle, qui peine à l'admettre, Socrate montre dans les noms la part de convention qu'il y a : l'usage parfois se substitue à la ressemblance pour désigner une chose. Alors que rhô exprime la dureté et sigma et lambda la douceur, les Athéniens disentsklêrotêsles gens d’Érétrie et sklêrotêrpour dire "dureté"
Comment connaître dès lors les choses à partir des noms comme le prétend Cratyle ? Le premier qui a établi les noms avait-il une idée juste des choses ? Mais comment expliquer que les noms suggèrent avec équivocité tantôt le repos tantôt le mouvement ? Comment pouvait-il connaître les choses, alors que leur nom n'existait pas encore si c'est leur nom qui les faisait connaître?
Socrate demande d'aller aux choses directement, sans les noms pour les connaître : les noms n'ont ni un sens naturel ni un sens conventionnel et pourtant, ils sont traversés par une exigence de sens. Ce n'est donc pas sur le mot, mais sur le sens que doit porter la recherche. On passe ainsi du Cratyle au Théétète.
INTERLOCUTEURS [1038] [1039] HERMOGÈNE , CRATYLE , SOCRATE.
HERMOGÈNE. Voilà Socrate ; veux-tu que nous lui fassions part du sujet de notre entretien?
CRATYLE.
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Comme il te plaira.
HERMOGÈNE. Cratyle que voici prétend, mon cher Socrate, qu’il y a pour chaque chose un nom qui lui est propre et qui lui appartient par nature ; selon lui, ce n’est pas un nom que la désignation d’un objet par tel ou tel son d’après une convention arbitraire ; il veut qu’il y ait dans les noms une certaine propriété naturelle qui se retrouve la même et chez les Grecs et chez les Barbares. Je lui demande alors si le nom de Cratyle est ou n’est pas son nom véritable : il avoue que tel est son nom. Et le nom de Socrate, lui demandai-je encore ? C’est bien Socrate, me répond-il. Et de même, pour tous les autres hommes, leur nom n’est-il pas celui par lequel nous désignons chacun d’eux ? Non pas, me dit-il, ton nom n’est pas Hermogène, quand même tout le genre humain t’appellerait ainsi. Là-dessus, je l’interroge, curieux de comprendre enfin quelque chose à son opinion ; mais il ne s’explique pas et se raille de moi, se donnant l’air d’avoir par devers lui sur cette matière des idées qui me forceraient bien, s’il voulait m’en faire part, de me ranger à son avis et de dire tout comme lui. Si par hasard, Socrate, il t’était possible de débrouiller les oracles de Cratyle, j’aurais du plaisir à t’entendre. Mais j’en éprouverais plus encore à savoir de toi, si tu y consens, quelle est ta façon de penser sur la propriété des noms.
SOCRATE. Ô Hermogène, fils d’Hipponicus, c’est un vieux proverbe que les belles choses sont difficiles à apprendre. Et vraiment ce n’est pas une petite affaire que l’étude des noms. A la bonne heure, si j’avais entendu chez [1040] Prodicus (03) sa démonstration à cinquante drachmes par tête, qui nous fait connaître, à ce qu’il dit, tout ce que l’on doit savoir à cet égard : il ne tiendrait à rien que tu n’apprisses à l’instant même la vérité sur la propriété des noms. Mais quoi ! je n’ai entendu que sa démonstration à une drachme ; je ne puis donc savoir ce qu’il y a de vrai sur ce sujet : néanmoins me voilà tout prêt à chercher en commun avec toi et avec Cratyle. Quant à ce qu’il dit, qu’Hermogène n’est pas véritablement ton nom, je suis tenté de croire qu’il veut plaisanter. Il entend peut-être par là [1041] que, poursuivant la richesse, elle t’échappe toujours . Quoi qu’il en soit, la question, comme je l’ai dit, est difficile ; examinons-la, et voyons si
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c’est toi qui as raison ou bien si c’est Cratyle.
HERMOGÈNE. Pour moi, Socrate, après en avoir souvent raisonné avec Cratyle et avec beaucoup d’autres, je ne saurais me persuader que la propriété du nom réside ailleurs que dans la convention et le consentement des hommes. Je pense que le vrai nom d’un objet est celui qu’on lui impose ; que si à ce nom on en substitue un autre, ce dernier n’est pas moins propre que n’était le précédent : de même que si nous venons à changer les noms de nos esclaves, les nouveaux qu’il nous plaît de leur donner ne valent pas moins que les anciens. Je pense qu’il n’y a pas de nom qui soit naturellement propre à une chose plutôt qu’à une autre, et que c’est la loi et l’usage qui les ont tous établis et consacrés. S’il en est autrement, je suis tout disposé à m’en instruire et à écouter Cratyle, ou qui que ce soit.
SOCRATE. Tu peux avoir raison, Hermogène : eh bien, examinons. Tu dis que le nom d’une chose est celui que chacun juge à propos de lui assigner ?
HERMOGÈNE. C’est mon avis.
SOCRATE. N’importe qui le fasse, soit un État, soit un particulier ?
HERMOGÈNE. Oui.
SOCRATE. Quoi, s’il me plaît de nommer un objet quelconque, par exemple, d’appeler cheval ce que d’ordinaire nous appelons homme, et réciproquement, il s’ensuivra que le nom du même objet sera homme pour tout le monde et pour moi cheval, ou bien cheval pour tout le monde et homme pour moi : n’est-ce pas ce que tu dis ?
HERMOGÈNE. C’est bien cela.
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