Euthydème ou le Disputeur

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Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 11
EAN13 : 9782368414644
Nombre de pages : 119
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® Tous droits réservés Arvensa Editions 8 bis rue d'Assas, Paris 6ème
ISBN EPUB : 9782368410158 ISBN PDF : 9782368410394
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NOTE DE L’ÉDITEUR
Platon a élaboré sa propre pensée en reprenant le travail de certains de ses prédécesseurs, en particulier Socrate. Son œuvre, presque exclusivement composée de dialogues, est d’une remarquable richesse de style et de contenu. C’est avec plaisir que nous vous proposons dans la présente édition l’intégralité de ses œuvres traduites par Victor Cousin. NB : Les références chiffrées de Victor Cousin figurent dans le corps du texte telles qu’on les trouve dans l’édition originale.
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LISTE DES TITRES
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NOTE DE L’ÉDITEUR
EUTHYDÈME
Annexes
PLATON SELON DIOGÈNE LAËRCE LA VIE ET L’OEUVRE DE PLATON(Emile Chambry) BIOGRAPHIE DE PLATON SOCRATE
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EUTHYDÈME ou Le Disputeur
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Euthydème (ouL'éristique) est un dialogue traitant du genre réfutatif. Socrate rencontre deux sophistes.
L’art des sophistes est mis en scène, exposé et développé avec une force comique qui souvent s’élève jusqu’à la haute bouffonnerie (cf. la colère de Ctésippe). La plupart des sophismes exposés et réfutés dans l’Euthydème ne relèvent pas tous de l’invention de Platon ; les données sont employées et rassemblées. Les deux frères développent une argumentation d'inspiration éléatique. Les influences dans le discours des deux frères sont d'influence cynique, stoïcienne et mégarique. Les questions du savoir et de sa condition, et de l'enseignement de la vertu net de son impossibilité se retrouvent dans l'Euthydème.
PREMIERS INTERLOCUTEURS [380] CRITON , SOCRATE SECONDS INTERLOCUTEURS [381] [382] [383] SOCRATE, EUTHYDÈME , DYONISODORE , CLINIAS , [384] CTÉSIPPE
[271a]CRITON. Socrate, qui était donc cet homme avec qui tu disputais hier dans le lycée ? e m’approchai tant que je pus pour vous ouïr ; mais la presse était si grande autour de vous, qu’il me fut impossible de rien entendre distinctement. Je me haussai sur la pointe des pieds pour voir du moins, et il me sembla que celui avec qui tu parlais était un étranger. Qui est-il ?
SOCRATE. Qui veux-tu dire, Criton ? car il n’y en avait pas qu’un, ils étaient deux.
CRITON. Celui dont je demande le nom était assis le troisième à ta droite.[271b] Le [385] fils d’Axiochus était entre vous deux. Il me semble qu’il a bien grandi, [386] et qu’il est à-peu-près de l’âge de mon fils Critobule ; mais Critobule
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est délicat, tandis que l’autre est plus formé, beau et de bonne grâce.
SOCRATE. [387] Celui dont tu me demandes le nom s’appelle Euthydème , et celui qui [388] était à ma gauche est son frère Dionysodore . Il était aussi de la conversation.
CRITON. Je ne connais ni l'un ni l'autre, Socrate.
SOCRATE. [271c]Ce sont de nouveaux sophistes, à ce qu'il paraît.
CRITON. De quel pays sont-ils et de quelle science font-ils profession ?
SOCRATE. Originairement ils sont, je crois, de là-bas, de Chios, et ils étaient allés [389] s'établir à Thurium ; mais ils se sont enfuis de là et rôdent ici autour depuis plusieurs années. Pour ce qui est de leur science, Criton, elle est admirable ; ils savent tout. Jusqu'ici j'ignorais encore ce que c'était que des athlètes parfaits ; en voilà, grâce à Dieu : ils excellent dans toute espèce [390] d'exercices. Et ils ne sont pas comme les frères Acarnaniens[271d] qui ne savaient que les exercices du corps : d'abord ils sont supérieurs dans ce genre par une manière de combattre qui assure toujours la victoire ; ils savent très bien se battre armés de toutes pièces, et[272a] l’enseignent à qui les paie ; mais de plus, ils excellent dans les combats judiciaires et enseignent aussi à plaider ou à composer des plaidoyers. Jusqu’ici leur talent se bornait à ce que je viens de dire, mais maintenant ils sont arrivé à la dernière perfection, et les voilà parvenus dans un nouveau genre de combat à une adresse telle que nul ne saurait leur résister ; ils sont devenus des raisonneurs incomparables,[272b] et quoi qu’on dise, vrai ou faux, ils réfutent tout également. Aussi, Criton, ai-je résolu de les prendre pour maîtres, car ils promettent de rendre le premier venu aussi habile qu’eux en très peu de temps.
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CRITON. Mais, Socrate, ne crains-tu pas l’âge ? N’es-tu pas trop vieux ?
SOCRATE. Point du tout. Et c’est là ce qui m’encourage ; je te dirai qu’eux-mêmes étaient déjà avancés en âge quand ils se sont adonnés à cet art de raisonner que je désire tant apprendre ; il n’y a pas un an ou deux qu’ils [272c]l’ignoraient encore. Tout ce que je crains, c’est que je ne fasse honte [391] à ces étrangers, comme au joueur de luth Connos , fils de Métrobe, qui me donne encore des leçons de musique. Les enfants, mes compagnons, se moquent de moi et appellent Connos le pédagogue des vieillards. J’ai peur qu’on ne raille de même ces étrangers, et qu’à cause de cela ils ne veuillent pas de moi. Voilà pourquoi, Criton, j’ai persuadé à quelques vieillards de venir apprendre avec moi la musique de Connos,[272d] et je tâcherai également de persuader à d’autres de venir apprendre à raisonner. Et si tu me veux croire, tu viendras aussi. Peut-être ne serait-il pas mal de prendre avec nous tes fils, comme un appât ; car je suis sûr que pour les avoir ils consentiront à nous instruire.
CRITON. Volontiers, Socrate, si tu le désires ; mais dis-moi auparavant ce qu’enseignent ces étrangers, afin que je sache ce qu’ils nous apprendront.
SOCRATE. Je ne te ferai pas attendre, et je ne dirai point que je ne peux le faire faute de les avoir entendus ; car je leur ai prêté la plus grande attention, et n’ai rien oublié de tout ce qu’ils ont dit. Je vais donc t'en faire un récit fidèle depuis le commencement jusqu'à la fin.[272e] Je m'étais assis d'aventure seul où tu me vis, dans l'endroit où l'on quitte ses habits, et déjà je m'étais [392] levé pour sortir, quand le signe divin accoutumé me retint . Je m'assis donc de nouveau, et peu[273a]après Euthydème et Dionysodore entrèrent avec une foule de jeunes gens que je pris pour leurs écoliers. Ils se promenèrent un peu sous le portique couvert ; et à peine avaient-ils fait deux ou trois tours, que Clinias entra, celui qui te semble, et avec raison, beaucoup grandi, suivi d'un grand nombre d'amants, et entre autres de [393] Ctésippe, jeune homme de Péanée , d'un beau naturel, mais un peu emporté, comme on l'est à[273b]son âge. Page 10
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