Hippias ou du Beau

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Publié le : mardi 18 février 2014
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EAN13 : 9782368414606
Nombre de pages : 122
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® Tous droits réservés Arvensa Editions 8 bis rue d'Assas, Paris 6ème
ISBN EPUB : 9782368410158 ISBN PDF : 9782368410394
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NOTE DE L’ÉDITEUR
Platon a élaboré sa propre pensée en reprenant le travail de certains de ses prédécesseurs, en particulier Socrate. Son œuvre, presque exclusivement composée de dialogues, est d’une remarquable richesse de style et de contenu. C’est avec plaisir que nous vous proposons dans la présente édition l’intégralité de ses œuvres traduites par Victor Cousin. NB : Les références chiffrées de Victor Cousin figurent dans le corps du texte telles qu’on les trouve dans l’édition originale.
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LISTE DES TITRES
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NOTE DE L’ÉDITEUR
HIPPIAS
Annexes
PLATON SELON DIOGÈNE LAËRCE LA VIE ET L’OEUVRE DE PLATON(Emile Chambry) BIOGRAPHIE DE PLATON SOCRATE
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HIPPIAS ou Du Beau
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L’Hippias majeur (en grec ancien Ἱππίας μειζών ; sous-titréou du Beau ; genre anatreptique) est un dialogue dans lequel Socrate dispute avec le sophiste Hippias d’Élis de la définition du mot grec Καλόν (kalon), que [316] traduit de manière imprécise le mot françaisbeau, et qui se dit de « toutes les réalités dont on estime la valeur et l'excellence. »
L'œuvre fait partie du genre des dialogues socratiques de Platon, appelés aussi parfoisdialogues de jeunesse. La date exacte de sa rédaction reste cependant incertaine.
Par son registre satirique et comique, l’Hippias majeurà rapprocher du est Ion, et par la caricature qu'il trace d'Hippias, il est à rapprocher de dialogues « anti-sophiste », tels que leProtagoras, l’Euthydème, leGorgias.
Le texte de l’Hippias majeur donne peu de détail chronologique, et il est impossible de fixer une date précise du déroulement de ce dialogue entre Socrate et Hippias. Un passage nous apprend que prodicos était à Athènes peu de temps auparavant, mais la date de cette présence est inconnue. Le même passage évoque la présence de Gorgias à Athènes, qui date peut-[317] être de 427 . On peut donc seulement affirmer que l’entretien est postérieur à cette date. Néanmoins, Woodruff fait une hypothèse plus précise, en proposant de le placer entre 421 et 415, car il n'est question d'aucun conflit dans le texte, ce qui correspondrait à la paix de Nicias.
[318] L'authenticité du dialogue n'a jamais été remise en cause, ni dans l'Antiquité, ni dans les temps modernes, jusqu'au XIXe siècle. En 1816, Ast est le premier à déclarer l'Hippias majeur inauthentique. En 1919, [319] Wilamowitz , dansPlatonde démontrer que le texte était d'un tenta disciple de Platon. Mais la discussion la plus développée sur la question eut lieu dans les années 1920, entre Dorothy Tarrant et G.M.A. Grube.
Parmi les arguments avancés contre l'authenticité, on trouve la qualité de l'écriture, jugée inférieure par rapport aux autres dialogues, le fait que le
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dialogue contient des passages ressemblants à d'autres dialogues, ce qui en ferait un pastiche de dialogue socratique, comportant en outre quelques points de doctrine qui apparaissent dans lePhédon, donc à une période plus tardive, le désaccord de quelques-unes des idées avancées dans ce dialogue par rapport aux autres textes de Platon, la brutalité avec laquelle Hippias est malmené, qui serait le signe d'une imitation maladroite et excessive de la critique de Platon à l'encontre des sophistes.
D'après ces arguments, D. Tarrant pense pouvoir dire que l’Hippias majeura été rédigé du vivant de Platon, par un jeune disciple connaissant les œuvres de son maître qui précèdent lePhédon, mais ignorant les suivantes qui n'auraient donc peut-être pas encore été écrites. Dans cette hypothèse, le dialogue aurait pu être composé vers 360. Ces arguments ne sont cependant pas considérés aujourd'hui comme valides et l'authenticité du texte n'est plus guère mise en doute. Ces arguments sont en effet contredits notamment par le fait que Platon prend à l'occasion un ton virulent dans des dialogues considérés comme authentiques, que l'argument d'une expression inexacte de la pensée de Platon repose sur une interprétation discutable de la Théorie des formes, enfin que les études stylométriques établissent la parenté de l’Hippias majeur avec les autres dialogues socratiques.
PERSONNAGES SOCRATE, HIPPIAS[320]et un interlocuteur ANONYME[321] [281a]SOCRATE. O sage et excellent Hippias, combien il y a que tu n’es venu à Athènes!
HIPPIAS. En vérité, Socrate, je n’en ai pas eu le loisir. Lorsque l’Élide a quelque affaire à traiter avec une autre cité, elle s’adresse toujours à moi préférablement à tout autre citoyen, et me choisit pour son envoyé, persuadée que personne n’est plus capable de bien juger, et de lui faire un rapport fidèle des choses qui lui sont dites[281b]de la part de chaque ville. J’ai donc été souvent député en différentes villes, mais le plus souvent à Lacédémone et pour un plus grand nombre d'affaires très importantes. C'est pour cette raison, puisque tu veux le savoir, que je viens rarement en
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ces lieux.
SOCRATE. Voilà ce que c'est, Hippias, d'être un homme vraiment sage et accompli ; car d'abord tu es en état de procurer aux jeunes gens des avantages bien autrement précieux que l'argent qu'ils te donnent[281c] en grande quantité ; et ensuite tu peux rendre à ta patrie de ces services capables de tirer un homme de la foule, et de lui acquérir de la renommée. Cependant, Hippias, quelle peut être la cause pour laquelle ces anciens, dont les noms sont si célèbres pour leur sagesse, un Pittacus, un Bias, un Thalès de Milet, et ceux qui sont venus depuis, jusqu'à Anaxagoras, se sont tous ou presque tous éloignés des affaires publiques ?
HIPPIAS. Quelle autre raison, Socrate, penses-tu qu'on puisse alléguer,[281d] si ce n'est leur impuissance à embrasser à-la-fois les affaires de l'état et celles des particuliers ?
SOCRATE. Quoi donc ! au nom de Jupiter ! est-ce que, comme les autres arts se sont perfectionnés, et que les ouvriers du temps passé sont des ignorants auprès de ceux d’aujourd’hui, nous dirons aussi que votre art, à vous autres sophistes, a fait les mêmes progrès, et que ceux des anciens qui s’appliquaient à la sagesse n’étaient rien en comparaison de vous ?
HIPPIAS. Rien n’est plus vrai.
SOCRATE. Ainsi, Hippias, si Bias revenait maintenant au monde, il paraîtrait ridicule [282a]de vous, à-peu-près comme les sculpteurs disent que Dédale auprès se ferait moquer si de nos jours il faisait des ouvrages tels que ceux qui lui ont acquis tant de célébrité.
HIPPIAS. Au fond, Socrate, la chose est comme tu dis ; cependant j’ai coutume de louer les anciens et nos devanciers plus que les sages de ce temps, car si je
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