La fin de Babylone

De
Publié par

Nouvelle édition de La fin de Babylone de Guillaume Apollinaire augmentée de notes. L'ouvrage a été spécifiquement mis en forme pour votre liseuse.
— Naviguez par simple clic de chapitre à chapitre ou de livre à livre.
— Accédez instantanément à la table des matières hyperliée globale.
— Une table des matières est placée également au début de chaque titre.

A PROPOS DE L'ÉDITEUR : Les éditions Arvensa sont les leaders de la littérature classique numérique. Leur objectif est de vous faire connaître les oeuvres des grands auteurs de la littérature classique en langue française à un prix abordable tout en vous fournissant la meilleure expérience de lecture sur votre liseuse. Tous les titres sont produits avec le plus grand soin. Le service qualité des éditions Arvensa s’engage à vous répondre dans les 48h. Retrouvez tous les titres sur le site internet des éditions Arvensa.
Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 10
EAN13 : 9791027300730
Nombre de pages : 171
Prix de location à la page : 0,0007€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois
ARVENSA ÉDITIONS Plate-forme de référence des éditions numériques des oeuvres classiques en langue française
Retrouvez toutes nos publications, actualités et offres privilégiées sur notre site Internet www.arvensa.com
©Tous droits réservés Arvensa® Éditions 8 bis rue d'Assas, Paris 6ème
ISBN Epub : 9782368419991
Page 2
Copyright Arvensa Editions
NOTE DE L'ÉDITEUR
L’objectif des Éditions Arvensa est de vous faire connaître les œuvres des plus grands auteurs de la littérature classique en langue française à un prix abordable tout en vous fournissant la meilleure expérience de lecture sur votre liseuse. Nos titres sont ainsi relus, corrigés et mis en forme spécifiquement. Cependant, si malgré tout le soin que nous avons apporté à cette édition, vous notiez quelques erreurs, nous vous serions très reconnaissants de nous les signaler en écrivant à notre Service Qualité :
servicequalite@arvensa.com
Pour toutes autres demandes, contactez :
editions@arvensa.com
Nos publications sont régulièrement enrichies et mises à jour. Si vous souhaitez en être informé et bénéficier rapidement et gratuitement d'une version toujours actualisée de cette édition, nous vous invitons à vous inscrire sur le site :
www.arvensa.com
Nous remercions aussi tous nos lecteurs qui manifestent enthousiasme en l'exprimant à travers leurs commentaires.
Nous vous souhaitons une bonne lecture.
Arvensa Éditions
Page 3
leur
Copyright Arvensa Editions
LISTE DES ŒUVRES
Page 4
Copyright Arvensa Editions
ARVENSA ÉDITIONS NOTE DE L'ÉDITEUR
LA FIN DE BABYLONE (1914)
Page 5
Copyright Arvensa Editions
Guillaume Apollinaire: Oeuvres majeures
LA FIN DE BABYLONE (1914)
Retour à la liste des oeuvres Pour toutes remarques ou suggestions : editions@arvensa.com Ou rendez-vous sur : www.arvensa.com
Page 6
Copyright Arvensa Editions
Page 7
[193]
Copyright Arvensa Editions
Chapitre premier Chapitre II Chapitre III Chapitre IV Chapitre V Chapitre VI Chapitre VII Chapitre VIII Chapitre IX Chapitre X Chapitre XI Chapitre XII Chapitre XIII Chapitre XIV Chapitre XV Chapitre XVI Chapitre XVII Chapitre XVIII Chapitre XIX Chapitre XX Chapitre XXI Chapitre XXII Chapitre XXIII Chapitre XXIV Épilogue
LA FIN DE BABYLONE Liste des oeuvres
Table des matières
Page 8
Copyright Arvensa Editions
LA FIN DE BABYLONE Liste des oeuvres Table des matières du titre
Chapitre premier
[194] LE DÉPART DE LUTÈCE
Les fredaines de Vietrix. — Un grand industriel gaulois. — La polychromie. — Les distractions de Lutèce. — Petites orgues spéculatives. — Les caravanes de Phéniciens. — Les premières invasions celtes. — Caractère des Parisiens. — Une fille d'Érin. — À travers la Gaule. — Sous un dolmen, — Le druide. — Leur culte. — L'oracle de la croix gammée.
Ce fut sans enthousiasme que le jeune Vietrix, au moment où se préparaient les fêtes du Printemps, quitta l'île de Lutèce. Il aimait ce paysage dans lequel il était né, le fleuve sinueux, ses rives couvertes de roseaux, et dans le lointain, au nord et au sud, les deux collines verdoyantes. Il aimait la capitale du pays des Parisiens et ses plaisirs. Mais la volonté paternelle était formelle. Il comprenait lui-même que ses nombreuses fredaines l'obligeaient à une retraite momentanée. Son père était l’un des industriels les plus riches et considérés de cette partie de la Gaule. Sous sa direction, d'habiles ouvriers apprenaient à travailler artistement le bronze, l'étain, le fer et l'or. De l'Armorique à la Savoie, les pommeaux d'épée et les boucles de ceinturon provenant de la maison Vietrix étaient fort appréciés. Les marchands des régions de l'est où campaient les tribus celtes et des montagnes du sud où avaient pris refuge les Ibères faisaient de nombreux achats chez lui. Et quant aux élégantes de l'île et des environs, elles savaient où trouver les plus élégants bijoux, colliers, pendentifs ou bracelets.
Page 9
Copyright Arvensa Editions
Un art nouveau, celui de la polychromie, venait de faire son apparition dans les Gaules. L'incrustation dans les alliages au bronze présentait un aspect plaisant et dont tous les riches personnages raffolaient déjà. Le travail se faisait principalement au corail rouge. C'était là le prétexte que le père Vietrix avait trouvé pour éloigner des plaisirs de Lutèce son rejeton, dont la présence n'était d'ailleurs nullement nécessaire à la marche des affaires. Le jeune homme, en effet, ne se sentait pas de goût pour la surveillance des ateliers de la maison paternelle. Certes il appréciait la rare qualité de l'art parisien. Pour lui-même et ses maîtresses il prisait fort les bijoux riches et légers. Mais sa tendance naturelle était à un dilettantisme général. Un travail mécanique et régulier le rebutait. Il se laissait aller à rêver de destinées étranges et fabuleuses. Il appartenait déjà à la génération qui dépense plutôt qu'à celle qui amasse. Il savait à l'occasion manier les armes, combattre un ennemi corps à corps ou réduire les animaux à la chasse. Il était fort, grand, bien découplé, les cheveux châtains et les yeux clairs. Récemment encore, dans les plaines qui s'étendent au-delà de la colline du nord, il avait détruit, en compagnie de quelques amis, un gros troupeau de ruminants à bosses. Mais il se plaisait surtout aux controverses d'art, de philosophie et de littérature, pour lesquelles il ne trouvait malheureusement pas beaucoup de partenaires. La lutte pour la vie était âpre, les ambitions nombreuses, rares étaient ceux auxquels leurs occupations permettaient de telles distractions. L'esprit public était cependant à Lutèce des mieux cultivés. Vietrix, féru de discussions, ne manquait point d'inviter tous les notoires étrangers de passage à des repas où les plus graves sujets étaient agités. Ces petites fêtes spéculatives, à la vérité, se terminaient généralement dans l'orgie, Vietrix étant accoutumé de convier à ses agapes un certain nombre de jeunes personnes qui s'efforçaient de faire dévier la conversation et y réussissaient fort bien.
Vietrix avait donc dû quitter tous ses bons amis parisiens, sa bande, pour se rendre d'ordre paternel aux Iles d'Hyères, où des pêcheurs récoltaient, disait-on, le corail en grande quantité. Précisément un nombreux cortège de Phéniciens, avec lesquels la maison Vietrix père était depuis longtemps en relations commerciales, venait de passer à Lutèce. Ces hommes bruns arrivaient des pays de Cornouailles où sont les grandes mines d'étain. Leurs navires chargés, ils avaient décidé de regagner à travers les Gaules les
Page 10
Copyright Arvensa Editions
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.