La Pucelle d’Orléans

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Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 17
EAN13 : 9782368417065
Nombre de pages : 287
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ISBN EPUB : 9782368410035 ISBN PDF : 9782368410288
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LISTE DES OEUVRES
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Arvensa éditions Note de l'éditeur
La pucelle d’Orléans
Annexes
Biographie Citations et proverbes de Voltaire
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LA PUCELLE D’ORLÉANS (1762)
Voltaire Poèmes
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CHANT PREMIER CHANT II CHANT III CHANT IV CHANT V CHANT VI CHANT VII CHANT VIII CHANT IX CHANT X CHANT XI CHANT XII CHANT XIII CHANT XIV CHANT XV CHANT XVI CHANT XVII CHANT XVIII. CHANT XIX. CHANT XX CHANT XXI
Table des matières
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Chant Premier
rgument.-Siège d'Orléans par les Anglais. Apparition de saint Denys, etc. Amours honnêtes de Charles VII et d'Agnès Sorel.Siège d'Orléans par les nglais. Apparition de saint Denys, etc.
Vous m'ordonnez de célébrer des saints : Ma voix est faible, et même un peu profane. Il faut pourtant vous chanter cette Jeanne Qui fit, dit-on, des prodiges divins. Elle affermit, de ses pucelles mains, Des fleurs de lys la tige gallicane, Sauva son roi de la rage anglicane, Et le fit oindre au maître-autel de Reims. Jeanne montra sous féminin visage, Sous le corset et sous le cotillon, D'un vrai Roland le vigoureux courage. J'aimerais mieux, le soir pour mon usage, Une beauté douce comme un mouton ; Mais Jeanne d'Arc eut un coeur de lion : Vous le verrez, si lisez cet ouvrage. Vous tremblerez de ses exploits nouveaux ; Et le plus grand de ses rares travaux Fut de garder un an son pucelage.
O Chapelain, toi dont le violon, De discordante et gothique mémoire, Sous un archet maudit par Apollon, D'un ton si dur a raclé son histoire ; Vieux Chapelain, pour l'honneur de ton art, Tu voudrais bien me prêter ton génie : Je n'en veux point ; c'est pour la Motte-Houdart, Quand l'Iliade_ est par lui travestie.
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Le bon roi Charle, au printemps de ses jours, Au temps de Pâque, en la cité de Tours, A certain bal (ce prince aimait la danse) Avait trouvé, pour le bien de la France, Une beauté nommée Agnès Sorel. Jamais l'Amour ne forma rien de tel. Imaginez de Flore la jeunesse, La taille et l'air de la nymphe des bois, Et de Vénus la grâce enchanteresse, Et de l'Amour le séduisant minois, L'art d'Arachné, le doux chant des sirènes : Elle avait tout ; elle aurait dans ses chaînes Mis les héros, les sages, et les rois. La voir, l'aimer, sentir l'ardeur naissante Des doux désirs, et leur chaleur brûlante, Lorgner Agnès, soupirer et trembler, Perdre la voix en voulant lui parler, Presser ses mains d'une main caressante, Laisser briller sa flamme impatiente, Montrer son trouble, en causer à son tour, Lui plaire enfin, fut l'affaire d'un jour. Princes et rois vont très-vite en amour. Agnès voulut, savante en l'art de plaire, Couvrir le tout des voiles du mystère, Voiles de gaze, et que les courtisans Percent toujours de leurs yeux malfaisants.
Pour colorer comme on put cette affaire, Le roi fit choix du conseiller Bonneau, Confident sûr, et très-bon Tourangeau : Il eut l'emploi qui certes n'est pas mince, Et qu'à la cour, où tout se peint en beau, Nous appelons être l'ami du prince, Mais qu'à la ville, et surtout en province, Les gens grossiers ont nommé maquereau. Monsieur Bonneau, sur le bord de la Loire, Était seigneur d'un fort joli château.
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Agnès un soir s'y rendit en bateau, Et le roi Charles y vint à la nuit noire. On y soupa ; Bonneau servit à boire ; Tout fut sans faste, et non pas sans apprêts. Festins des Dieux, vous n'êtes rien auprès ! Nos deux amants, pleins de trouble et de joie, Ivres d'amour, à leurs désirs en proie, Se renvoyaient des regards enchanteurs, De leurs plaisirs brûlants avant-coureurs. Les doux propos, libres sans indécence, Aiguillonnaient leur vive impatience. Le prince en feu des yeux la dévorait ; Contes d'amour d'un air tendre il faisait, Et du genou le genou lui serrait.
Le souper fait, on eut une musique Italienne, en genre chromatique ; On y mêla trois différentes voix Aux violons, aux flûtes, aux hautbois. Elles chantaient l'allégorique histoire De ces héros qu'Amour avait domptés, Et qui, pour plaire à de tendres beautés, Avaient quitté les fureurs de la gloire. Dans un réduit cette musique était, Près de la chambre où le bon roi soupait. La belle Agnès, discrète et retenue, Entendait tout, et d'aucuns n'était vue.
Déjà la lune est au haut de son cours : Voilà minuit ; c'est l'heure des amours. Dans une alcôve artistement dorée, Point trop obscure, et point trop éclairée, Entre deux draps que la Frise a tissus, D'Agnès Sorel les charmes sont reçus. Près de l'alcôve une porte est ouverte, Que dame Alix, suivante très-experte, En s'en allant oublia de fermer.
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