La servante du roi

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Publié le : mardi 18 février 2014
Lecture(s) : 19
EAN13 : 9782368419700
Nombre de pages : 251
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ISBN Epub : 9782368410233 ISBN PDF : 9782368410479
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LISTE DES TITRES
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ARVENSA EDITIONS NOTE DE L’ÉDITEUR
LA SERVANTE DU ROI
ANNEXES BIOGRAPHIE D'ALFRED DE MUSSET : SA VIE ET SES OEUVRES.
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Alfred de Musset : Oeuvres complètes OEUVRES POSTHUMES Retour à la liste des titres
LA SERVANTE DU ROI
F RAGMENT
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Alfred de Musset : Oeuvres complètes OEUVRES POSTHUMES LA SERVANTE DU ROI (Fragment) Retour à la liste des titres
Acte IV
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Alfred de Musset : Oeuvres complètes OEUVRES POSTHUMES LA SERVANTE DU ROI (Fragment) ACTE IV Retour à la liste des oeuvres posthumes Retour à la liste des titres
FRÉDÉGONDE. Elle veut s'échapper ?
Scène première LANDRY, FRÉDÉGONDE.
LANDRY. Sitôt la nuit venue, Dans une heure peut-être...
FRÉDÉGONDE. Il suffit : laisse-moi, Et garde-toi surtout de rien apprendre au roi.
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Alfred de Musset : Oeuvres complètes OEUVRES POSTHUMES LA SERVANTE DU ROI (Fragment) ACTE IV Retour à la liste des oeuvres posthumes Retour à la liste des titres
Scène II
FRÉDÉGONDE,seule. Elle veut s'échapper ! cette nuit, dans une heure... Faut-il qu'elle s'éloigne, ou faut-il qu'elle meure ? Pensons-y ; le temps presse, et je n'ai qu'un instant. L'occasion m'appelle, et le hasard m'attend. De cette trahison que faut-il que je fasse ? Galsuinde a ses raisons pour me céder la place. L'heure en était venue, elle l'a bien compris ; Elle a peur, l'Espagnole, et se sauve à tout prix. Dès demain, si je veux, cette fuite soudaine De ce palais désert me laisse souveraine ; Ces portiques, ces murs, ces plaines, sont à moi ; Ce soir, j'y reste seule avec l'ombre d'un roi. Que fera ma rivale ? Elle court en Espagne ; Jusques à la frontière un vieillard l'accompagne ; La honte la précède, et le mépris la suit ; On la croira chassée, en voyant qu'elle fuit. Que peut-elle ? pleurer dans les bras de son père, Faire de ses chagrins un récit à sa mère ; Peut-être pour sa cause armer quelques soldats. Qui tireront l'épée et ne se battront pas ; Chercher d'autres amours, et sur les bords du Tage Promener les langueurs d'un précoce veuvage ; J'en ai presque pitié, nuls dangers, nuls témoins ; Qu'elle parte ! après tout, c'est un crime de moins.
Mais que dis-je ? le roi l'a-t-il répudiée ? Non, Absente demain, sera-t-elle oubliée ?
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Elle part, mais le coeur plein d'un mortel affront, La pourpre sur l'épaule et la couronne au front ; Et moi, qui par faiblesse épargne une victime, Je ne puis plus porter qu'un titre illégitime. Et, quelque amour pour moi que le roi puisse avoir. Je ne puis ressaisir qu'un fragile pouvoir, Flétri par le dégoût, brisé par un caprice !... Que plutôt dans mon sein mon coeur s'anéantisse ! Est-ce donc pour si peu que j'ai, depuis deux ans, De l'enfer, dans ce coeur, porté tous les tourments ? Cette triste grandeur, si longtemps attendue, Est-ce donc pour si peu que j'en suis descendue. Tombant du rang suprême au degré le plus bas. Sans pousser un soupir, sans reculer d'un pas ; Caressant tour à tour et servant ma rivale ; Posant sur son chevet la robe nuptiale, Moi-même sur son sein prenant soin d'attacher La pourpre qu'à mes lianes je venais d'arracher ; Sur les marches du trône, esclave abandonnée. Venant laver la place où je fus couronnée ; Aux douleurs de Galsuinde assistant sans pâlir ; Dans ses yeux, dans ses pleurs, calculant l'avenir, Et, parmi tant de maux, n'ayant pour toute joie Que l'espoir de saisir et d'abattre ma proie ? Non, non, il me faut plus qu'un misérable amour. La passion que j'ai s'assouvit au grand jour, Et je ne ressens point une oisive faiblesse, A m'aller contenter d'un titre de maîtresse ! Qu'une femme de cour ait cette lâcheté. Je suis fille du peuple, et j'ai plus de fierté. Non, Galsuinde, en quittant cette chambre fatale. Tu n'emporteras pas ma dépouille royale. Et ce glorieux nom qu'avant toi j'ai porté, Tu me le rendras tel que je te l'ai prêté, Tu l’abandonneras, ce lit qui t'épouvante, Et demain, s'il le faut, j'y rentrerai servante, Mais j'en sortirai reine, et si, pour t'en bannir,
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